Le dernier jour d'un condamné evaluation

 Par ziani mohammed  (Prof)  [msg envoyés : 73le 13-05-10 à 15:10  Lu :4205 fois
     
  
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Malheureusement je n'étais pas malade. Le lendemain il fallut sortir de l'infirmerie. Le cachot me reprit.
Pas malade ! en effet, je suis jeune, sain et fort. Le sang coule librement dans mes veines ; tous mes membres obéissent à tous mes caprices ; je suis robuste de corps et d'esprit, constitué pour une longue vie ; oui, tout cela est vrai ; et cependant j'ai une maladie, une maladie mortelle, une maladie faite de la main des hommes.
Depuis que je suis sorti de l'infirmerie, il m'est venu une idée poignante, une idée à me rendre fou, c'est que j'aurais peut-être pu m'évader si l'on m'y avait laissé. Ces médecins, ces sœurs de charité, semblaient prendre intérêt à moi. Mourir si jeune et d'une telle mort ! On eût dit qu'ils me plaignaient, tant ils étaient empressés autour de mon chevet. Bah ! curiosité ! Et puis, ces gens qui guérissent vous guérissent bien d'une fièvre, mais non d'une sentence de mort. Et pourtant cela leur serait si facile !une porte ouverte ! Qu'est-ce que cela leur ferait ?
Plus de chance maintenant ! Mon pourvoi sera rejeté, parce que tout est en règle ; les témoins ont bien témoigné, les plaideurs ont bien plaidé, les juges ont bien jugé. Je n'y compte pas, à moins que... Non, folie ! plus d'espérance ! Le pourvoi, c'est une corde qui vous tient suspendu au-dessus de l'abîme, et qu'on entend craquer à chaque instant, jusqu'à ce qu'elle se casse. C'est comme si le couteau de la guillotine mettait six semaines à tomber.
Si j'avais ma grâce ? - Avoir ma grâce ! Et par qui ? et pourquoi ? et comment. ? Il est impossible qu'on me fasse grâce. L'exemple ! comme ils disent.
Je n'ai plus que trois pas à faire : Bicêtre, la Conciergerie, la Grève.
I-COMPREHENSION (10 points)
1-Complétez : Titre de l’ouvre :……………………………Date de parution………...Nom de l’auteur…………………………
Né en……………à……………Décédé en…………….à……………………Epoque d’écriture………………………………….
Genre de l’œuvre………………………….Thèse défendue………………………………………………………………………
2-Situez le passage dans l’œuvre dont il est extrait.
3- Faites le portrait du narrateur en vous référant à l’extrait dont il est tiré.
4-Quelle idée obsède le condamné ? Et quelle est celle qui le rend fou ? A-t-il la possibilité de la réaliser ?
5- Relevez du passage deux subordonnées et indiquez leur nature.
6-Relevez du texte deux mots relatifs au champ lexical de la justice et deux mots appartenant au champ lexical de la santé.
7-Quel est le registre dominant dans l’œuvre ?
8-Relevez des deux derniers paragraphes deux métaphores.
9- Le texte a : a- Une visée argumentative. b- Une visée informative. c- Une visée descriptive. Recopiez la bonne réponse. Justifiez-la.
II- PRODUCTION ECRITE : (10 points)
Sujet : Dans un texte argumenté, défendez une thèse de votre choix. (Exemples : le travail des enfants, la maltraitance des bonnes, la violence à l’égard des femmes, la violence des jeunes…)
Correction
1-Titre de l’ouvre : Le dernier jour d’un condamné Date de parution 1829.Nom de l’auteur : Victor HUGO (1 pt)
Né en 1802 à Besançon Décédé en1885 à Paris Epoque d’écriture XIX ème siècle (1 pt)
Genre de l’œuvre : Roman à thèse (1 pt) Thèse défendue : L’abolition de la peine capitale (1 pt)
2- Situation du passage :Après la scène du ferrage des soldats le condamné est transporté à l’infirmerie parce qu’il s’est évanoui . Le narrateur a repris connaissance et s’est enroulé dans sa couverture dont la chaleur lui a donné l’envie de se rendormir. Mais le bruit des charrettes transportant les forçats le réveille. Emu par ce spectacle désolant, le narrateur préfère la guillotine à la galère. (2 pts)
3- le portrait du narrateur : Il est jeune, sain et fort Il est aussi robuste de corps et d'esprit. (2 pts)
4- L’idée qui obsède le condamné est : la guillotine la peine de mort (2 pts)
Celle qui le rend fou est : « une idée à me rendre fou, c'est que j'aurais peut-être pu m'évader si l'on m'y avait laissé »L’évasion
5- Deux subordonnées : « On eût dit qu'ils me plaignaient » compétitive (2 pts)
« Si j'avais ma grâce ? »de condition
6- Deux mots relatifs au champ lexical de la justice : ma grâce Mon pourvoi (2 pts)
Deux mots appartenant au champ lexical de la santé : une maladie l'infirmerie
7- le registre dominant dans l’œuvre est : pathétique (2 pts)
8- Les deux métaphores : « Le pourvoi, c'est une corde qui vous tient suspendu au-dessus de l'abîme,
« Je n'ai plus que trois pas à faire : Bicêtre, la Conciergerie, la Grève. » (2 pts)
9- a- Une visée argumentative. Justification : Il critique la société en l’occurrence l’institution de la justice qui ôte la vie à une personne saine « je suis robuste de corps et d'esprit, constitué pour une longue vie ; oui, tout cela est vrai ; et cependant j'ai une maladie, une maladie mortelle, une maladie faite de la main des hommes. » (2 pts)
Sujet : Dans un texte argumenté, défendez une thèse de votre choix. (Exemples : le travail des enfants, la maltraitance des bonnes, la violence à l’égard des femmes, la violence des jeunes…) (10 pts)

  



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