La pédagogie de l'intégration! ou l'art de l'arnaque!

 Par Idoubiya Rachid  (Prof)  [msg envoyés : 1316le 23-05-10 à 01:00  Lu :14674 fois
     
  
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Salut à tous(tes)mes amis(es) à marocagreg et bien sur à marocagreg!
La pédagogie de l'intégration a le vent en poupe! Surtout dans des pays comme le Maroc.
Ceci est une évidence! des didacticiens sont invités de part et d'autre pour parler de cette pédagogie comme une solution miracle à la dégringolade dont souffre notre système d'enseignement!
D'autant plus que le temps des réformes s'annonce avec beaucoup de certitude...
Au niveau méthodologique, tout système d'enseignement qui veut réformer doit naturellement se poser les trois questions suivantes:
1- De quoi disposons-nous? ( côté Jardin )
2- Qu'est-ce que nous voulons? ( côté cour)
3- Comment pouvions-nous atteindre notre objectif? ( côté publique)
Aujourd'hui, le monde devient non un village, mais un écran! Cela est vrai! Cela est d'autant plus vrai que nous commençons à voir comme réalité les évidences suivantes:
* Nous vivons l'aire de la mondialisation du savoir;
* Nos élèves doivent changer de statut: de simples réceptacles accueillant les informations de tous genres, ils deviennent acteurs et dynamiques face à leur apprentissage;
* Le statut de nos élèves ne sera plus le même car le monde qui les attend diffère de celui des nôtres! Cela se fera sentir via le profil sur lequel la société mise.
Maintenant, considérons la pédagogie de l'intégration: est-elle une mode? un objet de consommation comme l'est le foot dans notre pays? L'expression: pédagogie d'intégration a-t-elle un SENS?
Réponse:
- Pour moi et je donne mes résultats d'une longue recherche sur la question:
* La pédagogie de l'intégration est un non SENS!
Pourquoi?
Pour faciliter les choses, je dirais:
Définition:
* pédagogie= méthode;
* Intégration = acquérir des Savoirs à vie! Posséder des Connaissances mobilisables pour résoudre des problèmes, répondre à des situations complexes et nouvelles...
Maintenant, devrions-nous considérer la pédagogie de l'intégration comme une expression métaphorique à l'instar de celle émise par M. Harrouchi: la pédagogie des compétences?
A mon sens non!
Pourquoi?
Parce que M. Xaviers Rogiers parle de situations complexes, de situation qui permettent d'intégrer les Savoirs...Mais une question fondamentale:
- Quelle forme va revêtir ces situations complexes d'intégration?
* Sous forme d'un projet? Si c'est oui, il y' a déjà la pédagogie de projet;
* Sous forme d'une situation-problème? Si c'est oui, déjà un nombre considérable de pédagogues et de didacticiens ont parlé de cette pédagogie: ( la pédagogie par situation-problème!)
Alors de quoi parle-t-on lorsqu'on évoque la pédagogie de l'intégration?
Si c'est une nouveauté, si c'est une nouvelle approche ou une nouvelle méthode au niveau du processus d'enseignement-apprentissage, qu'on nous le fera savoir avec des exemples et des activités concrètes...En dehors de la pédagogie de projet et de la pédagogie de situation-problème...
Pour moi, l'intégration n'est pas une pédagogie/une méthode mais un objectif/ un but!
Intégrer des connaissances, c'est passer par des pédagogies très connues dans le marché de la didactique: la pédagogie du Projet,la pédagogie par situation-problème...
Maintenant, pour intégrer les connaissances, il y' a d'autres voies qu'il faut parcourir:
* La pédagogie coopérative: voir du côté de la dynamique de groupe...
* La pédagogie différenciée: voir la théorie des différences d'intelligence;
* La pédagogie de la maîtrise: voir le rôle déterminent de la théorie maîtrise/ intégration des objectifs d'enseignement;
* La pédagogie de contrat: voir du côté de l'évaluation qui doit évoluer: ce ne sont pas les méthodes qui font défaut, mais la façon de les évaluer qui doit être vue en terme de changement!
* La pédagogie de la faute et de l'erreur, qui favorise l'apprentissage par l'essai et l'exercice actif;
* La pédagogie de l'activité: celle qui favorise le dynamisme et la prise d'initiative chez l'apprenant, devenu acteur de son apprentissage...
* La pédagogie du modèle: une sorte de pédagogie éclectique dont l'enseignant est acteur et créateur: il élabore des synthèses au niveau des pédagogies actives...
Maintenant, le tour sera joué si nous disposions de spécialistes de manuels scolaires, qui peuvent / vont répondre aux équations suivante: quels besoins pour quel public, pour quel profil de sortie, avec quels moyens et quels outils de mise en pratique...
A suivre....

  




 Réponse N°1 4256

pedagogie de l'integration
  Par   daki mohamed  (CSle 23-05-10 à 17:31

oui c'est vrai moi je me demande s(il ya autant de pedagogies que de ministres nous les enseignants on moisit dans le coin de l'oubli et dans la passivité .le probleme c"est que à peine est-on familarisé avec une nouvelle réforme qu'une autre réforme pointe dans l'horizon .Et on n(attend meme pas de voir les résultats de la précdente

On appelle à la formation continue:de quelle formation on parle? rien de precis pas de suivis sur le terrain .parfois l'on sent qu'il ya d'autres parametres qui en décident(quant au choix du cntre de formation ,les horaires ,le staff des formateurs la qualité du contenu . Ne faut-il d'abord attendre les résultats .oui je vous rejoins monsieur dans votre inquiétude au sujet de ces pedagogies qui se bousculent aux ecoles et qui se les disputent meme




 Réponse N°2 4262

Ne pas brûler les étapes.
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 23-05-10 à 23:56

Salut M.daki,

Bien que la dernière réforme devienne très vieille aujourd'hui, il n'en reste pas moins qu'avant de tenter une nouvelle expérience, il est nécessaire d'établir un bilan des résultats obtenus: réussites et insuffisances, pour établir un terrain rationnel capable de rendre notre système éducatif compétitif et capable de performance.

Maintenant, si l'on considère l'éducation et l'enseignement comme un bien national précieux, il vaut mieux faire confiance à nos didacticiens et à l'expérience de nos enseignants qui connaissent mieux que quiconque le système.

Il ne faut pas tomber dans le piège de l'imitation: ce n'est pas parce que les Tunisiens et les Algériens ont adopté la "pédagogie de l'intégration" que nous devons faire de même! La réforme, ce n'est pas une question de mode! Ce n'est pas une baguette magique qui, du jour au lendemain, trouve solution à tous nos problèmes!

* Question: - notre système d'enseignement souffre-t-il d'handicapes?

Quelle question! Quelle question! Quelle question! Quelle question! Quelle question! Quelle question!

Mais puisque tout le monde connaît la réponse, celle-ci devient absurde! Que faudrait-il donc faire? Importer des méthodes, des recettes toutes faites, comme c'est le cas pour notre football ( en écartant les potentialités locales!) où s'inspirer de notre bon sens, quitte à assumer nos erreurs. Il faut atteindre nos buts avec les moyens de bords dont nous disposons?

La démocratie française n'est pas la démocratie américaine! Le système d'enseignement canadien n'est pas celui marocain!

Les choses sont claires: chaque système est à part! Les solutions, ce sont les personnes concernées qui peuvent les donner! Cela est une règle tellement simple et logique qu'on a le plus souvent tendance à négliger!

Le changement, la réforme oui! Mais, pas de recettes! Pas de méthodes prêtes à porter! Pas d'importation d'idée de pédagogiques/ didacticiens qui viennent pour se remplir les poches: cela pourra nous sécuriser, mais les résultats ne seront jamais au niveau de nos espérances!

A méditer et à suivre...

NB- Que pensez-vous de tout cela madame Kezazi Fatiha?





 Réponse N°3 4265

Aucune idée!
  Par   Samira Yassine  (CSle 24-05-10 à 02:16

Salut M Idoubiya,

Je n’ai pas honte de le dire, je n’ai aucune idée sur le sujet.

