Le concept d’espace dans les théories du récit

 Par Jaafari Ahmed  (Prof)  [msg envoyés : 943le 23-05-13 à 20:20  Lu :1745 fois
     
  
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Par Abdallah MADRHRI-ALAOUI
    Nous proposons d’aborder la question du statut de l’espace dans les théories du récit sous deux angles différents mais complémentaires : l’Espace en tant qu’objet des théories du récit et les théories du récit en tant qu’objet de l’espace.
I- L’Espace en tant qu’objet des théories du récit :
Nous rappelons très brièvement la différence entre théorie du récit et analyse du récit.
La théorie du récit consiste à construire un corps de concepts pour l’étude d’un objet ( ici, le récit), à partir d’un objectif défini , et selon des garanties de rigueur sur un double plan :
- Sur un plan interne : définition, systématisation et cohérence entre les concepts.
- Sur un plan externe : adéquation des concepts à l’objet étudié.
L’analyse du récit consiste à décrire tel ou tel objet narratif (par exemple l’espace urbain dans une ou plusieurs œuvres) en se fondant sur l’éclairage plus ou moins explicite , plus ou moins cohérent d’une ou de plusieurs théories du récit.
Dans le cas de la théorie du récit, l’espace est un concept métalinguistique qui sert à cerner l’objet narratif topographique (lieux, sites, villes, etc.) et à en saisir la signification.
1- L’espace dans les analyses du récit :
Les analyses du récit portant sur l’espace en tant qu’objet narratif ( comme celles sur le temps, deuxième domaine essentiel de l’analyse du récit) sont nombreuses et variées et certaines sont d’un grand intérêt. Le reproche qu’on peut faire à la plupart des travaux sur l’espace est leur caractère méthodologique souvent hétérogène ou empirique :
- Le notion d’espace est vue à travers la signification qu’elle a dans des domaines variés comme la peinture (« tableau », « paysage »…) la musique ( le « rythme », la « mélodie », la sociologie ( le paysage comme reflet de l’individu et de la société …) , la psychanalyse : on peut citer comme illustration la synthèse présentée par R. Bourneuf et R. Ouellet sur l’espace (1972 : Chapitre 3) (A. Bourneuf et R. Ouellet , L’univers du roman, Paris, P.U.F., 1972)
D’autre part, certains travaux essaient d’analyser l’espace de manière empirique : description et classification minutieuses du topos ( matérialité, figures, valeurs) dans tel ou tel roman avec des critères ad hoc , résultant de l’observation du fait narratif , mais ces travaux pêchent par la non articulation de l’objet spatial avec les autres objets narratifs d’un point de vue théorique clair et cohérent , ou alors ils s’intéressent à l’objet spatial d’un point de vue théorique qui n’a pas été initialement prévu pour ce dernier dans la théorie d’emprunt.
Il y a donc deux tendances dominantes :
- La babélisation méthodologique et théorique,
- L’empirisme analytique sans vision claire et cohérente.
Ceci contraste avec les études sur le temps narratif qui partent souvent d’une théorie globale : d’une étude à l’autre, on trouve une démarche soit identique soit au moins proche.
Le comportement différent du chercheur selon l’objet d’analyse s’explique par le statut théorique inégal des deux.
2- L’espace dans les théories du récit :
Il s’agit de l’espace en tant que concept métalinguistique servant à éclairer la réalité et le fonctionnement du topos en tant qu’objet narratif.
Dans cette acception, il a une place marginale, dans les différentes théories du récit : narratologiques et sémiotiques (contrairement au concept de temps).
