Le journalisme au maroc

 Par Idoubiya Rachid  (Prof)  [msg envoyés : 1316le 01-05-11 à 20:50  Lu :3359 fois
     
  
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Balzac à la marocaine ou la fiction réaliste!
Juste pour comprendre !
Mon credo: Le pire, c’est lorsqu'on délègue sa pensée et son esprit critique à quelqu'un d'autre, ou à une partie autre que soi!
0- La problématique :
L’influence des médias sur notre jugement, nos habitudes, notre façon de voir et d'estimer est un fait! S'interroger sur le degré de cette influence est donc légitime.
1- Le constat et le diagnostique :
Le sensationnalisme dans le monde de la presse, en général et du journalisme, en particulier, n'est pas un mythe ! Cela a toujours existé et existera probablement toujours tant qu’il y’ait preneurs ! Un journalisme qui vous endorme en vous faisant croire qu'il vous réveille, en faisant s’emblant de montrer du doigt les vrais problèmes, et surtout les vrais responsables, qui causent ces problèmes est monnaie très courante !
Un journalisme de talent doit m'apprendre plus que j'ai déjà appris! Sinon, pourquoi lire et relire, et lire toujours ce que je sais déjà? Un journalisme de talent doit m'apprendre à poser les bonnes questions et à trouver des modalités de réponse. C’est fondamentale. Un journalisme signé populiste me sert de drogue continuelle en me faisant comprendre qu’il m’instruit en me fermant les yeux !
Le journalisme n'est pas un! Il y'a un journalisme qui vise le partage de l'information et un autre qui touche son interprétation. Le premier, dans une certaine mesure, reste neutre. Alors que le second est par définition partiel, sinon partial. Ce dernier risque de nous dicter implicitement ce que nous devons penser et comment nous devant réagir: cela s'appelle de la manipulation!
Manipulation ou formatage de l'esprit! Les médias deviennent alors un outil au service du pouvoir, non seulement des Etats, mais parfois d'individus ou de chaînes de télévisions, qui n'ont ni foi ni loi! C'est exactement ce genre de journalisme qui se joue de la masse, en médiatisant des faits, qui ont une très grande chance d'être acceptés par le courant. Cela consiste tout simplement à dire au public ce qu'il veut entendre, en exagérant et en excitant sa réaction. Cela, loin de toute objectivité et de toute déontologie!
Journalisme d'influence ou journalisme de manipulation de l'opinion publique, le journalisme populiste est donc une forme d’expression extrêmement payable en termes d'adhésion de la masse, qui se retrouve dans le discours dont elle a pris l'habitude de s'en ingurgiter comme de la drogue: une sorte de lavage de cerveau quotidien! Il faudrait juste penser à certains journaux de large publication, ou certaine chaînes de renommée internationale pour s’en rendre compte !
Ils deviennent des lignes éditoriales orientées par des intérêts financiers et politiques...
Il faudrait donc toujours se libérer des effets secondaires du discours médiatique afin de ne pas payer cher la manipulation qui en résulte à long terme! Soigner une maladie par d'autres maladies, voilà le but d'un certain genre de journalisme à bas étage, qui profite d'une ensemble de paramètres et de situations de crise pour se propager et prospérer! Les exemples sont aussi nombreux que catastrophiques, au niveau de l’industrie du façonnage de l’opinion publique : qui se dit libre de ses choix et de ses préférences !
De l'influence donc sur les décisions politiques, ce genre de journalisme peut également intriguer à des comportements néfastes! Manifestement, il invite à une sorte de paresse intellectuelle !
Manipulation et tord des faits, avec la plus évidente des mauvaises fois, sont le symptôme de quelque chose qui ne va pas entre le journaliste, qui est censé détenir le quatrième pouvoir, et les citoyens qui lui donnent cette légitimité.
Cette légitimité accordée au journaliste pour les informer, les mettre au courant, via un journalisme de qualité, fondé sur la liberté de la presse et sur l’intérêt public. Journalisme d’investigation, qui cherche la vérité, rien que la vérité mais toute la vérité !
Mais lorsque les moyens sont confondus avec les objectifs, les lecteurs ou les téléspectateurs deviennent victimes de leurs habitudes de pensée.Car ce genre de journalisme de circonstance limite le pouvoir du journaliste, qui invente des informations qui n’existent pas, car le principal souci de ce genre de journalisme est tout sauf la déontologie du métier !
2- La prescription :
L'éducation aux médias est essentielle pour aiguiser l'esprit critique du lecteur, qui loin d'être un simple consommateur d'idées, doit jouer son rôle de citoyen averti et responsable! C’est de la que naît la démocratie : dictature du choix de la masse ! Car la démocratie ne se donne pas, ne s’arrache pas, ne se décrète pas, mais s’exerce ! Elle s’exerce par la volonté de la majorité, non de la qualité !
