Le théâtre au collège.

 Par MAHFODI AHMED  (?)  [msg envoyés : 117le 20-04-13 à 22:29  Lu :2598 fois
     
  
 accueil


Je propose aux adhérents du site quelques textes sur lesquels j'ai travaillé pendant la deuxième période de la deuxième année du collège. Ils sont, à mon sens, à la portée de nos élèves dont le corps enseignant ne cesse de prêcher le piètre niveau. En plus, afin d'élaborer quatre activités cohérentes à partir du même texte-support, je proposerai des activités en conformité les programmes de la deuxième année du collège.
Voici d’abord le premier texte.
Pour enrichir ces textes, j’attends vos remarques et commentaires.
Cordialement.
Une drôle de vache
François Fontaine, Des sketches à lire et à jouer, Retz.
Au début de la scène, le paysan sera occupé à biner à l’emplacement indiqué sur le plan. Le touriste fera son entrée par le côté cour et se dirigera vers lui pour rejoindre sa position avant de commencer le dialogue. On peut imaginer que le paysan ne lèvera la tête qu’à la première réplique.
La scène se passe au bord d’un champ.
Le touriste (au paysan.) :
– Bonjour monsieur.
Le paysan :
– Bonjour.
Le touriste :
– Elles sont drôlement belles vos pommes de terre !
Le paysan :
– Ce ne sont pas des pommes de terre, ce sont des betteraves.
Le touriste :
– Ah ! C’est pour ça qu’elles sont si grosses.
Le paysan :
– Ben oui, les betteraves, c’est plus gros que les pommes de terre.
Le touriste (désignant du doigt la direction d’où il vient) :
– C’est à vous le champ près du pommier, là-bas ?
Le paysan :
– Oui, mais ce n’est pas un pommier, c’est un sapin. Pourquoi ?
Le touriste :
– Parce qu’il y a une vache dedans qui a l’air vraiment bizarre.
Le paysan (amusé) :
– Ah oui ? Qu’est-ce qu’elle a de bizarre cette vache ?
Le touriste :
– Elle n’a pas de cornes. C’est quand même drôle, une vache sans cornes.
Le paysan :
– Oui, c’est vrai. Mais vous savez, les vaches, il leur arrive de se prendre les cornes dans une clôture.
Le touriste :
– Je vois, et elles les cassent en essayant de se dégager.
Le paysan :
– C’est cela. Mais celle-là, c’est autre chose.
Le touriste :
– Ah ?
Le paysan :
– Il y a aussi des vaches qui se battent des fois…
Le touriste :
– Je vois, et elles se cassent les cornes en se battant.
Le paysan :
– C’est cela. Mais celle-là, c’est autre chose…
Le touriste :
– Ah ?
Le paysan :
– Il y a des vaches qui tombent malades aussi…
Le touriste :
– Je vois, et leurs cornes tombent toutes seules, comme des dents.
Le paysan :
– Il y a des vaches qui sont méchantes aussi…
Le touriste :
– Je vois, et on leur coupe les cornes pour qu’elles ne blessent personne.
Le paysan :
– C’est cela. Mais celle-là, c’est autre chose…
Le touriste :
– Ah ? Mais qu’est-ce qu’elle a celle-là alors ?
Le paysan :
– Eh bien celle-là, elle n’a pas de cornes parce que c’est un cheval !
Biner : travailler la terre, la retourner.
Réplique : ce qu’un acteur dit à un autre acteur.
Une drôle de vache
François Fontaine, Des sketches à lire et à jouer, Retz.
Au début de la scène, le paysan sera occupé à biner à l’emplacement indiqué sur le plan. Le touriste fera son entrée par le côté cour et se dirigera vers lui pour rejoindre sa position avant de commencer le dialogue. On peut imaginer que le paysan ne lèvera la tête qu’à la première réplique.
La scène se passe au bord d’un champ.
Le touriste (au paysan.) :
– Bonjour monsieur.
Le paysan :
– Bonjour.
Le touriste :
– Elles sont drôlement belles vos pommes de terre !
Le paysan :
– Ce ne sont pas des pommes de terre, ce sont des betteraves.
Le touriste :
– Ah ! C’est pour ça qu’elles sont si grosses.
Le paysan :
– Ben oui, les betteraves, c’est plus gros que les pommes de terre.
Le touriste (désignant du doigt la direction d’où il vient) :
– C’est à vous le champ près du pommier, là-bas ?
Le paysan :
– Oui, mais ce n’est pas un pommier, c’est un sapin. Pourquoi ?
Le touriste :
– Parce qu’il y a une vache dedans qui a l’air vraiment bizarre.
Le paysan (amusé) :
– Ah oui ? Qu’est-ce qu’elle a de bizarre cette vache ?
Le touriste :
