Leçon expérimentale de langue ou quand les liens logiques servent à la construction du sens…

 Par Idoubiya Rachid  (Prof)  [msg envoyés : 1316le 26-01-10 à 20:37  Lu :3584 fois
     
  
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Leçon expérimentale de langue ou quand les liens logiques servent à la construction du Sens…

- Quelques questions en guise de prélude.
*Comment se servir de la leçon de langue pour améliorer son écrit ?
*Enseignons-nous la langue dans un contexte de décloisonnement ?
*Chaque fait de langue ne légitime pas son existence pour l’élève que lorsqu’il sert à quelque chose. Celui de comprendre et d’agir…
*Un lien logique sert certainement à quelque chose. Mais comment faire comprendre cela à l’élève ?
*L’enseignement descriptif de la langue n’a aucune valeur. Si la langue il y ‘a, elle doit servir à quelque chose : à bien lire et à bien écrire…
- Après avoir « observé » ce passage dans la séance d’étude de texte, la construction de sa signification se poursuit dans la séance de langue…Avant que les deux séances : de langue et d’étude de texte ne feront qu’une, d’ici quelques années…
* Revoilà donc le texte en question…Il est « adapté » pour observer le fonctionnent des liens logiques : implicites et explicites…


Texte-support :
Bouchaïb était un fin lettré. « En effet », Il possédait des vieux manuscrits relatifs à la religion et bien d’autres grimoires inaccessibles à l’homme ordinaire. Il fréquentait assidûment la mosquée, ne ratait pas une seule prière ; il était « donc » aux yeux de tous un croyant exemplaire qui devrait nécessairement trouver sa place dans le paradis. Il tenait la comptabilité de la mosquée sur un cahier d’écolier vert. Les biens de la mosquée, à savoir les récoltes, allaient au fqih en exercice, qui en était le légitime propriétaire. A la communauté de semer, labourer, etc., Tout revenait à l’imam en temps voulu. Bouchaïb, « puisqu »’il était un Anflouss*, veillait au grain. « De plus » rien ne pouvait tromper sa perspicacité. « C’est pourquoi », Il était l’écrivain public par excellence. « En effet », Il rédigeait les lettres qu’on envoyait aux siens par le truchement d’un voyageur plutôt que par la poste. Il expliquait les réponses et donnait des conseils aux indécis. Il vivait « donc » comme il l’entendait après les vagabondages de sa jeunesse, dont il évitait « d’ailleurs » de parler. (…) D’aucuns murmuraient qu’il avait été en prison dans le nord : « Il a fait de la taule, ce gaillard devenu un saint dans sa vieillesse », disaient-ils. « Il a même été soldat quelque part, ajoutaient les plus finauds, si c’est ça que vous appelez faire de la taule. « Mais » il a déserté « car » il trouvait ce métier pénible et dangereux. » Rien de tout cela n’était tout à fait juste, seul le vieux Bouchaïb détenait le secret de sa jeunesse enfuie. « Cependant », comme il fallait donner un sens à tout, certains n’hésitaient pas à broder des histoires qui n’en collaient pas moins durablement au personnage visé. On ne pouvait pas se défaire d’un passé peu glorieux ni des mensonges colportés par des gens de mauvaise foi. « Mais » peu lui importait ce qu’on disait de lui ! Bouchaïb n’accordait aucun crédit aux ragots, qu’il savait être la seule arme des ratés.
* Observation du fait de langue :
1- Bouchaïb était un fin lettré. « En effet », Il possédait des vieux manuscrits relatifs à la religion et bien d’autres grimoires inaccessibles à l’homme ordinaire.
Question de compréhension :
- Pourquoi Bouchaïb était un fin lettré ?
+ Parce qu’il possédait des vieux manuscrits relatifs à la religion et bien d’autres grimoires inaccessibles à l’homme ordinaire.
Question de manipulation de la langue : (réécriture)
- Transformez le passage pour passer de la cause vers la conséquence.
+ Bouchaïb était un fin lettré. « C’est pourquoi », Il possédait des vieux manuscrits relatifs à la religion et bien d’autres grimoires inaccessibles à l’homme ordinaire.
2- Il fréquentait assidûment la mosquée, ne ratait pas une seule prière ; il était « donc » aux yeux de tous un croyant exemplaire qui devrait nécessairement trouver sa place dans le paradis.
