Le travail de la femme : les avantages et les inconvénients

 Par Jaafari Ahmed  (Prof)  [msg envoyés : 1208le 31-10-13 à 21:43  Lu :60247 fois
     
  
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INTRODUCTION
- Amener le sujet :
Pour parler du travail de la femme, il faut tout d’abord préciser qu’une femme exerce déjà une fonction au sein de la maison. En effet, quand elle est « femme au foyer », elle s’occupe de la gestion de son ménage et cela nécessite la mobilisation, à temps plein, d’un certain nombre d’aptitudes, et de capacités que seule une ménagère peut avoir. Signalons au passage, que dans certains pays développés comme l’Allemagne par exemple, une ménagère perçoit un salaire parce qu’elle est considérée comme une employée à domicile.
- Poser la problématique :
Mais le débat qui oppose les partisans aux détracteurs dans la question du travail de la femme, s’intéresse plutôt, au travail de la femme à l’extérieur de la maison. Les premiers y voient des avantages alors que les autres n’y trouvent que des inconvénients. Alors qu’en est-il de cette fausse problématique, car en réalité, la femme travaille et ne cessera pas de travailler, et ceci va dans l’ordre établi aussi bien par ceux qui prônent une égalité des chances que par ceux qui réclament un respect d’une tradition désormais controversée.
- Annoncer le plan :
Nous essayerons dans un premier moment de remonter un peu à l’origine du phénomène, puis, nous exposerons les raisons de ceux qui sont contre l’engagement de la femme dans la sphère publique, ensuite nous leur opposeront les arguments de ceux qui l’encouragent à quitter la sphère privée. Et enfin nous tenterons de prendre position en nous appuyant sur la validité des arguments des uns et des autres.
DÉVELOPPEMENT
Historique
:
L’éducation des filles a toujours posé problème. Chez les grecs déjà, la femme ne bénéficiait guère du statut de citoyenne. L’époque antéislamique a connu l’infanticide des bébés filles ; une fille était considérée comme un déshonneur pour sa famille. Sans entrer dans les fondements de cette croyance, soulignant qu’il y avait là, une contradiction tout de même logique. En effet, c’est l’abolition de l’inceste, d’après Levy Strauss qui aurait conduit à la transformation progressive d’une société qui vivait sous l’ordre naturel en une autre dite société de culture. Le mariage entre différentes tribus aurait conduit à l’enrichissement des cultures, à l’épanouissement des civilisations, au progrès des humains. Toujours est-il que la femme, même considérée comme monnaie d’échange, était le vecteur de ce progrès. Où résiderait la contradiction alors ? Il est clair que l’homme qui vivait sous ce régime, infanticide, ne faisait que répondre à l’instinct animal où le mal dominant, à l’exemple du lion, commence d’abord par éliminer ses futurs rivaux, en tuant ses propres bébés mâles. Dans un régime de nature, la pratique devait être identique. Or, l’abolition de l’inceste, ayant mis fin à cette hégémonie sociale, aurait sans doute rendu la présence des filles susceptible d’appartenir à un autre mâle, une source de crainte, de mépris et de déshonneur.
L’Islam a abolit l’infanticide des filles, les poètes ont chanté la valeur d’une enfant bien éduquée qui ferait une bonne maman et engendrait une descendance de valeur. Citons au passage Hafiz Ibrahim qui dit que « la fille est une école, si l’on l’éduque correctement, on éduque toute une nation ». Toutes ces tentatives pour redonner la valeur à l’éducation des filles trouveront leurs échos, aussi bien en Orient qu’en Occident. Les mouvements féministes s’empareront de la question et en feront leur cheval de bataille. Mais tous ces efforts convergent immanquablement vers une seule finalité, celle d’en faire une bonne épouse, une bonne mère. Aussi bien Voltaire, Fénelon que Rousseau qui s’étaient intéressés à la question , tous les trois , chacun de son point de vue, n’ont fait que cantonner la fille dans son rôle d’amante, de bonne épouse, de bonne ménagère.
