La passion :florilège de citations extraites des œuvres du programme

 Par saqr mohamed  (Prof)  [msg envoyés : 3le 23-02-16 à 10:48  Lu :1285 fois
     
  
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CPGE Le monde des passions 2015/2016


Florilège de citations extraites des œuvres du programme


I- Nature et dynamique des passions


1- L'amour et la haine, le plaisir et la peine.


* « Je sentis que ma haine allait finir son cours, /Ou plutôt je sentis que je l'aimais toujours » (Racine, Andromaque, I, 1, Oreste).

* « L'amour ou l'amitié est une complaisance envers autrui pour ses perfections ou ses services ; la haine est le contraire. » (Hume, Dissertation sur les passions, section 2).

* « Les jouissances de la haine satisfaite sont les plus ardentes, les plus fortes au cœur. L'amour est en quelque sorte l'or, et la haine est le fer de cette mine à sentiments qui est en nous. » (Balzac, La Cousine Bette, p. 255).

* « Quelques objets, par la structure originale de nos organes, produisent immédiatement une sensation agréable et sont, pour cette raison, dénommés des « BIENS » ; tandis que d'autres, à cause de leur sensation immédiatement désagréable, reçoivent l'appellation de « MAUX ». (Hume, DSP, I).

* « Si je le hais, Cléone ! Il y va de ma gloire/ Ah ! je l'ai trop aimé pour ne le point haïr » (Hermione parlant de Pyrrhus, II, 1).


2- Passion, raison et volonté


* « Non, tes conseils ne sont plus de saison/ Pylade, je suis las d'écouter la raison. » (Oreste, III, 1).

* « Ce combat de ses instincts et de sa raison la rendait injuste et tyrannique » (Balzac, La Cousine, p.146).

* « Cette route illogique était tracée par la logique des passions toujours excessivement ennemie des jambes » (idem, p.197).

* « Il paraît évident que la raison, prise dans un sens exact, c'est-à-dire comme un jugement du vrai et du faux, ne peut jamais être, par elle-même, un motif de la volonté et qu'elle ne peut exercer son influence sans toucher quelque passion ou affection. » (Hume, DSP, V)

* « La raison est et ne doit qu'être l'esclave des passions ; elle ne peut jamais prétendre remplir un autre office que celui de les servir et de leur obéir. » (Hume, Traité de la nature humaine.)

* « . « Hé bien, Phoenix, l'amour est-il le maître ?/ Tes yeux refusent-ils encor de me connaître ? » (Pyrrhus, II, 5).


3- Temps, distance et passions

* « La probabilité résulte d'une opposition de chances ou de causes contraires qui ne permet

pas à l'esprit de se fixer, mais qui, le ballottant sans cesse d'un côté à l'autre, le détermine à considérer un objet tantôt comme existant, tantôt comme inexistant. » (Hume, DSP, I).

* « Peut-on haïr sans cesse ? et punit-on toujours ? » (Pyrrhus, I, 4).

* « Vous voulez qu'un roi meure, et pour son châtiment / Vous ne donnez qu'un jour, qu'une heure, qu'un moment » (Oreste à Hermione, IV, 1).

* « Si nous considérons l'esprit humain (...) il ressemble à un instrument à cordes qui, à chaque attaque, en conserve les vibrations encore quelque temps, pendant que le son décline par degrés sensibles. » (Hume, DSP, I).


II- Passions et action


1- Energie des passions


* « Le chagrin et la déception suscitent la colère ; la colère, l'envie ; l'envie, la malveillance ; et la malveillance ressuscite le chagrin. » (Hume, DSP, II).

* « Mais ce brio ne sort plus alors du cœur de l'artiste ; et au lieu de le jeter dans ses œuvres comme un volcan lance ses feux, il le subit, il le doit à des circonstances, à l'amour, à la rivalité, souvent à la haine. » (Balzac, La Cousine, p. 159. L'énergie créatrice de l'artiste).

* « La sécurité affaiblit les passions : l'esprit livré à lui-même, s'alanguit aussitôt ; et pour préserver son ardeur, il doit constamment être soutenu par un nouveau flux passionnel. » (Hume, DSP, VI).

* « Inoccupé de 1818 à 1823, le baron Hulot s'était mis en service actif auprès des femmes. » (La Cousine Bette, p. 87).


2- Vertu, vice, devoir et héroïsme


* « Et je saurai peut-être accorder quelque jour/ Les soins de ma grandeur et ceux de mon amour. » (Pyrrhus, I, 1).

* « Il est du sang d'Hector, mais il en est le reste ; / Et pour ce reste enfin j'ai moi-même en un jour/ Sacrifié mon sang, ma haine et mon amour. » (Andromaque, IV, 1).

* « La notion du devoir, quand elle s'oppose aux passions, ne permet pas toujours de les surmonter. » (Hume, DSP, VI).

* « Ah ! je ferai tout ! s'écria la malheureuse femme. Monsieur, je me vendrai, je deviendrai, s'il le faut, une Valérie. » (La Cousine Bette, p. 417).

* « Trop de vertu pourrait vous rendre criminelle. » (Céphise parlant à Andromaque, III, 4).


3- Passions et fatalité


* « Je me livre en aveugle au destin qui m'entraîne. » (Oreste, I, 1).

