Lecture analytique et langue intégrée.

 Par belmahi mohamed  (?)  [msg envoyés : 10le 26-10-10 à 22:17  Lu :3813 fois
     
  
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SEANCE 4 : Lecture analytique et langue intégrée.
Objectifs :
- Identifier la situation d’énonciation ;
- Distinguer les énoncés ancrés et les énoncés coupés ;
- Identifier les temps correspondant à chaque énoncé ;
- Relever le champ lexical du souvenir et comprendre l’effet produit ;
- Identifier le point de vue.
Supports : La boîte à merveille , Ahmed Sefrioui, chapitre I.
- « Le soir, quand tous dorment, les riches dans …. Au bout de son petit bras, un piège en fil de cuivre. »
- « J’avais peut-être six ans. ……je voulais connaître »
Pré-requis :
Avoir des notions sur la biographie de l’auteur.
Démarche :
- cours dialogué ;
- prise de notes par les élèves.
Extrait N°1
1- Comprendre la situation
- Quel est le thème principal de ces trois passages ?
 L’évocation de l’enfance.
- Quel est le sentiment principal évoqué dans ces passages ? Relevez le champ lexical relatif à ce sentiment.
 C’est le sentiment de solitude. « je songe à ma solitude », ma solitude ne date pas d’hier », « j’étais seul », « j’étais un enfant seul ».
- Depuis quand le narrateur ressentait-il ce sentiment ? Justifiez votre réponse par une expression du texte.
 Depuis qu’il était enfant. « Ma solitude ne date pas d’hier ».
- Comment ce sentiment est-il vécu par le narrateur ? Justifiez votre réponse par des expressions du texte.
 Il souffre, il se sent malheureux. « Je ne dors pas », « j’en sens tout le poids ».
2- Comprendre l’évocation du souvenir et le sentiment dominant.
- Qu’évoque le narrateur dans le 2ème paragraphe du début de l’œuvre ?
 Il évoque le souvenir d’un petit garçon de six ans.
- Relevez le verbe qui introduit cette évocation et dites ce qu’il signifie dans ce passage.
 Le verbe « voir ». Ici, il signifie : « avoir l’image de …,se représenter, s’imaginer »
- Quelles interprétations donnez-vous à cette phrase : « une impasse que le soleil ne visite jamais » ?
 Une ruelle de l’ancienne médina.
 Le fond de ma mémoire (une métaphore) ( cf. p.14 : « les recoins cachés de mon imagination).
- Qui pouvait être ce gamin de six ans ?
 Le narrateur enfant.
- Que cherchait à attraper ce petit garçon ? Dans quel but ?
 un petit oiseau pour en faire son compagnon.
- A-t-il réussi dans sa quête ?
 Non.
- Comment se sentait-il alors ? Justifiez votre réponse.
 Il était triste, accablé. « Le soir, il rentre le cœur gros et les yeux rougis ».
- Comparez la situation du petit garçon de 6 ans avec celle du narrateur au début du texte. Que constatez-vous ?
 Les deux situations sont identiques.
« Le soir, …je ne dors pas. Je songe à ma solitude et j’en sens tout le poids. » « Le soir, il rentre le cœur gros et les yeux rougis ».
- Quel est donc l’intérêt de ce souvenir ?
 C’est pour justifier que le sentiment de solitude et de chagrin ne date pas d’hier. le narrateur souffre depuis qu’il était enfant.
Extrait N°2
3- Identifier le point de vue du narrateur et la situation d’énonciation.
- Dans cet extrait, par quel moyen le narrateur essaie-t-il d’apaiser ce sentiment douloureux ? Relevez l’expression qui le justifie.
 Par l‘évocation des souvenirs. » Il me reste cet album pour égayer ma solitude ». (égayer : rendre gai, distraire)
- De quoi est constitué « l’album » évoqué ?
 Des images ineffaçables des moindres événements.
- Montrez, par une phrase de l’extrait que l’évocation des souvenirs est quelque chose de très important pour le narrateur.
 « … pour me prouver à moi-même que je ne suis pas encore mort. »
- A partir de ces extraits, quels indices permettent de comprendre que ce livre est un récit autobiographique ?
 L’emploi du pronom « Je » ;
 le récit des souvenirs intimes ;
 l’expression des sentiments.
- En vous appuyant sur votre lecture de l’œuvre, sur les éléments de la biographie de l’auteur et sur votre connaissance du cadre spatio-temporel, dites quel lien on peut établir entre l’auteur, le narrateur et le personnage principal du roman .
Indices : L’œuvre : La biographie :
Prénom : Si Mohamed Ahmed
Ville natale : Fès Fès
L’époque : Six ans (1921) Début du XXème siècle (le Maroc sous l’occupation française)
Origines familiales : Montagnardes
Fils unique ? Berbères
?
Etudes primaires : Le M’sid Ecole coranique
A faire remarquer :
