Le harem, raconté par une enfant!

 Par Jaafari Ahmed  (Prof)  [msg envoyés : 943le 01-10-12 à 09:36  Lu :1912 fois
     
  
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Un voyage de rêve envoûtant dans les rêves des femmes d’un harem Marocain...
Fatéma Mernissi nous fait voyager dans un vrai harem de Fès; cette ville ancestrale, spirituelle et prestigieuse du Maroc, où elle est née en 1940, à l’époque où l’Espagne occupait le nord du Maroc et la France le reste du Maroc. Les Français «étaient avides et avaient fait tout ce chemin pour conquérir notre pays, alors qu’Allah leur en avait attribué un très beau, avec des villes prospères, des forêts profondes, de riches prairies vertes et des vaches beaucoup plus grosses que les nôtres et qui donnaient quatre fois plus de lait. Mais visiblement, les Français étaient avides ». Ils se sont construit une ville nouvelle différente de la médina de Fès où ils n’osaient pas s’aventurer, car les rues sont sombres et sinueuses avec tant de chicanes et de tournants... C’était l’occupation Française du Maroc vue avec humour de la cour du harem...
Il ne s’agit pas de ces harems orientaux gardés par un eunuque et servis par des odalisques , ni de ces vies fantasmatiques et débridées ; mais plutôt d’un mode de vie familial communautaire . Le père de Fatima ainsi que son oncle Ali étaient monogames . Ils vivaient avec la grand-mère et quelques tantes et parentes. La vie dans le harem fut réglée par « les frontières », mais la petite Fatima elle, commençait déjà à cultiver une imagination sans frontières. Les femmes qui vivaient cloîtrées dans ce harem, ne pensaient qu’à transgresser les limites et les frontières pour voir ce qui se passait au-delà du portail de cette belle prison à l’architecture Andalouse. La mère de Fatima lui apprenait déjà à cultiver sa révolte et à l’exprimer et lui apprenait à se promener sur la pointe des pieds pour entendre le chant des fleurs, elles chuchotait « salam, salam » ( paix, paix)...
« (...) je jouais à I-msaria b-Iglass (littéralement: la promenade assise), un jeu que j'ai inventé à cette époque et que je trouve encore très utile à présent. Il suffit de trois conditions pour jouer. La première est d'être bloqué quelque part, la deuxième d'avoir une place pour s'asseoir, la troisième d'être capable d'assez d'humilité pour estimer que son temps n'a aucune valeur. Le jeu consiste à observer un terrain familier comme s'il vous était étranger. Je m’asseyais sur le seuil et regardais notre maison, comme si je ne l’avais jamais vue... ». Fatima passait dans ce harem une enfance ludique et joyeuse.
Dans la définition du mot « harem », dans son sens large, il y a le mot « haram », l’interdit, ce qui est proscrit; le contraire de ce qui est « halal » et dans ce sens chaque lieu où l’on entre, a une multitude de lois et de réglementations auxquelles on devrait obéir. Ainsi un harem pourrait correspondre à n’importe quelle propriété privée où règnent des réglementations propres du lieu... Si on connait les interdits, on porte le harem en soi aussi, c’est le « harem invisible » et dès qu’on enfreint une règle invisible on se fait mal... Mais toutes ces lois visibles et invisibles étaient injustes avec les femmes et paradoxalement le bonheur d’une femme passait obligatoirement par le viol de toutes ces lois. Une femme devrait passer son temps à œuvrer pour s’extorquer ce bonheur grâce à ses mille et une malices et non à chercher les murs pour s’y cogner la tête, parce que le bonheur est toujours possible même si on se trouve dans un harem visible et invisible.
