La docimologie face à l'examen certificatif

 Par Idoubiya Rachid  (Prof)  [msg envoyés : 1316le 07-06-12 à 09:33  Lu :2195 fois
     
  
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Quels sont les démarches pour une réussite d'un examen certificatif? 

La docimologie face à l’examen certificatif


1- Comment évaluer (un examen certificatif)

La composition d’évaluation sommative répond à plusieurs critères : d’ordre méthodologique et au niveau du contenu. Elle diffère de l’évaluation formative dans le sens où elle embrasse un très grand nombre d’élèves et se déroule dans un climat outre que celui qui se déroule normalement dans les classes. Elle doit être donc très sensible à des exigences relevant de l’efficience et de la fiabilité.

La docimologie requiert ici toute son importance pour celui qui veut améliorer la qualité de nos examens, qui sont ce qu’ils sont aujourd’hui…

Que voudrait-on évaluer, quel est le public visé ? Pour quelle raison est faite l’évaluation ? Comment seront les réactions des élèves face au sujet, devant le texte, par rapport aux questions posées ? Les résultats attendus sont-ils en adéquation avec ceux obtenus ? Pourquoi y’ a-t-il de grands décalages entre les questions posées et les réponses formulées par les élèves ? Pour quelles raisons les questionnaires n’embrassent-elles que des éléments très restreints du programme ? Existe-t-il des solutions rationnelles aux problèmes posés par l’évaluation sommative, en particulier et l’évaluation formative, en générale ? Peut-on améliorer sa pratique de l’évaluation à partir d’analyses critiques d’examens et par l’initiation à la docimologie ? Peut-on passer de celle-ci vers l’édumétrie ?

Le constat est là : des questions nombreuses face à un sujet qui se rencontre dans tous les systèmes d’enseignements. Des questions déterminantes devant une responsabilité partagée, car la situation de la réussite ou de l’échec est réparties entre l’évaluation et l’évalué, entre l’examinateur et l’examiné, entre le correcteur, le corrigé et le corrigible…

Nous allons donc essayer de répondre à ces questions de manière empirique, en réfléchissant sur les différentes manières favorables à l’amélioration de l’acte d’évaluer et de corriger…

2- Répondez par : Oui ou Non

1- Le support :

1- Fait-il référence à une œuvre au programme ?

2- La source est-elle indiquée ?

3- Est-il accompagné de notes explicatives ?

4- Le texte contient-il un titre ?

5- Contient-il une unité de sens ?

6- La mise en page est-elle respectée ? (La structure des paragraphes, l’utilisation des mots ou des expressions en italique…les lignes sont-elles numérotées ?)

7- Le nombre des lignes prend-il en compte le niveau réel de l’élève moyen ?

2- Le contenu de l’évaluation : (sommative)

1- Les questions portent-elles sur les objectifs au programme ?

2- Y’a-t-il une interaction entre les questions de langues et de compréhension ?

3- Les questions sont-elles accompagnées d’un barème ?

4- Le barème respecte-t-il l’importance donnée à chaque objet d’étude ?

5- Y’ a-t-il une construction de sens à partir des questions ? (y’a-t-il une complémentarité entre les questions) ?

6- Le nombre de question est-il suffisant ?

7- Les questions sont-elles accompagnées d’un corrigé ?

3- Les Questions :

1- Sont-elles lisibles ?

2- Sont-elles précises ?

3- Utilisent-elles des éléments du métalangage (le vocabulaire propre à l’analyse du texte ?)

4- Sont-elles compliquées ?

5- Sont-elles bien formulées ?

6- Les verbes introduisant les tâches sont-ils bien choisis ?

7- Les questions comportent-elles plusieurs tâches à la fois ?

4- Le corrigé :

1- Est-il détaillé ?

2- Prévoit-il les réponses des élèves ?

3- Est-il conforme aux questions posées ?

4- Est-il pertinent ?

5 Les exemples relevés du texte sont-ils conforme aux tâches demandées ?

6- Répond-il exactement aux questions posées ?

