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La violence envers les femmes en islam
Par   master genre ()  [msg envoyés : 3le 24-01-10 à 23:52   Lu :3143 fois
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Compte rendu de lecture

« La violence envers les femmes » à partir du livre de Fatima MERNISSI, le harem politique, Albin Michel 1987

Rita EL KHAYAT, les femmes arabes, Ed AÏni BENNAÏ,2003

Les auteurs

Fatima MERNISSI

Sociologue et écrivaine marocaine de réputation internationale. Elle s’est fait connaître dans la défense des femmes au Maroc et dans le monde arabe. Née en 1940 à Fès, Fatima Mernissi est professeur à l'institut universitaire de recherche scientifique de l'université Mohammed-V à Rabat. Elle est également membre du Conseil

Rita EL KHAYAT

Rita El Khayat, médecin psychiatre et psychanaliste, diplômée de médecine du travail et d'ergonomie, de médecine aéronautique, d'anthropologie du monde arabe, membre du département d'études féministes de l'UQAM Les oeuvres

Le harem politique ; le prophète et les femmes est un livre qui pose un nombre de question concernant la situation des femmes musulmanes. Leur place, leurs rôles et leurs droits, Est-ce que elles occupent toujours la place que la religion leur a attribuée au début de l’islam ? Est ce qu’on lit toujours les versets coraniques et les hadiths ou on laisse une marge aux interprétations ? Et enfin quel est la position de l’islam par rapport à la violence envers les femmes ? C’est la question qu’on va étudier à partir de ce livre.

Les femmes arabes est un livre qui traite la condition des femmes dans le monde arabe au fil de l’histoire de la période préhistorique à la période contemporaine sur trois plans anthropologiques : humain, historique et socioculturel.

Introduction

Avant d’aborder le sujet de la violence contre les femmes en islam, il est important de définir la violence basée sur le genre telle quelle apparait dans la déclaration des nations unis 1993 : « tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels

actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée ».

I. la violence envers les femmes dans Le harem politique

1. la violence contre les femmes :sujet de scandale dans l’islam

Dés l’établissement des musulmans à Médine le sujet de la femme, sa sexualité, sa vie conjugale et surtout l’usage de la violence étaient parmi les questions qui se posaient avec insistance pendant la construction de l’empire islamique. En effet une femme battue par son mari a relevé un grand débat qui s’est terminé par une réponse devine qui a établit l’égalité entre les deux sexes en lui accordant l’application de la loi de talion (alqasas)

Mais en parallèle il y avait certains compagnons du prophète (Omar et d’autres) qui oeuvrait pour légitimer le droit de frapper les femmes comme une sorte de correction pour leur désobéissance, le texte coranique était claire et l’auteur croit que la violence s’est exprimée de trois façons différentes : en affirmant la supériorité des hommes aux femmes par ce qu’ils dépensent (les richesses matérielles), le droit de frapper les femmes indociles et enfin la désertassions du lit conjugal.

2. l’attitude du prophète Mohamed par rapport à la violence contre les femmes

selon son étude F.MERNISSI affirme que le prophète a toujours montré une hostilité à l’égard de la violence contre les femmes. Les historiens affirment qu’il n’a jamais frappé ni homme ni femme ni esclave.

En cas de conflit il se refuge dans la mosquée tout en gardant une relation approximative avec ses femmes (visite, parole). Il a dit « il est interdit à un musulman d’utiliser le refus de communiquer verbalement avec un autre, comme mesure punitive, pour une période qui excède à trois jours. »

Aussi il conseille aux musulmans d’être vigilants avec les femmes à cause de leur fragilité et leur sensibilité et le meilleur exemple était son propre comportement. Mais son attitude était contrariée par les comportements de certains de ses amis (omar) et par les versets coraniques.

II. La violence dans les femmes arabes

Dans son livre, R.EL KHAYAT dégage d’autres formes de violences exercées sur les femmes, plutôt psychologique que physique, qui s’insèrent dans une approche du « visible » et de l’ « invisible ».

L’auteur déclare que la polygamie est une forme de violence exercée sur la femme qu’elle soit première ou deuxième épouse puisqu’elle suppose toujours que le mari déserte son lit conjugale que ça soit pour une raison de punition ou même sans raison sauf ses désires personnels .