Question de compréhension :
- Pourquoi Bouchaïb était aux yeux de tous un croyant exemplaire qui devrait nécessairement trouver sa place dans le paradis ?
+ Parce qu’il fréquentait assidûment la mosquée, ne ratait pas une seule prière
Question de manipulation de la langue : (réécriture)
- Transformez le passage pour passer de la conséquence vers la cause en utilisant : si……..c’est parce que.
+ Si Bouchaïb était aux yeux de tous un croyant exemplaire qui devrait nécessairement trouver sa place dans le paradis, c’est parce qu’il fréquentait assidûment la mosquée, ne ratait pas une seule prière
3- A la communauté de semer, labourer, etc., Tout revenait à l’imam en temps voulu. Bouchaïb, « puisqu’ »il était un Anflouss*, veillait au grain.
Question de compréhension :
- Pour quelle raison Bouchaïb veillait au grain ?
Bouchaïb veillait au grain car il était un Anflouss.
Question de manipulation de la langue : (réécriture)
- Transformez le passage pour passer de la conséquence vers la cause en utilisant : c’est pour cela que…
+ Bouchaïb, « puisqu’ »il était un Anflouss*, veillait au grain.
Bouchaïb était un Anflouss, c’est pour cela qu’il veillait au grain.
4- « De plus » rien ne pouvait tromper sa perspicacité. « C’est pourquoi », Il était l’écrivain public par excellence.
- Question de compréhension :
Pour quelle raison Bouchaïb était l’écrivain public par excellence.
- Parce que rien ne pouvait tromper sa perspicacité.
- Question de manipulation de la langue : (réécriture)
- Transformez le passage pour passer de la conséquence vers la cause en utilisant : parce que.
Il était l’écrivain public par excellence « parce que » rien ne pouvait tromper sa perspicacité.
5- Il vivait « donc » comme il l’entendait après les vagabondages de sa jeunesse, dont il évitait « d’ailleurs » de parler.
- Question de compréhension :
- Question de manipulation de la langue : (réécriture)
6- Il a même été soldat quelque part, ajoutaient les plus finauds, si c’est ça que vous appelez faire de la taule. « Mais » il a déserté « car » il trouvait ce métier pénible et dangereux. »
- Question de compréhension :
- Question de manipulation de la langue : (réécriture)
7- Rien de tout cela n’était tout à fait juste, seul le vieux Bouchaïb détenait le secret de sa jeunesse enfuie. « Cependant », comme il fallait donner un sens à tout, certains n’hésitaient pas à broder des histoires qui n’en collaient pas moins durablement au personnage visé.
- Question de compréhension :
- Question de manipulation de la langue : (réécriture)
8- On ne pouvait pas se défaire d’un passé peu glorieux ni des mensonges colportés par des gens de mauvaise foi. « Mais » peu lui importait ce qu’on disait de lui ! Bouchaïb n’accordait aucun crédit aux ragots, « parce qu »’il savait que c’est la seule arme des ratés.
- Question de compréhension :
- Répondez par vrai ou faux et justifiez votre réponse.
Bouchaïb n’accorde pas d’intérêt à ce qu’on disait de lui.
+ Vrai : « Bouchaïb n’accordait aucun crédit aux ragots, « parce qu »’il savait que c’est la seule arme des ratés. »
-Question de manipulation de la langue : (réécriture)
- Transformez le passage pour passer de la cause vers la conséquence en utilisant le lien logique : ainsi
+ On ne pouvait pas se défaire d’un passé peu glorieux ni des mensonges colportés par des gens de mauvaise foi. « Mais » peu lui importait ce qu’on disait de lui ! Bouchaïb savait que c’est la seule arme des ratés, il n’accordait donc aucun crédit aux ragots.

  




 Réponse N°1 2515

Passer de la lecture à l’écriture
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 26-01-10 à 22:17



Passer de la lecture à l’écriture

Sujet : « On ne pouvait pas se défaire d’un passé peu glorieux ni des mensonges colportés par des gens de mauvaise foi. « Mais » peu lui importait ce qu’on disait de lui ! Bouchaïb n’accordait aucun crédit aux ragots, qu’il savait être la seule arme des ratés. »

Que pensez-vous de la médisance ? Quelles sont ses causes, quelles sont ses conséquences, quelles solutions proposez-vous pour lutter contre ce fléau social ?