7-N’y a-t-il pas de contre sens entre les questions posées, le texte et les réponses obtenues ?


5- La production écrite et son corrigé :

1- Le sujet répond-il à une problématique vue dans le texte-support ?

2- Est-il rédigé de manière claire et simple ?

3- Est-il rédigé de façon à guider la rédaction de l’élève ?

4- Le sujet traité est-il motivant ? Interpelle-t-il le besoin d’écrire chez l’élève ?

5- Comporte-t-il des consignes précises et faciles à comprendre ?

6- Les termes du sujet sont-ils accessibles et précis ?

7- Le sujet contient-il un barème précis ? Un corrigé modèle ?


3- COMMENT POSER LES QUESTIONS DES EXAMENS

Constat :


L’acte de construire une évaluation certificative/ sommative se confronte à beaucoup de contraintes :

1- Le respect du barème

2- La correction des copies

3- Le temps réparti pour chaque question

4- Les paramètres de tous genres qui faussent les résultats

Pourquoi ?

1- Les questions sont mal formulées

2- Les items sont non diversifies

Solution :

1- Le choix du texte est important : il doit être cohérent (contenir une unité de sens)

2- Les questions doivent être bien formulées

3- Les questions doivent porter sur des indices sémantiques, lexicaux, syntaxiques, et pragmatiques…exploitables pour la construction du SENS.

4- Les questions doivent être aussi nombreuses que diversifiées.

5- Il faut anticiper les réponses des élèves en pensant aux différentes possibilités de réponses.

6- Au niveau des questions portant sur le lexique et la syntaxe, il serait judicieux d’éviter les questions théoriques de type : nommer la classe grammaticale des mots suivants, ou quel est le type de la phrase suivante. Il faut remplacer ce genre de questions en demandant à l’élève de remplacer, de compléter, de transformer, de justifier, de classer, de faire correspondre, de démontrer, d’expliquer…

7- La question doit porter sur un aspect significatif du texte et contribuer à la construction de l’unité du texte

8- Le corrigé doit être bien détaillé pour embrasser toutes les réponses possibles

9- La correction doit être responsable de sa tâche : faite avec acte citoyen !

10- La durée légale de la correction d’une copie doit être d’un quart heure.

4- La formulation de la question doit répondre à plusieurs critères :

A- Le critère de la faisabilité : la question doit s’inscrire dans le cadre de l’évaluation est non de la sanction : il doit être aussi clair pour le bon élève qu’à l’élève moyen.

B- Le critère de la représentation : la question doit porter sur les notions et les objectifs vus réellement en classe.

C- L’accessibilité : la question doit être accessible à l’élève moyen sans tomber dans la facilité.

D- Le critère de la pertinence : les questions doivent être ciblées et visent à établir l’unité thématique du texte.

E- Le critère de formation : les questions privilégient la formation plus que la sanction. C’est un moment aussi d’apprentissage pour l’élève : il doit y trouver du sens. Formation pour les années à venir : (université, grandes écoles, concours…)

F- Le critère de la clarté : des questions claires équivaux à des réponses claires. Il faut mettre l’élève en situation de réussite non d’échec.

G- Le critère de la lisibilité : Les questions doivent être courtes : une seule ligne suffit, avec plusieurs tâches : chaque question pour un seul élément de réponse

H- Le critère de la précision : les questions doivent être posée par un verbe précis (relever, classer, comparer, justifier, monter que, identifier, faires correspondre, répondez par vrai ou faux. Eviter les questions du genre : comment le personnage vous apparaît-il ? Ou lieu de cette question, il est préférable de la donner avec plus de précision : relevez les caractéristiques physiques et morales du personnage. Est-il décrit :A- favorablement ou défavorablement ?

I- Le critère de la représentativité : le questionnaire doit faire le tour de plusieurs aspects du programme et ne doit pas porter sur un aspect particulier, pour donner plus de chance à l’élève.