Car, c’est assez pire lorsqu'on convoite de prendre le pouvoir de l'opinion publique pour le concentrer entre une poignée de mains! Surtout si cette poignée de mains est sale! En effet, la tyrannie de l'audience et la dictature du marché sont les vraies causes d’une dérive qui se veut avec le lecteur, donc le contribuable, et en même temps contre lui ! Le rôle citoyen que devrait jouer la presse reste prisonnier de cette contrainte !
C’est pourquoi, une presse qui se veut être vraiment libre, devrait travailler par projets journalistiques : La corruption, l'impunité, l'opportunisme, le jeu politicien des syndicats, la léthargie de certains partis politiques, les passes droits, les luttes d'influence, le laxisme et l'incompétence dans la gestion des affaires publics et privés, le manque de reddition de compte doivent être son cheval de batail ! Il ne s’agit pas bien sûr de diffamation et de sensationnalisme, - comme c’est le cas de certains pseudo-journalistes de conjoncture- mais de transparence dans le traitement de certains dossiers !
Déontologie oblige : « Un homme public, qui gère votre vie de tous les jours, doit accepter d'être raillé, critiqué, voir ridiculisé. La dérision c'est ça: démontrer les défauts en riant ! Moi, je ne traite jamais les gens d'"agent secret", d'avoir "vécu dans la prostitution et l'alcool", de "criminel". » Ali Lmrabet
Il s’agit donc de traiter les vraies problématiques de la société et faire du journalisme responsable et intelligent un vrai métier, au lieu de chercher à vendre plus ou à avoir plus de lecteurs à tout prix. Codifier les règles déontologiques et agir en conséquence:
« Il faut situer mon travail dans la liberté d'informer en toute liberté, sans l'autocensure qui est devenue la règle aujourd'hui. Et puis, ce qu'on pratique, c'est un journalisme briseur de tabous. Je dirige une presse indépendante, un peu satirique, libre et qui n'a aucune attache idéologique. » Ali Lmrabet.
Il faudrait donc assumer le rôle et les risques du métier, afin de prendre des positions courageuses, qui vont parfois contre le sens du courant. Se contenter d’un journalisme opportuniste qui ne fait que critiquer le system en général et de façon vague est le métier de monsieur tout le monde !
Quelle différence y’a-t-il donc entre un bon parleur et un journaliste de talent ?! Voilà ce qui fait la différence : un journaliste peut avoir du succès, et même de l’influence, mais il ne pourra jamais avoir de la durée que s’il a sellé une vraie complicité avec son lecteur, qu’il informe, incite à réfléchir, le respecte en ne lui donnant, non pas ce qu’il veut entendre, mais ce qui l’instruit !
Le bon journaliste doit donc trouver un équilibre sur la base de l’intérêt public...« La mission de journaliste n’est pas d’entretenir des relations amicales avec le pouvoir en place, il y a des intermédiaires pour cela, mais de traquer l’information, de la vérifier et de la servir à ses lecteurs. L’autre tâche du journaliste est d’expliciter et de prendre position sur certains grands thèmes de la vie de la nation. » Ali Lmrabet.
3- La contre-prescription :
Ne jamais parler aux autres pour leur dire ce qu'ils veulent entendre.
S'arroger le droit de détruire des gens dont le seul crime est de nous déplaire est un abus de pouvoir très blâmable chez un journaliste ! Attaquer des gens avec une bassesse absolue : cinéastes, artistes, intellectuels…peuvent être délibérément mis en danger à cause d’un homme sans valeur morale !
Ne pas miser donc sur un journalisme populiste de très bas niveau, même si ça marche, car ce genre de journalisme donne des solutions simples à des problèmes complexes,
En effet, la liberté de la presse est menacée par une vague de populisme politique : l’adjectif « populiste » contamine le journalisme et l’analyse sociale
4- Synthèse :
Le journalisme devrait être apolitique car la seule motivation d’un journal est avant tout le progrès économique et social. L’attacher à une instance politique, c’est lui dicter une lignée à suivre et lui tracer un chemin à parcourir !
L'art du métier du journaliste, c'est d'avancer des faits, des chiffres, des méthodes, et surtout, des propositions concrètes, dans l'espace et dans le temps, pour répondre à de vraies questions, avec de vraies réponses !
Le progrès au niveau du journalisme a besoin de têtes pensantes ! Sinon, le développement du Maroc restera limité car dépourvu d’esprit novateurs dans ce domaine !
Le métier du journalisme demande dans certains cas de personnes visionnaires...
« Une monarchie où le Roi règne et gouverne quand il le faut. C'est-à-dire dans les moments de grand péril pour la nation. Mon souhait est d'avoir un roi arbitre et non partie prenante, et aussi d'avoir un Premier ministre qui soit la véritable émanation d'une majorité parlementaire, et qui peut être remplacé s'il n'est pas à la hauteur de sa tâche. » a déjà dit, il y’a quelques années, Ali Lmrabet.