– Elle n’a pas de cornes. C’est quand même drôle, une vache sans cornes.
Le paysan :
– Oui, c’est vrai. Mais vous savez, les vaches, il leur arrive de se prendre les cornes dans une clôture.
Le touriste :
– Je vois, et elles les cassent en essayant de se dégager.
Le paysan :
– C’est cela. Mais celle-là, c’est autre chose.
Le touriste :
– Ah ?
Le paysan :
– Il y a aussi des vaches qui se battent des fois…
Le touriste :
– Je vois, et elles se cassent les cornes en se battant.
Le paysan :
– C’est cela. Mais celle-là, c’est autre chose…
Le touriste :
– Ah ?
Le paysan :
– Il y a des vaches qui tombent malades aussi…
Le touriste :
– Je vois, et leurs cornes tombent toutes seules, comme des dents.
Le paysan :
– Il y a des vaches qui sont méchantes aussi…
Le touriste :
– Je vois, et on leur coupe les cornes pour qu’elles ne blessent personne.
Le paysan :
– C’est cela. Mais celle-là, c’est autre chose…
Le touriste :
– Ah ? Mais qu’est-ce qu’elle a celle-là alors ?
Le paysan :
– Eh bien celle-là, elle n’a pas de cornes parce que c’est un cheval !
Biner : travailler la terre, la retourner.
Réplique : ce qu’un acteur dit à un autre acteur.
Dans ce texte on peut étudier lors de la séance de lecture sur la compréhension de la fonction du prologue ( sert à présenter une pièce de théâtre au public ou an lecteur.), et ses caractéristiques (La narration. On y emploie le futur simple. Exemples : sera, fera, se dirigera…) et sur la présentation des personnages (Paysan et touriste), du début de l’action (le paysan sera occuper à biner et le touriste fera son entrée.) et du lieu de l’action (au bord d’un champ)
Pour la leçon de langue et grammaire, on optera pour la phrase déclarative. On choisira le même prologue comme support.
Lors de l’activité orale, on travaillera sur la théâtralisation de ce texte, mais cela a comme contrainte, au préalable, un travail de mémorisation de la part des apprenants.
Pour la production écrite, on travaillera sur un sujet dans lequel on propose aux élèves de rédiger un prologue du texte sur lequel on va travailler la semaine suivante. Il s’agit de Mauvais élève de Christian LAMBLIN.
Mauvais élève
Christian Lamblin, Mauvais élève, Retz.
Personnages : Le père, le fils (ou la fille)
Le fils :
– Tu sais, papa (ou « maman ») …
Le père :
– Non, je ne sais pas encore… Mais je ne vais pas tarder à savoir !
Le fils :
– En classe, il y a un garçon (ou « une fille ») qui est assis juste à côté de Houssam. Eh bien, il n’arrête pas de faire des bêtises !
Le père :
– Ah bon ? Qu’est-c qu’il fait ?
Le fils :
– Je te donne un exemple: il prend la gomme de Houssam, il la découpe en petits morceaux et il les jette en l’air, comme si c’était des confettis!
Le père :
– Ça alors ! Et le professeur ne dit rien ?
Le fils :
– Si, bien sûr ! Il le punit… Mais ça ne sert à rien parce qu’il ne fait jamais ses punitions !
Le père :
– Ça alors ! Il faut l’envoyer chez le directeur ! Il convoquera ses parents et ce vilain garçon se fera disputer ! Bien fait pour lui !
Le fils :
– Tu as sûrement raison, papa… Mais j’espère que ses parents ne seront pas trop sévères…
Le père :
– Dis-moi… J’espère que cet élève insupportable n’est pas ton copain !
Le fils :
– Oh non, papa ! Mais je le connais bien !
Le père :
– Tu n’es pas assis à côté de lui, j’espère !
Le fils :
– Oh non, papa ! Moi je suis assis à côté de Houssam…
Le père :
– À côté de Houssam… À côté de Houssam… (Le père réfléchit en se grattant la tête. Soudain, expression d’horreur.) Mais alors, si tu es assis à côté de Houssam… Le petit pénible qui découpe les gommes… Le casse-pieds qui ne fait jamais ses punitions… C’est toi !
Le fils :
– Eh oui, papa ! Et le pauvre papa qui va être convoqué par le directeur, c’est toi ! (Le père se frappe le front et s’évanouit. Le fils se tourne vers le public.) Pauvre papa ! Il voulait que je sois le premier en classe… Eh bien il a gagné ! Je suis le premier, mais en commençant par la fin !
N.B. J’ai modifié quelques mots dans les textes pour qu’ils soient au niveau d’un élève du collège.