J- Le critère de la cohérence entre ensemble des questions de langue et de compréhension avec les consignes de la production écrite…


  




 Réponse N°1 23141

LECTURE CRITIQUE D’UN (EXAMEN TYPE)
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 07-06-12 à 13:54

Un enfant débordé d’imagination !

Je n'avais jamais vu le maître du Msid aussi souriant que ce mercredi. Pas un élève ne reçut la bastonnade. La verge de cognassier devenait un accessoire de fantaisie, un de ces objets inutiles que l'on tient pour occuper les doigts.

Je récitai ma leçon comme de coutume. Le maître me félicita :

- C'est bien, mon fils, me dit-il, tu seras, s'il plait à Dieu, un Taleb mendiant de la science. Qu'Allah t'ouvre les portes du savoir !

Avant d'aller déjeuner, le fqih nous fit signe de nous taire. Dans le silence général, il nous parla de la Achoura, la fête du Nouvel An. Nous devions la célébrer dignement selon l'usage. Notre Msid serait illuminé à partir de minuit. Tous les élèves viendraient pour inaugurer la nouvelle année dans la joie et dans le travail. Nous avions quinze jours pour préparer la fête. Chacun devait apporter la contenance d'un bol d'huile d'olive pour alimenter les lampes, l'école serait blanchie à la chaux, les vieilles nattes changées et remplacées par des nattes neuves. Le fqih nous recommanda de mettre nos parents au courant de ces dispositions. Il comptait sur leur générosité.

Enfin, à notre grande joie, nous eûmes congé pour le reste de la journée, Quel bonheur ! Je courus à la maison en faire part à ma mère. Fatma Bziouya m'apprit qu'elle était absente. Lalla Aicha, son amie, était venue la chercher, il y avait de cela une heure environ. Ma joie se transforma en appréhension, bientôt en inquiétude. Cette sortie avait certainement une relation quelconque avec l'affaire Moulay Larbi, le mari de Lalla Aicha. Peut-être un nouveau différend l'opposait-il encore à ce démon d'Abdelkader, fils de je ne sais qui ? Ne l'avait-on pas enfermé dans une sombre prison ? Cela sentait le pacha, le prévôt et leurs sbires.

Ma mère avait laissé la clef sur la porte de la chambre. J'entrai. Les objets ne me reconnaissaient plus, ils m'opposaient un visage hostile. Ils s'amusèrent à m'effrayer, ils se transformaient en monstres, redevenaient objets familiers, empruntaient de nouveaux masques de bêtes d'apocalypse. Je me tenais sur un matelas, terrifié, la gorge sèche, attendant le retour de ma mère, seule personne capable de me délivrer de ces sortilèges. Je ne bougeais pas, de peur d'exciter l'animosité des êtres qui m'épiaient derrière chaque chose. Des siècles passèrent. Les pas traînants de ma mère me parvinrent du rez-de chaussée. Je l'entendis tousser. La pièce reprit son aspect de tous les jours. Un rayon de soleil anima les mosaïques décolorées.

Ahmed Sefrioui, La boite à merveilles. (1954)

FRANÇAIS Questions 1ére Année du cycle Bac

  1. COMPREHENSION : (10 points)



NB- Mettez un plus (+) sous l’appréciation correspondante :



1- Recopiez et remplissez le tableau suivant : (1.5p)



Auteur

Titre

Maison d’édition

Genre littéraire

Date de publication

Lieu des évènements

La question paraît…

A- Très claire

B- Assez claire

C- Peu claire

D- N’est pas clair

L’objectif recherché est clair ? Lequel ?

Les éléments du paratexte

Le genre du roman

Le thème traité dans le roman

L’importance de la source dans l’anticipation sur le sens du texte.

Autres formulations de la question

Relevez tous les éléments du paratexte.

Relevez les éléments composant la source du texte.

a- A quel genre littéraire appartient le texte ?

b- Quel est son auteur ? c- Quelle est sa date de publication ?

