La passion (nouvelle)

 Par ED-DARRAZ Mohamed  (?)  [msg envoyés : 38le 19-12-11 à 10:50  Lu :1015 fois
     
  
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La passion
ED-DARRAZ Mohamed
- Non, je dois continuer, il est impossible de s'arrêter se disait-il L'arbre grandit toujours. Un jour je verrai ses fruits.
Seul dans son jardin désertique… seul... avec son arbre géant qui n'a pas encore donné de fruit malgré l'entretien et les soins indéterminés…
Abdo versait soigneusement le seau quotidien d'eau réservé à l'arbre et se souvenait de son aventure avec l'arbre mystérieux… Il était jeune quand il rêvait d'avoir un jardin plein d'arbres, de fleurs et de plantes des quatre coins du monde. Vu l'absence des moyens, il ne pouvait se procurer le luxe d'acheter un jardin sur une terre fertile, alors il s'aventure à acheter un petit terrain à l'extrémité de son village natal au quatre vents ,aux quatre saisons et à la couleur bleue qui ravage l'œil obsédée de Abdo de jour comme de nuit…
Sec… rude…. et intolérant, l'arpent de terre ne laisse rien pousser. Malgré toutes les tentatives de fertiliser cette terre stérile en dépensant tout ce qu'il hérita…tout ce que possédait sa femme… et tout ce qu'il gagna de la fonction publique, tout était en vain…
Les particules de ce sol semblaient inaccoutumées à la vie et asphyxiaient tout germe tentant de voir le jour. Abdo…jeune… fort et optimiste, ne cède pas et continue à labourer sans penser… à sillonner sans se lasser…. et retourner la terre sans que cette terre perde son attractivité et son influence sur son cœur et son esprit et sans que cette marne renonce à son sourire… matinale… enfantin…. et innocent au moment où elle entend les pas amoureux de Abdo ...
Abdo espérait et croyait qu'un jour viendrait où une verdure prendrait la place à cette couleur rougeâtre… désagréable… et qui pique à l'œil, se réjouissant d'entraver l'espoir… jeune sur terre et ancestral dans le rêve du bédouin…
Des années et des années s ‘écoulèrent. Sans perdre l'espoir Abdo continue à travailler son terrain aride avec la même force et la même confiance. Un jour, il vit au centre un germe étrange, d'un vers foncé et dont les feuilles commencent à apparaître. L'optimiste bédouin pris soin de cette plante sans savoir ce que c'était. Il n'avait aucune idée sur la nature de ce végétal qui occupait désormais, toute son intention….
Avec le temps, la plante devient un arbuste puis un arbre géant, mais sans savoir ce que c'était. Abdo espérait voir un jour les fruits de cette plante. Des questions tournaient dans sa tête sur la nature de cette plante miraculeuse, rebelle et insurgée. D'où venait-elle ? Donnera –t- elle des fruits ? Va-t-il voir les fruits de ce géant avant de mourir ?
Abdo versa son seau et reprit la route vers la maison sans trouver de réponses. Le lendemain, quand il vint faire le même rituel, il remarqua que l'arbre avait de petites fleures qui commencent à apparaitre. Des fleurs d'une blancheur éblouissante…. Abdo sauta de joie et décida de garder le secret. Tellement était grande sa joie que tout le monde le remarquât. Le jour suivant quand il s'approcha de son jardin un parfum doux l'emporta. Les fleurs blanches s'épanouissaient déjà et dégageaient odeur agréable, un parfum féérique, séduisant et qui effleure les cœurs les plus arides. Il pénètre et les corps et les âmes.
Deux semaines plus tard, les premiers fruits apparaissent, Abdo, se rendit compte avec difficulté que c'était des oranges.
Le fruit murit petit à petit, devient gros et prend une couleur doré tirant vers l'orange de près et violet tirant vers le bleu de loin.
La nouvelle se propagea dans tout le village et on ne parlait que des oranges d'Abdo. Tout le monde se précipita pour voir, gouter ou juste sentir le parfum des oranges - Ces fruits sont venus du paradis, disait le fkih, c'est une récompense. Abdo devint dans ses yeux un vrai croyant et chacun analyse de sa propre manière la présence de ce fruit. Les uns disaient que c'était juste un fruit tropical qui ressemble à l'orange. D'autres, pensait que c'était un hybride des agrumes de la région formé par la coïncidence ou par le plus beau des hasards….
Abdo n'avait pas d'explication scientifique et expérimentale à présenter mais seulement des sentiments venus de loin, de l'encensoir des années qui se sont évaporées de sa vie, des mots tatoués dans sa mémoire, des rêves brisée au temple de la réalité pour l'amour de l'espoir et le sourire angélique, même court soit-il mais tant expressif de l'indicible….
Ses amis les plus intimes, profitèrent de l'occasion pour voir de près cet arbre, et d'en gouter les fruits sucrée, succulent et suave. Le premier ami, demanda à Abdo de lui donner quelques branches afin de greffer ses oranger pour produire ces fruits extraordinaire dans sa fermes très fertile tandis que le deuxième lui demanda, quelques fruits pour les présenter comme cadeaux lors du mariage. L'alliance ne dura pas longtemps et il revint à Abdo pour lui demander d'autres orangers afin de se divorcer. Le juge l'avait condamné à donner à son ex-femme les mêmes oranges pour terminer la procédure du divorce. On ne parla dans le village que d'une orange pour le mariage et une autre pour le divorce.
Les oranges d'Abdo devinrent très connues, et appréciées de tout le monde. On les demande aux mariages, aux fiançailles et mêmes aux funérailles. On les appelait désormais la passion d'Abdo.

  



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 Réponse N°1 15703

Re
  Par   ED-DARRAZ Mohamed  (CSle 21-12-11 à 00:18



la nouvelle contient certaines fautes.... au lieu d'envoyer la copie corrigée j'ai envoyé celle ui n'est pas corrigée.





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