La vie à la campagne : avantages et inconvénients

 Par Jaafari Ahmed  (Prof)  [msg envoyés : 943le 17-11-13 à 12:52  Lu :63928 fois
     
  
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Introduction
Amener le sujet :
L’homme ne se sent vraiment dans son « élément » que quand il est proche de la nature. Ses activités au quotidien, l’éloignent de son élément naturel, mais il n’a de cesse que quand il trouve l’occasion d’échapper aux tumultes de la vie, pour aller se ressourcer dans un petit coin de verdure, qu’il soit un jardin privé, un jardin public, une forêt, ou la campagne grandeur nature.
Poser la problématique :
La vie à la campagne représente un rêve pour tout citadin, fatigué de la vie entre quatre murs. Le retour à la simplicité et à la sérénité de la nature offre donc des avantages qui ravissent les amoureux de la nature, mais cela ne va pas sans certains inconvénients qu’il serait pertinent de soulever.
Annoncer le plan :
Pour traiter cette question nous allons adopter un plan dialectique, où nous présenterons dans la thèse, les avantages de la vie à la compagne, puis nous avancerons une antithèse où figureront des inconvénients de ce mode de vie, et puis nous terminerons par une synthèse pour faire la part des choses entre avantages et inconvénients.
Développement
La campagne, désigne l'ensemble des espaces cultivés et habités par les hommes, par opposition à la ville, qui signifie une agglomération dans un milieu urbain. La campagne est caractérisée par une faible densité par rapport à la ville, par un paysage à dominante végétale que ce soient des champs, des prairies ou des forêts, et par une activité agricole dominante. Les habitants de la campagne, les ruraux ou les campagnards, constituent à peu près la moitié de la population mondiale.
Notons que même si la campagne est caractérisée les activités agricoles, sa population n’est pas forcément liée à l'agriculture. Dans beaucoup de pays, une partie de la population campagnarde travaille dans le commerce, l’industrie ou même dans l’administration. La campagne est par conséquent, devenue une pépinière de petites industries. Et dans beaucoup de régions, l’activité touristique constitue aussi un revenu important , si ce n’est pas parfois le seul.
Les richesses naturelles de la campagne varient selon les régions et les activités humaines. La biodiversité a en effet, beaucoup régressé dans les zones de grandes cultures. La qualité de leurs sols et de leur eau a subi un impact considérable du fait de la surexploitation et ce depuis l’explosion démographique et l’essor de l’industrie qu’a connus le monde dans la seconde moitié du XXème siècle.
Si le concept de tourisme liée à la campagne se développe de plus en plus, c’est que le citadin commençant à ressentir l’étouffement de la ville, et tous les impacts négatifs que cela entraîne sur sa santé et son équilibre psychique, entame une sorte de retour à la nature et ce en visitant fréquemment la campagne, en y cherchant aussi un travail et enfin en songeant même à y habiter.
II- Thèse : la vie à la campagne offre plusieurs avantages
a- Au niveau de la santé
La première des qualités qu’on recherche dans le fait de vivre à la campagne est l’opportunité qu’elle offre d’avoir une bonne santé. En effet, les gens de la campagne sont réputés pour avoir un corps sain. Ceci vient essentiellement du régime alimentaire qu’ils suivent, non par choix, mais de la nature même de leur mode d’alimentation lié, d’une part au rythme biologique naturel des produits de la terre, et de l’autre, à la simplicité des menus quotidiens. Le citadin, victime de la cuisine de la ville souvent improvisée et surtout déséquilibrée, voire trop riche en glucides et en lipides, souffre d’indigestions, d’hypertension, de diabète et d’obésité. Le retour à la campagne est bénéfique pour lui, dans la mesure où il renoue avec la simplicité de l’alimentation, et surtout avec l’équilibre en apport nutritif, qu’offre un repas frugal, dont les aliments sont souvent bio(logiques), et issus du terroir. Les récentes études dans le domaine de la nutrition confirment les résultats favorables sur la santé qu’offre la combinaison des éléments issus du même terroir.
L’air pur des campagnes, favorise la digestion et l’assimilation des nutriments. L’appétit s’en trouve amélioré et par conséquent invite à la dégustation de tous les produits.
Enfin, quand l’eau potable est naturelle, elle est riche en minéraux, et complète la synthèse des aliments consommés. Elle est légère, déshydratante, et équilibrée. Elle répond, alors, parfaitement aux besoins du corps.
Tous ces bienfaits de la nourriture de la campagne apportent l’énergie au corps, et évitent la formation et les dépôts de graisses, ce qui permet à l’homme de garder un corps sain, sans pour autant grossir.
b- Au niveau du repos
L’exercice physique auquel invite la vie à la campagne, que ce soit au niveau de l’espace qui y est ouvert et appelle au déplacement à pieds et aux randonnées, ou encore les activités agricoles ou simplement le jardinage, constitue une sorte de sport agréable que les gens pratiquent sans s’en rendre compte. L’effort est salutaire, dans un monde où l’homme est de plus en plus cantonné dans les espaces réduits des bureaux, des appartements, des rues, des moyens de transport.