Vous savez, en forgeant on devient forgeron. A force de travailler dans le domaine, d'avoir cette bonne foi intention de sauver l'enseignement et ces pauvres enseignés, on finit par créer des méthodes de travail qui existaient peut être sans qu'on en ait la moindre idée ou dont on est le précurseur et on finit par découvrir qu'on avait cette méthode et on ne savait pas qu'elle était si importante.

Bref, je n'ai aucune idée sur la pédagogie de l'intégration mais je la découvrirai grâce à vos différentes interventions sur le site.

Je vous remercie pour cette vive présence sur le site. En fait, moi personnellement, je suis très occupée ces jours et pourtant je ne rate rien de ce qui apparait sur le forum, ma page préférée du site; j'aime ces contacts fructueux.

Cordialement.





 Réponse N°4 4297

LES LANGUES SONT- ELLES UN HANDICAP?
  Par   oumaki abdelouahed  (CSle 24-05-10 à 21:43

Le foisonnement des terminologies est, à mon sens la seule chose nouvelle dans l'espace de l'éducation. Un espace qui attend toutes nouveautés, fussent -elles inadéquates les farder avec des mots puissants.

Un autre point que j'ai rappelé en lisant ce forum est les langues et leur apport dans le système éducatif marocain. Je crois qu'on ne laisse pas le temps à nos enfants à apprendre une langue. ils commencent, les pauvres, à se familiariser avec une langue et voila une autre qui surgit. cela ne devient- il pas une confusion? les notions clefs risquent de se perdre ou de ne pas etre assimiléés à cause d'une "hypertrophie" des langues surtout au primaire.

l'enseignement des langues semble devenir un compromis au détriment d'un apprentissage -enseignement de base axé sur les notions de base( temps ,espace, calcul, langue maternelle...)




 Réponse N°5 4335

La note ministérielle n°112
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 25-05-10 à 15:19

Cette note éditée en 2008 est la première à traiter de la pédagogie de l'intégration, issue de l'approche par compétences. elle limite, pour le moment, l'adoption de cette pédagogie au cycle primaire (généralisation dés l'année prochaine après deux années d'expérimentation aux académies de Chaouya-Ouardigha et Meknes-Tafilalt) et à 6 établissements du cycle collègial dans chaque académie. Selon les dires des responsables, une évaluation s'en suivra à partir de 2012 et déterminera si le projet sera généralisé ou non.

Pour son application en classe de français, surtout dans le cycle qualifiant, elle ne changera pas assez ni le paysage curriculaire ni les pratiques enseignantes puisque ce cycle fonctionne déjà avec la pédagogie du projet qui partage avec celle de l'intégration beaucoup de principes épistémologiques, pédagogiques, didactiques et organisationnels (cohérence, progression, centration sur l'apprenant, décloisonnement, etc.).

merci




 Réponse N°6 4353

La pédagogie de l'intégration!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 26-05-10 à 09:47

Salut kasbaoui abdelaziz,

C'est vrai, des expériences ont été programmées pour mettre en pratique les théories que renferment la pédagogie de " l'intégration " . Des Académies ont travaillé dans ce sens...

Les élèves du primaire ainsi que ceux du lycée collégial ont été la cible de cette expérience...

Maintenant, quelques remarques:

1- $ La pédagogie dite de l'intégration n'est pas issue de l'APC ( l'approche par compétence) : c'est une méthode qui permet de construire des compétences, au même titre que la pédagogie du projet et la pédagogie par situation-problème.

2- Ce que vous avez écrit: " Pour son application en classe de français, surtout dans le cycle qualifiant, elle ne changera pas assez ni le paysage curriculaire ni les pratiques enseignantes puisque ce cycle fonctionne déjà avec la pédagogie du projet qui partage avec celle de l'intégration beaucoup de principes épistémologiques, pédagogiques, didactiques et organisationnels (cohérence, progression, centration sur l'apprenant, décloisonnement, etc.).

- $ Le lycée qualifiant n'a jamais adopté la pédagogie de projet! ( il s'agit de projet pédagogique)

$ Le projet pédagogique n'a rien à avoir avec la pédagogie de projet= celle-ci n'est pas intégrée dans notre curricula!)

- $ Bien que dans les Orientations pédagogiques, on parle de notion de décloisonnement, cela reste insuffisant, vue les pratiques des examens qui donnent des questions qui n'ont pas de fil conducteur: les questions ne répondent pas à deux axes de lecture, comme c'est le cas pour la lecture méthodique.

- $ Quant à la centration sur l'apprenant, nous sommes très loin de cette réalité: centration sur l'apprenant, c'est:

A- Au lieu de parler du processus enseignement-apprentissage, on parle du processus apprentissage-enseignement: pour être plus concret, dans la classe, c'est l'apprenant qui travaille ( learning)/ l'enseignant développe ses aptitudes à animer et à accompagner les apprenants dans leur apprentissage.

B- Au lieu de s'inspirer de l'enseignement expositive/ frontale ( le cours magistral), l'enseignant propose des situations d'apprentissage donner des consignes précises( proposer une hypothèse de lecture, chercher les figures d'amplification ou d'opposition, relever les champs lexicaux, construire le portrait d'un personnage, etc) et laisser les élèves - devenus des apprenants - travailler en groupe de deux, trois ou quatre pour répondre à ces questions...

Cela s'appelle un travail actif de la part des apprenants...( cela faite partie des méthodes actives...)

Dans l'histoire de la didactique, il y' a quatre méthodes d'enseignement - apprentissage:

$ La méthode/pédagogie dogmatique: on vient et on parle de notions et de règles: mais le contenu n'est pas structuré par des objectifs précis)

$ La méthode/pédagogie expositive: on vient pour exposer un cours magistral ( mais au lieu de parler de tout et de rien, ces cours sont toujours ponctués par un plan cohérent et vise un apprentissage précis.Les objectifs sont tracés d'avance.

$ La méthode/pédagogie interrogative: organisée à partir de questions-réponses: le cours n'est pas exposé mais l'apprentissage se déroule par un va et vient entre l'enseignant et les élèves;

$ La méthode/pédagogie active: laisse l'apprenant devant son apprentissage en lui présentant des situations...

A suivre...




 Réponse N°7 4406

oui,. ..mais
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 27-05-10 à 14:13

bonjour M. Idoubiya

Ce que vous avez dit est tout à fait exact. Il met en exergue des informations essentielles relatives à l'évolution de la didactique des langues et présente certaines pédagogies dites nouvelles qui accompagnent cette mouvance que connait la recherche en didactique.

Quelques remarques cependant s'imposent:

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1- $ La pédagogie dite de l'intégration n'est pas issue de l'APC ( l'approche par compétence) : c'est une méthode qui permet de construire des compétences, au même titre que la pédagogie du projet et la pédagogie par situation-problème.

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En fonction du modèle adopté par Le Maroc, celui de Roegiers, la pédagogie de l’intégration (intégration des ressources par le biais de situations problèmes complexes…) s’origine dans l’APC qui n’en est qu’une application/traduction/manifestation–parmi d’autres- (NB. la pédagogie des compétences figurant dans le livre blanc et celle développée par M. Harrouchi sont des réalités pédagogiques différentes). D’ailleurs, le mot pédagogie, polysémique et protéiforme, s’applique non seulement à une vraie pédagogie mais aussi à ce qu’on connaît comme méthodes, techniques. Vous même M. Idoubiya vous avez utilisé le terme « méthode » etc. Chaque approche/pédagogie fournit en principe son arsenal théorique et conceptuel : L’APC, puisque ouverte et eclectique, ne fait pas table rase des pédagogies et des approches précédentes -elle les subsume en revanche- propose : ressources (savoir, savoir-faire, …), situation-problème(cible/didactique/d’intégration), indicateur, critères minimaux, …

NB1. vous pouvez lire dans le guide auquel vous avez fait allusion auparavant ceci à la page 4: "Ce guide est une référence, car il présente la pédagogie de l’intégration d’une façon simple en tant que cadre méthodologique pour la mise en oeuvre de l’APC". ******** NB2. je ne juge ni négativement ni positivement l'APC ou la pédagogie de l'intégration. Elle n'est pas encore opérationnelle. Je dois attendre sa mise en application pour pouvoir évaluer le plus objectivement possible. ***********************************************

- $ Le lycée qualifiant n'a jamais adopté la pédagogie de projet! ( il s'agit de projet pédagogique)

/////////////////////////////////////////////

Le projet pédagogique n’est qu’une manifestation comme le PAE, le projet d’établissement , le projet de l’élève…. de la pédagogie du projet. D’ailleurs voilà ce que disent les OG page 4 : L’enseignement/apprentissage du français au cycle qualifiant s’inscrit dans une démarche de projet et s’organise autour des éléments suivants ..qui sont le projet pédagogique, le module, la séquence ;…(il ne s'agit pas ici du projet pédagogique mais d'une démarche de projet dans sa référence et son acception générales).