Chama la conteuse du harem, puisait son répertoire dans « les mille et une nuits » et impressionnait vraiment la petite Fatima au point que celle-ci devenait amoureuse des mots magiques et saurait que « ses chances de bonheur dépendaient de son habileté à manier les mots ». On est enchanté et on sourit aux théories de Lalla Mani. On apprend l’histoire émouvante de Mina l’esclave déracinée. Lalla Radia, la femme instruite, mais très conservatrice, était persuadée que le harem offrait le vivre et le couvert à beaucoup de femmes et que celles-ci devraient se sentir privilégiées de vivre entourées de tant d’égards et surtout de s’être épargnées de travailler dur pour gagner sa vie. Au sein du même harem, il y avait le clan des femmes pro-harem qui pensaient que si les femmes sortaient, les hommes s’arrêteraient de travailler et ne feraient que s’amuser. Les femmes qui étaient contre ne pourraient le manifester que si elles avaient un pouvoir réel et argumentant ainsi leur avis par le fait que les Françaises sortaient dans les rues et pourtant les Français continuaient à travailler.
Yasmina, la grand-mère de Fatima vivait avec son grand père Tazi , qui lui était polygame, dans un harem, dans une ferme avec d’autres épouses et concubines. Le harem de la ferme était sans murs, "à ciel ouvert" mais les frontières morales étaient aussi présentes que dans le harem de Fès. Mais les femmes étaient plus libres car elles pourraient planter des arbres insolites, faire de folles chevauchées et plein de choses amusantes. On ne s’ennuyait pas à la ferme, car la rivière frémissante et les chants vibrant des oiseaux sous la caresse de la brise estompaient les frontières et dissipaient les hiérarchies. Yasmina était une femme de caractère, intransigeante et sûre d’elle, un vrai trublion, en conflit permanent avec une des épouses, Lalla Thor qui était hautaine et qui méprisait tout le monde. Lalla Thor, malgré qu’elle soit de naissance aristocratique et qu’elle ait amené avec elle une tiare, des perles et des bijoux; elle se trouvait coincée avec d’autres femmes modestes, à partager leur commun et malheureux destin, dans un harem à se partager le même mari. Cependant les femmes du harem se sentaient solidaires entre elles; elles ont planté un bananier pour Yaya l’épouse noire venue du Soudan pour qu’elle se sente chez elle. Le jour où Tamou la belle cavalière Rifaine débarqua au harem de la ferme ornée d’armes et de bijoux, elle devint rapidement amie de Yasmina puis par la suite épouse du grand-père Tazi. Elle était belle, indomptable et vibrante. Les femmes du harem comprirent qu’il y avait plusieurs manières d’être belle.
Fatéma Mernissi parle aussi du Coran et de la religion et raconte comment on lui demandait de se contenter d’apprendre les versets sacrés sans se poser de questions; car personne, personne ne va lui demander un jour son opinion !... Tous les rituels, les traditions ancestrales de cette ville sainte furent décrits à la lettre ainsi que ses nombreux sanctuaires et lieux saints. Elle parle d’architecture, de mets raffinés. Elle parle aussi de la famille, de l’éducation et de cette vie communautaire dans le harem qui finit par devenir pesante. Les enfants qui grandissent, se marient et qui doivent avec leur petite famille rester dans la grande maison familiale. Mais les mentalités changeaient doucement et chacun aspire à s’envoler loin et à se faire son petit nid. Il y a aussi ce questionnement à fleur de peau sur plein de traditions obsolètes qui sévissaient à l’époque et auxquelles on donnait beaucoup plus d’importance qu’à l’intérêt donné au bonheur de gens; le bonheur de se sentir léger, créatif, satisfait, aimé, aimant, amoureux et libre... L’envie insistante de la mère de Fatima de voir ses filles circuler librement dans les jardins et prendre plaisir à cette cascade d’enchantements sereins qui est de découvrir le monde, le vrai monde et rêvait pour elles d’une planète sereine où les maisons n’auraient pas de portes et où les fenêtres donneraient sur une cour, une véritable cour sans danger. En somme, elle rêvait d’une vie palpitante pour ses filles. Fatima apprenait alors que « la vie de femme était une suite de pièges » et qu’elle « devait penser s’envoler en intégrant dans son désir de changer le monde un plan d’atterrissage »...