La fatigue ressentie après un effort physique, à la campagne est indicateur de bon fonctionnement du métabolisme. En effet, celui-ci brûle les calories, s’oxygène, élimine les toxines et se prépare à se ravitailler. Ce cycle physiologique favorise la croissance des tissus musculaires et osseux chez les jeunes, et contribuent à leur bon maintien et leur régénération chez les gens arrivés à maturité.
Le besoin de repos est alors, naturel et joue son rôle réparateur. La pause, la sieste et à forte raison le sommeil nocturne plonge le corps et le cerveau dans un repos réel, différent de l’épuisement et de l’abattement, ou de l’abrutissement vécus par les citadins. Le silence de la campagne aidant, le cerveau se libère de toutes les tentions et atteint vite tous les stades du sommeil. Le réveil, toujours matinal, est une renaissance quotidienne dans un corps reposé et un cerveau éveillé, prêts à affronter une nouvelle journée.
c- Au niveau de la quiétude
Le retour à la nature fait retrouver à l’homme toute la dimension des sentiments humains. En effet, quand le citadin se soustrait aux tumultes de la vie effrénée de la ville, il entre en symbiose avec la nature et reprend sa place originelle parmi les éléments qui la composent. Où les amoureux trouvent-ils mieux échos à leurs nobles sentiments qu’entre les bras de Mère-Nature ? L’étendue de l’espace, la profondeur et la sérénité du ciel, la verdure des terres, les parfums et les couleurs des fleurs, le chant des oiseaux composent cette symphonie dont les mélodies sont jouées par les fibres de ceux qui s’aiment sans pouvoir expliquer pourquoi ils sont heureux.
L’homme qui se sent désemparé devant le vide existentiel régissant les rapports en ville, n’a de cesse que quand il répond à l’appel de la campagne. C’est seulement alors, qu’il prend la vraie mesure du temps et de l’espace, et qu’il retrouve Dieu dans les moindres manifestations de la vie quotidienne. La contemplation de la vie miraculeuse des plantes, ou la simplicité instinctive des animaux, ou encore le changement, la succession et la cohabitation des éléments naturels, sont autant de preuves de la bienveillance d’une force suprême qui régit le tout. L’homme humble ne peut qu’admirer et se plier à cette harmonie universelle. Notons aussi, que les pratiques religieuses, telle que la prière, retrouvent leur vrai sens à la campagne, et sont d’autant plus faciles à suivre.
Soulignons enfin, que Cette quiétude inspire les poètes, les écrivains et les artistes, et leurs œuvres sont plus profondes, plus expressives quand elles prennent source à même la nature. Et s’il est vrai que nombreux créateurs font preuve d’imagination pour dépeindre la nature, ce sont ceux qui y ont vécu qui réussissent vraiment à traduire les différentes manifestations de sa grandeur.
II- Antithèse
: la vie à la campagne présente nombreux inconvénients
a- Au niveau de la santé
La surpopulation de la campagne a conduit ces dernières décennies à la division des terres reçues en héritages, en petites parcelles. Celles-ci ne sont plus cultivables et ne servent dès lors qu’à l’habitation. Si on ajoute à cela le changement climatique qu’a subi la terre, nous comprenons pourquoi Les cultures se raréfient. En conséquence, la population rurale dépend de plus en plus des marchés approvisionnés régulièrement par les gros marchands. Cet état des faits entraîne la disparition des produits des terroirs, et qui cèdent la palce, aux produits d’origines diverses et de cultures industrialisées. Finalement, le citadin qui se dirige vers la campagne consommera les mêmes produits qu’ils auraient achetés en ville. Le fait qu’à la campagne les procédés d’hygiène et de conservation propre à ce mode de culture soient absents, provoque une détérioration rapide des aliments et les rend sans apport nutritionnel. Le citadin qui remédie à cette carence par un régime complémentaire quand il est en ville, se retrouve démuni à la campagne, et risque alors, de ne pas se nourrir convenablement. Il faut remarquer aussi, que la façon de cuisiner a changé aussi. Si autrefois, on utilisait le feu de bois, et l’huile d’olive, aujourd’hui, c’est le gaz et l’huile de tournesol.
D’un autre côté, la propagation des maladies qui attaquent le cheptel, et le manque de moyens pour y faire face, rend la consommation des viandes douteuses dans plusieurs régions campagnardes. Le lait aussi subit une double influence négative. Soit, les vaches ne subissent pas régulièrement de contrôle de la part des vétérinaires, soit le lait est écoulé dans les coopératives, et donc, il devient une source de revenus, au lieu d’être consommé par les ruraux. Enfin, si le citadin peut trouver du lait, il ne peut en boire sans risque du fait de l’absence des moyens de stérilisation.
L’eau de la campagne subit, elle aussi, un impact négatif, du fait de la sécheresse, ce qui la rend difficile à atteindre, à transporter et à emmagasiner. Elle devient impure, et souvent imbuvable.
Enfin, L’absence des hôpitaux, des pharmacies et autres services liés à la médecine, rebutent les parents qui ont peur pour leurs enfants dans des conditions pareilles.
b- Au niveau du repos
