L'enseignement du français au maroc

 Par slassi hassan  (Prof)  [msg envoyés : 22le 19-06-10 à 22:50  Lu :9526 fois
     
  
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Le français en tant que langue parlée au Nord d’Afrique est perçu comme une séquelle du passé colonial. Indéniablement, l’arrivée des colons dans les pays du Maghreb, notamment le Maroc, l’Algérie et la Tunisie , a eu des effets sur le paronama linguistique déjà diversifié par l’amalgame ethnique qui marque la carte géographique marocaine depuis les campagnes d’islamisation au reflux des musulmans de l’Andalousie après les guerres de récupération. De la sorte, les langues vernaculaires1 et les langues véhiculaires2 et langues qui ne sont reconnues en tant que telles que pour des raisons des rapports de force. Dans ce sens le pouvoir politique conçoit la langue arabe comme étant la langue des institutions administratives et des documents officiels pour incarner une tyrannie linguistique ayant apparemment pour finalité l’abolition de certains traits intrinsèques à l’identité Tamazighte nord africaine. Et sans en être, probablement, conscients, les détenteurs du pouvoir dans ce coin de la planète, par l’ancrage du français langue de l’impérialisme européen, au sein de tous les manifestes culturels et administratifs, concouraient à la dégradation des particularités de cette longue civilisation dont la naissance remonte à la nuit des temps et dont les noms ancestraux luisent glorieusement sur différents niveaux.
L’engagement dans le contexte de compétitivité socio-économique achemine à ce que règnent pour se prévaloir les langues perçues comme instrument de communication aux échelles délicates et tellement sensibles pour que la parfaite perfection soit nécessairement recommandable, d’où les séries de réformes et de mises à niveau des systèmes, comme le réclame l’interaction école / entourage local, la relation du type régional / universel, jugés d’une pertinente performance pour répondre aux besoins directs en matière des compétences langagières.
Au fil du temps, le français a basculé entre différents statuts. En fait, les ménages aisés, seuls eux, pouvaient instruire leurs fils dans des écoles françaises. Ainsi le français au Maroc de l’époque coloniale était élitiste et n’était parlé que par des sujets de familles jouissant de privilèges aux yeux du colonisateur. Depuis que l’enseignement prenait des formes institutionnalisées, la langue française, commençait à sortir de son espace privé pour devenir accessible à toutes les classes sociales. Etant enseignée par un corps professoral français, la langue seconde à l’école marocaine était appréhendée,par la suite comprise, puis appropriée comme outil de communication tant que les jeunes de l’époque voyaient dans son acquisition une forme d’ascension sociale, et un moyen d’accès à la culture française dominante.
La présence des français sur le territoire marocain avait remarquablement impacté l’infrastructure, avant leur arrivée dérisoire, pour faciliter l’épuisement des richesses et pour prétexter leur présence comme ils faisaient croire qu’ils sont missionnés pour donner un coup d’envoi aux mécanismes de développement des pays du Tiers-monde afin qu’ils plient la page d’une vie misérable et intègrent une ère de lumière manigancée des européens pour étouffer la crise à son berceau dans le sens où ils savaient l’éventuel danger qui pourrait être consécutif à une Probable extension et, ainsi, ils avaient avorté la crise qui aurait pu faire ravage s’ils n’avaient pas agi par leur intrusion dans cette terre malade par sa doxa, par l’handicap des structures administratives qui étaient comme une véritable aubaine pour l’exténuation du don terrien du pays.
Le mythe était tellement fort que nombreux sont notamment les personnes, qui étaient charmées par les prouesses de la manœuvre française, qui considéraient comme humanisme la révolution structurale qu’avait connu le pays sous la domination de la France au point qu’ils se sont mobilisés pour l’accès à la langue qui, seule, permettant au yeux de certains marocains de l’époque, de comprendre le mode d’existence de ces occidentaux. Depuis lors, la possession de la langue française est devenue marque distinctive entre les personnes instruites et ceux qui ne le sont pas.
Egalement, et plus qu’elle était la langue de l’enseignement, elle a été pleinement pratiquée au sein des espaces administratifs.
Le français a eu une place pertinente dans toutes les réformes qui se sont succédé au niveau du système éducatif. Son statut lui donne une force solennelle.
Etant enseignants au sein de l’école marocaine, nos expériences en tant que pratiquants dans le domaine de l’enseignement nous ramènent à nous poser l’une des questions primordiales sur les contraintes de l’enseignement du français comme langue étrangère, quelles sont les stratégies adéquates qui peuvent servir les enseignants à réussir de manière efficace dans leurs tâches au sujet de la maîtrise de la langue par les élèves?
Ce sujet épineux, nécessite notre engagement dans une étude qui s’efforcera d’être une approche à différents niveaux dans une perspective à essayer de présenter quelques propositions d’amélioration pédagogique dans le domaine.

  



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