La situation de femme esclave dans l’islam « ama » qui peut occuper la place de concubine est une violence exprimée per la domination en tant que marchandise. L’homme peut avoir tous les droits sur son corps qu’elle ne peut avoir elle-même.

Enfin, l’auteur évoque la question de l’héritage et le considère comme violence par le pouvoir matériel qui donne aux hommes certains droits qu’ils peuvent utiliser contre les femmes (le principe de « quiwama ».

On peut conclure que les deux approches sont différentes et complémentaires, chacune traite la violence envers les femmes en islam d’un ongle de vue qui correspond aux domaines de chacune des deux auteurs.

Comme on a commencé on termine par l’acte 1 de l’article 2 de la déclaration des nations unis qui déclare que les violences physiques, sexuelles et psychologiques exercées au sein de la famille, y compris les coups, les sévices sexuels infligés aux enfants de sexe féminin au foyer, les violences liées à la dot, le viol conjugal, les mutilations génitales et autres pratiques traditionnelles préjudiciable à la femme, la violence conjugale, et la violence liée à l’exploitation.




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Réponse N°1 2637
Pourquoi ce titre?
Par   kholti RACHID  (Profle 11-02-10 à 00:22


Celui ou celle qui a choisit ce titre a déjà pris position .Ce titre montre ou veut montrer qu' il y a violence dans cette religion.Un jugement non fondé ou bâti sur une ignorance complète et flagrante de l Islam.J'espère que qui que ce soit voudrait parler de ce sujet qui il aile faire de PROFONDES RECHERCHES afin de ne pas dire ou prétendre n'importe quoi.Sil vous plait étudiez cherchez et vous verrez que vous n' êtes pas dans le vrai


Réponse N°2 2838
c'est trop
Par   leftouhi safae  (Etudiant(e)le 19-02-10 à 22:35


je pense que la femme en islam est honorée et personne ne peut nier cette réalité.en plus vous montrez une image très négative de l'homme musulman. si la polygamie est "une forme de violence exercée sur la femme "comment on peut analyser ou intèpreter l'adultère, c a d (avoir une maitresse)?et l'instrumentalisation de la femme;ce n'est pas une violence?mais on l'accepteparce qu'il vient de l'Europe.merci


Réponse N°3 3190
En réaction contre ce qui a était écrit par Fatima MERNISSI
Par   Esdiri Fethi  (Profle 22-03-10 à 22:55


L'égalité entre l'homme et la femme est sans doute un sujet de débat qui n'est pas récent.

Le statut de la femme a changé et change sans cesse, une conséquence naturelle des mutations que subit la société. Pluieurs points restent cependant objet de discussion. Quelle définition peut-on donner à la liberté? Quel statut occupe et doit occuper une femme dans une société? Quelle place joue la religion dans les sociétés actuelles?

