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Le qu'en dira-t-on? Par Samira Yassine (Prof) [msg envoyés : 1626] le 20-01-12 à 16:54 Lu :239 fois |
Qu'en pensez-vous? Lui accordez-vous de l'importance? Les autres ne sont-ils pas sujet de nos discussions? Sommes-nous vraiment conscients de la liberté de l'autre dans ses actes, ses relations et ses décisions? Ne nous donnons-nous pas au contraire le droit de juger l'autre? Tant de questions qui taraudent mon esprit et auxquelles j'aimerais voir mes collÚgues répondre. Merci.
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| Autres messages de Samira Yassine | |
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Réponse N°1 16299 L'AUTRE Par Samira Yassine (Prof) le 21-01-12 à 00:11 Je ne sais pas pourquoi ce genre de sujet ne nous intéresse pas tellement. Est ce parce qu'on évite de nous voir dans un miroir? Est ce parce qu'on se croit non concerné?
Personne, mais je dis bien, personne ne peut prĂ©tendre ne pas ĂȘtre concernĂ© par un tel flĂ©au. Oui un vrai flĂ©au.
Nous disons "les autres ne m'intĂ©ressent pas" c'est une façon de parler. Des fois ce sont ceux qui avancent de tels propos qui accordent la plus grande importance aux autres, qui ont mĂȘme peur des autres, qui n'agissent mĂȘme pas dans les situations les plus normales librement de peur d'ĂȘtre jugĂ©s par les autres. certains prĂ©tendent respecter la religion en agissant de la sorte, les autres -se croyant supĂ©rieurs aux autres- ne veulent pas ĂȘtre dans une situation qui permettrait Ă quiconque de mĂ©dire d'eux.
L'AUTRE notre grand souci.
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Réponse N°2 16305 L'UN ET L'AUTRE ! Par rachad mohammed (Autre) le 21-01-12 à 08:17
Salam alaikoum. Qui mieux que Rachad Mohammed " l'autre " pour vous parler de l'autre,
non, je plaisante. L'un et l'autre , les uns et les autres , nous sommes liés par ces expressions ,
nous devons l'ĂȘtre dans la vie. AprĂšs tout si on mĂ©dite bien sur la vie , sur notre existence
et surtout sur les préceptes de l'Islam ( Il nous encourage à nous aider mutuellement pour
essayer de surmonter les obstacles de tous genres ) , toutes ces frictions disparaitront mais,
il y a toujours un mais aussi longtemps qu'il y aura des hommes.
Si chacun y met un peu de volontĂ© pour comprendre et mĂȘme pardonner Ă l'autre , le mur de
l'incompréhension et de l'indifférence s'effritera et tombera.
Mes félicitations pour la médaille d'or gagnée haut la main et je crois avec un record du monde
comme au temps de nos champions Aouita et Gherrouj ainsi que la médaillée d'argent et le
médaillé de bronze. La prochaine course sera dure pour vous , la concurrence sera rude mais pas
de dopage .
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RĂ©ponse N°3 16310 Le mal nĂ©cessaire Par hani abdeljalil (Etudiant(e)) le 21-01-12 Ă 09:52 GĂ©nĂ©ralement, quand on manque de vrais sujets Ă discussion, on parle d'autrui pour faire travailler notre langue. Malheureusement l'ĂȘtre humain ne reconnait pas les vertus du silence car il vaut mieux des fois se taire que de parler simplement pour dire du mal des gens. On est tel ces paparazzis qui taraudent la vie intime des grandes personnalitĂ©s. Nous, les gens simples, on le fait Ă notre maniĂšre et avec nos moyens, on ne cesse de critiquer et de juger les autres de bouche Ă oreille et ça devient un mode de vie... la question qui se pose: est-il possible de ne pas parler des gens? Si c'est impossible, disons au moins du bien d'eux pour avoir la conscience en paix.
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Réponse N°4 16312 Oui Par Samira Yassine (Prof) le 21-01-12 à 11:49 Vous avez tous raison. L'autre , on ne peut vivre sans l'autre.
Je vais vous dire une chose. Nous avons une habitude entre collĂšgue dans notre lycĂ©e, de rendre visite ensemble Ă l'une des collĂšgues en cas de fĂ©licitation , ou de condolĂ©ances; on partage la peine de notre collĂšgue aussi bien que sa joie. Nous sommes une vingtaine de femmes. Si on laisse la libertĂ© de communication , on aura des discussions par-ci par-lĂ sans que personne n'en tire profit. Alors l'une de nous prĂ©pare d'avance un sujet, en fait l'exposĂ© et le dĂ©bat est lancĂ©. Une collĂšgue dirige le dĂ©bat et interdit Ă certaines d'entre nous de communiquer Ă deux ou de prendre la parole sans qu'elle la lui soit donnĂ©e. On s'amuse, on apprend beaucoup de choses et on ne mĂ©dit de personnes. On finit la rencontre par une priĂšre"dou3ae" . Dieu bĂ©nit ces rencontres oĂč on parle de choses sĂ©rieuses et religieuses en particulier mais aussi sociales ou familiales
On remarque lors de ces rencontres que certaines d'entre nous sont telles ces Ă©lĂšves qui bavardent quand le professeur explique, que certaines d'entre nous aimerait bien que l'on change de sujet et qu'on soit libre de parler d'autre chose, mais on dĂ©couvre l'autre, surtout les nouvelles recrues Ă qui nous n'arrĂȘtons de donner des conseils vu qu'elles ont presque l'Ăąge de nos filles et on profite de leur façon de voir les choses, on revoit avec nostalgie notre passĂ© lointain.
Bref, pour Ă©viter de mĂ©dire, il faut centrer l'intention de l'autre sur un sujet d'ordre gĂ©nĂ©ral et surtout religieux qui l'empĂȘcherait de mĂ©dire tout de suite mais il le ferait aprĂšs; c'est sĂ»r:-) seulement tout est relatif; certains ne peuvent se passer de mĂ©dire, d'autres s'occupent plus de leurs affaires personnelles.
Merci pour les compliment M Rachad, je vois que la concurrence est sérieuse et j'en suis ravie, je souhaite vous voir tous gagner, pourquoi moi, on sait jamais je m'absente et je sois dépassée, à l'instar du liÚvre :-)
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Réponse N°5 16313 re Par marocagreg (Admin) le 21-01-12 à 13:07
en y rĂ©flĂ©chissant bien l'Autre n'est que l'Autre moi-mĂȘme, l'alter ego. quand je mĂ©dis de l'Autre, je mĂ©dis de moi-mĂȘme, car je ne fais que lui attribuer par un mĂ©canisme de projection ces dĂ©fauts, les miens, que je cherche Ă camoufler. Tous les chameaux ont des bosses et nous sommes tous des bossus, nous portons tous notre fardeau sur le dos, mais on se plaĂźt Ă dĂ©nigrer la bosse de l'Autre, Ce miroir !
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