  




 Réponse N°1 30954

Rectification!
  Par   MAHFODI AHMED  (CSle 20-04-13 à 22:44



Je propose aux adhérents du site quelques textes sur lesquels j'ai travaillé pendant la deuxième période de la deuxième année du collège. Ils sont, à mon sens, à la portée de nos élèves dont le corps enseignant ne cesse de prêcher le piètre niveau. En plus, afin d'élaborer quatre activités cohérentes à partir du même texte-support, je proposerai des activités en conformité avec les programmes de la deuxième année du collège.

Voici d’abord le premier texte.

Pour enrichir ces textes, j’attends vos remarques et commentaires.

Cordialement.

Une drôle de vache

François Fontaine, Des sketches à lire et à jouer, Retz.

Au début de la scène, le paysan sera occupé à biner à l’emplacement indiqué sur le plan. Le touriste fera son entrée par le côté cour et se dirigera vers lui pour rejoindre sa position avant de commencer le dialogue. On peut imaginer que le paysan ne lèvera la tête qu’à la première réplique.

La scène se passe au bord d’un champ.

Le touriste (au paysan.) :

– Bonjour monsieur.

Le paysan :

– Bonjour.

Le touriste :

– Elles sont drôlement belles vos pommes de terre !

Le paysan :

– Ce ne sont pas des pommes de terre, ce sont des betteraves.

Le touriste :

– Ah ! C’est pour ça qu’elles sont si grosses.

Le paysan :

– Ben oui, les betteraves, c’est plus gros que les pommes de terre.

Le touriste (désignant du doigt la direction d’où il vient) :

– C’est à vous le champ près du pommier, là-bas ?

Le paysan :

– Oui, mais ce n’est pas un pommier, c’est un sapin. Pourquoi ?

Le touriste :

– Parce qu’il y a une vache dedans qui a l’air vraiment bizarre.

Le paysan (amusé) :

– Ah oui ? Qu’est-ce qu’elle a de bizarre cette vache ?

Le touriste :

– Elle n’a pas de cornes. C’est quand même drôle, une vache sans cornes.

Le paysan :

– Oui, c’est vrai. Mais vous savez, les vaches, il leur arrive de se prendre les cornes dans une clôture.

Le touriste :

– Je vois, et elles les cassent en essayant de se dégager.

Le paysan :

– C’est cela. Mais celle-là, c’est autre chose.

Le touriste :

– Ah ?

Le paysan :

– Il y a aussi des vaches qui se battent des fois…

Le touriste :

– Je vois, et elles se cassent les cornes en se battant.

Le paysan :

– C’est cela. Mais celle-là, c’est autre chose…

Le touriste :

– Ah ?

Le paysan :

– Il y a des vaches qui tombent malades aussi…

Le touriste :

– Je vois, et leurs cornes tombent toutes seules, comme des dents.