2- Répondez par vrai ou faux et justifiez vos réponses : (1p)

a- Le fkih dit au narrateur qu’il sera un « Taleb ».

b- Les élèves disposent de dix jours pour célébrer la fête.

c- C’est Lalla Aïcha qui avertit Sidi Mohamed de l’absence de sa mère.

d- Sidi Mohamed restait heureux toute la journée.

La question paraît…

A- Très claire

B- Assez claire

C- Peu claire

D- N’est pas clair

L’objectif recherché est-il clair ? Lequel ?

Les thèmes traités dans le texte

La capacité à comprendre le sens littéral du texte

Comprendre la différence entre ce qui est vrai ou faux dans le texte

Des aspects particuliers du texte

Autres formulations de la question

Dites si les affirmations sont fausses ou vraies

Répondez par vrai ou par faux

Ces assertions sont-elles vraies ou fausses ?

Vérifiez si ces affirmations sont correctes ou incorrectes.

3- « Dans le silence général, il nous parla de la Achoura, la fête du Nouvel An. Nous devions la célébrer dignement selon l'usage. » On peut remplacer le mot souligné par : A- tradition B- moment C- journée. Choisissez la bonne réponse. (0.5p)

La question paraît…

A- Très claire

B- Assez claire

C- Peu claire

D- Non claire

L’objectif recherché est-il clair ? Lequel ?

Savoir si le mot est connu par l’élève

Vérifier la signification d’un mot

Comprendre un mot dans son contexte

Dégager la part d’un mot dans la facture d’un texte

Autres formulations de la question

Donnez un autre synonyme au mot souligné

Remplacez le mot souligné par un équivalent

Cherchez un mot/expression du même sens dans le texte

4- Recopiez le tableau suivant et faites correspondre : A- Hyperbole B- personnification C- comparaison D- antithèse (2p)

« Je n'avais jamais vu le maître duMsid aussi souriantque ce mercredi. »

« Tous les élèves viendraient pour inaugurer la nouvelle année dans la joie et dansle travail. »

« Les objets ne me reconnaissaient plus, ilsm'opposaient un visage hostile. »

« Des sièclespassèrent. »

La question paraît…

A- Très claire

B- Assez claire

C- Peu claire

D- Non claire

L’objectif recherché est clair ? Lequel ?

Connaitre les figures de style

Différencier entre les figures de style

comprendre l’importance des figures de style dans la compréhension du texte

Etablir la différence entre plusieurs figures de style

Autres formulations de la question

Relevez une :

A- Hyperbole

B- personnification

C- comparaison

D- antithèse

Relevez une figure :

A- d’amplification

B- de substitution

C- d’analogie

D- d’opposition

Relevez une figure de style où le narrateur introduit A- une exagération, B- une comparaison, C- une opposition, D- une personnification.

Il y’a plusieurs figures de style dans le texte : relevez en quatre exemples de types différents.

5- Recopiez le tableau suivant et faites correspondre : A- Discours direct B- Discours indirect C- Discours indirect libre. (1.5p)

« Nous devions la célébrer dignement selon l'usage (...)Nous avions quinze jours pour préparer la fête. »

« - C'est bien, mon fils, me dit-il, tu seras, (…) Qu'Allah t'ouvre les portes du savoir ! »

« Fatma Bziouya m'apprit qu'elle était absente. »

La question paraît…

A- Très claire

B- Assez claire

C- Peu claire

D- Non claire

L’objectif recherché est clair ? Lequel ?

Reconnaître les discours

Reconnaître les discours à partir d’indices textuels

Reconnaître la différence entres les trois sortes de discours

Faire la différence entre la partie discours et la partie récit.

Autres formulations de la question

Relevez un discours direct, un discours indirect et un discours indirect libre du texte.

Transformez un discours direct au discours indirect.

Pourquoi le narrateur choisit-il d’introduire le discours direct dans son récit ?

Relevez les indices permettant de reconnaître un discours direct et un discours indirect du texte.