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- $ Bien que dans les Orientations pédagogiques, on parle de notion de décloisonnement, cela reste insuffisant, vue les pratiques des examens qui donnent des questions qui n'ont pas de fil conducteur: les questions ne répondent pas à deux axes de lecture, comme c'est le cas pour la lecture méthodique.

/////////////////////////////////////////////////

S’il y a mauvaise application du principe du décloisonnement comme vous le montrez judicieusement, ce n’est pas la faute au décloisonnement, en tout cas, d’autres choses sont à refaire ou à revoir pour pouvoir réaliser ce principe

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- $ Quant à la centration sur l'apprenant, nous sommes très loin de cette réalité: centration sur l'apprenant, c'est:

/////////////////////////////

tout à fait d’accord avec vous sur le principe, mais la centration signifie tout simplement, ENTRE AUTRES, adapter les contenus en fonction de la maturité intellectuelle des élèves, proposer des activités signifiantes qui cadrent avec leurs préoccupations psychoculturelles (demander à un élève dans une production de donner les solutions à la polygamie/au travail des enfants ... par exemple lui confère forcément le statut –impossible- de l’état ou d’une association ou d’un expert), mettre l’élève dans des situations d’apprentissage significatives, etc.

**********************************************

A- Au lieu de parler du processus enseignement-apprentissage, on parle du processus apprentissage-enseignement: pour être plus concret, dans la classe, c'est l'apprenant qui travaille ( learning)/ l'enseignant développe ses aptitudes à animer et à accompagner les apprenants dans leur apprentissage.

//////////////////////////////////////

oui, c’est l’apprenant qui travaille, mais c’est l’enseignant qui lui montre comment travailler.Les processus enseig/apprentissage et/ou apprentisage/enseig. ne seront performants que si les élèves possédent déjà les prérequis indispensables à réagir positivement aux pratiques "enseignantes" et "apprenantes; et ces prérequis , qui vont devenir acquis,c'est l'enseignant qui doit s'en charger avant de passer à une étape de perfectionnement (le problème actuellement résiderait dans l'adoption approximative et non justifiée de la maïeutique avec des élèves qui n'ont encore rien appris et ce depuis les premières années du primaire); Il ne faut pas comprendre par la notion de centration, et dans son sillage celle d'autonomie, déléguer tous les pouvoirs didactiques à l’élève.//////////////////////////////////////////////////// ///////////////////////////////////********************************************************************** Pour le reste, je suis d’accord avec cependant ce complément d’information concernant la didactique des langues : ce sont généralement des approches pédagogiques (ensemble d’éléments scientifiques, théoriques, épistémologiques, pédagogiques, … ) qui sont derrière l’élaboration d’une pédagogie donnée (dans ce sens, la pédagogie- ou les pédagogies car une approche pourrait engendrer plusieurs pédagogies- est une application sur le terrain de l’approche, qui,elle, est philosophique ) ; ainsi, à l’approche encyclopédique on reconnaît la pédagogie centrée sur les contenus, à l’approche structuro-béhavioriste, celle de la PPO, à l’approche communicative la pédagogie de l'erreur/ la pédagogie différenciée et à l’approche par compétences la pédagogie de l’intégration. Et chaque pédagogie invente ses outils, ses méthodes, ses intentions, …(de la phrase au texte au document authentique/ de la passivité à l’action/ de la rigidité à la liberté à l’autonomie, ….

NB. Il pourrait y avoir d'autres classifications qui ne s'excluent pas pour autant: pédagogies traditionnelles vs pédagogies nouvelles, approches centrées sur l'enseignant/le contenu vs approches centrées sur l'apprenant, ... Merci




 Réponse N°8 4418

L'Intégration des ressources n'est pas une pédagogie!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 28-05-10 à 10:46

Salut M. kasbaoui,

N'importe qu'elle réforme pourra rester lettre morte si elle n'est pas clarifiée par des orientations claires et écrites d'une manière structurée et utilisant des concepts pédagogiques bien maîtrisés! C'est une évidence!

Remarques sur vos remarques:

1- 1- $ La pédagogie dite de l'intégration n'est pas issue de l'APC ( l'approche par compétence) : c'est une méthode qui permet de construire des compétences, au même titre que la pédagogie du projet et la pédagogie par situation-problème.

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Vous avez écrit : En fonction du modèle adopté par Le Maroc, celui de Roegiers, la pédagogie de l’intégration (intégration des ressources par le biais de situations problèmes complexes…) s’origine dans l’APC qui n’en est qu’une application/traduction/manifestation–parmi d’autres- (NB. la pédagogie des compétences figurant dans le livre blanc et celle développée par M. Harrouchi sont des réalités pédagogiques différentes). D’ailleurs, le mot pédagogie, polysémique et protéiforme, s’applique non seulement à une vraie pédagogie mais aussi à ce qu’on connaît comme méthodes, techniques. Vous même M. Idoubiya vous avez utilisé le terme « méthode » etc. Chaque approche/pédagogie fournit en principe son arsenal théorique et conceptuel : L’APC, puisque ouverte et éclectique, ne fait pas table rase des pédagogies et des approches précédentes -elle les subsume en revanche- propose : ressources (savoir, savoir-faire, …), situation-problème(cible/didactique/d’intégration), indicateur, critères minimaux, …

NB1. vous pouvez lire dans le guide auquel vous avez fait allusion auparavant ceci à la page 4: "Ce guide est une référence, car il présente la pédagogie de l’intégration d’une façon simple en tant que cadre méthodologique pour la mise en œuvre de l’APC". ******** NB2. je ne juge ni négativement ni positivement l'APC ou la pédagogie de l'intégration. Elle n'est pas encore opérationnelle. Je dois attendre sa mise en application pour pouvoir évaluer le plus objectivement possible.

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NB- $ La pédagogie de l'intégration trouve ses origines dans l'APC. Xaviers Roegiers veut inventer une pédagogie/ méthode qui existe déjà! (intégration des ressources: savoirs, savoir-faire, savoir-être, savoir-agir en situation, par le biais de situations problèmes complexes…) Or la pédagogie des situations-problèmes n'est pas une invention Roegersienne!

D'ailleurs l'expression pédagogie de l'intégration est une expression métaphorique, au même titre que la pédagogie des compétences!

D'ailleurs à quelque nuance près: l’expression: pédagogie de l'intégration= pédagogie des compétences!

$ La pédagogie de l'intégration veut dire: pédagogie/méthode qui permet d'intégrer les Ressources! MAIS, il existe déjà deux pédagogies/méthodes qui permettent d'intégrer les ressources: la pédagogie de projet et la pédagogie par situation-problème! (Qu’est-ce que M. Xaviers Roegiers a inventé? )

$ Ça, c'est une question capitale: ce professeur d'université veut se faire un nom et se remplir les poches! Cela grâce à la générosité des pays Tiers-mondistes comme le Maroc!))

$ Donc: l'expression: " La pédagogie des compétences", que ce soit dans le livre blanc ou dans la bouche de M. Harouchi, c'est une expression MÉTAPHORIQUE! = cela veut dire : les pédagogies=méthodes qui permettent de construire des compétences! Même chose pour la pédagogie de l’intégration qui veut dire méthode qui permet d’intégrer des Savoirs !

Vous avez écrit : Chaque approche/pédagogie fournit en principe son arsenal théorique et conceptuel : L’APC, puisque ouverte et éclectique, ne fait pas table rase des pédagogies et des approches précédentes -elle les subsume en revanche- propose : ressources (savoir, savoir-faire, …), situation-problème(cible/didactique/d’intégration), indicateur, critères minimaux, …

$ Ce qu’a fait Phillipe Perrenoud avec L’APC, le fait Xavier Roegers avec la pédagogie de l’intégration ! Les deux personnes cherchent à se forger un nom à partir de RIEN !