La campagne n’est plus le lieu du silence et du repos, comme il y a des longtemps. Les ruraux se multiplient et construisent de plus en plus de maisons. Ils cherchent de plus en plus du travail loin de chez eux, là où ils peuvent en trouver. Leurs enfants vont à l’école. Ils ont besoin d’électricité pour s’éclairer et pour faire marcher la télé, devenue un moyen d’ouverture sur le monde qui les attend plus tard. Les téléphones deviennent aussi indispensables qu’en ville. Ceci a pour conséquence de rendre la campagne aussi agitée et turbulente que la ville. Les bourgs qui poussent comme des champignons prennent l’allure des quartiers populaires de la ville. Partout, il y a des constructions informelles, avec des antennes paraboliques sur les façades ou les toits. De petits cafés installé dans des sortes de garages réunissent dans des nuages de fumées les amateurs des matches de football télévisés. Enfin de compte, le citadin se retrouve incommodé, étrangement dépaysé, dans ces lieux qui n’ont l’air d’appartenir ni à la ville ni à la campagne.
L’exigüité des maisons et des ruelles, ajoutée la raréfaction des étendues naturelles empêchent le citadin de se déplacer librement, et le confine aux espaces clos des logements. Cet absence d’effort augmente le stress du citadin venu se ressourcer, l’empêche de goûter au repos, et son sommeil n’en est que plus agité et son réveil plus difficile.
Il ne faut pas oublier enfin, que les gens de la campagne, quand ils se sont soustraits à l’ordre naturel, sans pour autant se plier aux exigences de la vie urbaine, se sont retrouvés dans un milieu inhospitalier. En effet, l’absence d’une structure de l’habitat adéquate, présente deux inconvénients face aux aléas de la nature. D’une part, quand il pleut, les ruelles se transforment en ruisseaux et les espaces encore libres en marres, alors que les maisons risquent l’effondrement ; de l’autre, quand il fait chaud ou froid, les habitations deviennent invivables.
c- Au niveau de la quiétude
.
« Les rêveries du promeneur solitaire », ou encore « L’ermite », font désormais partie d’une nostalgie qui ne trouve sa résonnance qu’entre les lignes des livres que des amoureux férus, continuent à parcourir à la recherche de ce temps perdu.
La campagne n’inspire plus que les promoteurs et les industriels qui y voient un espace bon marché pour leurs projets d’habitats et d’usines. En effet, la campagne de plus en plus désertée par les ruraux à la recherche d’une vie décente qu’elle ne leur offre plus, devient un vaste chantier dont les travaux s’acharnent à refaçonner le terrain suivant les exigences des projets entrepris.
La nature se retire, à une vitesse vertigineuse. Le silence et la sérénité de la campagne sont rompus et corrompus par les machines et les nouvelles activités ouvrières. L’homme qui fuit la ville assiste alors, aux gestations douloureuses qui précèdent la naissance d’une autre ville, encore plus laide, encore plus bruyante.
D’un autre côté, si c’est vrai que la présence de Dieu est partout manifeste dans la nature, la présence de l’homme la dissimule à celui qui la cherche. L’avidité de l’homme qui s’ouvre à cette vie de consommation que provoque l’urbanisation, le détourne de la contemplation de la nature et l’entraîne dans la recherche de nouveaux moyens de gains pour satisfaire cet appétit grandissant. Le règne de l’argent se bâtit souvent sur les crédits et les prêts, et les transactions à échéances, l’intérêt qui sous-tend cette économie engendre les difficultés de remboursements, les malversations et la corruption.
D’autre part, les jeunes de la campagne, en proie au mal de vivre, emplissent les petits cafés, jouent aux cartes, se donnent à la drogue, et à l’alcool. La délinquance trouve alors le terrain favorable, pour semer la violence, et l’intolérance dans le cœur et les esprits de ses victimes. Les bagarres éclatent souvent, et les crimes prolifèrent. Le citadin assiste finalement aux calamités qu’il a fuies en ville, doublement amplifiées puisqu’elles sont concentrées dans un espace réduit.
Pour achever, ce tableau de désolation, évoquons aussi le niveau d’instruction des gens de la campagne, qui commencent à sortir du stade de l’état de bonté naturelle et qui entrent dans l’état de conscience rudimentaire. Cette étape est doublement dangereuse parce qu’elle détruit les principes positifs inculqués par la tradition, et assoie des valeurs erronées, incomplètes, et sans fondements. Ceci conduit fatalement à l’ignorance et à l’obscurantisme. Et c’est finalement la foi de l’individu qui s’en trouve ébranlée. Deux mouvements diamétralement opposés sont amorcés dans ces circonstances. Soit, l’individu se désintéresse de la question religieuse quitte à devenir inconsciemment, une sorte d’athée ; soit, il se jette corps et âme dans une pratique zélée fondée sur des concepts immatures, ce qui le plonge dans un intégrisme à toute épreuve. La présence des foyers d’intégrisme dans les campagnes n’est que le signe de cette fragilité de l’être qui caractérise l’homme au sortir de l’état de nature.
III- Synthèse :