Notre réalité actuelle imposant l’égalité des chances dans la scolarisation devenue obligatoire, fait que la fille qui a poursuivi des études et qui y réussit souvent mieux que le garçon car elle y perçoit la chance de changer la condition de la femme, obtienne des diplômes et des qualifications qui la prédisposent à exercer un métier rémunéré. Dès lors, il devient injuste de l’en priver. Qui d’ailleurs le pourrait ? Les parents qui suivent l’évolution de leur fille n’y voient que la consécration de leurs efforts et leurs sacrifices.
I- Les avantages du travail de la femme
Si nous examinons à présent les avantages que peut présenter ce travail, nous constatons qu’ils se situent à quatre niveaux. En effet, une femme qui exerce un métier réalise un ensemble d’apports, que l’on peut décliner sur quatre plans. L’un lui profite essentiellement et l’autre à sa famille, le troisième contribue à la prospérité de son ménage et le quatrième intéresse l’entreprise où elle exerce.
a- Les apports du travail de la femme vis-à-vis d’elle-même
Une femme, jeune fille, demoiselle ou tout simplement célibataire, quand elle travaille, elle se prend en charge, et réalise ses propres ambitions. Elle développe sa personnalité, affermit son caractère et se sent membre à part entière de la société. Elle s’implique alors dans son propre épanouissement en tant que citoyenne active, responsable de son propre devenir. Remarquons que les jeunes demoiselles font preuve de plus d’ambitions que les jeunes hommes, et cherchent toujours à gravir les échelons et par conséquent elles arrivent à occuper de très bons postes en une durée relativement réduite par rapport à l’évolution des carrières des jeunes hommes.
Les jeunes filles n’étant point dépensières inutilement, leurs salaires participent à leur bien-être, et souvent leurs comptes en banque sont bien approvisionnés. Les signes du bien-être se voient dans l’acquisition précoce des voitures, moyen de transport essentiel d’ailleurs pour une femme car il participe de sa sécurité personnelle, face aux risques que font courir les transports en commun. Le garde robe lui aussi est bien entretenu, en quantité et en qualité. La santé aussi reçoit sa part de petits soins : dentiste, ophtalmologiste, sports, pour ne citer que ceux-là.
Enfin, puisqu’à la différence du jeune homme qui doit se préparer pour fonder un foyer, la jeune fille n’ayant besoin de penser à un trousseau qu’une fois fiancé, son salaire profite aussi à sa famille.
b- L’apport du travail de la femme vis-à-vis de sa famille
La première chose à laquelle pense une jeune fille quand elle perçoit un salaire, c’est faire plaisir à ses parents. S’ils sont de conditions moyennes, elle s’inscrit d’emblée, et sans qu’on ne le lui demande, dans une participation active au budget de la famille. Dans plusieurs cas, quand la famille est dans le dénuement, la jeune fille prend en charge la famille. Les statistiques des enquêtes effectuées à Casablanca auprès des jeunes filles qui travaillent, qu’elles soient cadres, employées, ou simples ouvrières, montrent chiffres en main, l’engagement sans faille des jeunes filles dans les finances de leurs familles qui sont dans le besoin.
D’un autre côté, même si la famille ne souffrent pas d’un déficit quelconque, la jeune fille apporte un plus qui améliore le niveau de vie des siens. Son apport, qu’il soit régulier ou occasionnel, est visible et constitue une bouée de sauvetage en cas d’imprévus. Les sœurs et les frères de la jeune fille qui travaille savent profiter de cette magne et cela au grand plaisir des parents, qui se déchargent un peu des responsabilités aussi bien matérielles que morales. Le fait de faire sortir les frères et sœurs, de les emmener en voyage, de leur faire visiter des espaces appréhendés généralement par les parents tels que les grandes surfaces, les cinémas, clubs, cafés, restaurants… améliorent l’éducation des enfants et désengagent les parents.
