C'est vers la fin de l'année scolaire que notre ministère décide, sans préavis et sans préparation préalable -parait-il- de lancer une formation pour les enseignants en exercice. cette dernière concernait ce qu'on avait convenu d'appeler "la pédagogie de la pertinence". Ainsi, on a privé les élèves de temps précieux, et on a réuni un certains nombre de professeurs ( de toutes les catégories : primaire, collégial, secondaire, agrégés et autres) choisis je ne sais comment, puis on a commencé à leur raconter des choses tellement banales avant de les inviter à déjeuner dans le réfectoire de l'internat.Après deux jours (ou cinq, selon les académies) les professeurs se sont dispersés avec, seulement, le souvenirs des moments chaleureux des repas en compagnie de leurs anciens collègues.
Voici, fidèlement rapportées, leurs remarques à propos de cette "formation":
- Il aurait fallu l'envisager au début de l'année, ainsi les professeurs prendront ces nouveautés en considérations lors de l'élaboration de leur projet. D'ailleurs, on risque de tout oublier (si on a retenu quelque chose!) pendant les grandes vacances;
- Les personnes chargés de la formation devraient présenter un minimum de savoir et de compétence, car nul ne peut donner ce qu'il n'a pas. Je n'arrive pas à comprendre comment un inspecteur du primaire (avec mes respects pour tout le monde) qui ignorait les spécificités du secondaire pourrait-il s'entendre avec les enseignants appartenant à ce cycle. Sincèrement, il est à plaindre...
- Cette remarque découle logiquement de la précédente: on a rien compris, ni la notion de pertinence, ni son utilité pédagogique.
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Si vous avez pigé quelque chose, éclairez notre lanterne et mille fois merci!
Errata, le titre c'est : la pédagogie de "l'impertinence".