6- a- Relevez le champ lexical de la peur. (Quatre mots et/ou expressions) b- De quoi Sidi Mohamed avait-il peur ? Répondez par une phrase complète et justifiez votre réponse à partir du texte. (2p)

La question paraît…

A- Très claire

B- Assez claire

C- Peu claire

D- Non claire

L’objectif recherché est clair ? Lequel ?

Reconnaître l’importance des champs lexicaux dans la construction du Sens.

Repérez et justifier un champ lexical.

Comprendre une partie du texte en la justifiant par le relevé d’un champ lexical.

Vérifier la maîtrise de la notion du champ lexical par l’élève.

Autres formulations de la question

De quoi Sidi Mohammed avait-il peur ? Justifiez votre réponse à partir du champ lexical de la peur.

a- « appréhension », « crainte », « un visage hostile », « effrayer », « monstres », «bêtes d'apocalypse », « terrifié », «la gorge sèche », «sortilèges », de quel champ lexical s’agit-il ? b- Quel est donc le sentiment éprouvé par Sidi Mohammed ?

Sidi Mohammed souffre de la peur. a- Relevez ce qui le prouve à partir du texte. b- Relevez le champ lexical

a- Relevez un sentiment éprouvé par Sidi Mohamed. b- Par quel moyen est-il introduit ?

7- Transformez le passage suivant au présent à la troisième personne du singulier: « J'entrai. Les objetsne me reconnaissaient plus, ils m’opposaient un visage hostile. » (1.5p)

La question paraît…

A- Très claire

B- Assez claire

C- Peu claire

D- Non claire

L’objectif recherché est clair ? Lequel ?

Savoir transformer des verbes au présent de la narration

Connaître le système du récit au passé et au présent

opérer des changements au niveau des temps et des personnes

Transformez les adjectifs qualificatifs et les pronoms possessifs

Autres formulations de la question

………………………..

………………………..

………………………..

Autre chose





 Réponse N°2 23142

LECTURE CRITIQUE D’UN (EXAMEN TYPE) Suite
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 07-06-12 à 14:02



LECTURE CRITIQUE D’UN (EXAMEN TYPE) Suite: expression écrite



  1. PRODUCTION ECRITE : (10 points)

Etes-vous pour une éducation traditionnelle ou moderne ? Répondez à cette question en une quinzaine de lignes, à l’aide d’arguments et d’exemples personnels : vous direz lequel de ces deux types d’éducation vous préférez.

Consigne :

Utilisez des arguments et des exemples personnels : vous direz lequel de ces deux types d’éducation vous êtes favorable.

Utilisez les liens logiques pour organiser vos arguments.

Nb- Critère de l’évaluation :

a- Arguments pertinents et exemples concrets : 3.5p

b- Liens logiques et connecteurs d’organisation : 2.5p

c- Correction de la langue :

- respect de l’orthographe grammatical et d’usage : 2p

- respect de la syntaxe : 2p



La question paraît…

A- Très claire

B- Assez claire

C- Peu claire

D- Non claire

L’objectif recherché est clair ? Lequel ?

-Reconnaître si l’élève est capable de produire une réflexion personnelle.

- Réfléchir un thème vu dans le texte.

- Ecrire à propos d’un sujet déjà vu dans une œuvre au programme.

- Réfléchir et organiser sa pensée.

Autres formulations de la question

Le Maroc d’aujourd’hui donne-t-il un enseignement moderne ou traditionnel ?

Etes-vous pour le châtiment corporel ? Répondez à cette question en justifiant votre réponse.

Pour quelles raisons certaines personnes restent toujours attachées au système traditionnel au niveau de l’éducation de leurs enfants ?

Sous forme d’un paragraphe argumentatif justifiez votre réponse.

Deux élèves dialogue : le premier est pour un système disciplinaire strict et l’autre demande plus de liberté. Faites –les parler.

FRANÇAIS Réponses 1ére Année du cycle Bac

Canevas

Introduction :

1. Ramener le sujet : (parler de façon générale du sujet)

- Aujourd’hui, beaucoup de voix s’élèvent contre certains comportements qui tiennent de la tradition dans le monde de l’éducation au Maroc d’aujourd’hui. Y’ a-t-il d’autres manières d’aborder l’éducation des jeunes ?