  




 Réponse N°1 10371

Des efforts!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 01-05-11 à 22:22



Pour que le Maroc puisse accéder à la démocratie, un très grand effort doit être fait/fourni par les journalistes, ainsi que par les ONG!

Qu'est-ce que vous pensez de cela?

Ne faudrait-il pas miser sur un journalisme de proximité? Un journalisme simple mais citoyen? Qu'en est-il du journalisme de consommation qui fait la une des cafés, et qui constitue le plat d'entrée à des discussions dans ces lieux. Où tout le monde sait discuter sociologie, politique, sport, cuisine, économie et j'en passe!

C'est déjà pas mal si on n'y joue pas des jeux de cartes ou des jeux furtifs d’espionnage des passantes!





 Réponse N°2 10380

re
  Par   marocagreg  (Adminle 02-05-11 à 09:19



Dire qu'il n'y a pas de journalistes au Maro , c'est fortement exagérer. En France et au USA et en Espagne et en occident il y a aussi des journalistes de pacotille qui ne savent même pas écrire un torchon et qui mettent une photo des raids sionistes, ou d'un crime à Casablanca pour faire croire à des crimes d'Etat au Sahara. Comme partout, au Maroc, il de bons journalistes comme il y en a de mauvais. Pour moi un bon journaliste, c'est celui qui traite les informations qui m'intéressent avec objectivité et liberté d'esprit sans chercher à m'imposer une quelconque idéologie. Si le journalisme cherche le sensationnalisme c'est parce que le public en demande, et le populisme n'est pas forcément une mauvaise chose. Le journalisme au Maroc embrasse l'éventail de tous les genres journalistiques et chacun peut choisir le type de journalisme qui l'intéresse.

Pour moi, pour l'instant, ce qui m'intéresse vraiment c'est la nécessité de libérer le journalisme marocain de la férule qui se trouve en permanence au-dessus de la tête des journalistes et qui leur casse les membres chaque fois qu'ils osent traiter des sujets qui intéressent vraiment le peuple et qui trahissent les corrompus. Quand notre journalisme sera libéré de cette tutelle castratrice, il pourra, par la force des choses, évoluer, accéder à l'âge de la majorité et de la raison. Seule restera alors les journaux qui ont vraiment des services à rendre, car la loi du marché est impitoyable.

Avant de critiquer le journalisme marocain d'aujourd'hui, il faut d'abord s'assurer que ce journalisme a les moyens de fonctionner. Est-ce qu'on lui permet d'accéder à l'information en toute transparence ? Est-ce qu'il travaille dans un cadre légal qui le libère de la peur et de la terreur que cherchent à lui imposer certains services obscures ? Est-ce qu'il n'y a pas de l'argent sale qui manipule une partie de ce journalisme et l'utilise à ses fins ? et plein d'autres questions. Quand on jette un journaliste en prison parce qu'il a osé parler de corrompus explicitement, alors toutes ces réflexions ne valent rien, car à quoi bon parler de journalisme quand la liberté d'expression n'est pas encore une chose acquise !