Certes la vie à la campagne offre des avantages et présente des inconvénients comme nous venons d’en citer quelques-uns. Mais, il faut préciser que cette question touche en premier lieu le citadin qui aspire à un retour à la nature. En effet, l’individu de la campagne n’a pas le choix, lui ; Il est contraint en quelque sorte à ce mode de vie, comme il est obligé de le quitter pour les diverses raisons que nous avons évoquées.
La campagne n’étant plus ce qu’elle était, l’homme de la cité apprendra donc à faire des concessions. Il ne peut se défaire totalement de son mode de vie auquel il est acculé dans la cité, et ne peut non plus retrouver la simplicité salutaire d’autrefois.
Donc, un retour à la campagne ne peut se réaliser que dans le cadre du tourisme. Ceci concerne surtout les pays en voie de développement que la modernité a perturbés, et les pays qui subissent de plein fouet l’impact du changement climatique de la terre. Dans le premier cas, la campagne a régressé au profit d’une urbanisation acharnée et incontrôlé ; et dans le second cas, la nature elle-même vit le phénomène des désertifications.
Dans les pays développés, la campagne a bénéficié d’une politique de préservation et de dynamisation du secteurs agricoles, d’une part, et de l’autre d’une approche de proximité qui responsabilise le citoyen en lui offrant tous les atouts qu’il peut trouver en ville. Le climat aidant, la campagne reste authentique mais valorisée grâce aux recherches et progrès entrepris dans ce domaine. Ceci favorise d’une part, le maintien des ruraux sur leurs terres, et de l’autre, encourage les citadins à opérer un retour à la campagne. Le phénomène de rurbanisation que connaissent les pays occidentaux, n’est qu’une facette de cet engouement pour la campagne. Il faut préciser que le concept de télétravail a beaucoup facilité les choses aussi.
Dans les pays qui ont subi les affres de l’urbanisation hâtive au détriment de la campagne, le retour à la vie champêtre demeure un luxe réservé aux personnes qui ont les moyens d’avoir une seconde résidence, pour la quelle ils partent en villégiature. Alors que le citoyen de condition moyenne, n’a que les pique-niques improvisés et les voyages des vacances pour se dépayser tant bien que mal.
Le phénomène de la nourriture Bio, vient combler ce besoin de se nourrir sain. Mais, un panier bio, n’est pas à la portée de toutes les bourses. L’eau des sources est dans les bouteilles de plastiques sur les étalages des supermarchés, et les plantes nourrissent ce commerce florissant des pépinières.
Nos villes, véritables prisons, devraient faire réfléchir les décideurs. Ils n’ont qu’à voir les villes européennes dont les plus vieilles remontent parfois à vingt siècles, et pourtant, les espaces verts, ont été les premières priorités de leurs habitants. Au canada, les villes bénéficient en plus des jardins publics et parcs d’un concept qui se traduit en jardin communautaire. Cela consiste, dans les grands quartiers, en un grand espace découpé en lots d’une quarantaine de mètres carrés. Le citoyen du quartier, présente une demande à la commune et prend en charge ce lopin pendant une année. Il l’entretient, et y fait les cultures qu’il veut. Les gens se côtoient et échangent les informations sur les plantes et les techniques, et rivalisent dans la conception et l’entretien de ce lopin.
Nos villes auraient dû être aussi agréables à vivre. Mais, Quelles solutions s’offrent aux citoyens sans grandes ressources pour se dépayser à part l’évasion du petit écran, ou l’album-photos des souvenirs d’un voyage ? Le jardin improvisé dans des pots de fortune, sur les terrasses, les rebords des fenêtres ou devant les portes suffira-t-il à remplacer les espaces ouverts, les champs et les prairies verdoyantes ? Pour satisfaire ce goût du terroir, il est toujours possible de cuisiner des petits plats traditionnels, mais auront-ils la valeur de l’authenticité même s’ils nous paraissent succulents ?
Ces constats imposent réflexion. Certes, il n’est pas trop tard, pour sauver ce qui reste des campagnes, et planifier consciencieusement les nouvelles villes. Mais, le vrai défi à relever doit s’inscrire dans la liste principale de nos prérogatives pédagogiques. En effet, les adultes doivent être conscients de cette mission qu’ils ont d’apprendre aux enfants, au-delà du respect de l’environnement dont les sonnettes d’alarmes sont tirées depuis longtemps, la gestion du monde dans lequel ils vivront dans les prochaines années, et qui sera le leur. Les adultes doivent comprendre qu’il s’agit d’une transmission de pouvoir. Ce n’est pas chose nouvelle. Ils ont hérité de leurs précédents le monde. Et il y avait toujours eu transmission de pouvoir. Chaque génération apprend de celle qui la précède, rectifie les données, s’approprie, développe et transmet. Seulement, nous sommes dans une étape critique, car ce que nous allons léguer est détérioré. Peut-être qu’il faudrait se concentrer plus sur cette action de transmission et arrêter de développer. Nous devons apprendre à nos enfants, à cohabiter avec la nature, à apprécier les valeurs de la campagne, à développer le secteur rural, à opter pour une culture de l’agriculture et de l’effort physique, seule façon de s’approprier leur monde qu’ils ont hâte de croquer, tellement nous leur avons appris à être des consommateurs.
Conclusion

