Le drame de la paternité dans le père goriot de balzac

 Par Naoufi Samir  (?)  [msg envoyés : 33le 26-08-10 à 16:27  Lu :5847 fois
     
  
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Naoufi Samir- étudiant
Université ibnou zohr – Agadir
Ce qui suscite notre intérêt à la lecture du roman de Balzac «  Le Père Goriot » c’est cette souffrance qui ravage le personnage de Goriot suite à l’amour exagéré qu’il manifeste à l’égard de ses deux filles Mme de Restaud et Mme de Nuncingin.
En effet, pour mieux les protéger, Goriot défend à cor et à cri ses filles contre quiconque blâmant leur comportement, il leur fournit tout l’argent qu’elles veulent, toute la passion qu’un père garde pour ses descendants en bref il est prêt à tout pour exaucer les besoins de ses filles et même les plus animaliers.
Cette éducation fausse répercute en premier ordre sur le père qui n’est point considéré par les deux filles comme être digne de respect et d’amour mais il s’agit pour elles d’une main invisible qu’elles utilisent et réutilisent pour mettre à jour leurs entreprises diabolique : cocuage, arrivisme, séduction.
Le père de son côté se trompe en affirmant aux pensionnaires de la maison Vauquer que les filles l’adorent et le chérissent, mais il va se rendre compte de son erreur une fois plus capable de financer les besoins naturels de ses filles ; celles-ci arrêtent alors de le voir et fuient sa rencontre. C’est dans ce stade que commence la souffrance morale de Goriot qui a influencé grandement sa santé physique pour devenir un presque mort que personne ne garde l’envie de voir sauf un certain Rastignac qui incarne la seule personne dotant des sentiments humains qui sont monnaie rare à l’époque que nos décrivait Balzac.
Ce n’est qu’en dernier moment de sa vie que le vieillard reconnait son erreur de mauvais éducateur. Il est la première victime de l’enseignement qu’il a dispensé à ses filles et demandent à Rastignac de les chercher pour leur demander pardon ; hélas les derniers souhaits d’un plus qu’un père et mère ne sont plus exaucés et meurt seul emportant avec lui sa souffrance de père qui a commis l’erreur de trop aimer ses enfants. La cérémonie funéraire était modeste et sans convoi sinon ce Rastignac qui a enterré à son tour les dernières larmes de bonté à la vue de l’état désastreux de son compagnon et le monde impitoyable que représentent tous les personnages et même l’institution religieuse.

  



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