Contrairement à de nombreux récits autobiographiques, le récit de Séfrioui ne commence pas par la présentation du cercle familial ou par la naissance du personnage-narrateur, l’enfance est évoquée ici sur le mode négatif de la solitude.
- Pour quelles raisons le narrateur enfant sentait-il ce sentiment ?
 Le narrateur ne parle jamais de ses frères ni de ses sœurs ce qui laisse supposer qu’il était fils unique et qu’il n’arrivait pas à se faire des amis.
- Relevez dans le tableau suivant les expressions montrant que le narrateur s’opposait aux autres petits garçons.
Le narrateur enfant : Les autres enfants :
- « Nous habitions des univers différents. J’avais un penchant pour le rêve. »
- « Je désirais que l’invisible m’admit. »
- Moi, je ne voulais rien imiter, je voulais connaître. »
- « Mes petits camarades se contentaient du visible ».
- « Ils aimaient … pour imiter. »
- Quel était le trait de caractère du narrateur d’après ce tableau ?
 Il était rêveur.
- Par quel monde était-il surtout attiré ?
 Par le monde invisible car c’était un moyen d’échapper au réel, de s’évader.« je désirais un pacte avec les puissances invisibles … afin qu’elles m’emmènent vivre dans ce pays de lumière, de parfums et de fleurs. »
- Quel est le point de vue (la focalisation) adoptée par le narrateur ?
 C’est une focalisation interne car le point de vue du personnage-narrateur est constamment privilégié. Le lecteur perçoit les événements à travers ses seules émotions.
- Quel était l’âge du narrateur adulte au moment de la publication du livre ?
 Il avait 37 ans (1952 – 1915 = 37)
- Quel est l’âge du narrateur au moment où il évoque ses souvenirs ?
 Il avait 6 ans.
- Combien de temps sépare ces deux époques ?
 31 ans.
- Relevez les passages où le pronom personnel « je » correspond au narrateur adulte et ceux qui désignent l’enfant qu’il a été.
« je » narrateur adulte : « je » narrateur enfant :
- Extrait 1 : paragraphe 1
- Extrait 2 : « Il me reste ….mort » - Extrait 2 :
- « j’avais … ineffaçables »
- « A six ans …connaître »
- A partir de l’observation du tableau, dites dans quels passages le narrateur fait un commentaire, une réflexion et dans quels passages il évoque des souvenirs.
 C’est dans les passages où le « je » désigne le narrateur adulte qu’on rencontre les commentaires alors que les souvenirs sont évoqués dans les passages où le « je » correspond au narrateur enfant.
- Quel est le système des temps utilisés dans chaque partie ?
 le présent pour le commentaire ;
 le passé simple / imparfait pour le récit des souvenirs.
- A partir de l’observation des temps, identifiez les énoncés ancrés et les énoncés coupés dans la situation d’énonciation.
 Les énoncés ancrés dans la situation d’énonciation sont les énoncés qui se réfèrent au moment de l’énonciation, ici le moment de l’écriture, ils sont caractérisés par :
- l’emploi de l’indicatif présent ;
- le pronom personnel « je » qui désigne l’énonciateur, ici le narrateur adulte (écrivain).
- Ces énoncés correspondent aux passages des commentaires.
 Les énoncés coupés de la situation d’énonciation sont les énoncés qui ne présentent aucune référence au moment de l’énonciation ( moment de l’écriture) ils sont caractérisés par :
- l’emploi des temps du passé (PS / imparfait) ;
- le pronom personnel « je » qui n’est qu’une simple désignation et non un déictique parce que le narrateur est en même temps le personnage ;
- Ces énoncés correspondent aux récits des souvenirs.
- Quel est l’effet produit ?
 Avec les énoncés coupés, le narrateur établit une distance par rapport à son passé.
 Avec les énoncés ancrés, le narrateur établit une réflexion sur son passé.
RETENONS :
L’autobiographie est une forme d’écriture tournée vers le passé, elle est rétrospective. Les souvenirs sont souvent évoqués au système du passé (passé simple / imparfait) , c’est le temps du souvenir : les énoncés sont coupés de la situation d’énonciation.
Mais le narrateur adulte peut intervenir en exprimant ses réflexions ou ses sentiments en utilisant le présent d’énonciation, c’est le temps de l’écriture : les énoncés sont ancrés dans la situation d’énonciation.
Dans un récit de vie, le pronom « je » renvoie au personnage évoqué dans le souvenir (l’enfant) ou au narrateur adulte.
Réflexion :
Avez-vous une vision positive ou négative de la solitude ? Expliquez vos raisons.

  



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