L'homme est condamné à vivre la vie

 Par hani abdeljalil  (Etudiant(e))  [msg envoyés : 74le 20-08-11 à 16:04  Lu :1522 fois
     
  
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Etrangement, quand on regarde la mer, on laisse derrière nous la terre, la famille, les problèmes et le monde. On fixe l’horizon et on veut voir au-delà de la ligne qui unit le ciel et la mer. Ce désir est toujours avorté à cause des brumes, du brouillard, à cause des potentialités limitées de notre acuité visuelle. Or même au-delà de cette limite il n’y a que de vastes déserts d’eaux salées. Cette frustration apparaît d’autant plus logique qu’on pourrait le croire puisqu’elle réprime ce désir insensé qui capitule devant la vie et fuit par son regard dans ce vide harmonieux. L’homme est condamné à vivre la vie et par conséquent, il doit supporter les terrains accidentés par lesquels il est obligé de passer. Il doit faire céder sa logique à celle du quotidien, de la vraie vie en fait. On disait toujours que les problèmes sont comme le sel qui ajuste le goût. De ce fait la logique de la vie n’est pas aussi linéaire qu’on pourrait le penser, mais au contraire elle s’apparente au mouvement sismique du cœur. Or la logique humaine est linéaire. L’homme par son entêtement et par ses mauvaises appréciations, ne regarde que l’aboutissement de tout objectif, il ne se rend pas compte de la difficulté de son projet qu’une fois qu’il est affronté à la phase de la réalisation, autrement à la phase sismique de la vie. L’homme doit savoir que tout aboutissement ne doit plus constituer une fin ultime puisqu’il annonce la mort de notre désir qui nous poussait vers la perfection. L’homme doit donc penser à la façon par laquelle, il pourrait faire renaître son désir après la réalisation d’un objectif en vue et vivre et profiter pleinement de la phase en cours de réalisation.

  



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 Réponse N°1 13884

Quand on regarde la mer
  Par   Samira Yassine  (CSle 20-08-11 à 17:35



C'est beau votre texte M hani Abdeljalil ! Oui quand on regarde la mer, on est autre que nous mêmes. On a envie de parler de dire beaucoup de choses. mais on parle vraiment. On médite. On réfléchit. On chatonne. C'est un moment d'extase ! C'est immense ! on se rend compte de notre petitesse, de la puissance divine. C'est beau de regarder la mer !





 Réponse N°2 13887

re
  Par   hani abdeljalil  (Etudiant(e)le 20-08-11 à 20:31



Merci Mme Samira Yassine. apparemment la mer vous inspire vous aussi.





 Réponse N°3 13888

Etre ou ne pas etre hani, c'est un choix leurré
  Par   Laouadi Ahmed  (CSle 21-08-11 à 02:10



Beaucoup de vos idées ressemblent étrangement à ceux de Pablo Coelho dans l'alchimiste. Quand vous aurez entre vos mains l'oeuvre de l'écrivain américain Ernest Hemingway ;le viel homme et la mer , lisez -le et surtout les formidables oeuvres arabes de Hanna Mina.

Vous avez le talent d'un fin essayiste quoique mon jugement ne peut etre pesé académiquement.

Ce qui m'a attiré dans votre contribution, c'est l'énoncé "vivre sa vie" qui me rappelle l'oral de grammaire à l'agrég. Je n'avais jamais entendu parler d'un complément d'objet interne. Justement, dans une vie, presque tout se passe à l'intérieur de soi.

Dernières lectures proposées pour mieux comprendre les effets de l'eau sur l'imagination humaine : Bachelard et la phénoménologie de l'eau.





 Réponse N°4 13896

complément d'objet interne: c'est noté
  Par   hani abdeljalil  (Etudiant(e)le 21-08-11 à 13:23



c'est trop d'honneur que vous me faites monsieur Laouadi, je ne suis qu'un modeste apprenant. je vous remercie pour votre réaction.





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