Le théâtre au collège 3

 Par MAHFODI AHMED  (?)  [msg envoyés : 117le 22-04-13 à 18:18  Lu :2735 fois
     
  
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Voici le troisième texte.
La lecture : Le dialogue, (échange de paroles entre 2 ou plusieurs personnages. Ici, entre l’avare et le passant) le monologue (l’avare dans la première réplique parle seul sur scène ce qui permet au public de connaître ses pensées et ses sentiments) et la tirade (la longue suite de phrases prononcée par l’avare sans interruption).
La langue : La négation. On choisira le dialogue entre l’avare et le passant comme support.
L’activité orale : La mémorisation et la théâtralisation du monologue de l’avare.
La production écrite : demander aux apprenants d’imaginer un dialogue d’une personne qui a perdu son portefeuille.
Le trésor de l’avare
Evelyne Lecucq, Des pièces pour marionnettes, Retz.
Personnages : L’avare ; le voleur ; un passant.
Accessoires : un coffre.
L’avare, maigre et avec des vêtements déchirés, arrive sur l’écran, côté cour. Il marche en secouant ses bras dans tous les sens.
L’avare :
– Ma femme se plaint de ma manière de m’habiller… Mais je n’ai pas l’intention de dépenser de l’argent pour m’acheter un nouveau costume ! Celui-ci n’a que vingt ans, après tout ! Elle prétend que je ressemble à un clochard justement ! Au moins, on me donnerait une pièce de temps en temps ! (Il s’arrête au milieu de l’écran) Bon ! Il faut que je compte à combien s’élève ma fortune… (Il se penche et creuse le sol. Pendant ce temps, le voleur apparaît, côté jardin, dans un coin, et écoute, immobile) Avec ce que j’ajoute aujourd’hui… ça fait tout juste cinquante millions. Il faut que j’arrive à économiser plus pour atteindre vite les cinquante et un millions ! Seulement c’est difficile avec une femme qui veut quand même faire un repas par jour… (Il se redresse et le voleur disparaît au même moment) Enfin ! J’ai eu l’intelligence d’enterrer mon coffre dans un endroit désert et loin de la maison… Comme ça, je n’ai aucun risque de tentation quand les gendarmes viennent réclamer le montant des factures impayées ! (Il s’agite à nouveau.) Ils m’inquiètent parfois car ils menacent de me jeter en prison ! Heureusement, je leur fais pitié avec mon allure… Mais, j’y pense ! J’ai oublié le billet que j’avais caché dans la cheminée ! Nous sommes en été mais il peut venir à l’idée de ma femme d’allumer un feu. Elle est si dépensière ! Il faut que je retourne tout de suite chez moi…
(Il se retourne et sort de l’écran à toutes jambes, côté cour.)
Le voleur revient dès que l’avare est parti, et s’avance cette fois jusqu’au milieu de l’écran.
Le voleur :
– Moi qui n’ai rien pour vivre… Depuis le temps que je vois cet avare venir chaque jour amasser son argent en cachette, je ne peux plus résister ! (Il se penche, enlève le coffre du sol, et s’enfuit)
L’avare revient alors en courant.
L’avare :
– Voilà ! Je vais aussi protéger ce billet-là ! (Il s’arrête au même endroit que précédemment, se penche et fouille le sol.) Oh, non ! C’est épouvantable ! (Il se redresse et crie dans tous les sens.) Au secours ! Au voleur ! À l’aide !
Le passant apparaît, côté jardin, attiré par les cris.
Le passant :
– Qu’est-ce qui vous arrive, mon brave !
L’avare :
– On m’a volé tout mon argent ! C’est abominable !
Le passant :
– Quelqu’un vous a arraché votre portefeuille ?
L’avare :
– Mais non ! C’est beaucoup plus terrible ! C’est tout mon trésor qui m’a été arraché !
Le passant :
– Vous n’avez pourtant pas l’air d’un homme fortuné… Où était donc votre « trésor » ?
L’avare :
– Ici même ! Dans ce trou !
Le passant :
– Oh ! Ce n’était pas très prudent… Combien aviez-vous d’argent ?
L’avare :
– Cinquante millions…
Le passant :
– Mais c’est considérable ! E t vous ressemblez à un mendiant… Pourquoi ne viviez-vous pas mieux avec une fortune pareille ?
L’avare :
– Pour ne pas la faire diminuer !
Le passant :
– Alors, vous n’y touchiez jamais ?
L’avare :
– Bien sûr que non !
Le passant :
– Mais vous faisiez peut-être de beaux projets avec ?
L’avare :
– Pas du tout !
Le passant :
– Vous deviez tout laisser à vos enfants ?
L’avare :
– Je n’ai jamais voulu d’enfants. C’est trop de dépenses !
Le passant en colère :
– Eh bien, alors, puisque votre argent ne vous servait absolument à rien, que vous l’ayez encore ou non ne fait aucune différence ! De quoi vous plaignez-vous ? (Il sort rapidement.)
L’avare en sortant lentement :
– La différence, c’est que je ne peux plus le regarder…
Côté cour : à droite de la scène
Côté jardin : à gauche de la scène
Précédemment : avant
C’est considérable : c’est beaucoup

  




 Réponse N°1 31009

La production écrite.
  Par   MAHFODI AHMED  (CSle 25-04-13 à 21:04



Je n'ai pas l'option corriger.

Pour la production écrite, on demandera aux élèves d'imaginer un monologue d'une personne ayant perdu son portefeuille.