Parmi les arguments avancés, deux dominent :
- Le concept est trop lié au référent , d’où risque de dérapage de la fiction au réel. Cette position a été systématisé par Ph. Hamon qui pense que la manipulation du concept d’espace renfermerait « les études littéraires dans une problématique référentielle sans issue » (Ph. Hamon ; 1981 : 13 : Introduction à l’analyse du descriptif, Paris, Hachette , 1971,p.133//Le personnel du roman, Droz, 1983// Texte et idéologie, P.U.F., 1984).Aussi , tente-t-il de construire une approche textuelle de l’espace qui s’appuie sur la lexicologie , la sémiotique et la théorie de l’énonciation et qui permet de concevoir l’espace textuel de façon autonome par rapport à l’espace référentiel : dans le personnel du roman, texte et idéologie et surtout Introduction à l’analyse du descriptif.
- Un récit peut se passer de l’espace , mais ne peut se passer du temps ( argument plus solide ,bien que pas totalement fondé, puisqu’il est rare de trouver des récits sans ancrage spatial). Pour l’essentiel , c’est-à-dire la pertinence du concept du temps pour l’existence du récit , ce point de vue est juste ; celui , entre autres , de Lukas, J.P Sartre, G. Genette… ; c’est l’un des fondements de la thèse développée par P. Ricœur dans 3 tomes de Temps et récit :
« Le monde déployé par toute œuvre narrative est toujours un monde temporel (…) : le temps devient temps humain dans la mesure où il est articulé de manière narrative ; en retour , le récit est significatif dans la mesure où il dessine les traits de l’expérience temporelle »( P. Ricœur , Temps et récit , T. 1, p. 17, Paris , Seuil , 1983).
À la lumière des différentes théories du récit, nous constatons que celui-ci est en effet considéré avant tout en tant que procès, et donc directement déterminé par le temps conçu comme fonction (V. Propp), programme (A. Greimas), ensemble d’opérations logique d’une narrative (C. Bremond), diégétique et énonciatif (G . Genette), événement pragmatique (H. Weinrich)…
C’est pourquoi dans les modèles proposés , la catégorie temporelle a une place capitale ; par contre , le concept spatial n’est pas retenu comme une catégorie narrative ; ou alors il ne l’est qu’incidemment comme conséquence de la catégorie temporelle ; on le trouve en effet contenu dans la définition du concept de « description » chez Genette dans « Frontières du récit » ( G. Genette, Frontières du récit, in figure II, Paris, Seuil, 1969, pp. 49-69) : la description est considérée comme l’opération qui dans le récit arrête la « succession…temporelle des événements », en représentant « des objets simultanés et juxtaposés dans l’espace " ; comme on le voit la manifestations de la spatialité n’apparaît que comme un arrêt du récit qui est défini par le critère temporel.
Dans « Discours du récit » (G ; Genette, « Discours du récit », in Figure III, Paris, Seuil , 1972, pp. 67- 272), la description ( qui donne relativement une place au concept d’espace dans la théorie narrative) se trouve nettement située dans le champ du temps , plus exactement dans la durée, et elle est définie négativement et nettement par référence au temps.
On retrouve la même position dans les approches sémiotiques , types Greimas, qui tout en analysant l’espace ( dans les nouvelles de Maupassant « les deux amis » , ou « la ficelle » , le soumet à la dimension temporelle du récit : ainsi dans « Description et narrativité » (A. Greimas : « Descriptions et narrativité » in Documents de recherche du G.R.S.L., E.H.E.S.S., numéro 13, 1980), l’espace ne fait que reproduire , en mise en abyme , l’ordre des événements du récit et leur temporalité.
C’est autour de la question de la description de l’espace que certains travaux, sur le plan théorique et analytique, cherchent à émanciper l’espace de sa dépendance de la catégorie temporelle, et réfléchissent à son fonctionnement dans le récit sur le plan sémiotique et linguistique. Ces travaux sont centrés sur la littérature réaliste (19°s) ou néo-réaliste :
- D. Bertrand, L’espace et le sens, (H. Benjamins, 1985),
- Ph. Hamon, Introduction à l’Analyse du descriptif (Paris, Hachette, 1971),
- H. Mitterand , Le discours du roman (P.U.F., 1980)
Sur la littérature néo-réaliste du nouveau roman, on peut citer :
- R. Barthes, en particulier son article sur « l’effet du réel » (in littérature et réalité, Seuil),
- Robbe-Grillet, Pour un nouveau roman,(Ed. de Minuit, 1963),
- Ricardou, Problème du nouveau roman, (Paris, Seuil, 1967).