Voilà un article que j’ai écrit il y ‘a quelque mois expliquant d’où vient l’APC comme épistémologie !

http://www.marocagreg.com/doss/lycee/approche-par-competences2-constructivisme-par-idoubiya-rachid.php

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- $ Le lycée qualifiant n'a jamais adopté la pédagogie de projet! ( il s'agit de projet pédagogique)

/////////////////////////////////////////////

Ce que vous avez écrit: Le projet pédagogique n’est qu’une manifestation comme le PAE, le projet d’établissement , le projet de l’élève…. de la pédagogie du projet. D’ailleurs voilà ce que disent les OG page 4 : L’enseignement/apprentissage du français au cycle qualifiant s’inscrit dans une démarche de projet et s’organise autour des éléments suivants..Qui sont le projet pédagogique, le module, la séquence ;…(il ne s'agit pas ici du projet pédagogique mais d'une démarche de projet dans sa référence et son acception générales).

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$ La pédagogie de projet et le projet pédagogique sont deux notions tout à fait différentes !

Deux épistémologies tout à fait différentes les régissent : le constructivisme pour la pédagogie de projet et le béhaviorisme pour le projet pédagogique = séquence didactique ( qui épouse la PPO : la pédagogie par objectif…)

Voilà un article que j’ai écrit il y ‘a quelque mois dans ce sens : http://www.marocagreg.com/doss/lycee/sequence-didactique-et-projet-pedagogique-par-idoubiya-rachid.php

*****************************

- $ Quant à la centration sur l'apprenant, nous sommes très loin de cette réalité: centration sur l'apprenant, c'est:

/////////////////////////////

Vous avez écrit: tout à fait d’accord avec vous sur le principe, mais la centration signifie tout simplement, ENTRE AUTRES, adapter les contenus en fonction de la maturité intellectuelle des élèves, proposer des activités signifiantes qui cadrent avec leurs préoccupations psychoculturelles (demander à un élève dans une production de donner les solutions à la polygamie/au travail des enfants ... par exemple lui confère forcément le statut –impossible- de l’état ou d’une association ou d’un expert), mettre l’élève dans des situations d’apprentissage significatives, etc.

**********************************************

$ La centration sur l’apprenant du point de vue béhavioriste, c’est ce que vous dites ! Mais la centration sur l’apprenant du point de vue constructiviste : l’APC/ la pédagogie de l’intégration- par situation-problème : c’est le faite de laisser l’apprenant construire ses propres apprentissages en collaborant avec ses paires ! ( la dynamique de groupe et la pédagogie coopérative) L’Approche constructiviste interactionniste dont parle : Bruner (1996)

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$ A- Au lieu de parler du processus enseignement-apprentissage, on parle du processus apprentissage-enseignement: pour être plus concret, dans la classe, c'est l'apprenant qui travaille ( learning)/ l'enseignant développe ses aptitudes à animer et à accompagner les apprenants dans leur apprentissage.

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Vous avez écrit :

oui, c’est l’apprenant qui travaille, mais c’est l’enseignant qui lui montre comment travailler. Les processus enseig/apprentissage et/ou apprentissage/enseig. ne seront performants que si les élèves possèdent déjà les prérequis indispensables à réagir positivement aux pratiques "enseignantes" et "apprenantes; et ces prérequis , qui vont devenir acquis, c'est l'enseignant qui doit s'en charger avant de passer à une étape de perfectionnement (le problème actuellement résiderait dans l'adoption approximative et non justifiée de la maïeutique avec des élèves qui n'ont encore rien appris et ce depuis les premières années du primaire); Il ne faut pas comprendre par la notion de centration, et dans son sillage celle d'autonomie, déléguer tous les pouvoirs didactiques à l’élève.

////////////////////////////////////////////////////

$ Je me pose la question : pourquoi l’élève : (le problème actuellement résiderait dans l'adoption approximative et non justifiée de la maïeutique avec des élèves qui n'ont encore rien appris et ce depuis les premières années du primaire);?

$ L’élève qui ne CONSTRUIT pas ses apprentissages ne va jamais les intégrer !

$ L’enseignant peut intervenir, non comme un dépositaire de Savoirs mais comme un guide, un facilitateur, un accompagnateur, une personne expérimentée qui intervient à des moments précis : pour clarifier une notion, trancher sur un point de différence entre les apprenants qui travaillent et qui collaborent ensemble, pour aider au niveau méthodologique : c’est d’ailleurs le rôle que lui assigne Vygotsky (1896-1934) : dans sa théorie du socio-constructivisme.

L’APC est une épistémologie ancienne qui s’inspire du CONSTRUCTIVISME !

Piaget a utilisé les trois notions de : a- Mobilisation b- schèmes opératoires c- accommodation, changées par Perrenoud par : a- Mobilisation, b- Ressources c- intégration !

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Cordialement.





 Réponse N°9 4422

Salut madame Kerzazi et M. Adib !
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 28-05-10 à 12:34

Salut à vous!

Que pensez-vous du nouveau guide de la pédagogie de l'intégration dans l'école marocaine?

Cordialement.

NB- Je vous demande avant de réponde de bien lire ma discussion avec kasbaoui.




 Réponse N°10 4424

exemple concret
  Par   brahim el harfi  (Profle 28-05-10 à 14:11

Salut madame Kerzazi M. Adib M Idoubiya M kasbaoui.

merci pour cet échange fructueux

une question s'impose: est-ce que l'enseignant en classe, essaie d'amener les apprenants à intégrer les savoirs, savoir-faire, savoir-être..?

la réponse se trouve dans la fiche pédagogique, dans le déroulement du cours en classe et dans l'aboutissement de la séquence:l'évaluation

Bien cordialement





 Réponse N°11 4426

Tout à fait d'accord
  Par   Samira Yassine  (CSle 28-05-10 à 14:38

Salut M Elharfi,

Je partage votre avis. Les pédagogies se multiplient au point où on ne sait plus laquelle adopter. Il reste que chacun de nous a sa pégagogie que reflètera sa fiche pédagogique(si fiche il y a), sinon le déroulement de sa leçon, son aboutissement....Bref, l'élève, le premier concerné, a-t-il reçu le message qui lui est transmis, a-t-il compris la leçon, est -il arrivé à répondre à toutes les questions contenues dans son évaluation?

Je remercie par la même occasion mes collègues,M Idoubiya et M Kasbaoui, qui ne cessent de nous faire profiter de leur savoir dans le domaine. C'est toujours enrichissant, ce sont des questions pertinenentes qui nous poussent à s'informer, à continuer notre auto-formation puisqu'on en a pas une autre.

Cordialement/




 Réponse N°12 4428

La complexité!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 28-05-10 à 16:45



Salut Madame Kerzazi Fatiha, MM. Adib, brahim el harfi , kasbaoui...Salut Madame Kerzazi Fatiha, MM. Adib, brahim el harfi , kasbaoui...

La complexité!

Vous savez que les pédagogies actives sont très simples! Mais on a tout fait pour les rendre complexes! A commencer par Perrenoud et à finir ma Roegers, en passant par nos "didacticiens" qui essaient de vulgariser des théories dont ils ne maîtrisent pas le contenu en les rendant vulgaires!

Je sais que beaucoup d'enseignants essaient de comprendre la " pédagogie de l'intégration " sans rien y comprendre: cela est très voulu et très programmé!

- Lorsqu'on veut laisser les autres sous son merci, on fait le nécessaire pour leur brouiller la piste! C'est ce qu'a fait Roegers et le fait encore!

Ce soi-disant didacticien parcourt le monde: surtout les pays Tiers-mondistes pour " les soutenir" dans l'élaboration de leur curricula. Cela s'appelle se remplir les poches! Pour être certain de ce que j'avance, il y 'a deux pistes:

1- Son livre: la pédagogie de l'intégration coûte: 550 DHS. ( C'est un récital des systèmes d'enseignement et des théories éducatives! Ni plus ni moins ! Et quand il donne des exemples de situations complexes, c’est tellement compliqué qu’on a l’impression qu’il va révolutionner la pédagogie dans le monde, avec sa soi-disant pédagogie de l’intégration !)