Elle parle aussi de la vie politique et sociale de l’époque. Les nationalistes qui combattaient l’occupation Française, combattaient aussi l’esclavage, la polygamie et insistaient pour envoyer les petites filles à l’école. La mosquée « Quarraouiyine » représentait un genre de conseil municipal « élitiste » fait de dignitaires de la ville. Ce conseil fut institué par les Français, bien que ces derniers aient détrôné leurs nobles et leurs rois dans leurs pays; ils préféreraient au Maroc discuter avec les gens de haut rang et c’était à ces derniers que revenait la tâche de communiquer avec les autres catégories de gens de la ville, surtout les artisans.
Fatéma continue à nous étonner et à nous raconter le monde et à se poser des questions toutes simples et toutes cocasses sur tout ce qui s’y passe; notamment sur les « chrétiens du pays de la neige ». Il y a ce chapitre si plaisant où elle parle de la guerre mondiale, des Allemands qui ont conquis la France et qui s'en sont par la suite pris aux juifs. Elle et son cousin Samir avaient conclu que les Allemands voulaient tuer toutes les personnes qui avaient des cheveux noirs. Elle a décidé de se cacher les cheveux par un foulard et Samir voulait peindre ses cheveux en henné pour s’esquiver les foudres de Hitler, ce roi d’Allemagne. Elle décrit minutieusement la communauté Andalouse de Fès, ainsi que de la communauté juive qui habitaient le « Mellah » et qui vivaient en parfaite harmonie avec les musulmans.
Fatéma avait consacré tout un chapitre à cette princesse chanteuse Libanaise « Asmahan » qui chavirait les cœurs par sa ravissante fragilité. Elle chantait le présent, un présent de désirs fous, un présent élusif. Toutes les femmes du harem rêvaient de façon lancinante comme Asmahan d’instants de bonheur comme celui de danser dans les bras d’un homme à l’occidentale, un homme qui partagerait leur bonheur totalement. Les femmes rêvaient toutes de cette « félicité individuelle privilégiant les plaisirs et l’amour, faisant totalement fi des codes du clan et des exigences de la tribu »; parce qu’une vie comme celle de Asmahan, librement choisie, fut-elle courte et tragique valait mieux aux yeux de ces femmes qu’une longue existence confinée au respect de traditions léthargiques, dans une société qui cultive le deuil et qui anéantit toute illusion de vie individuelle épanouie. Pour se sentir vivre, il faudrait chercher la fascination de l’inconnu, celle du risque et de l’inaccoutumé, ainsi que l’insolite de tout ce qu’on ne contrôle pas; c'est-à-dire la seule vie qui est digne d’être vécue sans frontières sacrées ou non!.. La dignité c’est aussi d’avoir un rêve, un rêve qui vous donne une vision d’un monde où vous auriez une place, si petite soit-elle, pour changer quelque chose, même si vous êtes dans un harem...
Les idées des féministes d’orient, de l’Égypte et du Liban animaient les soirées de la cour du harem. Les femmes s’amusaient souvent en jouant du théâtre. Fatima y prenait goût et commençait à créer pour son public des poèmes où elle s’exaltait un territoire sans peur.
Elle parle aussi de mode, de caftan, de broderie, de soins de peau et de rituels de hammam. Surtout le hammam qui était, avec les veillées de la terrasse, un des aspects les plus agréables du harem. Les femmes s’intéressaient particulièrement aux soins de peau car le destin d’une femme était surtout d’être belle... L’histoire des Chewing-gum et des cigarettes arrivés sur le marché par les Américains fait vraiment sourire; si bien qu’une femme qui « mâchait du Chewing-gum, accomplissait un acte révolutionnaire » car ce geste ne fut pas prévu par le code !
