L'espace dans il etait une fois un vieux couple heureux

 Par slassi hassan  (Prof)  [msg envoyés : 22le 02-06-10 à 12:22  Lu :6278 fois
     
  
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Espace du retour et de l’apaisement
Le pays natal apparaît toujours tel un paradis, où l’on respire à plein poumons cette aire qui a embaumé par le mélange de l’odeur de la terre, les parfums des roses printanières
L’identité berbère n'a cessé de zébrer et d’enjoliver tous ses écrits, parfois exaltée, le plus souvent interpellée.
L’apaisement sera entièrement consacré à relater la déchéance des berbères et les ravages que subissent leur culture et leurs montagnes.
Mohammed Khair-Eddine raconte son histoire a travers le vieux Bouchaib le personnage principal de son roman. c'est le roman de l'apaisement qu'il avait toujours désiré écrire. Un hommage à la simplicité de la vie de la montagne originelle, aux ancêtres et à l'harmonie entre l'homme et la nature.la vie s’écoule paisiblement au rythme des saisons l’auteur décrit la vie qu'il aurait aimé mener, Bouchaib en est l'incarnation ; grand voyageur comme l'auteur, il a passé une grande partie de sa vie à sillonner les villes du nord et même l'étranger. Après ce long périple, il est retourné se reposer dans le village natal, dans la montagne paisible de son enfance. C’est le rêve de tout exilé, la nostalgie du retour au village , tourner le dos aux années passées ailleurs, comme Bouchaib qui ne parle jamais de son errance.
À travers ce personnage, l'auteur réalise son rêve le plus cher, à savoir le retour dans sa montagne tant exaltée, l'emblématique vallée où il est né, Tafraout abondamment chantée par les poètes amazighs. Il compense son manque, sa nostalgie et son désespoir. Sentant sa fin proche, il écrit son dernier roman, celui de l'apaisement, celui de la sérénité, celui du retour à la paix du sud. C’est un peu Agounchich qui revient des villes du nord à Azrou, le déterreur qui revient des mines de charbons et de la misère des villes du nord de la France. Bouchaib y vit, ses journées ponctuée par les champs des oiseaux, les, tajines, préparés par son épouse et les interminables vers de thé qu’il sirotait en écrivant ses poèmes
Le personnage vit grâce aux cadeaux venus de France. Il n'est pas coupé du monde, il écoute la radio et écrit des poèmes en Tifinagh. Hélas, la ville ne fournit pas que des caliers et des cartons de thé, il envoie aussi des jeunes gâtés qui enfreignent et profanent les traditions, et qui ne maitrisent pas la langue des ancêtres.
Espace et penchants autobiographiques
Il ya un système d’organisation spatiale, un sens des lieux, un sentiment de la région qui est une des valeurs les plus profondément ressenties. L’idée de chez soi, du foyer, de la maison mais aussi celle de la petite communauté, du groupe social sont matérialisés par toute une série de symboles qui donnent à l’espace une partie de sa lisibilité.
le roman de Khair-Eddine propose une nouvelle façon de voir le monde, un héritage culturel qui relève d'une unité de parfums et de goûts dont la mise en écriture reflète et transmet plus qu'une identité, une histoire , une mémoire et une conception philosophie, car on n'est pas seulement ce que l'on mange et l'air que l'on respire, on est aussi le fruit des émotions, les seules vraies, qui consolent dirigent et orientent. Le roman, montre comment le destin est toujours fatal et lié, de manière incontestable et irrévocable, à la terre. C’est un document important pour appréhender les mutations et les transformations culturelles et sociales dans la vallée natale, dans l’Anti-Atlas le sud marocain. À travers la description de certains aspects de ces mutations, il tente de faire prévaloir comment l’auteur jette un dernier regard sur sa vallée natale qui évolue au fil du temps.
Il parle de son pays, le sud du Maroc, et de son peuple, les berbères, il est important de voir l'œuvre de l'auteur dans son ensemble, l'amour de la terre en tant qu'élément n'est dénié en aucun moment, son ouvrage en fait tout un mode de vie. Il s'agit d´un regard mélancolique vers le passé lointain celui de son enfance, et d'une façon de renouer avec les traditions, en même temps que de se refuser à accepter la modernité factice de la culture mondaine, urbaine envahissante.
Entre un nord terre d’exil et le sud espace du retour et de l’apaisement
Le nord et le sud deux espaces antonymiques dans ce roman, l'opposition entre le nord et le sud est toujours présente. Le premier diabolique, aliénant, cruel et le second paisible, maternel et paradisiaque.
Le nord espace d’exile, la ville espace mirage trempeur ce nord diabolique, attrayant qui attire tant les gens du sud, les éloigne, les déracine et les fait sombrer dans l’oubli. C’est l’amer souvenir du départ, son départ forcé pour quitte le sud la terre et la mère. L’œuvre va constamment faire une place de choix au souvenir nostalgique du pays de l’enfance. L’exil et les années passées en France et une perpétuelle vie d’errance. Il semble que l’auteur ait toujours nourrit un sentiment ambiguë envers ses origines. Ce sud tant chanté dans son œuvre, il ne va jamais chercher à y revenir ou s’y installer. Comme tout déraciné, Khair-Eddine garde une image idyllique du Sud, de sa culture berbère, mais en même temps, il plaint et déteste parfois ce que sont devenus les Berbères, leur culture qui se détériore petit à petit, qui se folklorise et qui perd son authenticité et son originalité. Le déracinement et l’errance perpétuelle sont très perceptibles dans son œuvre, au niveau de la forme et du contenu : ainsi il ya une récurrence du mouvement perpétuel et frénétique des personnages, succession rapide des lieux, voyages continuels dans le temps sans chronologie apparente ou flagrante.
L’écriture est donc dominée par plusieurs thématiques qui puisent leur origine dans une multitude d’événements marquants ou traumatisants de l’enfance et de l’adolescence de l’auteur. On peut même considérer que tous ses écrits constituent une succession d’autobiographies, réitérations successives, sous des angles et des tons différents, des mêmes obsessions.

  



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 Réponse N°1 28284

temps et espace dans l'oeuvre de Kair-Eddine
  Par   elmir rabia  (CSle 15-11-12 à 15:17



bonjour,

J'aimerais savoir sur quelle bibliographie vous vous êtes basé dans votre analyse intéressante publiée sur ce site je suis très intéressée car je prépare un travail là- dessus si vous pourriez m'aider ça serait très généreux de votre part

merci





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