Mais viendra un jour où cette jeune fille, deviendra une épouse et aura son propre foyer, sa petite famille.
c- Les apports du travail de la femme vis-à-vis de son ménage.
Dans la société moderne, le mariage est devenu un consensus entre les futurs époux, qui, souvent, se rencontrent et se mettent d’accord pour mener une vie basée sur l’entente, le respect mutuel et l’entraide financière. On peut même avancer que dans beaucoup de cas, le travail de la femme constitue pour elle un premier atout pour trouver un mari. En effet, les jeunes hommes, ayant vécu les changements qu’a connus notre société, savent qu’ils ne peuvent plus jouer le rôle du patriarche qui dirige un foyer d’une main de fer, parce qu’avant toute chose, ils savent qu’ils ne peuvent plus subvenir aux besoins de cette société de consommation, où la crise peut sévir à tout moment.
Pour le jeune homme, le mariage avec une jeune fille qui travaille, c’est déjà l’assurance d’acquérir un logement. En effet, la hantise d’avoir un chez soi, est devenue un postulat sur lequel se fonde tout stabilité possible, dans une société où la sécurité passe d’abord par le fait d’avoir quatre murs, à léguer au futurs descendants. On ne sait pas de quoi demain sera fait, ne cesse de penser de plus en plus les ménages. Et puis, les facilités des crédits pour les comptes conjoints, rendent une traite plus solvable qu’un loyer versé inutilement, puisque la traite revient beaucoup de fois moins chère que le loyer.
Une fois chez elle, la femme s’occupe d’avantage des frais du foyer. Elle ne pense qu’à améliorer le quotidien. Elle prend en charge tout le confort qu’elle sait apporter à une maison. Ses enfants bénéficient d’une meilleure alimentation, d’une bonne scolarisation et des soins complets chez les médecins privés. Les vacances aussi sont des moments de vrais loisirs.
Enfin, on peut dire aussi que cette femme qui participe à la décision, acquiert une forte personnalité qui rejaillit sur l’équilibre du couple. Elle est considérée comme l’égale de son conjoint, et la complicité élément capital dans une relation couple, s’installe et cimente les rapports et favorise l’harmonie, autant d’éléments qui ne peuvent conduire qu’au bonheur.
d- L’apport du travail de la femme vis-à-vis de l’entreprise
Au niveau de l’organisme dans lequel la femme travaille, elle apporte un quotient féminin qui favorise la fluidité des rapports humains. En effet, tous les postes de médiation où les relations humaines priment sont confiés aux femmes, car elles y excellent de par leurs dons à gérer tout ce qui relève du social.
L’organisation même de la société que ce soit au niveau du local, du temps, ou des activités parallèles s’améliorent au regard de la créativité féminine. On objectera sans doute, que ces paramètres ne sont que complémentaire dans la réussite de l’entreprise, mais il ne faut pas oublier que dans le monde du travail, autrefois masculin, la robotisation, la numérisation des tâches ont simplifié et facilité le travail à tel point que ce qui fait la différence aujourd’hui, c’est la qualité et l’esthétique du travail, et ceci personne ne peut le disputer aux femmes. Signalons, que désormais, les jeunes hommes qui veulent évoluer dans leurs carrières ne peuvent faire l’impasse sur une formation qui les prédisposerait à épouser cette nouvelle vision du travail.
Enfin d’un autre côté, la femme est connue pour son sérieux, son engagement sans faille, son honnêteté, son assiduité, sa rigueur déontologique. Aussi, là, il y a femme, il est hors de question de penser à la corruption, au retard, à l’absentéisme.
Mais chaque médaille a son revers, et on peut s’étaler sur les avantages du travail de la femme sans pour autant les circonscrire, on butera inévitablement sur ses inconvénients.
II- Les inconvénients du travail de la femme

