La patience?tempérament de méditerranéen?!

 Par Jaafari Ahmed  (Prof)  [msg envoyés : 943le 01-07-12 à 10:47  Lu :1231 fois
     
  
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Nous les méditerranéens nous appartenons à plusieurs cultures.Puisque nous sommes nés dans le berceau de toutes cultures!
Je vous propose de découvrir," les marins perdus" de J.C IZZO, qui soulève cette question de l'identité méditerranéenne ,dans un cadre original, qui rappelle beaucoup, la souffrance qu'ont vécu, nos marins retenus à Sète, à cause des malversations de la Comanav.
Cette notion de la méditerranée est capitale dans " les identités meurtrières" d'amine Maâlouf

Résumé de "les marins perdus"

L’Aldebaran est un cargo qui se retrouve amarré depuis plusieurs mois, dans le port de Marseille parce que son armateur a fait faillite. À bord restent Abdul Aziz libanais et Diamantis son second et Nédim, un turc.
En plus de l’inactivité et du chômage, ils ont des problèmes sentimentaux. En attendant une solution à leurs problèmes, chacun d’eux tente de lutter contre son destin.
Abdul Aziz est démoralisé depuis qu’il sait que sa femme va le quitter, quant à Diamantis, lui aussi confronté à la même situation, il décide de partir la recherche d’une fille « Amina » qu’il a abandonnée, il y a 20 ans. Mais en 20 ans les choses ont changé, et le grec risque de ne pas trouvé sa bien aimée facilement.
Cette histoire emplie de mélancolie, est celle d’hommes au destin raté, aux amours déchus, et à l’horizon bouchée.
Ce sont des marins perdus, non pas dans des mers lointaines, mais sur la terre ferme.
C’est une histoire d’amitié entre marins qui apprennent à se connaître à force de se côtoyer. Ils partagent leurs souvenirs et leurs doutes.
Diamantis est perméable aux autres, Abdul Aziz est renfermé. Ils ont de l’estime l’un pour l’autre, mais pas d’amitié. Leur seul lien est la mer.
Ils commencent une vie d’errance, sur le bateau, les quais aux alentours du port. Ils côtoient des personnes aussi perdues qu’eux.
Étrangers, sans droits, sans le sou, séparés de leurs familles, oubliés de tous.
Le point commun entre ces marins réside dans le fait qu’ils sont convaincus qu’être un navigateur signifie vivre entre deux choses partir et revenir, seul partir avait un sens. Cependant même pour ceux qui avaient une famille résonnaient ainsi ; c’est pour cela qu’ ils détestent ceux qui les séparent de la mer tout en disant qu‘il est préférable pour eux de se trouver au chômage .
« Parce que au fond, on déteste tout ce qui nous sépare de la mer. être sur ce bateau ,c’est encore moins pire que de savoir qu’on va se trouver au chômage .la vérité c’est qu’on ne veut pas rentrer » .
Mais dés qu’ils se retrouvent coincé à quai sur le port de Marseille, ils découvrent une autre réalité : les tempêtes, les problèmes, la violence n’existent pas que lorsque les marins se retrouvrent en mer, et qu’on ne connaitra de marins qu’à terre à moins de s’embarquer un jour à bord d’un cargo et que pour les femmes de marins, des milliers d’hommes n’avaient aucune existence, la seule réalité n’est tangible qu’ à leur retour dans leur lits.
« les femmes avait-il lu récemment dans un roman bon marché , les femmes quittent leur maris .le seul problème est qu’elles n’emportent pas leur corps avec elles ».
Vers la fin du roman, les trois marins s’interrogent chacun à sa manière qu’avaient –ils à gagner sur la mer, loin de ceux qu’ils aimaient. Un jour où ils étaient frappés par la malédiction. Les marins pensaient à leurs années de navigation, là où meurt les rêves, et naissent les larmes, mais c’est déjà tard.
« les vrais questions, se dit –il ,on les pose toujours trop tard .quand on a raté sa vie. Quand on ne peut plus revenir en arrière.
Tu vois, je crois que ce qu’on appelle vérité, c’est simplement cette sincérité que l’on a , d’assumer sa condition. et c’est toujours un mensonge dés qu’on met des majuscules à vie, amour ou à histoire »  .

Les représentations de la méditerranée dans « Les marins perdus »

- « L’atlantique ou le pacifique sont des mers de distance, la Méditerranée, une mer de voisinage »
- « Un comorien, un turc, un marocain, un hongrois, Abdul Aziz était libanais, Diamantis est grec : qui était l’étranger de qui, une fois en mer » = le seul lien est la mer
- « Marseille était la seule ville du monde où l’on se sentait pas étranger, un sentiment unique d’universalité »
- « Ahmed Baydoune : « Ici la mixité et des équilibres communautaires a des chances de durer »
- Diamantis « la méditerranée pour lui, cette mer était oriental et occidentale mais elle était unique »
- C’est comme un corps qui nous habite » 2 jambes, 2 mains,…..2yeux.
- « La mer dans toutes ses définitions et la méditerranée dans toutes ses appellations.
Toujours au-delà de ce qu’elle donnait à voir » (244)
- « Pour les arabes, cette mer n’était ni bleue, ni noire, mais blanche »
- « La mer…on la regardait telle que d’autres l’ont vue, avec en tête les images et les récits qu’ils nous ont transmis »(36)
- « La mer …On la découvre jamais seul et on ne la voit pas avec nos propres yeux » (36)
- « Marseille pour Diamantis, la plus humaine des villes »
-

Les représentations dans « les identités meurtrières »

- « Par facilité, nous englobons les gens les plus différents sous le même vocable, par facilité nous leur attribuons des crimes, des actes collectifs, des opinions collectives, les serbes ont massacré…, les anglais ont saccagé…les juifs ont confisqué…les arabes refusent… »
- « à L’époque romaine, toutes ces contrées, devenues depuis chrétiennes musulmanes ou juives, appartenaient au même empire »
- « Plus jamais la Méditerranée ne serait réunie sous une même autorité »
- « Lorsqu’on se sent respecté, lorsqu’on se sent qu’on a sa place dans le pays où l’on a choisi de vivre, alors on réagit autrement »
- « Les arabes ont tiré une conclusion = c’est que l’occident ne veut pas qu’on lui ressemble, il veut seulement qu’on lui obéisse »
- « Toutes les sociétés humaines ont su trouver au cours des siècles, les citations sacrées qui semblaient justifier leurs pratiques du moment »
- « L’appartenance à la communauté humaine prendrait de plus en plus d’importance, jusqu’à devenir un jour l’appartenance principale, sans pour autant effacer nos multiples appartenances particulières »
- « Je n’ai jamais compris comment un état qui se disait laïc avait pu désigner certains de ses ressortissants par l’appellation de « français musulmans » »
- « L’Union européenne. Voilà un ensemble de pays qui ont eu chacun, sa propre trajectoire historique, son propre rayonnement culturel, et qui ont entrepris de faire converger leurs destins »
- « Aujourd’hui, toute personne a besoin des trois langues pour éviter que les gens se retrouvent dans quelques années engagés dans des conflits linguistiques amers et sans issue et pour gérer la multiplicité des langues. »
Ps: J'ai aussi le film" français", qui a essayé de traduire cette atmosphère, mais il est loin d'égaler la lecture du roman!Les marins perdus



  



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