Il ne s'avère pas inutile à mon sens de commencer par évoquer la place qu'a occupée la femme et qu'elle occupe à nos jours. L'Orient, les arabes en pariculier ont toujours vu la femme comme objet de désir, de plaisir sensuel, de séduction. Elle était aussi objet d'amour pur et platonique et a aiguisé la verve de plusieurs poètes. Elle a gouverné, en Reine des sociétés masculines: La Reine de Saba. Elle était la mère de plusieurs héros de l'histoire: la mère éducatrice constructrice des Hommes. On voit par là les différents exemples des femmes, de la gente feminine. Avant l'islam, on avait le droit à se marier de dix femmes. La nouvelle religion à réduit ce nombre en quatre femmes. Quant à l'Occident, on discutait jusqu'au quinziéme siécle son essence: Qu'est-ce qui une femme? Les uns disait que c'est un monstre, les autres disait que c'est une créature malifique et satanique, d'autres la considérait comme la cause de toute la "merditude" dans laquelle se trouvait l'humanité après la chute d'Adam et d'Eve du Paradis. Aujourd'hui on en utilise le corps pour vendre des marchandise pour ne pas dire davantage. On note par là que la société occidentale n'a pas reussi à définir la femme au moment où on la considéraient en Islam, quatorze siècles passés, comme la soeur de l'homme, définition tout à fait légitime et claire. Il en résulte que l'Occident n'est pas historiquement apte à parler d'une façon convaincante et loyale de la femme. Un sujet qu'il ne maîtrise pas encore. Le problème est que la plupart des gens qui ont parlé de la place de la femme dans la société- ce qu'on a appelé par la suite le mouvement feministe- ont comme exemple l'Occident et comme mauvais exemple l'Orient et en particulier la société musulmane. Or l'Occident n'est pas forcément le bon exemple. Pour déterminer l'exemple à suivre il paraît nécessaire de se référer à une loi infaillible. Elle ne peut d'aucune façon être une loi humaine (Déclaration universelle des droits de l'Homme) car l'homme faillible ne donne que des lois faillibles qu'il ne cesse de transgresser. On refère donc à la religion et on appelle une loi divine -et par conséquent infaillible- pour trancher. Dieu dans toutes les religions a parlé des femmes. Dans la religion musulmane- la seule qui n'a pas été altérée ( à démontrer le contraire)- la femme est la soeur de l'homme, il lui est supérieur physiquement et intellectuellement et par conséquent il jouit d'une responsabilité "alkawama". La référence culturelle dans la société musulmane est donc la religion. Or dans L'Occident c'est une référence idéologique et philosophique fondée sur la liberté absolue. Cette même liberté absolue n'existe pas dans la religion musulmane : l'Homme étant défini comme la création de Dieu n'est libre que par rapport à un autre homme. L'Homme c'est l'eclave de Dieu. Le dialogue dans un tel sujet ne peut donc donner aucun résultat fructueux à moins d'utiliser la même référence. Ainsi Jeter un regard critique sur des décisions et des lois divines est inacceptable car illogique: La créature juge le créateur?: un acte révolutionnaire très proche de la fantaisie et donc très loin d'un raisonnement logique qui peut meubler un dialogue sincère. Cela dit, parler de l'égalité entre l'homme et la femme c'est finir par avoir une société totalement feminine ou entièrement masculine ce qui est de nature à créer un disfonctionnement au niveau de la société. Quant aux déclarations universelles des droits de l'homme ou à "La Déclaration des Nations Unis " elles n'ont aucune valeur car elles sont démenties à plusiers reprises par leurs fondateurs et ce qui se passe au monde actuellement en est la meilleure preuve.

Pour finir, le statut de la femme dans une société dépend des références culturelle, idéologique, religieuse...de celle-ci. Dans l'islam la femme ne peut pas être opprimée car c'est Dieu qui a déterminé les droits et les obligations de l'être humain et Dieu ne peut pas être illégal. Jusqu'à présent, l'égalité entre l'homme et la femme paraît chimérique il en va de même pour toute refléxion qui verse dans ce sens. Dans la religion musulmane, jamais une femme n'a été aussi respectée. S'il y a des transgressions c'est l'homme dans son application des lois divines qui peut être fautif et non la loi en elle même.



Réponse N°4 3202
Excellente réponse !
Par   AIT KASSI NABIL  (Profle 23-03-10 à 15:48


EXCELLENT, ON NE PEUT MIEUX FAIRE !!!

MERCI.



Réponse N°5 3205
Oui, M Ait Kassi,excellente réponse!
Par   Samira Yassine  (Profle 23-03-10 à 18:42


"S'il y a des transgressions c'est l'homme dans son application des lois divines qui peut être fautif et non la loi en elle même. " Oui M Esdiri l'a bien expliqué. On devrait voir les choses de cette façon; sans pour autant accuser l'homme, mais l'homme et la femme aussi. Je reviens aux écrits de F.Mernissi, bien qu'ils défendent en apparence les droits de la femme, ne font qu'élargir cet écart entre les deux, l’homme et la femme, pour entraver toute entente régnant jusqu'alors entre les deux. Je suis heureuse de voir quelqu'un répondre si bien à ce genre d'écrit et dévoiler une réalité, combien louée pour sa reconnaissance des droits de la femme, l'exemple de l'Occident qui n'en est pas un, comme l'a si bien démontré M Esdiri.


Réponse N°6 3208
correction du titire de ma réponse
Par   Esdiri Fethi  (Profle 24-03-10 à 15:15


Je voudrais juste corriger une petite faute dans le titre de mon article: "En réaction de ce qui a été écrit par Fatima MERNISSI ". Je m'excuse: la faute est humaine.


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