La satire de voltaire

 Par lamrani abdou  (?)  [msg envoyés : 5le 19-01-10 à 23:10  Lu :13133 fois
     
  
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la satire de Voltaire passe par l’humour noir et le comique. D’abord, l’auteur décrit les atrocités comme si elles étaient tout à fait normales. Le sentiment d’horreur fait naître l’émotion du lecteur. L’exemple de la guerre à laquelle Candide assiste est frappant et bouleverse le lecteur : « Ici des vieillards criblés de coups regardaient mourir leurs femmes égorgées, qui tenaient leurs enfants à leurs mamelles sanglantes ; là des filles éventrées après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros ». Voltaire suscite aussi le rire du lecteur pour qu’il condamne les faits. La « métaphysico-théologo-cosmolonigologie » avec l’adjectif « nigaud » ruine le sérieux et la crédibilité de Pangloss, qui s’entête dans ses erreurs malgré les évidences. Le baron embrasse Candide lors des retrouvailles puis l’insulte en apprenant qu’il veut épouser sa sœur.
Autre procédé de la satire : l’ironie qui repose principalement dans Candide sur le recours à l’antiphrase. Par exemple, Cacambo loue l’organisation instaurée par les jésuites au Paraguay : « Los Padres y ont tout, et les peuples rien ; c’est le chef d’œuvre de la raison et de la justice ». L’ironie permet de mettre en défaut la logique de la théorie optimiste tout au long du conte. Voltaire révèle, par ce procédé, l’ineptie des raisonnements de Pangloss avec le jeu sur les causalités en faisant établir par ses héros des relations fausses entre les évènements : « car, si Colomb n’avait pas attrapé dans une île de l’Amérique cette maladie ,nous n’aurions ni le chocolat ni la cochenille ». L’utilisation de périphrases permet aussi cet effet : « des appartements d’une extrême fraîcheur » désignent la prison.
Ce roman, c’est l’histoire d’un jeune homme, Candide, éduqué par Pangloss, personne affirmant que « tout va pour le mieux dans le meilleur des monde » Il est amoureux de Cunégonde, fille du Baron. Pour l’avoir embrassée, il se retrouve chassé du château et va vivre d’innombrables aventures qui vont permettre à ce jeune garçon de mûrir et de se faire sa propre vision de la vie, et ainsi de remettre en question l’optimisme de son maître Pangloss. Tout au long du roman, le héros va accumuler les catastrophes et devra apprendre à les surmonter. Certaines sont d’ailleurs inspirées de fait réels, comme le tremblement de terre qui détruis la moitié de Lisbonne, ou encore la guerre de sept ans… A la fin de ce conte philosophique, une morale est annoncée : « il faut cultiver son jardin ». Ou autrement dit, si vous voulez échapper au besoin, à l’ennui et au vice, vous devez travaillez. Candide n’est plus optimiste, mais n’est pas non plus pessimiste, il a trouvé son juste milieu. Et si vous désirez savoir ce qu’ont été ces aventures, et bien lisez le livre… Je vais pas tout vous raconter non plus !!!
A travers ce texte, Voltaire critique donc l’optimisme, mais il dénonce également l’esclavage, la guerre, la religion, la torture, la violence… Bref, c’est une critique complète de la société du XVIIIème et fait ainsi un appelle à un changement. Ces idées seront par ailleurs les principaux principes de la révolution française quelques années plus tard

  



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