La paternite avec le pere goriot dans le pere goriot de balzac.

 Par tenkoul rachid  (?)  [msg envoyés : 14le 16-11-11 à 18:54  Lu :15028 fois
     
  
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Introduction :
La paternité a un rôle important dans l’histoire su Père Goriot car c’est à cause de ce lien si fusionnel avec Anastasie de Restaud et Delphine de Nucingen, qu’il mourra dans la solitude et la tristesse. Ces relations l’entraineront dans sa décadence et cela jusqu'à sa mort. Il mourra pauvre et seul sans ses filles qu’il aura choyées et aimées sans rien attendre en retour (sans rien recevoir non plus), sans aucuns remerciements, sans aucuns regrets.
Comment peut-on définir la paternité à travers le père Goriot dans ce roman ?
I. Le père Goriot et sa paternité : fort et capable de tout pour le bonheur et la réussite sociale de ces filles.
Sa passion, son obsession, son idolâtrie sont ces filles. Il porte une véritable adoration à ses filles. Le père Goriot donna tous ce qu’il avait, même les choses qu’il n’aurait jamais vendues tel que la petite écuelle que lui avait offerte sa femme en premier cadeau de leur rencontre. Et tout cela pour que ces filles puissent payer les dettes de leurs amants. Le père Goriot est un père dévoué pour ces filles, qui fait tout pour les rendre heureuses même si la tristesse et la solitude s’empare de lui. Mais le bonheur de ces filles, est communicatif. Malheureusement c’est un bonheur sonnant en quelque sorte faux car il est corrompu par la solitude. Ce bonheur s’atténue avec le temps et avec l’ignorance que lui donnent ces filles. Il est à l’origine de la réussite sociale de ses filles. En effet, c’est lui qui l’est à « implantées » dans ce monde en leur donnant une dote importante et en leurs trouvant un mari riche ou portant un nom de famille haut placé dans la société parisienne. Goriot fit de son possible pour garantir une vie stable et sociale. Il laisse paraitre un amour incommensurable apparemment sans limites. Malheureusement cet amour sans mesure, consume et détruit le père Goriot à petit feu. Le père Goriot est présenté comme un père dévoué et sa vie, faite de sacrifice, est une passion véritable. Après la mort de son épouse, le père Goriot donne toute son affection a ses filles. Juste avant de mourir, il dit «J’ai bien expié de les trop aimé. Elles se sont bien vengées de mon affection. Elles m’ont tenaillé comme des bourreaux ! (…) Mes filles, c’était mon vice à moi, elles étaient mes maîtresses c’est tout. »
II. La honte des filles mais aussi des maris à l’égard du père Goriot.
Les filles du père Goriot se servent de leur père. On peut remarquer que moins le père possède de l’argent, moins les filles viennent lui rendre visite car il n’y a plus d’intérêts. En effet, si le père Goriot est pauvre, il n’a plus rien à donner à ses filles et vu qu’elles ont un besoins d’argent permanent pour renflouer les dettes de leurs amants respectifs, elles n’ont plus aucune raison d’aller lui rendre visite. De plus, Anastasie de Restaud et Delphine de Nucingen ont honte de leur père car, n’étant pas du même rang sociale qu’elle et n’étant qu’un simple vermicellier, elles ne peuvent se permettre de fréquenter des personnes comme leurs père. Cela déchainerait les remarques des autres aristocrates ou bourgeois qui les rejetteraient sans doute en voyant leur famille. Les époux des filles partagent cet avis.Il refuse que leurs femmes voyant leur père surement pour ces soucis de ragot et de bavardages mesquins sur eux. C’est en quelque sorte une paternité refoulé non pas par le père mais par les filles et leurs époux.
III. Son cœur est brisé : plusieurs sentiments se mélangent.
Avant sa mort imminente, le père Goriot est évité par la seule famille qui lui reste. Les personnes qui devraient, par respect de tous ces gestes de générosité qu’il fait, être présent ne le sont pas. Ces filles, refusant de venir voir avant sa mort leur père, éveille une douleur celle de l’éloignement qui s’est creusé avec le temps entre ces filles et lui.
Il n’est pas satisfait du mariage de ces filles avec des bourgeois égoïstes. A cause des remontrances et obligations de leurs maris, les filles tournent le dos sans aucunes rancœurs à leur père. Malgré cela, le père Goriot ne peut croire que ces filles puissent être ainsi et de ce fait, il trouva comme excuse à ses filles l’influence négative de leurs maris. Il n’en veut donc pas à ses filles. Il agit comme si rien ne s’était passé et jusqu'à ce qu’il meurt, il voudra le soutient de ces filles ou même juste de leurs présence. Il attendra en vain car ces filles se sont complètement insensibles à la détresse de leur père. Elles ne viendront pas pour lui dire au revoir.
Mais on peut voir un certain rapprochement entre le père Goriot et entre Delphine de Nucingen en lui prenant un appartement afin Eugène et elle puissent vivre leurs amours convenablement sans besoin de se cacher.
Conclusion :
On voit apparaitre une paternité illimitée, un amour immesurable qui n’est malheureusement pas réciproque. Les filles n’ont que faire de leur père qui n’est pas de leur rang social. Elles n’ont besoin de lui que pour l’argent qu’il possède. Le père Goriot éprouve lui un amour extrêmement fort envers ces filles malgré tous les coups fourbes et intéressés que lui ont fait Anastasie et Delphine. Le christ de la paternité est incarné par le père Goriot sacrifiant sa vie au profil de celui de ces filles.

  



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