Critère d’évaluation :

- Utilisez les liens logiques pour donner à votre écrit plus de cohésion et de cohérence…

- Votre sujet doit impérativement contenir :

1- Une introduction à trois phases :

* Amener le sujet ;

* Proposer une problématique ;

* Annoncer le plan.

2- Les causes de la médisance :

D’abord :……………………

Ensuite :……………………

Enfin :……………………….

Phrase transitive : Si la médisance est un fléau sociale très présent dans la société et dont les causes sont reconnues, quelles sont ses conséquences ?

D’un côté : ………………..

D’un autre côté : …………………….

Enfin :……………………………………

Phrase transitive : la société est donc victime de la médisance qui provoque des dommages fâcheux. Que faudrait-il donc faire pour diminuer la manifestation de ce comportement chez les gens ?

D’abord :………………………………

De plus :………………………………

En guise de conclusion :…………………………

3- Conclusion :

*Rappel du sujet de façon synthétique ;

* Ouverture pour dépassement.

NB- Le sujet sera rédigé en entier d’ici peu.





 Réponse N°2 2517

Merci et bonne fin de semestre!
  Par   Samira Yassine  (CSle 27-01-10 à 09:20

Je tiens à remercier M Idoubiya pour ces efforts qu'il met au sevice du corps enseignant. Ce silence de la part des collègues revient cette fois-ci à la période de fin de semestre. Tout le monde est occupé à finir le programme , les évaluations , rendre les notes à l'administration... Mais deux ou trois jours encore et on pourra profiter de cette riche expérience de notre cher colègue. Bonne fin de semestre à tous les collègues et bonnes vacances.




 Réponse N°3 2526

En effet
  Par   Adi Lachgar  (CSle 27-01-10 à 21:37

Salut Si Rachid.
Je vous félicite pour votre assiduité et la qualité des travaux que vous nous proposez généreusement. 
Votre leçon expérimentale de langue intégrée est très intéressante. 
Je voudrais juste attirer votre attention sur le fait que la locution adverbiale "en effet" n'établit pas une relation de cause à effet entre les énoncés. On ne saurait donc pas poser la question "Pourquoi Bouchaïb est-il un fin lettré si l'on espère obtenir la phrase introduite par "en effet." Cette locution introduit une explication, une confirmation qui apporte de "l'effectivité" à ce qui est avancé. La possession des livres n'est donc pas la cause du fait que Bouchaïb est un fin lettré; elle en est l'indice. Je préférerais, dans un souci de précision, "Qu'est-ce qui indique que...", "Qu'est-ce qui montre que..." 
Avec mon respect, le vôtre...




 Réponse N°4 2529

Effectivement, et pour cause
  Par   Adi Lachgar  (CSle 28-01-10 à 18:57

Effectivement, cher ami,

la locution adverbiale « en effet » peut, sinon exprimer la relation

de cause, du moins l’appuyer.



Dans une phrase comme



         Ahmed n’est pas venu. Il est, en effet,

malade.



La locution n’exprime pas

la cause, mais le locuteur cautionne une cause rapportée à un autre locuteur. C’est

l’équivalent du conditionnel « Il serait malade », sauf qu’ici le

locuteur ne cautionne pas ; il prend ses distances. Ce phénomène  s’appelle polyphonie.



 Ma remarque sur l’emploi de « en effet »

dans le texte était d’ordre pragmatique. Deux principes peuvent conforter ma

thèse :



- principe de l’idée

(concept) de cause :   

La
 cause est ce qui produit un effet. Elle est souvent identifiée

aux notions de principe et d’origine. La cause est ce qui fait que des choses

ou des êtres ou des faits sont
. Il y a, d’ailleurs,

souvent, une logique chronologique dans la relation « cause/effet »,

c’est-à-dire que la cause précède l’effet (conséquence). Est-ce le cas dans le

texte ? J’en doute.



 On peut ajouter à cela que

la relation de cause à effet est une relation « mécanique »,

objective et non logique, « construite ». Elle relève plus de la

preuve (qu’on constate, qu’on relève) que de l’argument (qu’on construit). Or

la relation « posséder des ouvrages/être fin lettré » n’a rien de

mécanique ni d’objectif. C’est le fruit d’un raisonnement. C’est donc plus une

raison qu’une cause.