 Réponse N°2 31011

Bonsoir! si Mahfodi!
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 25-04-13 à 21:10



je compte paraticiper à ce travail cher ami, et je vous prie d'excuser le retard ! je suis un peu débordé!

mais à propos de votre post, j'ai remarqué en effet, que vous avez l'autre fois , corrigé en envoyant un deuxième message! et je me suis demandé pourquoi vous n'avez pas corrigé! je ne sais pas si je me trompe, mais je risque de vous indiquer que dans votre post, pour le premier message, pour corriger vous avez" éditer mon message, et non "corriger"!

alors?! c'est ça! essayez , si non, c'est qu'il y aun problème!





 Réponse N°3 31012

MERCI!!!
  Par   MAHFODI AHMED  (CSle 25-04-13 à 21:15



Merci infiniment! J'ai réussi.





 Réponse N°4 31013

Heureux de vous avoir
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 25-04-13 à 21:50



rendu ce petit service, cher ami!





 Réponse N°5 31016

Efficace , M Jaafari !
  Par   Samira Yassine  (CSle 25-04-13 à 23:03



J'ai cru avoir bien expliqué la chose à M Mahfodi en lui indiquant l'option "corriger" je ne savais pas que pour le premier message, on a à la place "éditer", je l'utilise sans faire attention à la différence.

Désolée, M Mahfodi, je n'ai pas été aussi utile que ce génie de M Jaafari .





 Réponse N°6 31027

Il serait intéressant
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 27-04-13 à 08:21



de travailler en "Activités orales", une comparaison de textes, ou un exposé, ou mémorisation selon cette historique de cette fable:comment la Fontaine a repris Ésope et comment Molière a retravaillé le thème!

autant. "

1- La fable de « L’avare et le passant » Ésope

Un Avare enfouit son trésor dans un champ ; mais il ne put le faire si secrètement qu'un Voisin ne s'en aperçût. Le premier retiré, l'autre accourt, déterre l'or et l'emporte. Le lendemain l'Avare revient rendre visite à son trésor. Quelle fut sa douleur lorsqu'il n'en trouva que le gîte ! Un dieu même ne l'exprimerait pas. Le voilà qui crie, pleure, s'arrache les cheveux, en un mot se désespère. À ses cris, un Passant accourt. " Qu'avez-vous perdu, lui dit celui-ci, pour vous désoler de la sorte ? - Ce qui m'était mille fois plus cher que la vie, s'écria l'Avare : mon trésor que j'avais enterré près de cette pierre. - Sans vous donner la peine de le porter si loin, reprit l'autre, que ne le gardiez-vous chez vous : vous auriez pu en tirer à toute heure, et plus commodément l'or dont vous auriez eu besoin. - En tirer mon or ! s'écria l'Avare : ô ciel ! je n'étais pas si fou. Hélas ! je n'y touchais jamais. - Si vous n'y touchiez point, répliqua le Passant, pourquoi vous tant affliger ? Eh, mon ami, mettez une pierre à la place du trésor, elle vous y servira tout autant. "

2-« L'Avare qui a perdu son trésor » J. de La Fontaine

L'Usage seulement fait la possession.

Je demande à ces gens de qui la passion

Est d'entasser toujours, mettre somme sur somme,

Quel avantage ils ont que n'ait pas un autre homme.

Diogène là-bas est aussi riche qu'eux,

Et l'avare ici-haut comme lui vit en gueux.

L'homme au trésor caché qu'Ésope nous propose,

Servira d'exemple à la chose.

Ce malheureux attendait

Pour jouir de son bien une seconde vie ;

Ne possédait pas l'or, mais l'or le possédait.

Il avait dans la terre une somme enfouie,

Son cœur avec, n'ayant autre déduit

Que d'y ruminer jour et nuit,

Et rendre sa chevance à lui-même sacrée.

Qu'il allât ou qu'il vînt, qu'il bût ou qu'il mangeât,

On l'eût pris de bien court, à moins qu'il ne songeât

A l'endroit où gisait cette somme enterrée.

Il y fit tant de tours qu'un Fossoyeur le vit,

Se douta du dépôt, l'enleva sans rien dire.

Notre Avare un beau jour ne trouva que le nid.

Voilà mon homme aux pleurs ; il gémit, il soupire.

Il se tourmente, il se déchire.

Un passant lui demande à quel sujet ses cris.

C'est mon trésor que l'on m'a pris.

- Votre trésor ? où pris ? - Tout joignant cette pierre.

- Eh ! sommes-nous en temps de guerre,

Pour l'apporter si loin ? N'eussiez-vous pas mieux fait

De le laisser chez vous en votre cabinet,

Que de le changer de demeure ?

Vous auriez pu sans peine y puiser à toute heure.

- A toute heure ? Bons Dieux ! Ne tient-il qu'à cela ?

L'argent vient-il comme il s'en va ?

Je n'y touchais jamais. - Dites-moi donc, de grâce,

Reprit l'autre, pourquoi vous vous affligez tant,

Puisque vous ne touchiez jamais à cet argent :

Mettez une pierre à la place,

Elle vous vaudra tout autant.

3- l’Avare de Molière !





 Réponse N°7 31029

Très bonne proposition!
  Par   MAHFODI AHMED  (CSle 27-04-13 à 16:00



Je trouve que c'est une bonne, mais cela dépend du public ciblé et son niveau.





 Réponse N°8 31030

Oui, Si Mahfodi!
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 27-04-13 à 16:03



On peut au moins, faire la fable en mémorisation!

ou un compte rendu de la pièce, et le comparer à la fable d'ésope, par exemple...






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