- Ou : Un jeune élève vient de dénoncer des comportements agressifs de la part d’un enseignant, pourtant à la vielle de la retraite.

- Ou : De plus en plus, de jeunes enseignants arrivent à s’adapter aux climats qui règnent parmi les élèves. Ils disent que les méthodes traditionnelles d’éducation sont dépassées.

2. Reformuler le sujet (aborder le sujet de manière encore plus lisible) et 3- annoncer le plan :

- Y’a-t-il donc d’autres manières d’aborder l’éducation des jeunes ? La tradition est-elle un obstacle contre l’épanouissement des jeunes ?

- Ou : ce comportement est-il le résultat d’un acte dicté par les traditions ? Ne s’agit-il pas d’un simple incident qui n’a rien à avoir avec les conséquences d’une éducation traditionnelle ? Que faudrait-il penser des alternatives prônées par l’éducation dites moderne ?

- Ou : Pourtant, ces mêmes méthodes ont donné de bons résultats dans le passé. Ce qui fait partager les points de vue sur l’éducation. Celle-ci devrait-elle être moderne ou faudrait-il qu’il ait toujours un retour éternel aux ressources ?

Développement :

Paragraphe 1 : L’éducation moderne est à la mode aujourd’hui. Les livres foisonnent dans ce sens. Les jeunes la revendiquent. Certains parents aussi. Pour plusieurs raisons :

D’abord, - Les traumatismes causée par une éducation trop disciplinaire qui, ne laisse pas de marges de liberté.

Puis, - Les jeunes sont plus enclins à suivre tout ce qui se déroule autour d’eux : ils observent la marge de liberté dont jouissent leurs semblables en Europe et en Amérique. Ils désirent vivre sans la moindre contrainte.

Ensuite, - L’esprit d’imitation : innombrable jeunes hommes cherchent à imiter les systèmes empruntés à certains films, qui sont franchement hostiles à tout retour en arrière, en terme d’éducation.

Enfin, - Rien n’assure les jeunes au niveau d’un modèle traditionnel dont ils ignorent tout.En effet, l’essentiel pour eux, c’est de vivre le moment présent, ici et maintenant, sans subir les règles de personne.

Paragraphe 2 :

Néanmoins, pour grands que soient les avantages de l’éducation dite moderne, rien ne permet son efficacité au niveau de la réussite et de l’épanouissement des jeunes.

En effet, d’innombrables jeunes personnes payent la rançon d’un laxisme éducatif qui donne tout, mais qui n’aboutit à presqu’à rien ! Les jeunes désirent s’habiller comme ils veulent, les jeunes veulent sortir avec qui ils souhaitent, quand ils ont en envi. Les conséquences sont parfois : des filles enceintes, des garçons drogués, des filles prostituées, des garçons voleurs…

D’un côté, les jeunes deviennent de plus en plus agressifs et n’acceptent aucune forme de règle. Ils préfèrent vivre en marge de la société, et se créent un climat de perturbation qui empêche tout apprentissage et tout progrès.

D’un autre côté, la jeunesse de par son manque d’expérience, est amenée à tomber dans les pires situations, s’elle n’est pas encadrée et protégée par les adultes. La protection d’une jeunesse sans arme n’est pas privation de liberté, mais soutient et responsabilité…

De plus, ce n’est pas les traditions qu’on doit mettre en cause. C’est le manque de communication entre certains adultes qui n’arrivent pas à s’adapter avec les changements qui s’opèrent à travers le temps, et une jeunesse impatiente qui veut tout et tout de suite, en faisant fi des adultes auxquels ils accusent la non adaptation avec la réalité.

