Le rapport d'une enquête!

 Par Jaafari Ahmed  (Prof)  [msg envoyés : 943le 06-12-12 à 12:37  Lu :995 fois
     
  
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Au cours de leur cursus universitaire,à différentes stations, les étudiants sont amenés à faire des enquêtes et des stages... et ils doivent en faire le rapport!
Le rapport d’enquête sanctionne surtout une activité passée, tout en ouvrant des perspectives. Il est différent d’un simple compte rendu dans la mesure où il prépare, dans toutes ses parties, la conclusion qui sera un jugement porté sur l’activité étudiée, accompagné des enseignements à retenir.
L’attitude de l’auteur n’est pas celle d’un observateur, mais celle d’un critique, qui est amené parfois à proposer des modifications.
Le plan de ce rapport pourrait être structuré comme suit :
-introduction :
- Situation :
**Il faut définir avec précision le problème qui va être traité (domaine de recherche, sujet spécifique), en rappelant pourquoi ou à la demande de qui il est étudié.
**Montrer l’intérêt de l’étude à laquelle on va procéder.
- Méthodologie :
** Relater le déroulement de l’étude ou de l’enquête avec ses conditions précises (description de l’échantillon, questionnaire, procédure d’enquête…)
- Résultats :
Énoncer les résultats contenus ou attendus.
- Proposition et argumentation :
**Présenter les solutions qu’on propose ou les positions qu’on adopte.
** Présenter les avantages des solutions proposées ou les raisons de la position qu’on adopte.
- Conclusion :
**reprendre les résultats d’ensemble et l’argument essentiel.
** Montrer que solution proposée répond complètement au problème posé.
Comment présenter le rapport
Les 9 points qui suivent correspondent à ce que l’on devrait prévoir dans l’aspect extérieur d’un rapport. On s’attend à ce que le texte d’un rapport soit court (entre 10 et 60 pages), mais qu’il ne renonce jamais à certaines informations. Les premières pages répondent aux questions : qui parle ? À qui ? De quoi ? Comment ? (contenu du discours ? avec quelle intention ou en escomptant quels résultats ? La mise en page (ou le format) doit être uniforme et conséquente d’un bout à l’autre du texte. Par exemple, on peut choisir une grandeur de caractères police 28 pour tous les titres, 20 pour tous les sous-titres, 14 pour les têtes de paragraphes et 12 pour le texte lui-même. Les citations et les exemples doivent être mis en italique. Les espacements entre les paragraphes ainsi que les caractères gras , les soulignements ou la mise en couleur, les alignements à droite, à gauche ou au centre doivent eux-mêmes suivre une logique constante du début à la fin du document.
- La page de titre :
Elle reproduit la page de couverture où doivent figurer le titre, l’auteur et la date du document - en ajoutant des précisions : la page de titre doit spécifier non seulement le contenu mais la nature du rapport. Le nom de l’auteur devrait être accompagné de ses coordonnées (adresse personnelle ou professionnelle et, le cas échéant, adresse électronique), la date est celle de la rédaction du document. On ajoute le nom des destinataires ou commanditaires explicites du rapport, ceux qui sont visés par l’auteur ou l’institution commanditaire ainsi que leurs coordonnées.
- Remerciements et / ou dédicace :
Il convient de remercier en particulier ceux qui ont apporté des informations essentielles pour le document ou soutenu le travail en dispensant temps et conseils à l’auteur.
- Résumés :
Ils sont en français et en anglais , longs d’une demi-page chacun (au moins une dizaine de lignes). Ajouter une liste des mots clés d’une à quatre lignes environ.
- Table des matières (ou sommaire) :
Elle comporte un renvoi à une numérotation continue des pages (annexes comprises). Il y a quelques hésitations sur le terme : lorsque le document ne comporte que quelques pages, on préfère l’appellation « sommaire ». Ce terme est donc un choix possible pour un rapport. Mais il faut savoir que « sommaire » est aussi le terme donné à un résumé de la table des matières quand celle-ci est très lourde et doit être placée à la fin du document (c’est ce qui a lieu dans le cas d’un texte de plusieurs centaines de pages). Ceci n’est pas le cas pour un rapport. Désormais la table des matières d’un document de moins d’une centaine de pages se trouve en tête de document. Le programme Word sous le menu « insertion » offre une table des matières automatique.
- Corps du rapport :
C’est la partie substantielle du document. Il faut le diviser en plusieurs parties précédées d’une introduction et terminées par une conclusion bien formulée. L’ensemble du document ne devrait pas dépasser une soixantaine de pages comprenant des annexes d’un maximum de 1/6 ème (15 pages environ)
Bibliographie :
Nom de l’auteur en majuscule, titre de l’œuvre en italique, lieu et maison d’édition, année, nombre de page, voilà les 5 éléments d’une notice bibliographique. Noter parfaitement ces indications dans leurs moindres détails dès le premier contact avec l’ouvrage. Les vérifications postérieures sont une immense perte de temps.
- Annexes, tableaux, schémas, graphiques ou illustrations et leurs légendes.
On aura très certainement des tableaux, des photos ou d’autres documents illustratifs à joindre à son rapport. Si ce sont des pages uniques et qu’elles ont une valeur démonstrative pour l’argumentation, il faut les placer à l’intérieur du texte, en regard du passage qu’elles illustrent. Si ces annexes ou documents illustratifs sont plus longs, c’est à la fin du document qu’on les place (avant l’index final). Si on a soixante pages de rapport, on essaie de ne pas dépasser 15 pages d’annexes. Où qu’ils soient placés, les documents illustratifs doivent avoir une légende.
- Index des mots et notions principales :
Dans un texte d’une dizaine de pages, un index est inutile. Si le rapport est plus long, par exemple à partir de 30 pages, la présence d’un index est une courtoisie pour celui qui consulte le rapport.
- Notes et annotations :
Ceci est une remarque générale sur la présentation du document et sur l’endroit où se trouvent les notes. Elles sont plus commodes à lire en bas de page, mais si elles sont très importantes, elles sont regroupées en fin de chapitre ou en fin d’ouvrage. Pour le rapport, la place qui convient est en bas de page et en caractères plus petits, par exemple en police 10, (Voir dans le programme « Word » la fonction « Insertion », puis « Notes en bas de page »).
La présentation orale du rapport
La rédaction du texte ne signifie pas la fin du travail. Souvent, on aura à présenter le rapport en le remettant directement au destinataire. Il n’est pas question de reprendre tout le travail du plan.
1. Il faut justifier le rapport en rappelant qui l’a demandé, et pourquoi.
2. Résumer brièvement son intérêt et sa conclusion.
3. Attirer l’attention sur les parties importantes, originales ou délicates.
Soit au moment de cette présentation, soit si on est invité plus tard à discuter du rapport, on doit être prêt à expliquer le travail et à soutenir les propositions qui y sont formulées.

  



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