Tous ces travaux ont accordé de l’importance à l’espace en tant qu’écriture et non en tant que thématique.
En conclusion, sur ce premier point, on peut dire que le concept d’ « espace » a reçu un faible intérêt dans les théories du récit sémiotiques et narratologiques ; certaines réflexions ont néanmoins développé d’une manière locale divers aspects du concept (local : parce que non articulé à la réflexion d’une théorie globale du récit, et parce que limité à un champ réduit de la littérature : l’objet descriptif fondamentalement dans le texte réaliste).
II- Les théories du récit en tant qu’objet de l’espace :
Jusque là le concept de l’espace a été étudié en tant que concept du métalangage théorique servant à éclairer la réalité du récit ; voyons maintenant comment ce concept a servi à construire la théorie elle-même. En somme, nous envisageons ici ce concept à un niveau plus abstrait : le concept d’espace comme métalangage de la théorie du récit.
Nous examinons d’abord le statut qu’il a, à ce niveau théorique, dans quelques théories du récit ; puis le statut qu’il devrait avoir à notre avis.
1. Le rôle du concept d’espace dans la construction des théories du récit :
Nous nous limiterons aux théories discursives du récit ; nous n’aborderons pas les théories sémantiques dans le cadre de ce travail ( ces deux types de théorie ont été distingués par Genette dans Nouveau discours du récit (Paris, Seuil, 1983), sur la base forme/ contenu ; nous pensons quant à nous que ce qui les oppose fondamentalement c’est le modèle linguistique qui les inspire ; l’un , soit implicitement soit explicitement (la narratologie) , l’autre , plus fidèle au courant générativiste , n’en a pas suffisamment tenu compte . Mais, pour les deux, le concept d’espace a été nécessaire (dans la sémantique du métalangue, comme dans les schémas démonstratifs), au moins partiellement, pour la construction de leur modèle.
Pour les théories discursives, celles qui nous intéressent sont celles qui ont été largement fondées sur le critère spatial, notamment celles qui se sont inscrites dans la problématique du point de vue et dont les orientations et les catégories se recoupent : B. Uspenski, L. Dolczel, M. Bally, J. Lintvelt, W. Fuger, P. Lubbock, G. Genette, H. Weinriche. Comme exemple, je me limiterai à G. Genette et H. Weinrich. G. Genette, dans « Discours du récit », divise son modèle en trois déterminations du récit : le Temps, le Mode et la Voix.
Je rappelle que ces trois catégories de base définies à partir des rapports entre le récit, l’histoire et la narration et délimitant trois champs du récit (mais qui s’interpénètrent et se découpent) subsument chacune des sous-catégories :
Le temps : l’ordre, la fréquence, la durée
Le mode : la focalisation, la distance
La voix : la personne, le temps énonciatif et le niveau.
Quand on s’interroge sur le critère à partir duquel ces différentes sous-catégories sont définies , on constate qu’il est de nature spatiale pour la plupart d’entre-elles.
Ainsi, sur le plan temporel, on a dans l’ordre : les deux concepts clefs d’analepse et de prolepse qui envoient au concept d’orientation (avant/ après) qui est spatial, la notion de portée et d’amplitude qui caractérisent chacun des deux concepts sont de nature spatiale également ; sur le plan modal , la focalisation ( ou point de vue , ou perspective) et la distance sont toutes les deux des déterminations spatiales. En ce qui concerne la voix , la personne est prise en considération par absence/ présence, ce qui relève de l’identification ; le niveau où elle se manifeste est intradiégétique/ extradiégétiique/ métadiégétique (concepts que Genette lui-même explique dans Nouveau discours du récit en recourant à la métaphore de l’immeuble à étages). Ce concept nous renvoie à une idée de degré de profondeur dans la manifestation à l’intérieur du récit.
