Le schéma narratif et le schéma actanciel appliqués à la boite à merveilles

 Par Idoubiya Rachid  (Prof)  [msg envoyés : 1316le 23-09-09 à 13:33  Lu :65457 fois
     
  
 accueil

Le schéma narratif :
La situation initiale: Nb- Il n’y a pas de situation initiale : Le récit adopte la forme de l’incipit « in medias res » = perturbation. L’histoire est déjà commencée. Un puissant effet dramatique est exprimé et ressenti par le personnage. Ch.1
Perturbation: Le problème dont souffre le personnage principal est présenté dès les deux premières phrases : solitude et insomnie : « … moi, je ne dors pas. Je songe à ma solitude et j’en sens tout le poids. Ma solitude ne date pas d’hier. » Ch.1
Péripéties: Pour le narrateur la décision d’écrire son récit de vie devient une façon de conjurer la souffrance et de donner un sens à sa vie : « Il me reste cet album pour égayer ma solitude, pour me prouver à moi-même que je ne suis pas encore mort. » Ch. 1
NB- C'est l'histoire racontée que Ahmed Sefrioui choisis comme moyen pour conjurer sa solitude et son insomnie...
Résolution: coïncide avec le retour du père et la victoire de celui-ci contre ses problèmes financiers. Il a réglé ses problèmes financiers. Ch.12
NB- C'est une sorte d'autopsie psychanalytique que l'auteur s'est effectué: voir le chapitre 09: " Un grand silence s’établit, un silence lourd, moite, huileux, et noir comme la suie. J’étouffais. Je désirais de toutes mes forces qu’une porte claquât, qu’une voisine poussât un cri de joie ou un gémissement de douleur, que quelque événement extraordinaire survînt pour rompre cette angoisse. Je voulais parler, dire n’importe quelle sottise mais ma gorge se serra et une plainte expira sur mes lèvres.
Mes parents ne bougeaient pas, se transformaient peu à peu en personnages de cauchemar. Plus j’écarquillais les yeux pour les voir, plus ils devenaient fluides, insaisissables, tantôt transparent, tantôt d’un noir agressif, mais sans contour précis. Pour la première fois, j’eus la sensation du vide absolu, de la solitude sans miséricorde. Mon cœur se remplit de peine. Une boule dure se forma dans ma poitrine, gênant ma respiration. Je priai avec ferveur. Je me sentais abandonner aux portes de l’Enfer.
Non, je n’ai pas oublié ces instants. Seigneur ! Je me souviens. Je me souviens de cette solitude vaste comme les immenses étendues des planètes mortes, de cette solitude où le son meurt sans écho, les ombres se prolongent dans des profondeurs d’angoisse et de mort. Et le cœur qui saigne ! Source intarissable de peine, torrent surchauffé par les feux de mes chagrins et de mes douleurs ; cri de ma chair écrasée sous le poids de ta malédiction. Je n’étais qu’un enfant, Seigneur ! CH.9"
NB- Ne s'agit-il pas d'un traumatisme à la freudienne dont était victime l'auteur?
Situation finale: Le retour du père et le sommeil et le rêve avec les vrais amis qui « sauraient partager (la) joie. », du narrateur- écrivain. Ch. 12
NB- Le narrateur s'est expliqué avec lui-même: sa solitude et sa différence, il se les a justifiées: lui, il donne de l'importance aux fleurs et voit l'invisible; alors que les enfants de son âge se contentent du visible et leur joie se résume dans des sucreries!
Donc la solution est trouvée: sa solitude n'est plus que normale;
De plus comment ne va-t-il pas triompher de son insomnie alors que son père a triomphé de ses problèmes financiers?:
" Ma mère me rappela à voix basse:
- Sidi Mohammed! Viens chercher le plateau.
J'allais la retrouver à la cuisine. Le plateau pesait lourd à mes bras d'enfant. Je m'acquittai de cette fonction avec un certain orgueil..."
C'est la volonté du père qui donne de la force au personnage adulte qui est Ahmed Serfoui: il a tout compris, il s'est comprit... "
Moi aussi j'avais des amis, ils sauraient partager ma joie..." Il avait au passé des amis et peut-être dans le futur, il partageront sa joie de vivre et l'aideront à combler sa solitude: il a enfin pu dormir: "Toutes les figures de mes rêves m'y attendaient": ses vrais amis retrouvés... donc il n'a jamais en faite était seul: la notion de la solitude est relative, comme beaucoup d'autres choses d'ailleurs...
Destinateur (Son imagination et sa volonté de vivre)
Destinataire (Son égo : l’équilibre de sa personnalité)
Objet (Retrouver la joie de vivre et le sommeil)
Sujet (Ahmed Sefrioui)
Adjuvants (Les souvenirs, l’autobiographie)
Opposants (Sa différence et sa solitude)

  




 Réponse N°1 27728

Remerciement
  Par   El-AMRAOUI Radouane  (CSle 06-10-12 à 23:28



Merci -Monsieur Rachid- pour vos efforts.





InfoIdentification nécessaire
Identification bloquée par
adblock plus
   Identifiant :
   Passe :
   Inscription
Connexion avec Facebook
                   Mot de passe oublié


confidentialite Google +