Voir: http://www.priceminister.com/s/xavier+roegiers

2- Voir son CV où il expose son marketing de vente: son expérience coûte de l'argent!)

http://www.bief.be/index.php?s=3&rs=12&uid=10&lg=fr

NB- Ce que je dis, c'est ma conviction profonde! J'y laisse mon nom!

NB- Pour chaque réforme, un consensus national doit avoir lieu entre tous les partenaires concernés par l’acte éducatif : le ministère de tutelle, les syndicats des enseignants, les centres de formation, les chercheurs universitaires en sciences de l’éducation, la fédération des parents d’élèves, la société civile, en général. Cela pour que chacun assume sa responsabilité devant l’avenir de l’éducation nationale dans notre pays.

Il s’agit donc de l’arnaque, comme c’était le cas pour le dernier curricula (toutes les matières confondues…qui ont adopté l’APC, sans y rien comprendre !)

Maintenant, pour aider mon pays à sortir de cette impasse terminologique et méthodologique, je m’engage à entamer plusieurs interventions autour de l’APC et les pédagogies qui gravitent autour d’elle.

Cordialement.

NB- Un citoyen qui aime son pays.




 Réponse N°13 4432

des figurines pour nous expliquer!!!
  Par   Samira Yassine  (CSle 28-05-10 à 18:57

M Idoubiya,

j'ai consulté le site en question et j'ai été surprise de voir que c'était tellement compliqué( c'est ce qu'ils cherchent) qu'ils ont utilisé des figurines avec des bulles contenant des dialogues entre les différents enseignants, tout cela pour nous expliquer de quoi s'agit-il.

Franchement cela m'a rappelé les manuels du primaire quand l'enfant apprend le français comme deuxième langue alors il comprend mieux en lisant le contenu des bulles, c'est ce qui m'est arrivé ; mais franchement, je l'ai d&jà dit et je le répète je n'ai encore rien compris.

J’aimerais M Idoubiya que vous y alliez tout doucement pour nous expliquer étape par étape de quoi s'agit-il?

On sait qu'ils cherchent à compliquer les choses. je vous prie d'essayer de nous simplifier tout ça peut être qu'on y comprendra quelque chose pour pouvoir adopter ou refuser cette pédagogie d'intégration de Xavier Rogers.

Je vous en serais très reconnaissante.

Cordialement/





 Réponse N°14 4435

oui, ...mais (2)
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 28-05-10 à 21:28

Bonjour Mme Kerzazi, MM. Idoubiya, Adib, El harfi.

J'aimerais apporter quelques remarques d'ordre général relatives à une petite précision terminologique sans laquelle toute réflexion sur la pédagogie -au sens le plus large- serait approximative:

1. la centration sur l'apprenant est un concept qui est proposé par le constructivisme et les approches sous-sous-jacentes. il ne peut en aucun cas appartenir à la vision béhavioriste qui, elle, était centrée soit sur la matière, soit sur la technique, soit sur l'enseignant. c'est le constructivisme et les recherches sur le cognitivisme qui ont été derrière l'émergence de cette tendance réhabilitant ainsi le rôle de l'activité apprenante.

2. la situation problème n'est pas une pédagogie. c'est un outil /une méthode/ une démarche qui devrait être mise au service d'une pédagogie. c'est dans la mouvance du constructivisme qu'elle remplace le concept d'exercice, de problème, ...

3. la pédagogie du projet et la pédagogie de l'intégration ne sont pas "jumelles". elles permettent certes de concrétiser une approche issue du domaine constructiviste ou cognitiviste, mais le terme "projet" est intentionnel et implique un travail de conception, alors que celui d'intégration est plutôt procédural, pratique. Elles partagent un certain nombre de principes épistémologiques et pédagogiques(cohérence, progression, décloisonnement, planification, conception, ...) , mais différent sur d'autres aspects.

4. la pédagogie du projet et le projet pédagogique ont le même fondement épistémologique et conceptuel. Ils se basent tous les deux sur le principe de conception, de planification, d'évaluation; ils sont de l'ordre de l'intention, des finalités.

par ailleurs, le projet -défini comme pédagogique- est un outil pour la réalisation de la pédagogie du projet qui elle, pourrait être générale (projet d'établissement, projet de société, projet éducatif). la différence se situe au niveau de l'étendue du substantif et la restriction de l'adjectif.

5. Piaget faisait de la recherche fondamentale qui se soucie peu des applications en classe alors que Perrenoud fait de la recherche appliquée. d'ailleurs les trois notions (mobilisation, accommodation, ...)attribuées à l'un et à l'autre ne sont pas interchangeables, celles de Piaget sont plutôt psychologiques et intellectuelles alors que celles de Perrenoud sont pédagogiques et "didactiques".

6. Le projet pédagogique n'est pas une invention béhavioriste. le terme "projet" se refuse, en effet, à toute rigidité, à toute démarche mécaniciste du béhaviorisme. Il est par définition transcendant, ouvert, souple... La séquence didactique (ou pédagogique ou pédagogico-didactique selon le centre d'intérêt) est un moyen d'opérationnalisation et d'application du projet pédagogique. Elle n'est pas par ailleurs la seule; il pourrait y en avoir d'autres.

7. L’élève qui ne CONSTRUIT pas ses apprentissages ne va jamais les intégrer !, OUI, mais l'élève qui n' a pas APPRIS les connaissances fondamentales (qui lui permettront de construire) ne peut rien construire.

à suivre....

Cordialement





 Réponse N°15 4437

La simplicité !
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 28-05-10 à 22:00



Salut à tous(es) mes ami(ies) et à mon ami marocagreg,

Pour comprendre le présent, il faut comprendre le passé.

Lorsqu’on comprend le présent, on peut faire des projets pour le futur : avec l’aide de Dieu bien sûr.

Un constat :

* On parle aujourd’hui, des pédagogies/ méthodes, dites actives.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

- Qu’il y ‘a des pédagogies classiques/non actives.

- Qu’il y’ a des pédagogies nouvelles : non habituelles pour les enseignants.

- Que les méthodes/pédagogies vont changer et que l’enseignement avec !

Mais, ce changement est-il facile ? La réponse est NON !

Pourquoi ? Parce que pour qu’une réforme réussisse, il faut un accord entre tous les partenaires du changement : une sorte de contrat qui lie tout le monde : institution+enseignants+élèves…

Maintenant, pour qu’il n’ait pas un dialogue de sourds entres les partenaires du changement, commençons par se mettre d’accord sur des notions simples : d’apparence…

0. Notions.

* La didactique : c’est réfléchir aux différentes théories et méthodes dans le domaine de l’enseignement : chaque enseignant doit chercher à comprendre les fondements épistémologiques de l’art d’enseigner et d’apprendre.

Concrétisation : La réflexion sur les théories est indispensable : comment pourrions-nous enseigner sans connaître Freinet, Piaget, Dewey, Vygotsky ou Claparède... ?

Clin d’œil : un enseignant compétent est celui qui va chercher dans le web des informations sur les didacticiens cités ci-dessus !

* La pédagogie : C’est l’opérationnalisation (via des méthodes) de la didactique. Il y a plusieurs méthodes d’enseignement-apprentissage : celles qui se focalisent sur l’enseignement comme la pédagogie par objectif, et celles qui se concentrent sur l’apprentissage comme la pédagogie de projet...

Concrétisation : Si je dois enseigner le texte narratif en utilisant la PPO, je prépare une séquence centrée sur ce que j’attends en termes de comportements observables chez mon élève : je m’appuie sur le contenu disciplinaire et sur ma manière pour enseigner ce contenu.

Si je dois enseigner le texte narratif en utilisant la pédagogie du projet, je prépare une situation aux élèves : je les invite à chercher dans des ressources diverses, comme Internet, des textes narratifs : ce sont les élèves qui construiront la séquence par leurs remarques et leurs investigations personnelles...je deviens alors animateur/ accompagnateur/guide/facilitateur plutôt qu’enseignant...

Clin d’œil : un enseignant compétent est celui qui va chercher dans le web des informations sur les nouveaux rôles de l’enseignant dans les pédagogies actives…

* La méthode : C’est l’instrumentalisation de la pédagogie. Elle est utilisée dans l’application effective de chaque pédagogie.

