L'influence de la fatalité de la mort sur notre vie.

 Par Rochdy Elmostafa  (Prof)  [msg envoyés : 117le 09-03-12 à 10:15  Lu :2442 fois
     
  
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Doit-on ou non penser à la mort pour agir? Quelle est l'influence de la fatalité de la mort sur notre existence?

  



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  Le dernier entretien de l'auteur de «la boite à merveilles»
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 Réponse N°1 18375

Ebauche du débat.
  Par   ABOUALI YOUSSEF  (CSle 09-03-12 à 18:16



Dernièrement, j'ai vu une émission qui traite de la deuxième guerre mondiale et l'un des spécialistes consultés a affirmé qu'il s'intéresse beaucoup aux retombées psychologiques de la capacité que l'homme a pu acquérir de détruire totalement son espace vital. c'est à dire le fait que les hommes se livrent à des excentricités puisque de toute façon tout peut se terminer d'un moment à l'autre sur le coup de tête d'un dirigeant d'une nation en possession des armes nucléaires. pourquoi ne pas jouir du temps qui leur reste ici-bas, à fond? en fait, la question demeure posée indépendamment de cette nouvelle donne. il suffit d'avoir une conscience aiguë de cette fin qui se profile à l'horizon pour tout remettre en question: la nécessité du travail, l'acceptation de l'injustice, la poursuite acharnée de l'argent et du pouvoir... tout se multiplie par zéro quand on se rappelle qu'on va mourir. les petites querelles insignifiantes et les grandes batailles, les efforts et l'apathie... seule la foi sauve de ce chaos. elle est la seule qui puisse nous aider à supporter, à continuer à vivre, à s'attacher à cette illusion qui s'appelle la vie. seule la foi donne une autre définition à l'existence autre qu'" un camp de concentration où les individus sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité et qu'on tire au sort chaque jour pour les fusiller." seule la foi nous épargne de mettre un terme à cette comédie généralement peu comique...





 Réponse N°2 21061

Délire téméraire
  Par   Rochdy Elmostafa  (Profle 09-05-12 à 17:08



Devant la pensée de la mort fatale, l'homme ne sait trop s'il convient d'avoir présente à l'esprit cette pensée de la mort ou de l'oublier. Mais comment l'oublier ? Comment ne pas y penser alors qu’elle est là dans la vie de tous les jours. La mort s’immisce subitement quelque part sans y être invitée ni désirée . Elle débarque sans prévenir pour ravir la vie et semer la douleur, pour annihiler le corps et étreindre l’âme , pour déclarer la séparation et épancher les larmes, pour renverser les statuts et y substituer d’autres : veuve, orpheline, morts, défunts, feu, décédé…sont autant de statuts de prédilection de la mort. Ils sont tachetés par la suie et jonchés de cendre.

Cet endroit macabre, appelé cimetière, où planent diverses sensations enrobées d’une certaine phobie ; c’est l’exil des dépouilles. C’est là où l’on sera jetés aux oubliettes par le commun des mortels.

Ironie du sort ; on se querelle, on se chamaille, on s’occit pour un fonds, pour quelques arpents de terre, ou pour mettre de l’argent de côté , cependant à la clôture de notre vie on sera empaqueté dans un linceul très bon marché. Et après ? La mort saisit flegmatiquement nos biens et sème subséquemment la zizanie et la discorde chez notre progéniture.

Qui pourrait contrecarrer la volonté du trépas fatal ?juste pour une courte durée et mourir après avoir mis de l’ordre dans sa demeure.

Qui pourrait esquiver voire se dérober de la camarde ?

Qui pourrait résister farouchement à l’agonie ?

Qui pourrait déterrer sa tombe, s’exhumer et revenir parmi les siens en arborant un sourire triomphant à l’encontre du dessein de la fatalité ?

Personne ne le peut, à moins que la Providence ne décide autrement à l’instar du sort des hommes de la Grotte.

A suivre.....





 Réponse N°3 21065

Comprendre la mort.
  Par   rachad mohammed  (CSle 09-05-12 à 18:46



Salam alaikoum. Comprendre la mort , c'est comprendre la vie. L'homme s'est tellement préoccupé

du bas monde qu'il a l'impression d'en avoir fait sa vraie demeure éternelle .

La mort déchire des familles, provoque du chagrin, de la tristesse. Elle peut être belle, violente,

subite, insoutenable mais elle peut être aussi délivrance et justice. Pleine de mystère, elle ne

dévoile son secret qu'une fois exécuté.

L'homme n'a aucun pouvoir d'influence sur la date, le lieu et les circonstances de la mort. Combien

de gens passent leur vie à défier la mort par des jeux, des sports et des métiers à haut risque et

finalement meurent d'une mort que l'on pourrait qualifier de banale .

La certitude d'une vie après la mort et d'une justice divine nous oriente dans la gestion de notre

vie , de notre quotidien .





 Réponse N°4 21095

La pièce manquante!
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 10-05-12 à 12:20



Qui suis-je, si ce n’est ces petites pièces d’un puzzle, éparpillées dans la conscience, la mémoire et le cœur de mes proches, et les gens que je côtoie, régulièrement. Chacun a de moi, une pièce, voire deux, de ce puzzle, et croit détenir, volontairement ou inconsciemment tout le puzzle. Et c’est à travers cette pièce, cette lunette qu’il me juge et delà se comporte avec moi.

Et qui suis-je moi-même réellement pour moi-même ? Suis-je conscient de toutes les entités qui me forment ? Ou n’ai-je qu’une impression de moi-même ? Qu’en est-il des mes propres représentations de moi-même ? M’appartiennent-elles vraiment, ou ce sont ces gens qui en sont les véritables concepteurs, et donc les propriétaires ? Si c’est le cas, et il l’est surement, que faut-il alors faire pour que je prenne ou reprenne possession de mes entités ?

Arriverais-je à réunir tous ces gens pour leur demander, et quémander les pièces manquantes ? Ou dois-je me résigner à errer dans les limbes du non-sens ?

Se peut-il que la disparition, ou la mort, ou l’absence ou le silence, ou toutes ces métaphores ou allégories, soient la pièce manquante, ou l’ultime toile de fond , pour reconstituer le sens de ce non-sens qui constitue ce que je suis, ou ce que je dois être, ou ce qu’on veut que je sois, et somme toute ce qu’on a bien voulu faire de moi ?





 Réponse N°5 21109

notre malheur
  Par   Adi Lachgar  (CSle 10-05-12 à 21:00



Comme vous le souligner tous, chers amis, notre malheur n'est pas la mort, mais la conscience de la mort. Les autres êtres vivants naissent et meurent naturellement, selon un cycle de vie et de mort dépassionné, où l'individu n'est rien face au genre ou à l'espèce. Et nous ne faisons que nous éloigner de la mort, alors qu'il faudrait la démythifier, l'accepter , la vivre pour ainsi dire comme le font beaucoup de traditions qui la considèrent non comme une fin mais comme un passage vers le meilleur. Je vous souhaite le meilleur ici et là-bas...heu, là-haut!





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