Comme nous l’avons fait pour nous intéresser aux avantages du travail de la femme, nous allons adopter la même démarche quant aux inconvénients qui peuvent surgir quand une femme exerce un métier ou fonction hors de chez-elle. Nous aurons une suivrons un plan en miroir où chaque catégorie d’avantages aura une sorte de contre-pied qui représente ses inconvénients.
a- Les inconvénients du travail de la femme vis-à-vis d’elle-même
Si le travail de la femme lui procure des bienfaits, il peut être aussi source de tracas.
En effet, les postes qu’occupe une femme demandent un investissement de tous les instants. Qu’elle soit enseignante, médecin, infirmière, standardiste, secrétaire, avocate, ou ouvrière, la femme se dépense dans son travail et accumule un grand stress en fin de journée. Or, à la différence du jeune homme qui trouvent l’occasion de se ressourcer après le travail, en allant prendre un petit café avec les copains, en autres, la jeune fille, quant à elle, elle ne pense qu’à rentrer à la maison. Ce choix qu’elle fait provient de plusieurs causes. Premièrement, dans la société encore conservatrice, la jeune fille doit rendre compte à ses parents de son retard, et plus tard, à son mari. Deuxièmement, il n’y a pas d’espace qui respectent les spécificités des femmes et qui leurs favorisent des détentes en harmonie avec leurs goûtes et psychologies. Dans le meilleur des cas, elles se retrouvent dans les cafés avec les hommes, et finissent par prendre l’habitude du café et du tabagisme, ce qui loin de les ressourcer, ne fait que les tresser davantage. Enfin, plus la jeune fille reste dehors, plus elle est exposée aux dangers que représente l’espace urbain.
Un autre souci vient ternir l’éclat du travail de la femme. Il ne faut pas oublier qu’elle doit entretenir une image de marque qui reflète la réussite sociale que représente son travail d’où les dépenses en habits, en coiffure, maquillage et parfum. Ceci épuise son budget, et souvent quand elle fait ses calculs, entre une la cotisation familiale, les déplacements, et l’entretien de cette image de marque aussi simple que soit-elle, elle ressort avec un seul constat : elle ne vit que pour travailler.
Enfin, il est à noter que si le travail constitue pour la jeune femme un atout dans la question du mariage, il peut aussi, dans certains cas, devenir un handicape, notamment quand la jeune-fille s’investit dans une carrière de recherche, comme dans le cas de la médecine ou les études doctorales en générale. Ces jeunes femmes chercheures dépassent souvent une certaine limite d’âge tolérée dans le milieu traditionnelle, et se retrouvent ainsi dans célibataires. Notons parfois, qu’elles en font le choix dès le départ, pour pouvoir assurer une carrière de chercheure sans aucune contrainte. Le cas des universitaires algériennes est probant dans ce sens.
b- Les inconvénients du travail de la femme vis-à-vis de sa famille
Quand la jeune fille travaille, elle représente certes une fierté et un soutien pour sa famille. Certes, les inconvénients dans ce cas paraîtront de l’ordre de l’affectif, ou dirons-nous du subjectifs, mais il importe de les citer parce qu’ils peuvent dans certains cas peser dans la balance. Toujours est-il que cette dont la carrière a aboutit, elle constitue en quelque sorte un souci dans la mesure où ses parents ne pensent plus qu’à la « caser ». Le fait qu’elle sorte du domaine sécurisant des études, les plonge dans des angoisses au quotidien. Leurs inquiétudes ne s’apaisent que lors qu’elle regagne le foyer.
Les parents commencent à soucier des fréquentations de leur fille. Ils ont de plus en plus la volonté de sauvegarder sa bonne réputation, qui va des leur.
Les projets de mariage commencent à se former, et les parents partagés entre le désir de garder leur fille et le souhait de lui garantir une vie convenable, ne savent plus où donner de la tête. C’est un dilemme où il faut trancher. Jouir du enfin, des fruits de leurs labeur, non pas dans un sens matériel même si ce côté trouve sa raison d’être, mais c’est surtout, la paix d’avoir réussi à conduire à bien une enfant dans un milieu où la concurrence masculine est encore rude.
En réalité les parents n’ont pas formé un projet de mariage, mais plutôt à choisir un bon mari parmi ceux qui commence à se présenter. Le travail de la jeune fille étant devenu un atout dans cette quête de l’épouse idéale, le départ précipité des jeunes filles constitue donc pour les parents autant un motif de soulagement qu’un sujet de désolation. Et autant leurs hâte est grande de voir leur fils fonder un foyer et se libérer du giron maternel, autant leur fille reste un bébé qui a dû être sevré avant terme.
c- Les inconvénients du travail de la femme vis-à-vis de son ménage.
La femme mariée subit doublement les problèmes du travail. En plus du stress du travail, elle retrouve son ménage, et doit s’occuper de son mari et de ses enfants. Elle doit s’organiser en conséquence, et cela requiert de sa part des efforts, voire des concessions. En effet, ne pouvant être présente pour préparer le déjeuner, moment important de la journée en tant que repas mais aussi en tant qu’occasion de rencontre conviviale qui permet à toute la famille, surtout aux enfants, de refaire le point de revoir les repères sociaux et affectives, la femme se retrouve devant deux alternatives. La première consiste à préparer les repas à l’avance, souvent la veille, et de réchauffer à la hâte, au moment du déjeuner. Ceci bien sûr influe sur les habitudes alimentaires de la famille, et souvent la qualité de la nourriture laisse à désirer aussi bien en goût qu’en apport nutritionnel. On pourrait citer aussi le cas de la femme qui recourt plusieurs fois, à la nourriture préparée dehors, ou qui donne à ses enfants de quoi manger à l’extérieur. La deuxième alternative est celle qui consiste à engager une femme de ménage, une bonne, ou ce qu’on appelle aujourd’hui, une femme de service. Ceci coûtera de l’argent, et c’est la femme qui, par un accord tacite avec son mari, doit payer celle qui va la remplacer au foyer. Donc dans les deux cas, il y a des frais supplémentaires, qui incombent à la femme.
Le soir, la femme reprend le contrôle de la maison, mais elle est épuisée, et de mauvaise humeur. Elle doit encore revoir le travail des enfants, préparer leurs vêtements, s’occuper de leur propreté, avant de se préparer au lendemain. Elle est dans cercle vicieux qui ne lui laisse pas le temps de vaquer à des activités personnelles régénératrices, à s’occuper d’elle-même, à faire le bilan de la journée ou tout simplement à se préparer à jouir d’une intimité méritée avec son mari.

