La pvs rousseau conclusion générale

 Par ali hanae  (?)  [msg envoyés : 4le 25-03-11 à 20:19  Lu :1858 fois
     
  
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Conclusion générale
Emile a de la chance ! Il a été placé jeune sur le chemin du vicaire, ce maître et/ou mentor idéal. Il est à présent prêt à entendre les méditations de son bienfaiteur et libre de les faire siennes et de cultiver le germe de sa foi ( le grain de moutarde dans La Bible…).
La Profession du vicaire énonce une conviction sans dogmatisme, une confiance sans aveuglement, et affirme une liberté dont le prix à payer est l’obligation de répondre du mal, de sa présence envahissante que seuls, parmi les créatures, l’homme commet. Plus largement, dans le cadre que donne le traité d’éducation L’Emile – éduquer un homme selon la nature et non pas en vue de former un citoyen - on ne peut que rechercher un bonheur individuel d’abord et donc conjugal (La compagne Sophie au livre V de L’Emile). Il sera temps ensuite d’élargir le cercle, l’expérimentation en « laboratoire clos » permettra au personnage, mieux armé, d’affronter et dépasser les pièges que lui réserve le conditionnement social.
Cette recherche qui s’apparente à un eudémonisme (recherche du bonheur) dont le fondement anthropologique ne peut être que religieux, spirituel plus exactement, tant le dogme peut être dangereux, s’effectue en 2 étapes :
- Dieu a donné à l’homme la liberté de conscience qui lui permet d’être heureux pour peu qu’il le désire sincèrement et humblement, en faisant le bien ici-bas.
- Lorsqu’un innocent est malheureux, sa foi en un futur compensateur plus radieux lui apportera, dès maintenant, une certaine consolation et un espoir indispensables pour redonner du sens à une existence qui souffrait justement de l’inanité de sa souffrance.
Le mal, humain dans sa source et cause essentielles, dans son effet et dans ses remèdes ne remet donc pas en cause la bonté divine de l’ordre du monde qui orchestre le cosmos et la nature et juge de façon juste chaque vie individuelle ( théodicée du vicaire).
Le mal, dont la solution politique et sociale a été réglée dans Le Contrat social se ramène alors à des interprétations philosophiques et religieuses pernicieuses : athées et fanatiques sont renvoyés dos à dos et la porte est ouverte à un déisme tolérant, confiant et consolateur parce qu’essentiellement spirituel et partant, accessible à tous, réparateur, démocratique et libre, cette dernière caractérisation étant le fondement même de l’anthropologie rousseauiste.

  



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