-Principe pragmatique:  Posséder des livres/être  fin lettré ne peuvent être liés absolument. D’abord

parce que la possession n’implique ni l’usage ni la connaiss
ance. Ensuite, si lien il y a, il est sans doute d’ordre

corrélatif et non causal. Ce n’est pas parce que Bouchaïb « possédait de

vieux manuscrits » qu’il « était un fin lettré. » Le premier

implique l’autre, non de manière mécanique, « naturelle » ou « objective »

mais il vient le conforter, l’assurer, le rendre, pour ainsi dire, effectif. Dans

l’esprit de l’élève voici la logique que je chercherai :



- On ne connaît pas Bouchaïb :

Ce type possède de vieux manuscrits. Il doit être un fin lettré. (indice à

vérifier…)



- On connaît Bouchaïb, on

sait qu’il est  lettré : Ce type est

un fin lettré. Il possède de vieux manuscrits. (indice vérifié)



 Dans tous les cas j’éviterai la logique :

Ce type est un fin lettré CAR il possède de vieux manuscrits. (relation causale

illogique)



Comportement typique ?



Peut-être.



Le vôtre, amicalement.



PS



Egypte/Algérie, ça vous

dit quoi ?



 





 Réponse N°5 2531

Le contexte, rien que le contexte…
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 29-01-10 à 09:52

Le contexte, rien que le contexte…

Postulat : Il n'y a pas d'énoncé sans situation d'énonciation !

Réponse à TROIS niveaux :

 * Au niveau de l'implicite :



L'utilisation de la locution adverbiale entre dans l'idée de l'interprétation. En effet, nous sommes dans le cadre de la présentation valorisante du personnage. C'est un être à part, supérieur au niveau cognitif, par rapport aux autres hommes qui le côtoient : « bien d'autres grimoires inaccessibles à (l'homme ordinaire.) »

* Au niveau énonciatif :



Où sommes-nous ?

Dans un bled au sud du Maroc.

A quelle époque ?

Dans la période coloniale.

De qui s'agit-il ici ?

D'un homme à l'hiver de l'âge.

Par rapport à qui ? 

Les hommes qui le côtoient dans le village : la comparaison implicite n'est pas gratuite : « bien d'autres grimoires inaccessibles à (l'homme ordinaire.) »

De quoi s'agit-il ?

Faire valoir un personnage par rapport aux autres.

Octroyer la notion classique de « héro » au personnage…

 - Par conséquent :

1- Posséder des livres/être fin lettré ne peuvent être liés « absolument ». Vrai.

EX. Ahmed n'est pas venu à l'école car il est malade. Faux : après enquête, il s'est avéré qu'il a fait l'école buissonnière (surtout au Maroc !)

Donc, comme vous le dites, la notion de causalité n'est pas un axiome…

Mais, peut l'être « contextuellement », en faisant ancrer la situation de l'énonciation dans le contexte de son émission.  



2- Dans le contexte, d'où est extrait l'énoncé en question, la « possession (n')implique (ni) l'usage (ni) et la connaissance. Ne connaissons-nous pas que le vieux Bouchaïb est : un poète, un homme à l'esprit critique, qui porte des jugements sur les événements et les nouveautés de son époque ?



3- C'est le souci de l'installation
du personnage, dans l'incipit, qui est mis ici en exergue…Un personnage capable de susciter l'intérêt du lectorat français, assoiffé de curiosité : Bouchaïb est un être différent…peut-être saurait-il présenter un « plus » par ses réflexions, qui tracent des barrières entre l'homme colonisé souffrant d'ignorance, et cet être à part, qui possède le fruit rare dans le bled  : « les livres… »



- Résultat 1

C'est la logique de l'installation du personnage qui est ici voulue. Manuscrits=lettré est absurde, en dehors du contexte…

En effet, des personnes illettrées, mais riches achètent des bibliothèques et font des livres de simples ornements. Elles achètent un mètre et demi de Balzac, deux mètres de Victor Hugo, et un demi-mètre de Molière. Bouchaïb est tout à fait différent : c'est un vrai poète ! D'ailleurs, le même Bouchaïb appelle ces personnes : « les parvenues »



- Résultat 2C'est la pragmatique de la plantation du personnage qui prime…

 Un fin lettré CAR il possède de vieux manuscrits. (Relation causale illogique) : vrai…

Cette réflexion est très valable, mais pas dans l' « Absolu »…

Bouchaïb possédait de vieux manuscrits CAR il est un fin lettré n'est que PLUS logique. Cette assertion est légitimée par l'esprit voulu au personnage : personne au

Bled ne possède de manuscrits, car tout le monde est illettré…

D'où la démarcation du personnage, mis en valeur/ par rapport aux autres : « à l'homme ordinaire ».