Synthèse :
La vie à la campagne est un rêve caressé par les humanistes déjà, quand la mode pastorale s’empara des artistes et des aristocrates. Même Louis VIX s’y mit. La vie des champs, les bergeries, ont inspiré peintres, et écrivains. La reine même donna le sein au dauphin, comme le ferait une paysanne à son fils.
Certes, les avantages de la vie champêtre apportent les bienfaits à la santé, et à l’esprit de l’individu. Il retrouve la quiétude de l’âme et apprend à vivre en communion avec la nature, les êtres, et le Créateur. Mais ils ne suffisent pas à éclipser ses inconvénients. Or, ceux-ci ne viennent pas d’elle-même mais de l’homme qui la corrompt. Et, Cette détérioration est dans certains cas irrémédiables.
Finalement, le salut de l’homme repose sur une éducation à la nature et à un investissement à longue durée dans ce mode de vie salvateur.
Rappeler la problématique
Nous avons vu que si la vie à la campagne offre beaucoup d’avantages, elle n’est pas sans présenter des inconvénients qui rebutent ceux qui l’évitent. Et nous avons essayé d’apporter quelques éléments de réponse à cette problématique qui réside dans les rapports entre avantages et inconvénients.
Ouverture

L’homme est désormais frappé du sceau du progrès. Il ne peut vivre sans tous les apports des sciences et de la technologie qu’il a réalisés. Cependant, ils aspire à un retour aux sources. La crise que connaît la terre actuellement est sans appel. On parle de sauvegarder ce qui reste et non pas de réparer les dégâts. Mais d’un autre côté, la recherche scientifique n’a pas dit son dernier mot.
Si un retour à l’état initial est quasiment impossible, qu’en est-il d’un ailleurs, où l’homme aurait une seconde chance ? Est-ce que la recherche spatiale n’a pas pour objectif premier de découvrir une seconde chance pour l’humanité ? Et si c’était à refaire, à quoi l’homme doit-il renoncer parmi les innombrables réalisations faites sur terre ? Et que devrait--il choisir d’emporter dans un Arche spatial, tel un Noé qu’il serait à ce moment-là ?