Concrétisation : Chaque pédagogie a sa propre démarche (méthode) : la PPO a sa méthode et la pédagogie par projet à la sienne !

* Le modèle : C’est la manière d’appliquer la méthode : il y a autant de modèles que d’enseignants. Chacun a son style personnel au niveau de l’application d’une méthode.

Concrétisation : La méthode est la même pour chaque pédagogie, mais la manière d’appliquer cette méthode diffère d’un enseignant à un autre : chacun doit bâtir son propre modèle (style).

1. Les quatre épistémologies/philosophies = fondements autour de l’acte d’enseigner. L’Homme, pour enseigner, a répondu à quatre questions fondamentales : chaque question vise un aspect au niveau de l’apprentissage= transmission des connaissances.

* L’enseignant se pose les questions suivantes :

A- Dois-je privilégier le savoir : la matière disciplinaire ? ( QUOI)

B- Dois-je donner plus d’importance à ce que fait l’élève qui devient apprenant car il devient le centre de son apprentissage : moi/l’enseignant, je ne viens pas pour donner des informations, celle-ci est construire par l’élève avec les autres élèves. L’élève à l’opposé du sens commun, n’est pas un vase vide ! Dieu a donné à chaque être humain des ressources qu’il utilise pour connaître les choses : l’enfant apprend en quelque années sa langue maternelle, voire plus si ses parents parlent deux langues différentes ! L’idée qui dit qu’on ne peut rien mobiliser à partir du vide méconnaît cette réalité/vérité. ( QUI)

C- Maintenant, une question qui se pose avec insistance. Pourquoi l’immigré qui se trouve dans un pays étranger apprend la langue du pays hôte dans un temps record ! Tout simplement parce que l’apprentissage provient d’un besoin, d’un désir! La langue est apprise car elle a un SENS pour l'immigré qui veut comprendre et se faire comprendre ! ( POURQUOI )

D- Pour apprendre à pêcher, il faut voir les autres pêcher. Puis on demande au pêcheur comment il fait. Puis on commence à l’imiter et à s’exercer…Mais pour apprendre mieux l’art de la pêche, il est nécessaire de réfléchir à notre façon de pêcher. On se rappelle les étapes que nous avons parcourues, depuis le départ, jusqu’à la prise du poisson…Nous serons donc à même de répondre à la question : ( COMMENT)

1. Quatre fondements épistémologiques.

Quoi ? Le behaviorisme

L’élève est objet dans l’enseignement.

Le contenu est disciplinaire.

L’évaluation est centrée sur les connaissances.

Qui ? ( Le constructivisme)

L’élève est sujet de son apprentissage.

Le contenu est une situation qui motive à la recherche et au développement des aptitudes à la recherche.

L’évaluation est centrée sur les aptitudes et les méthodes plus que sur les contenus disciplinaires.

Pourquoi ? ( L’école fonctionnelle )

Pourquoi j’apprends un tel savoir disciplinaire ?

A quoi va-t-il me servir dans l’avenir ?

Ce savoir est-il motivant ?

Comment ? ( Le cognitivisme )

L’activité est centrée sur la manière d’apprendre : comment j’ai construit ce savoir ? Quelles méthodes j’ai utilisé ? Comment j’ai fais pour réaliser un projet ?

A suivre...

NB- Salut kasbaoui, je viens de lire votre réponse constructive...Je vais préparer une autre intervention afin d'unifier notre vision des choses...

Cordialement




 Réponse N°16 4438

VERTIGO
  Par   Adi Lachgar  (CSle 28-05-10 à 22:31

Salut à vous chers marocagrégistes

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt cet échange intéressant et instructif. Le point de vue de M. Idoubiya Rachid ne me choque point: il y a de l'arnaque. Mais, y a-t-il forcément complot? Je ne le crois pas. L'histoire-le passé donc- nous apprend que le mouvement historique peut se faire selon deux types de pas:

-des pas de géant: c'est ce qu'on peut appeler les révolutions (la Renaissance, l'héliocentrisme, les Lumières, la révolution industrielle, la psychanalyse...)

-des pas de tortue: c'est ce qu'on peut appeler les soubresauts. ce sont de petits mouvement qui développent le grand mouvement en marquant soit des avancée, soit des réactions (les deux grandes guerres, le 11 septembre...)

Il y a aussi le non mouvement. C'est quand l'histoire entre dans une sorte de tunnel en boucle et qu'elle tourne sur elle-même. Paradoxalement, c'est à ce moment-là que l'humanité produit le plus de théories de tous genres, y compris des théories éducatives et pédagogiques. Ce qui est produit est souvent brillant, puisque systématique, mais souvent aussi vain et inutile puisque ne correspondant à aucun pas de l'histoire, à aucune nécessité philosophique ou humaine. Ainsi, les théories éducatives nées de la renaissance ont marché parce qu'elles s'inscrivaient dans le grand pas de la Renaissance et il s'agissait pour ceux qui étaient l'humanité d'assurer ce pas en l'ancrant et en l'incarnant dans la vie spirituelle, dans la vie quotidienne comme dans l'éducation.

A quel pas correspond la pédagogie de l'intégration?

Au non mouvement de la crise morale et d'autorité que connaît le monde. Paradoxalement, cette pédagogie ressemble au monde d'aujourd'hui: une pédagogie du détail, une pédagogie de l'exemple qui ne dit jamais par quelle magie on passera du détail au Tout ni de l'exemple à l'idée. C'est avec cette même pédagogie de gourous qu'on a fait les Madoff et les Kerviel.

Alors, quand Mme Kerzazi Fatiha dit honnêtement qu'elle n'y comprend rien, moi, je la comprend parfaitement et je l'applaudis.Oui, il va falloir que nous demandions à tous ces gourous de faire la démonstration de leur bidule sur plusieurs années, et diverses situations avant de nous demander de l'appliquer "innocemment" aux enfants qui nous font confiance (puisque nous comprenons)




 Réponse N°17 4441

flattée malgré mon ignorance!
  Par   Samira Yassine  (CSle 28-05-10 à 22:56

Salut M Adi Lagare,

je répète toujours que c'est vraiment un plaisir de vous lire et on aimerait vous lire plus souvent. je n'ai pas encore lu votre article" andou sidou andou lalah" mais croyez moi , avant d'en survoler les lignes, je croyais que c'était un titre en espagnol. quand j'en ai compris le sens , j'ai bien ri même si j'en ai pas encore lu tout le contenu.

Je vous remercie pour votre compliment.En fait, je ne pouvais pas mentir. J'essaie de découvrir cette pédagogie de l'integration, grace à mes chers collègues, pour ne citer que M Idoubiya qui partage votre point de vue concernant ma position "d'ignorante" mais franche.

Je suis sûre qu'entre marocagrégistes, (j'adopte votre appelation, on se sentira agrégés, nous aussi, bien qu'on le soit pas .rires) , entre marocagrégistes on s'entraidera pour avancer dans la compréhension de ces méthodes et pédagogies en perpetuel chagement.

Cordialement/




 Réponse N°18 4453

paradigme!
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 29-05-10 à 00:05

salut tout le monde

Quand on parle de théories, d'approches ou de pédagogies, on ne peut exclure le contexte historique et socioculturel qui les a produites. C'est ce qu'on appelle communément " le paradigme". le paradigme sociologique a engendré des théories qui s'intéressent à la dimension sociale, donc humaine. le paradigme scientifique a accouché de théories qui voulaient tout "scientifiser", tout quantifier... et nous entrons en plein fouet dans le paradigme économique qui a enfanté d'abord des concepts tels rendement, qualité, rationaliser, ....et partant ces approches qui gravitent autour du terme à la mode "compétence". et qui dit économie, dira certainement, après une série d'inférences, "arnaque". mais faut-il se positionner éternellement!

Se pose alors le défi pédagogique qui nous interpelle directement à condition que nous bénéficions de formation adéquate, de documents convenables et surtout de liberté de prise d'initiative qui permettra, à chacun, de proposer une application des curricula et des programmes qui soit en harmonie avec un certain nombre de faits et de réalités locales ou régionales.