 Réponse N°3 10392

re
  Par   marocagreg  (Adminle 02-05-11 à 17:35



ces journaux que vous citez ont des budgets énormes et travaillent dans des pays où le droit à l'information est un droit sacré et inaliénable. Comparer l'un de ces journaux avec n'importe quel journal marocain c'est comme comparer ONA avec l'épicier du quartier. Nous, on n'a pas encore acquis les fondamentaux de la liberté d'expression malgré les quelques avancées des dernières années, et mêmes ces avancées sont toujours suivies de reculs incessants surtout avec cette loi du journalisme qui tarde à sortir et qui permettrait peut-être au journaliste marocain de travailler sans avoir peur d'être jeté le soir même dans une cellule à cause des coups de tête d'un quelconque responsable mécontent.





 Réponse N°4 10394

:-)
  Par   marocagreg  (Adminle 02-05-11 à 19:06



On est amis cher Dkhissi, c'est juste une habitude d'utiliser le vous, surtout sur le forum, où l'on s'adresse à tout le monde...





 Réponse N°5 10402

Ce que j’ai écris et ce que j’ai dis !
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 02-05-11 à 23:05



Ce que j’ai écris et ce que j’ai dis !

Mon credo: La politique est comme la bonne littérature (confiture) dès qu'on y goûte, on en devient adepte!

Un souhait : Je souhaite que mes écrits ne soient pas objet à des consommations, mais plutôt un support pour des réflexions !

Je remercie mes deux collègues qui ont répondu à mon article. C’est une chose positive que de discuter de questions qui touchent à un thème aussi sensible que celui des médias et de la presse écrite.

Ce que j’ai remarqué entre autre, c’est l’insistance sur la qualité du journalisme ainsi que sur les moyens dont dispose le champ médiatique au Maroc. Ce qui constitue un sujet très intéressant et qui mérite un aussi large investissement au niveau des recherches dans ce sens.

Mais, vu la problématique de mon article que je rappelle : « L’influence des médias sur notre jugement, nos habitudes, notre façon de voir et d'estimer est un fait! S'interroger sur le degré de cette influence est donc légitime. », n’est presque pas abordé dans les deux interventions.

Le sujet reste donc toujours en suspens pour preneurs!

Voilà en bref les moments clé de l’article de départ :

--- Un journalisme de talent doit m'apprendre plus que j'ai déjà appris! Sinon, pourquoi lire et relire, et lire toujours ce que je sais déjà? Un journalisme de talent doit m'apprendre à poser les bonnes questions et à trouver des modalités de réponse. C’est fondamentale. Un journalisme signé populiste me sert de drogue continuelle en me faisant comprendre qu’il m’instruit en me fermant les yeux !

--- De l'influence donc sur les décisions politiques, ce genre de journalisme peut également intriguer à des comportements néfastes! Manifestement, il invite à une sorte de paresse intellectuelle !

--- Mais lorsque les moyens sont confondus avec les objectifs, les lecteurs ou les téléspectateurs deviennent victimes de leurs habitudes de pensée. Car ce genre de journalisme de circonstance limite le pouvoir du journaliste, qui invente des informations qui n’existent pas, car le principal souci de ce genre de journalisme est tout sauf la déontologie du métier !

--- C’est pourquoi, une presse qui se veut être vraiment libre, devrait travailler par projets journalistiques : La corruption, l'impunité, l'opportunisme, le jeu politicien des syndicats, la léthargie de certains partis politiques, les passes droits, les luttes d'influence, le laxisme et l'incompétence dans la gestion des affaires publics et privés, le manque de reddition de compte doivent être son cheval de batail ! Il ne s’agit pas bien sûr de diffamation et de sensationnalisme, - comme c’est le cas de certains pseudo-journalistes de conjoncture- mais de transparence dans le traitement de certains dossiers !

---- Il faudrait donc assumer le rôle et les risques du métier, afin de prendre des positions courageuses, qui vont parfois contre le sens du courant. Se contenter d’un journalisme opportuniste qui ne fait que critiquer le system en général et de façon vague est le métier de monsieur tout le monde !

---- L'art du métier du journaliste, c'est d'avancer des faits, des chiffres, des méthodes, et surtout, des propositions concrètes, dans l'espace et dans le temps, pour répondre à de vraies questions, avec de vraies réponses !

Ceci dit et pour relancer le débat –il y’en aurait un-je commencerai par la citation suivante :

« Les fausses opinions, écrivait Joseph de Maistre, ressemblent à la fausse monnaie, qui est frappée d’abord par de grands coupables, et dépensée ensuite par d’honnêtes gens qui perpétuent le crime sans savoir ce qu’ils font ».