Conclusion :

-Evoquer de manière succincte l’essentiel du sujet : la question de la jeunesse et leur ouverture sur la modernité ne date pas d’hier. Elle est le résultat d’un long processeur de libération et de contestation. Celle contre des valeurs, celle contre un état d’esprit et celle contre une manière de vivre…

-Ouverture du sujet : Elle est aussi l’expression la plus authentique du conflit de génération…



  1. COMPREHENSION : (10 points)

1- Je recopie et je remplie le tableau suivant : (1.5p)

Auteur

Titre

Maison d’édition

Genre littéraire

Date de publication

Lieu des évènements

Ahmed Sefrioui

La boite à merveilles

Librairie des Ecoles

Roman

1954

Fès

2- Je réponds par vrai ou faux et je justifie mes réponses : (1p)

a- Le fkih dit au narrateur qu’il sera un « Taleb ». Vrai : C'est bien, mon fils, me dit-il, tu seras, s'il plait à Dieu, un Taleb mendiant de la science. »

b- Les élèves disposent de dix jours pour célébrer la fête. Faux : « Nous avions quinze jours pour préparer la fête. »

c- C’est Lalla Aïcha qui avertit Sidi Mohamed de l’absence de sa mère. Faux : « Je courus à la maison en faire part à ma mère. Fatma Bziouya m'apprit qu'elle était absente. »

d- Sidi Mohamed restait heureux toute la journée. Faux : « Ma joie se transforma en appréhension, bientôt en inquiétude. »

3- « Dans le silence général, il nous parla de la Achoura, la fête du Nouvel An. Nous devions la célébrer dignement selon l'usage. » On peut remplacer le mot souligné par : A- tradition. (0.5p)

C- comparaison

D- antithèse

B- personnification

A- Hyperbole

« Je n'avais jamais vu le maître du Msidaussi souriant que ce mercredi. »

« Tous les élèves viendraient pour inaugurer la nouvelle année dans la joie et dans le travail. »

« Les objets ne me reconnaissaient plus, ils m'opposaient un visage hostile. »

« Des sièclespassèrent. »

4- Je recopie le tableau suivant et je fais correspondre : A- Hyperbole B- personnification C- comparaison D- antithèse (2p)

5- Je recopie le tableau suivant et je fais correspondre: A- Discours direct B- Discours indirect C- Discours indirect libre. (1.5p)

C- Discours indirect libre.

A- Discours direct

B- Discours indirect

« Nous devions la célébrer dignement selon l'usage (...) Nous avions quinze jours pour préparer la fête. »

« - C'est bien, mon fils, me dit-il, tu seras, (…) Qu'Allah t'ouvre les portes du savoir ! »

« Fatma Bziouya m'apprit qu'elle était absente. »

6- a- Je relève le champ lexical de la peur : « appréhension », « crainte », « un visage hostile », « effrayer », « monstres », «bêtes d'apocalypse », « terrifié », «la gorge sèche », «sortilèges », (Quatre mots et/ou expressions suffisent) b- Sidi Mohamed avait peur des objets qu’il imagine tantôt comme des « monstres », tantôt comme des « bêtes d’apocalypse » : « Les objets ne me reconnaissaient plus, ils m'opposaient un visage hostile. Ils s'amusèrent à m'effrayer, ils se transformaient en monstres, redevenaient objets familiers,empruntaient de nouveaux masques de bêtes d'apocalypse. (2p)

7- Je transforme le passage suivant au présent à la troisième personne du singulier : « Il entre. Les objets nele reconnaissent plus, ils lui opposent un visage hostile. » (1.5p)

  1. PRODUCTION ECRITE : (10 points)

Etapes

Devoir entièrement rédigé

Commentaire :

Introduction :

1- Amener le sujet

2- Poser la problématique

3- Annoncer du plan

Développement :

1- Doit être en accord avec le plan cité dans l’introduction doit répondre aux questions posées par la problématique : le champ lexical relatif à l’éducation doit obligatoirement figurer dans le corps du sujet.

2- Doit être structuré et hiérarchisé à partir des connecteurs d’organisation : la cohésion et des liens logiques : la cohérence.

3- Doit contenir des arguments et des exemples pour les illustrer.

Conclusion :

1- Introduite par le connecteur : En définitive

2- Terminée par une phrase frappante.

