La séquence didactique abordée autrement...

 Par Idoubiya Rachid  (Prof)  [msg envoyés : 1316le 15-11-10 à 00:14  Lu :3473 fois
     
  
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Académie Souss Massa Draa
Délégation d’Ouarzazate
Lycée Sidi Mohammed Ben Abdellah
Par Idoubiya Rachid
La séquence didactique abordée autrement...
La séquence didactique permet de planifier des apprentissages et de construire des progressions. Elle s'inscrit dans un projet que l’enseignant adapte en fonction des acquis de ses élèves. Elle prône le décloisonnement comme manière de relier les différentes activités enseignées aux apprenants. Le décloisonnement touche donc les activités classiques de lecture, de langue, d’activités orales et de production écrite... On parle de décloisonnement des activités de français.
Le chercheur ne trouvera aucune difficulté à constater que la plupart des enseignants respectent à la lettre cette logique : chaque séquence passe nécessairement par les quatre activités susmentionnées.
Dans cette logique ou façon de faire, l’élève se concentre sur trois choses au lieu d’une ! De la logique de la lecture, on passe à celle de l’orale et de l’écriture, en reliant le tout par des activités de langue. Cela en choisissant un thème ou un objet d’étude commun.
Or, la façon d’aborder la séquence que je propose consiste à se concentrer sur une seule activité à la fois.
D’un côté, on travaille la lecture en abordant ses différentes facettes. En effet, savoir lire demande des compétences particulières, qui diffèrent tout à fait du savoir écrire ou communiquer oralement...
Il y’a donc plusieurs manières de construire des séquences décloisonnées, basées uniquement sur l’acte de lire et de construire du SENS.
* La lecture découverte : paratexte et sens littéral du texte, avec lecture des supports iconiques ;
* La lecture thématique, en allant vers les différents sujets aborder dans le texte ;
* Lecture typologique, qui se focalise automatiquement sur les différentes séquences discursives contenues dans le texte ;
* La lecture documentaire, qui fait référence au contexte de réception et de mise à plat du texte ;
* La lecture-diction, qui permet la bonne articulation du texte : respect du débit, du ton et du rythme de la lecture ;
* La lecture analytique, qui se fonde sur des objets d’étude bien ciblés, tels les figures de style, le système de l’énonciation ou le portrait des personnages et leurs rapports... ;
* La lecture par réseaux lexicaux et sémantiques, qui se centrent sur la richesse du vocabulaire et sa place dans le travail sur le style des auteurs étudiés ;
* La lecture reformulation, qui aide à la manipulation et la réintégration des structures langagières des auteurs étudiés.
* La lecture détaillée, qui aide à suivre de façon linéaire le cour de la pensée de l’auteur : les commentaires se suivent ici et maintenant ;
La liste est longue pour tout enseignant adepte d’innovation pédagogique...
Notons qu’un seul texte pourrait faire l’objet de toutes sortes de lecture ! Tout dépend de la façon de l’aborder et des objectifs visés ! Il s’agit d’appréhender la lecture dans des situations variées de communication et de lui conférer toute sa richesse et toute sa valeur éducative.
Rappelons que c’est cette concentration sur une seule difficulté qui motive cette façon d’aborder la séquence didactique et la nouvelle manière d’organiser son décloisonnement. L’apprenant ainsi est mis en situation devant une seule et unique logique : celle qui consiste à lire, ou à écrire, ou à comprendre et communiquer oralement...
La séquence dans ce sens ouvre d’autres perspectives à l’apprenant car il a tout le temps pour réfléchir son acte d’apprendre à lire, à écrire et à communiquer...Elle permet aussi à l’enseignant de planifier son enseignement en respectant à chaque fois une logique : Le Savoir Lire, Le Savoir Écrire, Le Savoir Communiquer Oralement.
D’un autre côté, on aborde l’écriture avec toutes les compétences nécessaires pour la maîtriser. En effet, savoir écrire nécessite des compétences particulières, qui diffèrent tout à fait du savoir lire ou communiquer oralement...
Il y’a donc plusieurs manières de construire des séquences décloisonnées, basées uniquement sur l’acte d’écrire et de construire un message porteur de SENS.
L’entraînement à l’écrit requiert la mise en œuvre de beaucoup d’activités :
* Activités de remise en ordre : reconstitution de texte ;
* Activités d’achèvement (texte à trous, écrire le début ou la fin d’une histoire, ponctuer un passage, corriger un écrit, reformuler des phrases, transformer un récit au niveau du genre et/ou du nombre...)
* Activités d’introduction d’éléments (enrichissement) : dialogues, exemples, arguments, explications, descriptions, portraits,...)
* Activités de recherche d’arguments, d’exemples et d’explication autour d’un sujet donné ;
* Activités de production libre : sujet d’imagination et de création littéraire. Comme par exemple projet d’écriture d’un journal intime ou d’une nouvelle à partir d’un fait-divers...
* Activités de production en commun : projet d’écriture de la revue de classe ou d’établissement...
* Activités de production de phrases syntaxiquement correctes.
* Activités de reconnaissance des différentes façons de planifier un écrit, en fonction de l’énoncé et du libellé ;
* Activités d’utilisation du mot juste en fonction de la thématique et de la finalité visées par l’écrit ;
En fin, on traite aussi la communication et la compréhension orales avec toutes les compétences nécessaires pour les acquérir. En effet, savoir communiquer oralement demande des compétences particulières, qui diffèrent tout à fait du savoir lire ou écrire...
Il y’a donc plusieurs manières de construire des séquences décloisonnées, basées uniquement sur l’acte de communiquer oralement un message porteur de SENS.
L’entraînement à la communication et la compréhension orales réclame la mise en œuvre de beaucoup d’activités :
* Activités d’écoute et de prise de notes.
* Activités de découpage du message oral : les sujets abordés dans le journal télévisé, par exemple;
* Activités de transcription : l’écoute et la prise de notes durant l’exposition d’un exposé.
* Activités de transposition : changer les paroles d’une chanson ou celles de spots publicitaires ;
* Activités de reformulation : dire autrement un petit conte ; raconter autrement un récit connu ou déjà étudié en classe ;
* Activités de reconstitution de textes d’un enregistrement sonore : audio/audio visuels ;
* Activités de répétition : réciter un poème ou une fable en l’écoutant plusieurs fois ;
* Activités de systématisation : simuler une situation, un métier ou une personnalité publique ;
* Activités d’imitation libre : jeu de rôle où l’on intervient librement pour s’exprimer autour d’un thème avec le jargon étudié en classe ;
* Activités de discussion : dire son point de vue et le défendre ;
* Activités de commentaire et de description : décrire le portrait de son camarade ou le paysage de son établissement scolaire ...
Que ce soit donc les compétences de lecture, d’écriture ou de communication orale, les élèves seront amenés à travailler chaque compétence de façon isolée pour qu’ils puissent se concentrer sur chaque difficulté en particulier. L’enseignant travaille ainsi en fonction du cycle d’enseignement-apprentissage afin qu’il puisse améliorer toutes les compétences que requière la maîtrise du LIRE, ECRIRE et COMMUNIQUER ORALEMENT...
A suivre pour le cadre pratique de la séquence didactique décloisonnée en cycle de lecture, écriture et communication orale...
*

  




 Réponse N°1 23835

Etudier la structure de productions écrites 4
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 17-06-12 à 12:06



Etudier la structure de productions écrites 4





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