La dialectique du "oui" ou du "non" dans la pièce d'antigone

 Par zerwali mohamed  (?)  [msg envoyés : 15le 08-02-11 à 23:25  Lu :2705 fois
     
  
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La dialectique du "OUI" ou du "NON" dans la pièce est engagée sur un terrain philosophique et moral.Mais on ne sait pas quelle attitude,Anouilh nous invite à choisir.Faut-il préférer le OUI de Créon ou le NON d'Antigone? En fait ni Créon ni Antigone n'ont le dernier mot,ils se joignent dans la même impasse.Créon finit par partager la répugnance d'Antigone devant l'expérience et la maturité:"Il faudrait ne jamais devenir grand",dit-il à son page.Antigone ,au moment de mourir,donne raison à son oncle:"je le comprends seulement maintenant combien c'était simple de vivre".Donc ni l'un ni l'autre n'est porteur d'un message exclusif.Antigone n'est pas une pièce à thèse et c'est intentionnellement que l'auteur nous laisse perplexes au dénouement.Rien n'est clair.rien n'est vrai.Il n'y a que la mort qui gagne:"Tous ceux qui avaient à mourir sont morts.Ceux qui croyaient une chose ,et puis ceux qui croyaient le contraire.Même ceux qui ne croyaient rien et qui se sont pris dans l 'histoire sans y rien comprendre". Ce théatre appelé "théatre de l'absurde" résume nos questions sans réponses et nos actions sans lendemain
.C'est le pessimisme radical

  



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 Réponse N°1 8914

Toutefois ..
  Par   HARRADA Chafiq  (CSle 09-02-11 à 13:49



Certes, les deux personnages sont pris au piège de l’Histoire. Créon, avec sa conception existentielle mûrement réfléchie et réaliste, fondée sur la formule abjecte mais salvatrice et inévitable selon laquelle les fins justifient les moyens, cherche à s’accommoder à une réalité « absurde », l’apanage d’un monde immuable « plein de crimes, de bêtises, de misère ». Antigone, elle, motivée « SOUDAIN » par des aspirations foncièrement utopiques, n’aura jamais de place dans ce monde tant ses exigences sont absolues, donc inaccessibles. « Il n’y a rien à faire.» D’où d’ailleurs sa mort et la survie de Créon à la fin ! Mais en suivant de plus près l’évolution des deux personnages tout au long de leur face à face, on serait enclin à dire qu’on est face à une « leçon » d’initiation à la vie où Créon fait visiter à Antigone « les coulisses » sordides de la « vérité » humaine, l’horrible vérité avec laquelle il faut « coûte que coûte » se compromettre pour être « heureux » ou du moins en avoir l’illusion.

Par ailleurs, le personnage d’Antigone se présente comme un projet existentiel avorté. Quelques indications scéniques glissées par le prologue nous présentent Antigone, au début, dans une posture où « ses bras entourant ses jambes ». La dernière apparition du personnage avec la même position FŒTALE laisse penser à un projet qui n’a pas abouti : « Elle est toute petite au milieu de le grande pièce nue… Elle s’entoure de ses bras. » (p. 111).





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