L’éducation est le pivot des civilisations. C’est elle qui fait la différence entre l’homme, en tant qu’être intelligent et les animaux, qui vivent par instinct…Pourtant, les hommes ne se mettent pas d’accord quant à la manière d’éduquer : il y’a ceux qui s’attachent à une éducation traditionnelle, conservatrice, et ceux qui aspirent à la modernité et militent pour une éducation libérale. A qui donner raison ? D’un côté, il y a ceux qui retournent aux ressources, et de l’autre ceux qui regardent vers l’avant et tracent une barrière avec le passé…

Les tenants d’une éducation traditionnelle avancent plusieurs raisons :

D’abord, cette éducation est celle de nos parents et de nos prédécesseurs. Ceux-ci considèrent comme valeurs éternelles des principes qu’ils respectent car elles ont donné de bons résultats. De plus, cette éducation favorise le respect des parents et permet l’équilibre au sein de la famille.Si plusieurs personnes choisissent d’élever leurs enfants à l’image de leur éducation, c’est qu’elles souhaitent que ceux-ci aient toutes les chances de réussir dans leur vie. En outre, même dans les établissements scolaires, les écoles qui gardent un lien étroit avec les mêmes méthodes d’enseignement et de gestion héritées des anciens systèmes ne trouvent pas de difficulté à contrôler les élèves : ils sont astreints à la discipline. Celle-ci a donné de bons résultats par le passé…

Mais, les détracteurs de ce genre d’éducation lui reprochent plusieurs méfaits. En effet, comment voudrait-on rester toujours attaché à un passé qu’on ne cesse d’idéaliser ? N’y a-t-il pas une grande distance entre le monde présent, celui où nous vivons et le monde de nos parents ?

D’abord, l’éducation traditionnelle est un mythe ! L’éducation moderne d’aujourd’hui sera l’éducation traditionnelle de demain. De plus, il faudrait toujours s’adapter à son époque :une éducation décontextualisée provoque des personnes inadaptées. Une éducation qui ne regarde qu’en arrière ne voit pas en avant ! Sans oublier que les tenants d’un conservatisme frénétique sont le résultat de cette éducation qui les a façonnés, de telle manière qu’ils soient incapables de vivre leur présent cartoujours attachés au passé. Rien ne justifie donc de se cramponner au modèle des autres, alors qu’on peut bâtir son propre modèle…

En définitive, si l’éducation traditionnelle est à revoir avec un œil de réserve, il n’en reste pas moins que celle-ci devrait être considérée comme un élément de modération face à une éducation libertine et permissive, qui dissimule ses propres exactions derrière une pseudo-modernité.

1- La mise en situation peut être sous forme d’un fait admis. (comme c’est le cas ici)

2- La problématique est le chemin que l’on se propose de suivre à fin de résoudre un problème : ici la différence entre l’éducation traditionnelle et moderne.

3- le plan est binaire c’est-à-dire qu’il se propose de donner deux points de vue opposés.

Idée 1 : « … cette éducation est celle de nos parents et de nos prédécesseurs. »

Idée 2 : «…cette éducation favorise le respect des parents et permet l’équilibre au sein de la famille…»

Idée 3 : «…les écoles qui gardent un lien étroit avec les mêmes méthodes d’enseignement et de gestion héritées des anciens systèmes ne trouvent pas de difficulté à contrôler les élèves...»

Contre Idée 1 : « … l’éducation traditionnelle est un mythe ! …»

Contre Idée 2: « il faudrait toujours s’adapter à son époque

Contre Idée 3 : Une éducation qui ne regarde qu’en arrière ne voit pas en avant !

Contre Idée 4: les tenants d’un conservatisme frénétique sont le résultat de cette éducation qui les a façonnés, de telle manière qu’ils soient incapables de vivre leur présent car toujours attachés au passé.

Conclusion :

est le résultat du travail de réflexion : elle résume et fait le bilan des arguments opposés avancés dans le corps du sujet. Sans les rappeler.






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