Le temps énonciatif enfin ( qui peut être par rapport au temps diégétique : antérieur, ultérieur, simultané ou intercalé) nous renvoie encore à la spatialité , surtout par le terme « intercalé » ; alors que les trois autres renvoient au décalage et au non décalage pour rester dans le même paradigme des deux types de temps ( la question ici est la coïncidence /on  non coïncidence des objets).
En partant d’une catégorie linguistique déterminée (le temps verbal), H. Weinrich propose un modèle à trois composantes (qui servent à éclairer surtout le fonctionnement du récit).
- L’attitude de locution : le concept spatial , ici, celui de la distance (implicitement).
- La perspective de locution : le concept spatial , ici, est celui de l’orientation (partiellement).
- La mise en relief : contraste antre premier plan / arrière plan. Le concept de relief est là aussi de caractères spatial ( et il l’est totalement).
Ainsi , le concept d’espace est central dans les théories examinées , mais son utilisation n’est pas totalement rigoureuse. Car :
1) Le concept d’espace n’est pas explicité dès le départ dans la théorie comme concept surdéterminant.
2) S’l est utilisé d’une manière dominante , certaines catégories n’y renvoient pas ( exemple : la fréquence), ou n’y renvoient que partiellement ( la description dans la durée , mais pas les autres). Par conséquent l’utilisation n’est pas systématique.
3) Il a un emploi quelque peu hétérogène :
- On passe d’un point de vue spatial à un autre dans le cadre d’une même catégorie (exemple : la voix).
- On revoit au contraire un même concept spatial dans des catégories différentes ( exemple : la distance). Un problème de cohérence se pose alors.
- L’absence d’une réflexion sur la construction cohérente et systématique du concept d’espace n’est pas pertinent comme topoï engendrant l’édifice théorique dans son ensemble, et alors il faut y renoncer ; ou il est pertinent, et dans ce cas il est nécessaire e dégager les propriétés spatiales à chaque niveau du modèle théorique.
C’est cette hypothèse qui sera retenue.
2. Le statut que le concept d’espace doit avoir dans une théorie discursive du récit :
Le concept d’espace permet de construire un modèle théorique du récit où l’ensemble des catégories narratives devraient être intégrées de manière systématique et cohérente . Nous proposons trois critères spatiaux hiérarchisés : les critères de profondeur, de distance, d’orientation.
2.1. Le critère de profondeur

Le critère de profondeur à partir duquel sont déterminés les niveaux d’intervention des instances narratives : nous concevons en effet le récit comme une structuration de discours conduits par des instances qui se trouvent à des niveaux différents ; le niveau initial est celui de l’instance primaire (« narrateur ») dont l’énonciation discursive est à l’origine du récit ; il peut déléguer sa compétence discursive au personnage qui devient instance seconde parce que son discours est subordonné au premier , etc.… la structure enchâssée des récits célèbres comme les Mille et une nuits , ou le Décameron a été très bien étudiées dans des travaux comme ceux de T. Todorov, « les hommes récits » (T. Todorov , « les hommes récits : les mille et une nuits », in Poétique de la prose, Paris , Seuil, coll. « Points », 1978, pp. 33-46) , et de S. Pavel , « La prolifération narrative dans les Mille et une nuits » (in Le journal Canadien de recherche sémiotique , Vol. II, Numéro 4, pp. 21-62).
Ce critère permet de définir le récit à partir du niveau de manifestation des instances narratives, selon deux axes : l’axe d’horizontalité ( quand les récits et leur sujet d’énonciation sont enchâssés ) et l’axe de verticalité ( quand les récits sont produits par des instances narratives à un même niveau , mais dépendant au moins de l’instance primaire).
2.2. Le critère de la distance :

l'instance une fois identifiée à tel ou tel niveau a nécessairement divers types de rapports avec l'univers narré qu'on peut regrouper en trois: rapport spatio-temporel, rapport perceptif ( extention du rapport visuel ), rapport discursif.