D'ailleurs 1,

cette démarcation n'est pas sans lui tirer « les ragots » de ceux qui le côtoient : « Bouchaïb n'accordait aucun crédit aux ragots, qu'il savait être la seule arme des ratés. »



D'ailleurs 2,



le texte porte à trois jugements :

celui du narrateur : laisse entendre un personnage « modèle » : « Fin lettré » ; celui des autres : « aux yeux de tous » : « il était aux yeux de tous un croyant exemplaire », « Il tenait la comptabilité de la mosquée », «…rien ne pouvait tromper sa perspicacité.», « Il était l'écrivain public par excellence,  

celui de ces « détracteurs » : des « ratés »

Résultat 3

D'où l'attaque du personnage accusé par « l'homme ordinaire ». « Il vivait « donc » comme il l'entendait après les vagabondages de sa jeunesse, « Mais » dont il évitait « d'ailleurs » de parler. Ce qui laisse une brèche pour « les ragots » : « D'aucuns murmuraient qu'il avait été en prison…Le fait de donner la parole « aux ratés » par le narrateur n'est pas gratuit. Cela laisse entendre que personne n'est exclu des dires des autres, malgré tout ce qu'on fait : « Il expliquait les réponses et donnait des conseils aux indécis. » Cela n'empêche pas les « ragots » : « - Il a fait de la taule,… »/ « - Il a même été soldat (…) Mais il a déserté… » / « certains n'hésitaient pas à broder des histoires qui n'en collaient pasmoins durablement au personnage visé. »/ «  On ne pouvait pas se défaire d'un passé peu glorieux ni des mensonges colportés par des gens de mauvaise foi. »/

Réaction du personnage : « Bouchaïb n'accordait aucun crédit aux ragots, qu'il savait être la seule arme des ratés. »

* Au niveau didactique :



Pourquoi passer du l'abstrait au concret ? (revoir le texte « concrètement » ?) Pourquoi cette manipulation du texte ?



- L'objectif est tout à fait pratique :



A l'origine, il était question de savoir interroger le texte, surtout au niveau de « l'implicite », afin de pouvoir y soustraire les questions qui seront à même d'y « reconstruire » le sens. Ce sont ces rapports logiques, pragmatiques, énonciatifs, sémantiques qui  donnent du SENS au texte…

- L'objectif est tout à fait pédagogique :



A l'origine, il était question de rendre concret ce qui n'est que suggéré implicitement…L'élève, il est question de le sensibiliser à la chose littéraire, doit voir le tissu du texte de ses yeux de novice. C'est ça l'art de la didactique : un travail

de transfert et de manipulation/ maniement qui précèdent l'acte d'enseigner… 

Pour l'Egypte/ Algérie : 4/0 et beaucoup de bavardages…



M. Adi, merci pour votre intervention intéressante, qui a simulé en moi cette réflexion : à la prochaine…





 Réponse N°6 2532

Plaisir
  Par   Adi Lachgar  (CSle 29-01-10 à 10:44

 Salut Si Rachid
C'est un vrai plaisir de vous lire. Je suis heureux de trouver en vous un vrai partenaire. Merci et à la prochaine.
PS
Je viens de trouver sur achamil un ensemble d'épreuves régionale.Je commence le travail  à partir de lundi.




 Réponse N°7 2533

Le plaisir est partagé
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 29-01-10 à 11:55

 

Salut, M. Adi,

Je suis très heureux que vous débutiez votre mémoire sur les examens...

De ma pars, je serai là pour d'éventuelles consultations sur toutes sortes de questions...Si le travail est intéressant, et je suis sûr qu'il le sera Inchaâ Allah, il stimulera la curiosité des autres membres actif dans marocagreg...

Cordialement et bon courage.

NB- Je serai là pour toutes consultations, même la plus insignifiance, d'apparence bien sûr...

NB- C'est ce genre d'intervention qui fera bouger les choses au Maroc...

NB- Le travail est donc ouvert à toutes interventions, mais il ne faut pas s'autocensurer, car c'est de cela qu'il s'agit en fin de compte...

NB- Reste une dernière chose: la production écrite sur la calomnie que je vais rédiger d'ici peu!?./§%

 





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