Dans ce beau récit enchanteur de mille et une nuits où un florilège de femmes nous tient compagnie et nous émeut le cœur par tant de tendresse et de sensibilité et par cette féminité puissante d’un pouvoir intérieur de rêves. Avec ces prêtresses de l’imaginaire qui ne rêvaient que d’évasion, à qui il suffirait de formuler un rêve pour qu’une magie mystérieuse opère et pour que les frontières s’évanouissent. On navigue sans cesse entre le réel et l’imaginaire; entre l’attendrissant et le révoltant; entre le merveilleux et le tragique; entre le malheur et le bonheur; entre le drame et l’humour; dans ce quotidien encastré dans les murailles du harem et ces rêves qui s’envolaient dans les cieux de liberté. Ces histoires tissées sur un fond analytique social, politique, historique de tout un pays dont les nationalistes rêvaient d’indépendance et d’un destin meilleur de leurs filles. L’auteur a su raconter fidèlement et élégamment tout l’environnement avec les traditions et les coutumes qui étaient en vigueur à l’époque.
Ce récit est écrit dans un style agréable fluide, pictural avec une profonde analyse psychologique et sociologique, si complète qu’elle nous offre une fresque historique de la ville de Fès dans les années 40. Il y a cette narration intrigante de l’auteur qui regarde tout de ses yeux d’enfant curieux et frondeurs. Quoique des fois, on se demande si Fatéma Mernissi n’aurait pas dû expliquer un peu moins les choses et qu’elle aurait pu se suffire à raconter la vie telle qu’elle la voyait et de laisser un peu au lecteur l’intelligence de s’en imprégner à sa manière. Son livre aurait pu être un conte merveilleux car elle a un indéniable don de conter, un don presque magique. Mais ça doit être son côté sociologue qui prend des fois le dessus pour expliquer et épuiser ses sujets. Ceci n’enlève en rien à la qualité de ce livre qui reste merveilleux et que je conseille à toute personne désirant visiter le Maroc pour mieux imaginer les couleurs, goûter les saveurs de ce pays et se mettre à ses parfums sensuels et envoûtants... Fatéma Mernissi, une grande militante féministe Marocaine et une belle plume débordante d’intelligence, d’humour et de sensibilité.
Sources : www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/18705
Aperçu de la temporalité dans cette oeuvre: (exercice personnel)
La temporalité est la façon de raconter les événements d’une histoire. la narration peut soit adopter un rythme chronologique qui rapportent linéairement les événements selon l’ordre où ils se sont ou se seraient passés. Dans ce cas, nous avons le référent extra textuel c’est-à-dire l’axe chronologique, qui rejoint le signifié du langage romanesque ; soit la narration se plie à un montage affectif, qui disjoint les éléments chronologiques et les assemble selon une progression logique, choisie par l’auteur.
Dans « Rêves de Femmes », Fatéma Mernissi adopte la technique propre au récit à facture autobiographique, à savoir une narration qui suit le rythme chronologique. En effet, l’auteur raconte d’une façon linéaire une partie de son enfance. Donc, le référent extra textuel, c’est-à-dire les événements de son enfance tels qu’ils se sont déroulés, correspond au signifié du langage romanesque. Nous allons illustrer ce qui vient d’’être énoncé, en nous intéressant à l’itinéraire narratif du personnage principal. Ainsi, nous avons, le récit qui commence par la naissance de Fatéma, puis se succèdent les événements et les étapes de cette période narrée qu’on peut schématiser de la sorte : naissance, entrée à l’école Lalla coranique Tam et enfin, la première école publique ouverte à Fès.
IL faut préciser que la temporalité dans le récit se décline, en deux notions : celle de l’ordre et celle de la durée.