d-  Les inconvénients de la femme vis-à-vis de l’entreprise Au sein de l’entreprise, la femme posent quelques problèmes, et qui ne sont pas des moindres. Parmi ces problèmes, on trouve d’abord, la contrainte de la maternité. En effet, quand la femme est enceinte, ces apports diminuent vu que son métabolisme subit des transformations dues à cette grossesse. Les contraintes augmentent au fur et à mesure que la grossesse se développent jusqu’au dernier mois, où la future maman obtient son congé de maternité. L’absence de la femme perturbe le travail au niveau du poste qu’elle occupe, et le recours à une remplaçante (ou un remplaçant) entraîne un baisse de la performance et des frais supplémentaires.
Le droit à l’allaitement après la reprise, laisse encore à la femme la liberté de disposer une heure le matin et une heure l’après-midi, qui sont autant d’heures perdues dans le rendement de l’entreprise.
Un autre problème surgit quand la présence des femmes dominent, où neutralisent celle des hommes, est celui des conflits personnelles connues pour être l’apanage des femmes quand elles se rencontrent. Dans ce sens, elles reproduisent dans le travail, les tensions socio-culturelles qu’elles vivent à l’extérieur, où dans les lieux publics. Les jalousies, les médisances, et les frictions se retrouvent dans les lieux du travail. Les conditions de travail s’en trouvent envenimées, et la mauvaises qualité des rapports humaines. La communication professionnelle étant devenue un atout majeur dans la réussite de l’entreprise, sa détérioration entraîne fatalement une baisse des performances.
Citons aussi, que le travail de fait est toujours considéré comme facultatives, même s’il y a de plus en plus de femmes chefs de famille. Par conséquent, les employeurs savent tirer avantage de cet état des choses, et engagent des femmes qui sont prêtes à travailler pour un salaire inférieur à celui exigé par un homme. Ceci entraîne fatalement une féminisation de l’emploi, et un chômage plus élevé dans les rangs des hommes. L’entreprise qui prend cette orientation se voue à la stagnation, parce que ses bénéfices se feront sur le dos de ses employées, lesquelles se sachant exploitées ne chercheront plus à évoluer, ce qui influe sur la qualité générale de l’entreprise.
Pour abréger, on peut soulever un dernier point négatif provoqué par le travail de la femme. La présence des femmes au milieu des hommes provoquent un sexisme qui influe sur les rapports entre les employés et les fonctionnaires. La préférence pour tel ou tel sexe rend les rapports compliqués entre les employés au sein de l’entreprise. Cette différence des sexes encore marqué par l’héritage patriarcale, même dans les pays développés, entraîne des phénomènes tels que le harcèlement sexuel ou le droit de cuissage. Une société qui vit ses phénomènes ternit son image de marque et finit par perdre pied dans un monde où la concurrence est de plus en plus rude.
III- Le pour et le contre à l’épreuve de la balance