* « L'un par l'autre entraînés, nous courons à l'autel/ Nous jurer, malgré nous, un amour immortel. » (Pyrrhus, IV, 5).

* « J'étais né pour servir d'exemple à ta colère, / Pour être du malheur un modèle accompli. » (Oreste, V, 5).


III- Dérèglements des passions


1- Passions, aveuglement et folie


* « De l'eau !...de l'eau ! demanda Lisbeth après avoir jeté les yeux sur la lithographie (...) ma tête brûle, je deviens folle ! » (La Cousine Bette, p. 186).

* « Il peut, Seigneur, il peut, dans ce désordre extrême, / Epouser ce qu'il hait, et punir ce qu'il aime. » (Pylade parlant de Pyrrhus, I, 1).

* « Où suis-je ? Qu'ai-je fait ? Que dois-je faire encore ?/ Quel transport me saisit ? Quel chagrin me dévore ? ». (Hermione, IV, 1).

* « Madame, il ne voit rien. Son salut et sa gloire/ Semblent être avec vous sortis de sa mémoire. » (Cléone parlant de Pyrrhus, IV, 2).


2- Les passions destructrices


* « Je suis toqué de vous, et vous êtes ma vengeance ! » (La Cousine, p.72)

* « Demeurons toutefois pour troubler leur fortune ; /Prenons quelque plaisir à leur être infortune. » (Hermione, II, 1).

* « Je percerai le cœur que je n'ai pu toucher ; /Et mes sanglantes mains, sur moi-même tournées/ Aussitôt, malgré lui, joindront nos destinées. » (Hermione, IV, 3).

* « L'envie resta cachée dans le fond du cœur, comme un germe de peste qui peut éclore et ravager une ville. » (La Cousine Bette, p. 95).

* « Après bientôt trois ans, Lisbeth commençait à voir les progrès de la sape souterraine à laquelle elle consumait sa vie et dévorait son intelligence. » (La Cousine Bette, p. 256).


IV- Passions et imagination


1- Les fictions de la passion


* « Crois-tu, si je l'épouse/Qu'Andromaque en son cœur n'en sera pas jalouse ? »(Affabulations de Pyrrhus sur Andromaque, II, 5).

* « Non, non, je le connais, mon désespoir le flatte ; / Le cruel ne la prend que pour me l'arracher. » (Illusions d'Oreste sur la relation de Pyrrhus avec Hermione, III, 1).

* « Nous ne nous étonnerons pas qu'une transition facile de l'imagination ait autant d'influence sur l'ensemble de nos passions. » (L'imagination crée la connexion entre les objets des passions, Hume, DSP, IV).

. « On peut remarquer que les passions vives s'accompagnent ordinairement d'une imagination vive. » (Idem, VI).


2- L'orgueil


* « Ainsi l'orgueil est- il une certaine satisfaction que nous ressentons en nous-mêmes pour quelque perfection ou quelque possession dont nous jouissons. » (Hume, DSP, II).

* « Les hommes sont fiers de la beauté de leurs pays, de leur comté, voire de leur paroisse. » (Idem, II).

* « Ne vous suffit-il pas que je l'ai condamné ?/Ne vous suffit-il pas que ma gloire offensée/ Demande une victime à moi seule adressée ? » (Hermione, IV, 3).

* « Tout ce qui appartient au vaniteux est toujours ce qu'on peut trouver de mieux. » (Hume, DSP, II).


V- Rhétorique et communication des passions


1- Théâtre des passions


. « Et il [Crevel] jeta sur Mme Hulot un regard comme Tartuffe en jette à Elmire, quand un acteur de province croit nécessaire de marquer les intentions de ce rôle, à Poitiers ou à Coutances. » (La Cousine Bette, p. 58 ).

* « Je souffre tous les maux que j'ai fait devant Troie/ Vaincu, chargé de fers, de regrets consumé, /Brûlé de plus de feux que je n'en allumai. » (Pyrrhus, I, 4)

* « La société et la sympathie affectent considérablement nos opinions en tout genre. » (Hume, DSP, II).

* « Lorsqu'un homme désire être loué, c'est pour la même raison qu'une jeune beauté trouve plaisir à voir ses charmes avantageusement réfléchis par un miroir. » (Idem, II).


2- La compassion


* « Dieux !ne pourrais-je au moins toucher votre pitié ? » (Andromaque, III, 6).

* « La compassion est un malaise qui nous saisit lors de souffrances d'autrui. » (Hume, DSP, III).

* « En ce moment, l'ancien parfumeur s'essuya les yeux où roulaient quelques larmes. La sincérité de cette douleur agit sur Mme Hulot qui sortit de la rêverie où elle était tombée. » (La Cousine Bette, p.71).


3- Corps et langage des passions


* « Un physiologiste peut observer tous les sentiments féminins, depuis l'aversion, depuis l'indifférence, jusqu'à la déclaration de Phèdre à Hippolyte. » (La Cousine Bette, p.335).

* « Ah ! fallait-il en croire une amante insensée ?/Ne devais-tu pas lire au fond de ma pensée ?“ (Hermione, V, 3).

* « Rien n'est plus capable d'infuser une passion dans l'esprit que l'éloquence qui représente les objets sous les couleurs les plus violentes et les plus vives. » (Hume, DSP, VI).



  



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