Cette citation illustre précisément la problématique de départ : la manipulation de l’opinion via une presse qui simule l’indépendance, qui se situer dans le champ des pamphlets dénués d’argumentaire, et qui dirige et influe le comportement de son lectorat - et de leur entourage-, en jouant sur le timbre de l’opposition ! Sans que cela ait un bénéfice aucun sur une amélioration, ni de l’esprit critique de ce lectorat, ni sur sa situation environnante !

La presse de l’incantation a donc largement son mot à dire dans ce sens !

Remarque:

En fait, on ne devrait plus parler seulement de la séparation des trois pouvoirs, dits: législatif, juridique, exécutif! On devrait aussi parler des médias, en tant qu’un quatrième et vrai pouvoir ! Car la presse est indispensable au bon fonctionnement de la démocratie...

Pour finir, j’ajoute une autre citation qui invite à réfléchir :

« Lorsqu’une question soulève des opinions violemment contradictoires, on peut assurer qu’elle appartient au domaine de la croyance et non pas à celui de la connaissance. »

NB- Demain, c'est le 3 mai!





 Réponse N°6 10406

constat d"échec
  Par   KEBIR Jihane  (CSle 03-05-11 à 00:13



Il me seble qu'avec l'arrestation d'un journaliste qui ne fait que son boulot, notre Maroc que nous aimons, se replace au degré ZERO de la LIBERTE D'EXPRESSION.

Au fait que fait Nini : il fait ce qu'il sait faire; gagner son pain quotidien en informant.

Et un enseignant ? il fait ce qu'il sait faire; gagner son pain quotidien en enseignant.

Et une prostituée?elle fait ce qu'elle sait faire; gagner son pain quotidien en faisant le trottoir.

Pourqoui arreter Nini et laisser et l'enseignant et la prostituée et,et,et

Arrêtez-moi puisque je fais ce que je sais faire pour gagner mon pain quotidien.





 Réponse N°7 10409

re
  Par   marocagreg  (Adminle 03-05-11 à 09:10



Aujourd'hui, c'est le 3 mai, journée mondiale de la liberté la liberté de la presse. La question de l'influence et de la possibilité de la manipulation que vous avez soulevée Rachid n'est pas propre au journalisme mais, elle se pose avec plus de force pour les autres médias. Le journaliste peut manipuler l'opinion, mais son support (l'écrit) laisse au lecteur averti le temps de réagir, d'activer son esprit critique, de refuser la manipulation s'il y en a, pas comme dans la télé par exemple, où à force de séries mexicaines ou même de pub qui peuvent apparaître innocentes, on peut non seulement manipuler l'opinion, mais la transformer complètement, voire la déformer.

Bref, comme tout message, le journalisme appelle un lecteur muni des armes nécessaires pour faire face à toute manipulation de son opinion, et je crois qu'avec les multiplicité des supports aujourd'hui, il devient vraiment difficile, voire quasi impossible, pour un seul journaliste de manipuler l'opinion.





 Réponse N°8 10426

Re
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 03-05-11 à 19:51



A M.Abdellah,

Je suis conscient que beaucoup de marocains sont tout à fait contre une certaine manipulation, via les médias. Il suffit de lire les discussions fleuves sur les blogs et les forums pour en être convaincu. Vous avez avec raison écris: " pas besoin d'une large démonstration pour discuter une problématique bien évidente: le degré de manipulation des médias...je dirai ceci:les gens ne sont pas bêtes surtout qu'il y a un large éventail de médias toutes options confondues : "

Cela montre qu'il y'a des gens qui n'acceptent pas de faire subir cette manipulation à une grande tranche de la société, qui reste non immunisée contre ce genre de manifestation audio-visuelle, qui ne fait qu'empirer notre situation en terme de déculturation.

marocagreg, vient d'écrire une réflexion sur cette situation désespérée du champ médiatique au Maroc: "Les piliers d'une politique pour combattre le terrorisme et l'obscurantisme..."

Ce qui est écrit reflète la crise de cette chose qu'on appelle communément libération du champ visuel marocain.

NB- Mais la manipulation reste très subtile et un large éventail de prudence et de vigilance doivent être

utilisé pour ne pas tomber dans le panneau de cette institutionnalisation de l'orientation "massive" de l'opinion publique et du lavage du cerveau!

Je reviendrais sur ce thème dans une prochaine réflexion: (INCHAA LAAH)





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