À présent, nous allons tenter de prendre position et ce sera l’occasion de faire la synthèse de chaque élément !
1- Le travail de la femme vis-à-vis d’elle-même
Nous avons vu que le travail de la femme lui offre un ensemble d’avantages. Il lui permet, tout comme au jeune homme, d’avoir un statut social, de se prendre en charge et de réaliser ses ambitions. Il acquiert le respect et l’admiration de son entourage. Cependant, ses atouts ne vont pas sans quelques contraintes. En effet, la femme accumule d’abord, le stress, vu qu’elle est privée de moyens de distraction, puis, elle dépense plus pour entretenir son image de marque et enfin, elle peut parfois subir le revers de la réussite quand elle retarde son mariage pour s’occuper de sa carrière.
Si nous avons à départager entre les côtés positifs et ceux négatifs de cet état des choses, il est clair que la réussite sociale vaut quelques sacrifices, et qu’il faut juste savoir gérer la situation pour trouver des concessions. Les efforts faits pour arriver à cette réussite encouragent à chercher encore à améliorer les conditions pour qu’elles deviennent plus favorables à l’exercice d’un emploi.
2- Le travail de la femme vis-à-vis de sa famille
Concernant ce point, nous avons vu que les avantages l’emportent sur les inconvénients.
En effet, le travail de la fille représente la consécration aussi bien ses propres efforts que ceux de ses parents. Et Les avantages qui profitent à la fille leur profitent aussi. La fierté des parents galvanisée par une certaine rente supplémentaire, les satisfait et fait que les soucis, que nous avons soulevés et qualifiés de subjectifs, s’en trouvent mis à l’épreuve de la solidité des avantages. L’amour filiale réservé aux filles, au demeurant fort dès la petite enfance, prolongent certes les affres des angoisses devant la fragilité de cet être qualifié depuis toujours de sexe faible. Or, le travail, en soi, n’est-il pas en quelque sorte, le garant d’un réajustement de la situation de la femme ? Les parents auront toujours des inquiétudes pour leur fille même lorsqu’elle aura son propre foyer et deviendra elle-même maman, mais cela ne veut pas pour autant dire que cela gâte en quoi que ce soit le bonheur des parents. Autant voir alors le bon côté des choses, et se féliciter de sa situation de jeune fille qui travaille.
3- Le travail de la femme vis-à-vis de son ménage
Mais une est-ce que satisfaction d’avoir un travail peut résister à l’épreuve du mariage ?
Il va sans dire que les arguments soulevés contre le travail de la femme mariée trouvent leur fondement dans le quotidien de cette femme-même. La prospérité du ménage favorisée par un double emploi, celui du mari et celui de la femme, passe par des revers dont la femme paie les frais, et ce dans les deux sens. En effet, le fait qu’elle travaille ne la dispense pas de gérer son ménage, malgré toute la bonne intention et l’entraide dont peut faire preuve le mari. C’est dans l’ordre des choses que la femme sache comment tenir les rênes de son foyer. Mais cela implique un double effort, qui épuise la femme et augmente son stress. Les auxiliaires, qu’ils soient humains ou matériels, auxquels elle recourt, pour faciliter sa tâche lui coûte de l’argent qu’elle n’hésite pas à prélever de son salaire.
Mais malgré toutes ces contraintes, elle ne pourra pas renoncer à son travail, car il y aura toujours une possibilité d’amélioration, d’autant plus qu’elle perdra son statut social qu’elle durement gagné, abandonnera un milieu où elle brillait et s’enfermera dans des activités domestiques et retombera dans un stress tout aussi néfaste que celui du travail.
4- Le travail de femme vis-à-vis de l’entreprise