Le discours actuel sur l'approche par compétences et la pédagogie de l'intégration, telles qu'elles sont présentées officiellement par le MEN, est-il motivé, argumenté et bien fondé?, c'est à cette question qu'on doit répondre. certaines publications, en mal de gains, profitant des besoins "cognitifs" liées aux différents concours de promotion, ont présenté des traductions hasardeuses, des connaissances disparates de cette approche , qui pourtant ne l'est pas.

Je ne peux me prononcer sur les intentions du concepteur ou sur celle de nos responsables, je ne peux applaudir ou condamner leurs choix. Mais, j'interroge les tenants et les aboutissants de cette pédagogie à travers les documents qui la présentent.

La pédagogie de l'intégration:

1. ne fait pas table rase des approches et des pédagogies précédentes. elle s'appuie sur le structuralisme/béhaviorisme pour l'apprentissage des ressources (savoirs, savoir-faire, savoir-être), mais les rattache, selon un vision constructiviste, à des projets d'utilisation, par le biais de situations d'intégration avant de les faire soumettre à des situations d'évaluations débouchant soit sur le perfectionnement ou le soutien.

2. est rationnelle. elle focalise l'attention sur les apprentissages en relation directe avec la construction de la compétence prévue. rien n'est gratuit.

3. est souple. elle laisse une grande marge de manœuvre à l'enseignant qui voit son rôle réhabilité. il n'est plus ce simple exécutant, mais un "agissant" sur ce qu'il propose à ses élèves.

4. est progressive. elle propose d'abord l'apprentissage des ressources, condition sine qua non pour la construction des savoirs/connaissances/compétences ultérieurs avant d'inviter à les intégrer dans des situations SIGNIFIANTES.

5. est centrée sur les besoins des élèves (psychologiques, culturels, ...). elle offre l'occasion de proposer aux élèves des savoirs, des activités respectant leurs statuts de mineurs, d'enfants, d'élèves (j'ai toujours pensé que demander à un élève de se mettre dans la peau d'un avocat ou d'un journaliste / de proposer des solutions à certains maux de la société relèverait du mythe).

conclusion (drastiquement personnelle): ces approches et ces pédagogies, loin d'être d'horribles inventions nouvelles, sont un cadre qui va réorienter l'enseignement/apprentissage et donner au travail de classe plus de bon sens et d'harmonie.

Est-ce suffisant?

je ne sais pas. l'expérience n'est qu'à ses débuts au primaire. on vient d'initier des formations de grandes envergures pour tous les enseignants du primaire du royaume. l'année prochaine, on pilotera le projet dans 6 établissements du cycle collégial dans chaque académie.

Cordialement





 Réponse N°19 4455

Faire du vide une théorie ou comment on profite de l'ignorance des autres!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 29-05-10 à 00:22

Salut M Adi,

En effet, nous vivons une époque sans ruptures épistémologiques! Que ce soit dans le domaine de la philosophie ou dans celui de la science!

Les grandes théories comme le structuralisme, la relativité restreinte, la psychanalyse, la phénoménologie, etc font partie de l'Histoire...

Malgré les pas de gens que l'humanité a parcourus depuis l'aire du tout début des cultures à nos jours, l'Homme en tant qu'individu reste à l'état primitif et demande du dressage et de l'apprentissage!

Dans le domaine de l'éducation ( car c'est le sujet de départ de nos débats), l'Homme a répondu à toutes les questions envisageables: QUOI? QUI? POURQUOI? COMMENT?

A chaque fois, il y' a eu une rupture épistémologique dont vous avez parlé avec vos mots...

Mais aujourd'hui, beaucoup de systèmes d'enseignement se trouvent devant un grand dilemme: miser sur la connaissance à transmettre ou parier sur l'Homme à former!

Pour les connaissances: la chose est réglée car nous vivons l'aire de sa mondialisation...Viser sur l'Homme, c'est un défi qui demande des sacrifices et des atouts qui ne sont pas nécessairement disponibles, surtout dans les pays Tiers-mondistes!

Maintenant, des contraintes sont là au niveau international: les pays sont classés entre autres en fonction de leur système d'enseignement= éducation...

Que faut-il donc faire? Suivre la mode, la tendance, en considérant l'enseignement comme un objet de consommation, ou réfléchir à des solutions d'ordre national pour répondre aux vrais besoins et donner les vraies réponses aux vrais problèmes! Cela en considérant l'enseignement comme un bien commun!

Cela dit, pourquoi je pense à l'arnaque ( je dis bien arnaque car il s'agit d'un!)

Comme les choses ne viennent pas par hasard et que ces mêmes choses se tiennent, je dis que ni l'APC( approche par compétences) ni l'AI ( la pédagogie d'intégration) ne sont des réalités nouvelles: ce sont des pas de stagnation comme vous dites...

Maintenant, qui va croire tout cela? Comme je venais de dire, les personnes qui ne lisent pas et qui répètent ce que disent les autres sans même les comprendre peuvent aboutir à des résultats fâcheux! Il suffit d'entendre des inspecteurs principaux d'enseignement marocain qui - au lieu de dire objectif opérationnel, disent compétence! Alors que le monsieur qui intervient utilise la méthode expositive!- C'est comique mais c'est comme ça!

Maintenant, lorsque quelqu'un comme Xaviers Roegers comprend cette réalité, il n'a qu'à mentir pour se remplir les poches! Qui va l'arrêter? Des ignorants? Personnes donc! Car la chose est claire: Si Perrenoud avec quatre notions a "inventé" toute une théorie de chimère et presque tout le monde l'a cru, alors pourquoi ne pas tenter la même expérience avec la pédagogie de l'intégration? C'est logique non?

Maintenant, y' a-t-il des solutions envisageables pour contrer cette arnaque qui nous menace?

Personnellement, je suis réaliste! Pour répondre à un mensonge, il faut donner des alternatives...C'est ce que je fais. La préparation est en train de se faire...

Pour l'instant, ...............je suis entrain de m'engager pour aider avec les moyens dont je dispose...Il faut savoir, M.Adi, que je viens de découvrir quelqu'un qui sait de quoi il parle -surtout-dans le dernier article de M. kasbaoui. C'est un collègue avec qui on pourra faire des projets dans le futur...(je ne dis pas plus= clin d'œil à marocagreg...)

Pour vous M. Adi, je vous félicite pour votre présence d'esprit et votre manière de voir les choses...

Mes respects.





 Réponse N°20 4468

Plus de précisions SVP!
  Par   Samira Yassine  (CSle 29-05-10 à 17:18

Salut M Idoubiya,

Je tiens tout d'abord à vous remercier pour les longues explications que vous avez fournies au sujet de cette fameuse pédagogie de l'intégration. Je voudrai, toutefois, en savoir plus. le problème, quand le sujet est flou, j'ai tellement de questions à poser que je ne sais plus par où commencer.

Bref, je voudrais en savoir le maximum pour que d'ici la rentrée scolaire prochaine, je maitriserai bien la notion.

Essayez M Idoubiya de me dire où réside le nouveau dans cette pédagogie? Le professeur est tenu d'opérer d'une façon particulière, laquelle? L’élève, si j'ai bien compris, doit être intégré, va-t-il participer à la préparation de la leçon? Si on doit le sensibiliser à l'importance de la leçon dans son apprentissage, ne le faisait-on pas déjà? A quel point cela doit-il le concerner? Il y a des élèves qui viennent presque pieds nus qui n'arrivent pas à assouvir leur faim ou qui se désintéressent complètement, comment les intégrer et leur faire comprendre que cela les concerne beaucoup plus qu'avant ? Beaucoup plus qu'avant?!!!!Qu'est ce qu'on faisait avant alors?!!!!!

Je vous serais très reconnaissante de bien vouloir donner beaucoup plus d'information au sujet de cette "nouvelle" pédagogie.

Cordialement.





 Réponse N°21 4585

IDMAJ
  Par   Adi Lachgar  (CSle 02-06-10 à 00:05

Salut chère amie et collègue

Vous pouvez compléter votre connaissance de la PI en allant sur le site du ministère de l'éducation nationale qui lui consacre une rubrique ou sur ce lien : http://www.collab.ma/epi/

Bonne lecture.




