La mélancolie (petite philosophie quotidienne)

 Par marocagreg  (Admin)  [msg envoyés : 2213le 25-11-12 à 09:06  Lu :4504 fois
     
  
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Une amie m'écrit, je suis mélancolique, je dois m'éclipser. je me demande donc, qu'est-ce que la mélancolie ? quelles sont ses causes ? pourquoi elle touche certaines personnes plus que d'autres ?
je vous invite aujourd'hui à réfléchir un peu sur cette humeur noire qu'est la mélancolie. je me documente un petit peu et je reviendrai à ce sujet.

Dans l'iconographie de la mélancolie, on représente toujours les personnes mélancoliques dans cette posture caractéristique : la tête ne tient plus droite. Elle s'appuie sur un bras comme sur une béquille. Le regard est hagard et triste, le teint pâle, les couleurs sombres, les vêtements un peu négligés.

  




 Réponse N°1 28443

Mélacolique, je le suis moi aussi, en ce moment.
  Par   Samira Yassine  (CSle 25-11-12 à 10:29



La mélancolie est ce sentiment qui n'est pas tristesse mais qui nous envahit, nous empêchant de sentir une quelconque envie pour quoi que ce soit.

La mélancolie est le reflet de l'âme dans certains de ses états où elle ne va pas bien.

La mélancolie, résulte de notre angoisse de revivre cerains événements ou de voir défiler devant nos yeux certaines images , certaines paroles, certains gestes du passé.

On a,alors, une certaine nostalgie ou au contraire un certain regret.

On sombre petit à petit dans cette mélancolie qui se trasforme petit à petit en déprime, en dépression.





 Réponse N°2 28444

Alain et mélancolie
  Par   Elmzouri mostafa  (Autrele 25-11-12 à 11:43



Alain disait sur la mélancolie :

« Il y a quelque temps, je voyais un ami qui souffrait d'un caillou dans le

rein, et qui était d'humeur assez sombre. Chacun sait que ce genre de maladie

rend triste ; comme je le lui disais, il en tomba d'accord ; d'où je conclus

enfin : « Puisque vous savez que cette maladie rend triste vous ne devez point

vous étonner d'être triste, ni en prendre de l'humeur. » Ce beau raisonnement

le fit rire de bon coeur, ce qui n'était pas un petit résultat. Il n'en est pas moins

vrai que, sous cette forme un peu ridicule, je disais une chose d'importance, et

trop rarement considérée par ceux qui ont des malheurs.

La profonde tristesse résulte toujours d'un état maladif du corps ; tant

qu'un chagrin n'est pas maladie, il nous laisse bientôt des instants de paix, et

bien plus que nous ne croyons ; et la pensée même d'un malheur étonne plutôt

qu'elle n'afflige, tant que la fatigue, ou quelque caillou logé quelque part, ne

vient pas aggraver nos pensées. La plupart des hommes nient cela, et

soutiennent que ce qui les fait souffrir dans le malheur, c'est la pensée même

de leur malheur ; et j'avoue que, lorsque l'on est malheureux soi-même, il est

bien difficile de ne pas croire que certaines images ont comme des griffes et

des piquants, et nous torturent par elles-mêmes.

Considérons pourtant les malades que l'on appelle mélancoliques ; nous

verrons qu'ils savent trouver en n'importe quelle pensée des raisons d'être

tristes ; toute parole les blesse ; si vous les plaignez, ils se sentent humiliés et

malheureux sans remède ; si vous ne les plaignez pas, ils se disent qu'ils n'ont

plus d'amis et qu'ils sont seuls au monde. Ainsi cette agitation des pensées ne

sert qu'à rappeler leur attention sur l'état désagréable où la maladie les tient ;

et, dans le moment où ils argumentent contre eux-mêmes, et sont écrasés par

les raisons qu'ils croient avoir d'être tristes, ils ne font que remâcher leur

tristesse en vrais gourmets. Or, les mélancoliques nous offrent une image

grossie de tout homme affligé. Ce qui est évident chez eux, que leur tristesse

est maladie, doit être vrai chez tous ; l'exaspération des peines vient sans

doute de tous les raisonnements que nous y mettons, et par lesquels nous nous

tâtons, en quelque sorte, à l'endroit sensible.

De cette espèce de folie, qui porte les passions jusqu'à la rage, on peut se

délivrer en se disant, justement, que tristesse n'est que maladie, et doit être

supportée comme maladie, sans tant de raisonnements et de raisons. Par là on

disperse le cortège des discours acides ; on prend son chagrin comme un mal

de ventre ; on arrive à une mélancolie muette, à une espèce de stupeur presque

sans conscience ; on n'accuse plus ; on supporte ; cependant on se repose, et

ainsi on combat la tristesse justement comme il fallait. C'est à quoi tendait la

prière, et ce n'était pas mal trouvé ; devant l'immensité de l'objet, devant cette

sagesse qui sait tout et qui a tout pesé, devant cette majesté incompréhensible,

devant cette justice impénétrable, l'homme pieux renonçait à former des

pensées ; il n'y a certainement point de prière, faite de bonne volonté, qui n'ait

aussitôt obtenu beaucoup ; vaincre fureur, c'est beaucoup ; mais on arrive

aussi, par bon sens, à se donner cette espèce d'opium d'imagination qui nous

détourne de compter nos malheurs. »





 Réponse N°3 28445

la mélancolie
  Par   Semlali Karim  (Profle 25-11-12 à 14:46



un sentiment incompréhensible, une humeur qui se définit comme l'absence de toute humeur. Elle révèle la part obscure de l'âme quand la personne plonge dans l'angoisse de la vie. un sentiment de perte, d'errance qui suggère souvent l'inutilité de l'existence. Elle atteint les personnes à des degrés différents commençant par celui qui dépasse cet état par le simple fait d'y réfléchir (ses pensées le mène à une lumière qui dissipe la noirceur) arrivant à la personne qui n'arrive pas à en sortir et tend vers le suicide, passant par une autre personne qui prend un peu plus de temps que le premiers pour dépasser cet état.

La mélancolie frappe la personne quand celle-ci perd ses repères ( surtout religieux ), et concentre sa réflexion sur une chose bien précise en elle-même (la source de ce sentiment) sans chercher à résoudre le problème. La mélancolie c'est enfin la traduction de l'incapacité de changer une vérité souvent accablante (dans le passé ou le futur) de la faiblesse de l'être devant les puissances qui l'entourent et qui lui imposent une situation ou un sentiment affligeants.

la mélancolie peut être aussi la prise de conscience de l'être de son impuissance, généralement un choc résultant d'un changement de vision et de perception du monde.





 Réponse N°4 28446

La mélancolie
  Par   Elmzouri mostafa  (Autrele 25-11-12 à 15:24



La mélancolie c’est la réflexion, qu’elle soit consciente ou inconsciente, sur la condition humaine, dans ce sens que la pensée « mélancolique » tient à remettre en scène les malheurs de l’homme. En effet, l’homme mélancolique prédit les souffrances humaines avant qu’elles soient arrivées : la vie n’est que souffrance ; voilà d’où vient la tristesse. Nombres des poètes et des écrivains ont été affligés non à cause de leur vie particulière, mais à cause du destin que subit l’homme. La faiblesse des humains, accroit ce sentiment de malheur. Certains philosophes ont été des visionnaires :la guerre, la maladie et bien d’autres catastrophes ont donné raison à ce sentiment de pessimisme .Il en va de même pour les épreuves particulières :à force de se poser la question pourquoi moi, se hissant droit vers le butin du destin, l’être sombre dans la mélancolie .





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