Le paysan :

– Il y a des vaches qui sont méchantes aussi…

Le touriste :

– Je vois, et on leur coupe les cornes pour qu’elles ne blessent personne.

Le paysan :

– C’est cela. Mais celle-là, c’est autre chose…

Le touriste :

– Ah ? Mais qu’est-ce qu’elle a celle-là alors ?

Le paysan :

– Eh bien celle-là, elle n’a pas de cornes parce que c’est un cheval !

Biner : travailler la terre, la retourner.

Réplique : ce qu’un acteur dit à un autre acteur.

Dans ce texte, on peut se baser, lors de la séance de lecture, sur la compréhension de la fonction du prologue (sert à présenter une pièce de théâtre au public ou an lecteur.), et ses caractéristiques (La narration. On y emploie le futur simple. Exemples : sera, fera, se dirigera…) et sur la présentation des personnages (Paysan et touriste), du début de l’action (le paysan sera occuper à biner et le touriste fera son entrée.) et du lieu de l’action (au bord d’un champ).

Pour la leçon de langue et grammaire, on optera pour la phrase déclarative. On choisira le même prologue comme support.

Lors de l’activité orale, on travaillera sur la théâtralisation de ce texte, mais cela a comme contrainte, au préalable, un travail de mémorisation de la part des apprenants.

Pour la production écrite, on travaillera sur un sujet dans lequel on propose aux élèves de rédiger un prologue du texte sur lequel on va travailler la semaine suivante. Il s’agit de Mauvais élève de Christian LAMBLIN.

Mauvais élève

Christian Lamblin, Mauvais élève, Retz.

Personnages : Le père, le fils (ou la fille)

Le fils :

– Tu sais, papa (ou « maman ») …

Le père :

– Non, je ne sais pas encore… Mais je ne vais pas tarder à savoir !

Le fils :

– En classe, il y a un garçon (ou « une fille ») qui est assis juste à côté de Houssam. Eh bien, il n’arrête pas de faire des bêtises !

Le père :

– Ah bon ? Qu’est-c qu’il fait ?

Le fils :

– Je te donne un exemple: il prend la gomme de Houssam, il la découpe en petits morceaux et il les jette en l’air, comme si c’était des confettis!

Le père :

– Ça alors ! Et le professeur ne dit rien ?

Le fils :

– Si, bien sûr ! Il le punit… Mais ça ne sert à rien parce qu’il ne fait jamais ses punitions !

Le père :

– Ça alors ! Il faut l’envoyer chez le directeur ! Il convoquera ses parents et ce vilain garçon se fera disputer ! Bien fait pour lui !

Le fils :

– Tu as sûrement raison, papa… Mais j’espère que ses parents ne seront pas trop sévères…

Le père :

– Dis-moi… J’espère que cet élève insupportable n’est pas ton copain !

Le fils :

– Oh non, papa ! Mais je le connais bien !

Le père :

– Tu n’es pas assis à côté de lui, j’espère !

Le fils :

– Oh non, papa ! Moi je suis assis à côté de Houssam…

Le père :

– À côté de Houssam… À côté de Houssam… (Le père réfléchit en se grattant la tête. Soudain, expression d’horreur.) Mais alors, si tu es assis à côté de Houssam… Le petit pénible qui découpe les gommes… Le casse-pieds qui ne fait jamais ses punitions… C’est toi !

Le fils :

– Eh oui, papa ! Et le pauvre papa qui va être convoqué par le directeur, c’est toi ! (Le père se frappe le front et s’évanouit. Le fils se tourne vers le public.) Pauvre papa ! Il voulait que je sois le premier en classe… Eh bien il a gagné ! Je suis le premier, mais en commençant par la fin !

N.B. J’ai modifié quelques mots dans les textes pour qu’ils soient au niveau d’un élève du collège.





InfoIdentification nécessaire
Identification bloquée par
adblock plus
   Identifiant :
   Passe :
   Inscription
Connexion avec Facebook
                   Mot de passe oublié


confidentialite Google +