Le théâtre au collège 4

 Par MAHFODI AHMED  (?)  [msg envoyés : 117le 25-04-13 à 21:09  Lu :1539 fois
     
  
 accueil


Pour la 4ème semaine, on va travailler sur le même texte.
La lecture : On découvrira la comédie à travers le comique de caractère de ce personnage à savoir l’avare.
La langue : Les déictiques. On choisira un passage du même texte comme support.
L’activité orale : La mémorisation et la théâtralisation de l’ensemble de la pièce de théâtre.
La production écrite : demander aux apprenants d’imaginer une suite de l’histoire de cet avare sous forme de dialogue entre lui et sa femme .
Le trésor de l’avare
Evelyne Lecucq, Des pièces pour marionnettes, Retz.
Personnages : L’avare ; le voleur ; un passant.
Accessoires : un coffre.
L’avare, maigre et avec des vêtements déchirés, arrive sur l’écran, côté cour. Il marche en secouant ses bras dans tous les sens.
L’avare :
– Ma femme se plaint de ma manière de m’habiller… Mais je n’ai pas l’intention de dépenser de l’argent pour m’acheter un nouveau costume ! Celui-ci n’a que vingt ans, après tout ! Elle prétend que je ressemble à un clochard justement ! Au moins, on me donnerait une pièce de temps en temps ! (Il s’arrête au milieu de l’écran) Bon ! Il faut que je compte à combien s’élève ma fortune… (Il se penche et creuse le sol. Pendant ce temps, le voleur apparaît, côté jardin, dans un coin, et écoute, immobile) Avec ce que j’ajoute aujourd’hui… ça fait tout juste cinquante millions. Il faut que j’arrive à économiser plus pour atteindre vite les cinquante et un millions ! Seulement c’est difficile avec une femme qui veut quand même faire un repas par jour… (Il se redresse et le voleur disparaît au même moment) Enfin ! J’ai eu l’intelligence d’enterrer mon coffre dans un endroit désert et loin de la maison… Comme ça, je n’ai aucun risque de tentation quand les gendarmes viennent réclamer le montant des factures impayées ! (Il s’agite à nouveau.) Ils m’inquiètent parfois car ils menacent de me jeter en prison ! Heureusement, je leur fais pitié avec mon allure… Mais, j’y pense ! J’ai oublié le billet que j’avais caché dans la cheminée ! Nous sommes en été mais il peut venir à l’idée de ma femme d’allumer un feu. Elle est si dépensière ! Il faut que je retourne tout de suite chez moi…
(Il se retourne et sort de l’écran à toutes jambes, côté cour.)
Le voleur revient dès que l’avare est parti, et s’avance cette fois jusqu’au milieu de l’écran.
Le voleur :
– Moi qui n’ai rien pour vivre… Depuis le temps que je vois cet avare venir chaque jour amasser son argent en cachette, je ne peux plus résister ! (Il se penche, enlève le coffre du sol, et s’enfuit)
L’avare revient alors en courant.
L’avare :
– Voilà ! Je vais aussi protéger ce billet-là ! (Il s’arrête au même endroit que précédemment, se penche et fouille le sol.) Oh, non ! C’est épouvantable ! (Il se redresse et crie dans tous les sens.) Au secours ! Au voleur ! À l’aide !
Le passant apparaît, côté jardin, attiré par les cris.
Le passant :
– Qu’est-ce qui vous arrive, mon brave !
L’avare :
– On m’a volé tout mon argent ! C’est abominable !
Le passant :
– Quelqu’un vous a arraché votre portefeuille ?
L’avare :
– Mais non ! C’est beaucoup plus terrible ! C’est tout mon trésor qui m’a été arraché !
Le passant :
– Vous n’avez pourtant pas l’air d’un homme fortuné… Où était donc votre « trésor » ?
L’avare :
– Ici même ! Dans ce trou !
Le passant :
– Oh ! Ce n’était pas très prudent… Combien aviez-vous d’argent ?
L’avare :
– Cinquante millions…
Le passant :
– Mais c’est considérable ! E t vous ressemblez à un mendiant… Pourquoi ne viviez-vous pas mieux avec une fortune pareille ?
L’avare :
– Pour ne pas la faire diminuer !
Le passant :
– Alors, vous n’y touchiez jamais ?
L’avare :
– Bien sûr que non !
Le passant :
– Mais vous faisiez peut-être de beaux projets avec ?
L’avare :
– Pas du tout !
Le passant :
– Vous deviez tout laisser à vos enfants ?
L’avare :
– Je n’ai jamais voulu d’enfants. C’est trop de dépenses !
Le passant en colère :
– Eh bien, alors, puisque votre argent ne vous servait absolument à rien, que vous l’ayez encore ou non ne fait aucune différence ! De quoi vous plaignez-vous ? (Il sort rapidement.)
L’avare en sortant lentement :
– La différence, c’est que je ne peux plus le regarder…
Côté cour : à droite de la scène
Côté jardin : à gauche de la scène
Précédemment : avant
C’est considérable : c’est beaucoup

  



InfoIdentification nécessaire
Identification bloquée par
adblock plus
   Identifiant :
   Passe :
   Inscription
Connexion avec Facebook
                   Mot de passe oublié


confidentialite Google +