1- L’ordre : L’ordre temporel des successions des événements dans la diégèse correspond souvent à l’ordre de leur disposition dans le récit. Quand, l’ordre du récit ne correspond pas à la chronologie effective, nous aurons affaire à une anachronie laquelle constitue par rapport au récit dans lequel elle s’insère un récit temporellement second subordonné au premier qui peut être soit : anticipation, soit rétrospection. Cette anachronie a une portée (nombre de jour d’année… de la rétrospection ou l’anticipation) et une amplitude (la durée de la scène racontée).
Pour illustrer la notion d’anachronie, de portée et d’amplitude, nous allons nous intéresser à différents passages. Nous prendrons en premier lieu, les pages 15 et 16 du premier chapitre. Ainsi, dans le deuxième paragraphe, qui commence par :
« Samir et moi étions nés le même jour, un long après midi de Ramadan, à moins d’une heure d’intervalle [...] Ma mère a insisté pour que mes tantes et mes cousines lancent les mêmes youyous et les mêmes rituels que pour Samir […] Samir avait des yeux de velours. »
Le passage cité est une anachronie rétrospective, dont la portée n’est pas déterminée, mais dont l’amplitude.est calculée , en nombre de 25 lignes et approximativement en quelques minutes.
Cette anachronie rétrospective, a permis à la narratrice qui était en train de présenter son cousin et camarade de jeu, de justifier le degré d’intimité qui les unit au-delà de la parenté : Ils sont presque Jumeaux et ont grandi ensemble, c’est pourquoi ils ont beaucoup d’affinité. D’un autre côté, ce retour en arrière, permet aussi d’ancrer le féminisme de la mère, qui n’admet pas de discrimination entre les hommes et les femmes, dans le commencement même, c’est-à-dire, la naissance. Il faut signaler que plusieurs rétrospections jalonnent l’œuvre. (chapitre 9 ; page 99 ; ligne 6.chapitre…)
Nous allons à présent, voir un exemple de l’anachronie d’anticipation. Pour ce faire, prenons la page 54, chapitre V. Nous commencerons le passage à la ligne 18 : « […] si les femmes étaient libres de courir les rues dit-elle, les hommes s’arrêteraient de travailler, car ils ne penseraient qu’à s’amuser […]
Plus tard, Samir et moi avons eu une grande consultation à propos du sens de (s’amuser). Nous en avons conclu que lorsqu’ils s’appliquent aux grandes personnes il est lié au sexe […] Alors que Lalla Mani les mérites du harem, tante Habiba s’énerve.
Cette anticipation explicite n’a pas non plus de portée déterminée(plus tard) mais elle a une amplitude de deux page et demie (plus au moins d’une heure).Ceci a permis à la narratrice de nous mettre au courant plutôt que prévu qu’elle sera initiée aux choses des grandes, et que de toute façon les enfants s’y initient tôt au tard.
2-La durée :
La durée des événements rapportés peut être brève ou au contraire étendue. Lorsqu'une période de temps n'est pas racontée, on dit qu'il y a ellipse dans le récit.
Le rythme du récit dépend du mode adopté pour raconter:
- plusieurs événements dispersés dans le temps sont envisagés et rassemblés dans la narration. Une longue période peut être racontée en quelques mots : On a un sommaire
-parfois même on peut avoir un arrêt dans le récit pour donner naissance à une description, là on parle d’une pause.
- Une action ponctuelle est rapportée comme si elle se déroulait « en temps réel ». On a alors une scène. Dans le roman, sommaire et scène alternent en général.
Nous nous intéresserons aux pauses puisque, souvent, on peut trouver tout un chapitre sous forme d’une pause, par exemple: chapitres 12 « Asmahan la princesse chanteuse », chapitre 15 « Le destin de la princesse Budur ». Ces deux pauses servent d’une part à montrer l’influence de la femme occidentalisée sur les femmes du harem, cette femme représentée par l’image d’Asmahan, princesse riche et aristocrate, s’oppose à celle d’Oum Kelthoum, d’origine modeste. De l’autre, par le biais du conte, qui d’ailleurs sous-titre le roman, les prisonnières du harem rêvent à la liberté.

  



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