Enfin, le dernier point, implique une vision plus large que les précédents puisqu’il s’occupe de la femme en tant que citoyenne à part entière.
L’apport de la femme, avec toutes les compétences dont elles fait preuve, sur un même pied d’égalité que l’homme, fait d’elle une citoyenne active qui participe à l’édification de l’entreprise, à l’amélioration du travail, partant à la création de nouvelles richesses. La créativité féminine développe davantage l’esprit de communication et d’esthétique des entreprises.
Les inconvénients, du travail de la femme vis-à-vis de l’entreprise, ont été depuis longtemps battus en brèche par les défenseurs de la cause féminine. Le sexisme ne serait qu’une affaire de machisme. Lorsque la femme occupe des postes clés, elle y excelle et se montre aussi compétente qu’honnête. Elle se soucie de l’entreprise et des employés et travaille. Elle la considère un deuxième chez elle, et n’a de repos que lorsqu’elle se sent satisfaite de l’état des lieux et des ses occupants.
Conclusion 

Synthèse
Nous avons vu tout au long de ce travail que la question du travail de la femme présente autant d’avantages que d’inconvénients. En effet, la femme qui travaille jouit d’une indépendance, et s’occupe  de son épanouissement personnel. Elle apporte en outre un réconfort moral et matériel à sa famille. Elle aide son mari dans la prospérité du foyer et s’investit dans la réussite de l’entreprise.
En contrepartie, elle paie de son confort personnel, vit des pressions tant de la part de ses parents qu’au sein de son foyer, et enfin subit les tentions et conflits du travail en groupe.
Cependant, en tant que citoyenne, le travail fait partie de ses droits les plus élémentaires, et la consécration de ses études ne trouve sa juste valeur que dans l’exercice d’un emploi qui lui garantit sa pleine citoyenneté. 
Rappel de la problématique Et s’il est vrai que parmi tant de questions qui opposent les points de vus des gens, le sujet du travail de la femme a depuis longtemps occupé la première place dans ces polémiques. Les uns le considérant comme inutile, les autres lui reconnaissant le droit d’exister, il n’en demeure pas moins que la question mérite qu’on s’y intéresse. 
Ouverture.
Le bilan concluant qui fait pencher la balance vers le côté des avantages, ne peut faire l’impasse sur une question importante. Qui pose cette problématique ?
S’il est vrai que la femme peut aussi se poser la question de l’utilité de son travail, il faut tout de même reconnaître que ce sujet ne peut venir que d’une vision masculine du monde.
Ne faut-il pas revoir les mentalités, et songer que  désormais les règles du jeu ont changé, qu’on ne peut plus faire marche-arrière ?
Les femmes travaillent et travailleront davantage, et si l’homme ne pense pas à faire un consensus, bientôt, les rênes lui échapperont.
Ne vaudrait-il  pas mieux  qu’il songe, dans une juste équité, à négocier le partage aussi bien des tâches, que des richesses de ce monde ?
Sinon, dans un juste retour des choses, il assistera à un monde d’amazones, où il n’y aura plus de place pour le masculin que pour perpétuer l’espèce, et là encore les banques de spermes se chargeront de procurer à la femme le matériau nécessaire car c’est en elle qu’il y a la possibilité d’enfanter et l’homme et la femme, et dans ce prodige de la vie, l’homme n’a plus le rôle essentiel !

  




 Réponse N°1 32698

re
  Par   aftais said  (Profle 01-11-13 à 16:45



bien dit cher collègue! effectivement comme l'a déjà signalé Simone Signoret dans son livre le deuxième sexe, la femme n'a jamais cessé de travailler. chez elle ,comme ailleurs, elle doit travailler . Mais les soi-disant pro- féminins surcharge la femme de plus qu'elle ne peut exercer. l'auteur l'a appelé même esclavagisme puisqu'elle est censée exercer un métier à l'extérieur et doit assurer les taches ménagères chez elle. c'est un travail de plus!!!





 Réponse N°2 32699

re
  Par   Aziz Hayat  (Profle 01-11-13 à 19:40

Merci monsieur Jaafari pour ce travail sur la femme. C'est bien vu, bien articulé.  Bravo.
M. Aftais, c'est Simone de Beauvoir.

Mon respect.




 Réponse N°3 32703

Merci Mme Aziz!
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 01-11-13 à 21:43



Vos compliments me touchent profondément , et je vous dédie ce texte en tant que digne réprésentante de l'élite intellectuelle féminine.

Mes respects!





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