La consigne et le cadre de référence de l’évaluation au lycée.

 Par MAHFODI AHMED  (?)  [msg envoyés : 117le 09-09-13 à 18:23  Lu :954 fois
     
  
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Ma lecture de ce document officiel (Le Cadre de référence du normalisé régional pour l’obtention du baccalauréat – Français 2010) s’est faite en fonction des quatre capacités autour desquelles s’organise l’évaluation des acquis des apprenants à savoir contextualiser/ comprendre, analyser, réagir et produire par écrit.
1- Contextualiser/ comprendre :
L’élève est testé sur sa capacité à comprendre le texte proposé. Tout d’abord, on évalue ses acquis à partir des informations paratextuelles (titre, source, illustration, notes, biographie, date de publication…).
Les verbes des consignes qu’utilisent les concepteurs dans cet item de la contextualisation tels que identifier, décrire, rappeler… sont associés ensemble au processus intellectuel de la connaissance, ce qui demande comme apprentissage la mémorisation ou la récupération de l’information.
2- Analyser :
Conformément au cadre de référence selon lequel l’examen régional doit être conçu, « les questions relatives à la langue seront élaborées en rapport avec la construction du sens » . Donc, l’apprenant est amené à mettre ses compétences linguistiques au service du sens. Les questions de la langue ne sont donc pas gratuites : elles favorisent toujours la résurgence du sens.
3- Réagir :
Pour évaluer cette capacité chez l’élève, on utilise des consignes où on lui demande de justifier ou de défendre son point de vue. Cette justification permet d’expliciter des choix, de donner des raisons de telle démarche. Dans ce cas, on est dans la subjectivité (voilà ce qui m’autorise à dire, ou ce qui autorise un tel à dire). Il s’agit bien de mettre l’accent sur la démarche et non sur la bonne réponse. Ce qui est très important est de parvenir à justifier sa réponse. La dite justification, dans ce cas, est la légitimation, ou l’effort de légitimation d’une opinion personnelle : il convient de trouver des moyens pour clarifier une solution, une affirmation. L’élève cherche dans son réservoir de connaissances les ressources de la langue, du raisonnement, des connaissances, des valeurs pour se positionner par rapport au texte ou interpréter une idée qui y figure.
En guise de conséquence, pour cette capacité, où il s’agit d’amener à justifier, on se centre davantage sur le processus que sur le produit, sur la démarche plus que sur le résultat.
4- Produire un texte argumentatif :
Dans le cadre de référence, précisément dans la partie consacrée à la production, on insiste sur le respect de la consigne. Certes, pour évaluer la compétence rédactionnelle chez l’élève, il faut que son produit soit en adéquation avec la consigne, cependant, on n’a pas déterminé comment le concepteur de l’évaluation doit la construire. À notre sens, d’une part, donner un sujet où l’évalué doit exprimer son point de vue en le défendant par des arguments ne signifie pas le laisser sans directives ni repères qui puissent le guider dans son écrit. D’autre part, la répétition du nom consigne accompagné du respect deux fois dans le cadre de référence de l’examen normalisé régional pour l’obtention du baccalauréat, nous incite à réfléchir sur la manière de faciliter la tâche de l’évalué. Pour cela, force est de constater qu’on doit opter pour une consigne bien claire qui aidera l’évalué à structurer sa réflexion, à dissiper toute confusion et à favoriser ainsi au correcteur une correction plus au moins objective. Quant aux consignes, c'est le souci dicté par l'objectivité de l'évaluation: un contrat doit être établi entre le correcteur et l'élève sur la base des critères de notation! C'est à partir d'indicateurs précis qu'il faudrait noter les élèves, car la production écrite est par définition une activité complexe, qui demande la maîtrise de beaucoup de paramètres. Ceux-ci facilitent la correction!
Pour que la correction soit fondée sur quelque chose de tangible: les critères et les indicateurs de correction doivent donc apparaître de façon détaillée et concrète afin de faciliter et la tâche des élèves, et la tâche du correcteur!
Donc, le choix d’un texte déclencheur ou catalyseur est d’une très grande utilité pour l’évalué. De plus, il faut être vigilant dans la formulation du libellé qui doit contenir des indicateurs pour que l’évalué sache sur quoi va porter son évaluation, à savoir le nombre de lignes du texte à produire, la situation de communication du domaine de référence, l’acte discursif à accomplir (au lycée : argumenter) et les ressources à mobiliser (articulateurs logiques, les champs lexicaux…).

  



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