L'instance narrative , quel que soit son niveau , peut avoir dans ces différents rapports une attitude décalée ou au contraire non décalée de l'univers narré ; avec bien entendu des zones d'interdéterminations. Ces attitudes constituent la distance.

2.3. Le critère d'orientation
Dans chacun des rapports présentés (spatio-temporel, perceptif, discursif), chaque instance discursive institue dans son discours un ou plusieurs « énonciateurs » ( au sens que Ducrot a donné à ce terme : c’est-à-dire sujet responsable d’un point de vue) , avec lequel ou avec lesquels il est en concordance ou en disconcordance : c’est-à-dire qu’il se présente comme ayant un point de vue convergent ( même orientation) ou divergent ( n’ayant pas la même orientation ) avec celui ( ou ceux) du ( ou des) énonciateur (s). Ce critère est clairement défini et développé dans la théorie de la polyphonie chez Ducrot (Voir, en particulier, O. Ducrot, Le dire et le dit, Ed. de Minuit, 1984).
Ainsi l’intérêt d’expliquer que le concept d’espace est un concept métathéorique pour la construction de l’ensemble des catégories narratives permet de bâtir un modèle discursif du récit plus cohérent et plus systématique que ceux qui sont souvent proposés, d’où sa pertinence et son efficacité pour l’analyse du récit.
Sa rigueur réside non seulement dans sa capacité de subsumer l’ensemble des catégories de la théorie narrative, mais aussi dans la construction rationnelle et interdépendante des trois critères : le critère d’orientation présuppose en effet le critère de la distance qui lui-même présuppose le critère de profondeur.
Il reste à constater que dans cette dernière acception, métalinguistique, le concept d’espace a un emploi métaphorique, car comme toute métaphore, il sert à saisir un phénomène en termes d’un autre phénomène ( ici l’espace sert à définir la situation des sujets de la narration et leurs rapports verbaux , perceptifs et spatio-temporels).
Mais ce n’est pas là une infraction à la rigueur scientifique car, comme le travail rigoureux sur la métaphore de G. Lakoff et M. Johnson (les métaphores dans la vie quotidienne, Ed. de Minuit, 1980) le montrent, tout système conceptuel, théorique ou pratique, relevant des Sciences humaines ou des sciences exactes, et qui permet de comprendre le monde, est fondé largement sur la métaphore.
Bien plus, selon les résultats de cette étude, la métaphore dominante dans l’explication de note système de compréhension et de communication semble être la métaphore spatiale.
Pourquoi en est-il ainsi ? Nous partageons ici l’explication qu’en donnent ces deux auteurs pour un domaine de recherche différent (le langage quotidien) : si le concept d’espace est l’un des plus anciens de notre système de représentation cognitive, c’est parce que note comportement dans la conceptualisation des faits physiques et culturels est fondé sur un principe fondamental : dans notre intellection des faits, on part des expériences les plus concrètes pour éclairer les phénomènes moins concrets. Par exemple : une « idée » (une pensée) sera éclairée par une métaphore puisant dans la matière minérale (« une pensée précieuse »), génétique (« une pensée féconde »), spatiale (« une idée élevée »). C’est le même principe dans la conceptualisation des faits du récit : on utilise la métaphore spatiale pour éclairer des représentations, attitudes énonciatives (donc subjectives) sur le discours, la perception et la saisie de l’espace-temps.
Ceci nous amène à une idée importante épistémologiquement : c’est qu’au moment où notre imaginaire se veut le plus intellectuellement abstrait (puisqu’il s’agit de méta-théorie) il s’avère être le plus près de la matérialité du vécu ( l’espace étant une réalité fortement concrète) , ce qui montre bien que l’opposition radicale longuement entretenue entre l’abstrait et le concret , la théorie et la pratique n’a pas lieu d’être.
Abdallah MADRHRI-ALAOUI
Université Mohamed V, Rabat.


  



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