Le mal dans macbeth

 Par Marouane Hammouch  (?)  [msg envoyés : 2le 27-11-10 à 10:00  Lu :6834 fois
     
  
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LE MAL DANS MACBETH

* l'apparition des forces maléfiques :

la pièce s'ouvre sur les 3 sorcières qui se rencontrent dans un ciel traversé par les éclairs. Shakspear place donc d'emblée sa pièce dans le signe du surnaturel. Ainsi les sorcières utilisent pour créer et détourner le mal des éléments provenant du monde naturel et animal, aussi que des fragments du corps considéré comme intrinsèquement malin comme : boyaux putréfiés, transpiration de crapaud, doigt de grenouille... tec. Une certaine alchémille en un certain lieu peut donner au mal le pouvoir de se déchaîner. Les sorcières font également penser aux anges déchus pourvus d'étranges pouvoirs maléfiques, par leur présence le mal est clairement désigné comme appartenant à la nature, c'est à dire une matière force qui participe du monde et de l'univers. Ainsi lorsqu'elles disparaissent à la scène 3 acte 1 Banquo en parlent d'eux comme des « bulles ».
Les sorcières ainsi qu'Hécate alors constituent des intermédiaires des représentations des forces maléfique et inpetrétrables.
Shakspear donc a non seulement donné un corps au mal mais aussi il a essayé de créer une réelle ambiguïté en renonçant à produire une image unique clairement interprétable. On en déduit que le mal relève à la fois d'une réalité et d'un imaginaire.
* L'image du meurtre et du sang :
le crime perpétré par Macbeth et sa femme est particulièrement odieux comme il le rappelle lui même dans son monologue de la scène 7 acte 1 : non seulement ils se montrent ingrats e tuant un roi bon mais e outre ils tuent leur hôte qu'il se croit en sécurité chez eux. Shakspear fait de ce régicide non pas un épisode vite évoqué et représenté mais un événement centrale. Autour de ce crime se met en place tout un réseau d'images et de sont et d'événements qui accentuent son caractère sanglant et provoquant la terreur : le poignard sanglant qui apparait devant les yeux de Macbeth à la scène 1 acte 3 , le son de la cloche, les hululements de la chouette, les cris entendus par Lady Macbeth, les vois que Macbeth croit entendre en redescendant de la chambre du roi après l'avoir tué... voilà autant d'éléments qui font de ce crime un événement terrorisant
Aux images du sang et de crime correspond tout une rhétorique de la souffrance, les personnages e cessent d'être une proie aux douleurs morales et physiques les plus vives.
* Dénaturation :
le mal provoque ainsi une destruction de l'harmonie et de l'unité de la nature. Il crée des monstres. C’est probablement autour du personnage de Lady Macbeth que se concentre cet effet de dénaturation. Dés l'acte 1 elle invoque les esprits du mal qu'ils lui permettent de changer de nature et d'accomplir le crime : « Ah ! venez vous esprits.... " coef page 82 cela d'une part. D'une autre part Macbeth semble poser le mal comme constituant une réalité objective une force extérieure à l'homme qui serait inscrite dans le monde. Il montre le rôle nécessaire quiet l'Homme joue pour la mise en oeuvre du mal. Macbthe l'homme bon et royal est confronté au mal qui lui apparaît par l'intermédiaire des sorcières et de leur prophétie. En lui annonçant un possible avenir royal, les sorcières instillent en lui le germe du mal dont il perçoit immédiatement les horribles conséquences ( scène 3 ; Acte 1 pp : 70 )
Macbeth vit immédiatement dans l'obsession de ce qu'il pressent devoir faire pour accomplirons destin ou du moins ce que les sorcières lui présentent comme étant son destin. La puissance du mal tient donc une grande partie du fait qu'il trouve un écho médial dans l'esprit humain.
Une fois que Macbeth accompli le 1ér crime il est engagé trop avant dans le mal pour réculer : l'assassinat de Banquo devient obligatoire, le meurtre de la famille de Macduff lui paraît nécessaire ainsi on peut parler de l'histoire du jeune Siward. le personnage évolue dans une folie meurtrière de plus en plus grande. Ceci montre que la progression inéluctable du mal, une fois installé dans l'esprit elle ne faire que se développer de façon exponentielle. Dès lors se pose la question de la responsabilité de Mal mais surtpout de la nature humaine.
* Conséqueces du Mal :
Du côté de Lady Macbeth elle s'ouvre dans la folie et finit par se tuer. Son sommeil est hanté par la réapparition infinie de ses crimes et ne peut lui apporter la paix. Prisonnière de son cauchemar elle ne peut s'en délivre que par la mort.
Du côté de Macbeth, une fois qu'il s'est ouvertement indentifié au mal, il affronte le monde sans peur et le cauchemar s'estompe car le bien peut à nouveau se montrer.
Conclusion personnelle : L'Oeuvre Macbeth pose une problématique à propos du rapport magnétique que peut avoir le mal sur l'Homme.
PS : CECI EST UN TRAVAIL PERSONNEL J'ATTENDS VOS APPRÉCIATIONS. MERCI.
Marouane Hammouch
ETUDIANT CPGE MOULAY YOUSSEF
Rabat

  



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 Réponse N°1 7538

Macbeth, héros tragique ou criminel?
  Par   Abelard Simon  (CSle 20-12-10 à 21:13

Signalons aussi le balancement constant que nous offre Shakespeare entre la vision tragique d'un Macbeth victime du destin (incarné par les puissances occultes) et d'un Macbeth coupable, qui va jusqu'à se complaire dans le crime au point de massacrer des innocents, et de surpasser sa femme dans l'horreur. Ce questionnement n'est pas sans rappeler le débat (dont Shakespeare a certainement entendu parler) entre les protestants pour qui la grâce divine seule décide du salut des hommes et les catholiques qui veulent croire au rôle décisif de l'homme dans son accession au Paradis.




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