  



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 Réponse N°1 32845

avantages et inconvénients ?!
  Par   Dounia Azouz  (Autrele 17-11-13 à 22:53



C'est le revers de l'internet. Il ne fait pas de doute que vos écrits vont être plagiés car ils offrent une nourriture riche, prête à la consommation.

L'initiative lancée par marocagreg est faite dans de bonnes intentions. Wallah ou aalam! Mais ne comporte-t-elle pas des inconvénients? Les élèves apprécieront-ils la démarche de travail à sa juste valeur? A méditer.

Tout mon respect M. Jaafari.





 Réponse N°2 32849

re
  Par   marocagreg  (Adminle 18-11-13 à 08:46

chaque chose a des avantages et des inconvénients. Si les textes de notre cher ami sont plagiés, c'est tout à son honneur. On ne va quand même pas gaspiller notre temps à suivre ces paresseux, adeptes de plagiat, mâcher le travail à leur place et en plus changer leurs langes. S'ils utilisent google pour copier des contenus prêts à l'emploi au lieu de chatouiller un peu leurs méninges, c'est leur problème, c'est leur honte. Nous aussi, on peut utiliser google pour les démasquer et mettre au jour leur vol.

Mon but, c'était de faire participer beaucoup de monde à la construction de contenus, mais il est très difficile de faire adhérer les gens à ce genre de projets. Jusqu'ici, M. Jaafari est presque le seul à avoir joué le jeu. chapeau !




 Réponse N°3 32850

re
  Par   Dounia Azouz  (Autrele 18-11-13 à 10:21



Je m'incline. Je voulais juste que marocagreg se distingue des autres sites en privilégiant une démarche de travail, en proposant des sujets différents de ce qui peut se trouver sur la plate-forme. Je voyais cela comme une griffe, la marque du site mais je reconnais que c'est difficile sans l'implication et la contribution de la communauté. Notre ami Jaafari accomplit un travail titanesque. Il mérite des chapeaux et des révérences. Au fait, avec tous les points cumulés il a franchi la ligne rouge.

Bonne journée.





 Réponse N°4 32851

re
  Par   marocagreg  (Adminle 18-11-13 à 10:48



en effet, il est tellement incandescent que bientôt il deviendra noir comme du charbon.





 Réponse N°5 32855

Bonsoir chers amis!
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 18-11-13 à 18:38



Je vous remercie pour l'intérêt que vous portez à mes sujets.

En ce qui concerne le plagiat, je ne vois pas comment cela poserait un problème! les élèves du site ne peuvent pas plagier ces sujets et les mettre sur le site. Et s'il le font pour remettre un sujet à leur professeur, c'est à lui de juger, d'après leur niveau, s'ils ont fait un travail personnel ou pas.

Moi, quand je demande à mes élèves une recherche , je leur interdis d'abord de m'apporter un papier imprimé. Il faut qu'ils résument et écrivent à la main leurs recherches, et puis ils doivent comprendre tous les mots qu'ils utilisent: si je leur demande l'explication d'un mot et qu'ils ne le savent pas, je rejette la recherche.

Enfin, ces sujets constituent une petite base de données, qu'ils peuvent consulter, utiliser en résumant; tous les mots sont accessibles et l'argumentation est simple.il faut qu'ils sachent en profiter , d'abord en les lisant: je l'espère !

Cordialemnt!





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