 Réponse N°22 4586

Re
  Par   Samira Yassine  (CSle 02-06-10 à 00:20

Enfin M.Lagare. Qu'est ce qui me vaut l'honneur de votre réponse(riiiiiires). En fait, j'ai failli vous supplier de répondre à ma question sur la note à accorder à une production écrite et j'attends toujours, en un seul mot "avez-vous déjà accordé 10/10 à une production écrite? " Oui ou non!

Je reviens à votre conseil , je vous en remercie beaucoup cher ami et collègue, je vous remercie également pour le lien . En vérité, je trouve moins de difficultés à comprendre les explications données par notre ami M Idoubiya, quand je trouve une contradiction , je pose des questions directement ou en privé.

Je vous remercie pour votre sincère attention.

Cordialement/





 Réponse N°23 4624

10/10
  Par   Adi Lachgar  (CSle 04-06-10 à 17:11

Oui, il m'est déjà arrivé de noter une copie, non 10/10, mais 20/20. Il y a de cela quelque chose comme sept ou huit ans. J'avais à l'époque des classes OLF. J'ai gardé la même classe S.M OLF 3 années durant. En classe de 5ème, je leur inculque les rudiments de la rhétorique et les initie à la lecture méthodique. En 6ème (actuelle 1ère du bac), ils découvre le commentaire composé et la dissertation. La majorité des élève de cette classe était extrêmement appliquée. Ainsi, quand je leur indiquait la technique, il l'appliquait d'abort à la lettre, puis essayaient de la perfectionner. Il y avait surtout cette élève qui, se rendant compte de son "peu" de culture, se décide à lire tous les ouvrages auxquels je fais référence. Elle découvre, en trois ans, pêle-mêle, Madame Bovary, les Liaisons Dangereuses, Ethique à Nicomaque, l'Avare...

Quand, en terminale, il fallait, enfin, rédiger un commentaire composé dans les règles de l'art, cette fille m'a rendu une copie de 5 pages. Son commentaire était en trois parties avec, pour chaque partie, de manière équilibrée, trois paragraphes, des citations du texte et sans erreurs d'orthographe... un truc très fort. J'ai noté20/20 ce devoir non relativement à la classe, mais en pensant que je n'aurais certainement pas fait mieux.

Maintenant, de manière plus générale, peut-on accorder la note parfaite de 10/10 à une production écrite?

Je dis oui, certainement. Mais dans des conditions contractuelles précise.

Exemple:

Sujet:

Produisez une phrase où vous conseillerez à votre camarade de ne pas fumer et une phrase pour justifier votre conseil.

Production d'un élève "appliqué"

Je te conseille de ne pas fumer, mon ami. Mon oncle a été tué par la cigarette.

ou

Il ne faut pas fumer, mon ami. La cigarette est dangereuse.

On le voit bien, le contrat est pleinement rempli. deux phrases correctes, grammaticalement et sémantiquement et une réponse pleine à la consigne, sans hors sujet.

Il va de soi que cela se complique un peu dès qu'il s'agit de noter une "production" plus complexe, plus développée.

Ce qui nous gêne, c'est que nous sommes sensibles au caractère arbitraire de la correction et de la notation de l'écrit. C'est que le mot "appréciation" prend tout son sens. Je peux biffer tout un texte où il n'y a pas une seule phrase correcte, puis mettre un 02/10. Je peux aussi tomber sur une copie relativement bien faite, avec des qualités de construction, de style, d'argumentation puis au moment de noter hésiter entre un 7 et un 8. Le 9 et le 10 nous bloquent.

Je rappelle à ce propos que dans l'esprit de compétition, la note prend tout son sens relativement à l'écart type et à la distance entre la première et la deuxième, etc. Avoir un 9/10 dans une classe ou la deuxième note est 8 n'est pas avoir un 9 dans une classe ou la deuxième note est 5. Un enseignant, en notant les copie des élèves, agit en juge. Or, pour juger, il faut avoir tout les éléments et une bonne dose de courage. c'est donc généralement en notre âme et conscience que nous portons ce jugement chiffré. Que Dieu nous assiste.

Une anecdote pour finir

Quand j'étais en 2ème année du collège, j'avais un prof d'arabe parfaitement inculte. Il notait mes "inchae" 12/20, systématiquement, avec, toujours la mention "tali3 akthar." Un jour, il me nota 18/20. Que s'était-il passé? Je l'apprendrai à la fin de l'année. En fait, mon père, "ami" de ce prof était tombé sur une de mes copies notée 12. Il la lut et la trouva bonne. Au café il la montra à ses amis enseignants de gauche (USFP) L'un deux, qui avait bu interpela mon prof d'arabe, le fit asseoir, lui apporta une feuille et un stylo et lui demanda de rédiger le même sujet (c'était un truc sur la fête du trône.) quand il comprit enfin de quoi il retournait il se défendit en prétendant qu'il voulait juste m'encourager. Depuis, j'ai eu un autre prof d'arabe, l'excellent Monsieu Abouddafar (dont j'aimerais bien avoir des nouvelles ) qui trouva à mes écrits un petit air Jabrane Khalil... Il me notait 20/20 et comme remarque "choukrane"

Bon courage chère amie.





 Réponse N°24 4625

10/10
  Par   Samira Yassine  (CSle 04-06-10 à 18:00

Salut M Adi Lagare,

Je suis vraiment sincère quand je vous dis que c’est toujours un plaisir de vous lire et ce, pour diverses raisons que toute personne lisant vos contributions au forum connait bien.

Je tiens à vous remercier, cher ami, d’avoir très bien expliqué votre façon de voir les choses concernant la note 10/10. On est d’accord sur tous les points que vous avez soulevés. Mais les élèves de Sciences math option langue française étaient des élèves qui, différemment aux autres élèves des autres classes ,avaient l’étude des œuvres alors que leurs camarades des se contentaient de textes extraits d’œuvres généralement inconnues pour l’élève. Ces élèves, c’était l’élite, bien plus cette branche n’était pas généralisée, on ne la trouvait que dans certaines villes. Un élève OLF a choisi cet enseignement en langue française, toutes les matières étaient enseignées en langue française. Quelle chance !

Je reviens à la notation d’une production écrite;je vois qu’arguments à l’appui, vous avez tous déjà donné ou vous pouvez donner 10/10. Mon problème à moi, je croyais qu’il était interdit d’accorder une telle note, le 9/10 également. J’ai déjà été sollicitée par presque tous les collègues à changer d’avis. J’hésitais, n’étant pas vraiment convaincue, faisant partie de la génération du 7/10, ou 8 au maximum. J’ai remarqué que votre argumentation rejoint celle de M Marocagreg , à ce sujet ; Pour M Idoubiya, il n’est pas d’accord sur un point « pourquoi être si exigeant quant à l’erreur de langue si le contenu est très intéressant ? »

Je vais essayer de clore ce sujet, j’en ai assez parlé, le jour où je tomberai sur une copie qui mérite vraiment un 10/10 je n’hésiterai pas.

J’ai bien ri en lisant votre histoire avec votre professeur du fameux 12/20. Ce genre de souvenir nous invite à méditer à revoir notre comportement avec nos élèves. Quel bonheur pour M Abouddafar si jamais il a l’occasion de lire votre jugement qui témoigne d’un grand respect pour une personne qu’on n’oublie pas après toutes ces années. C’est votre façon à vous de lui dire « CHOUKRANE » maintenant.

Je renouvelle mes remerciements et vous souhaite, à vous et à tous les collègues, bon repos en attendant la surveillance et la correction.

Mes amitiés.





 Réponse N°25 14387

point d'inerrogation
  Par   tarara lahsen  (CSle 27-09-11 à 01:29



Salut tout le monde je tiens tout d'abord à remercier tous ceux qui participent et enrichissent ce forum par leur savoir dans le domaine de l'enseignement.

Pour ma part je tiens seulement à vous demander de réfléchir un peu sur le fait que l'école publique à du mal à former un grand nombre d'élèves maitrisant la langue française . Pourquoi les élèves des écoles privés maitrisent cette langue alors qu'il s'agit du même pays des même orientations et du même ministère?

S'il est questions de programmes. Pourquoi ne pas adopter le même programme que celui de l'école privée?

S'il est question de profs et de stratégie de travail . Pourquoi ne pas rendre visite aux établissements privé et de profiter de leur expérience?

Merci





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