L'énonciation

 Par Essaidi sara  (Prof)  [msg envoyés : 10le 09-05-13 à 12:28  Lu :1171 fois
     
  
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Professeur: Sara ESSAIDI

L'énonciation

Tout énoncé prend son sens dans une situation de communication précise: la situation d'énonciation précise, dans laquelle un locuteur (ou un émetteur du message) s'adresse à un destinataire (ou récepteur).

L'énonciation consiste à produire un énoncé en utilisant les possibilités offertes par la langue (les mots, la grammaire). Toute énonciation s'effectue dans une situation précise qui met en relation celui qui parle (ou écrit) et celui qui écoute (ou lit).

Le texte, qui vise à produire un sens et à le communiquer, résulte d'une énonciation. Mais il ne garde pas toujours les traces de la situation dans laquelle il a été énoncé. La première démarche, pour comprendre un texte, est donc de repérer ces marques d'énonciation en recherchant, dans la forme de l'énoncé, qui parle (ou écrit), à qui, où et quand.

A suivre

. Un texte qui contient des discours rapportés combine plusieurs situations d'énonciation. _ Chapitre 5

. La présence ou l'absence de marques d'énonciation permet d'opposer le discours et le récit _ Chapitre 12

L'énonciation

A. Le locuteur et le destinataire

Chaque acte d'énonciation met en relation un locuteur (celui qui énonce) et un destinataire (celui à qui est adressé le message). Étudier les marques d'énonciation, c'est d'abord repérer les indices de cette communication entre je et tu.

1-Les indices de personne. Les pronoms personnels (et les possessifs) de lai 1re et de la 2e personne ne se comprennent pas en dehors d'une situation d'énonciation précise: je désigne le locuteur, tu le destinataire.

En revanche il (3e personne) désigne quelqu'un ou quelque chose qui a déjà été nommé dans l'énoncé et ne dépend pas de la situation d'énonciation,

2-Les marques de jugement du locuteur (ou modalisations). Certains mots indiquent la façon dont il prend position, quand il exprime:

* ses certitudes, ses doutes, ses volontés (je sais, peut-être, je veux...) '1 - une opinion favorable ou défavorable (je regrette, il est agréable, heureusement...) ;

*un jugement valorisant ou dévalorisant (mots à suffixe péjoratif, chauffard!jaunasse..., ou donnant une appréciation, bon/mauvais, beau/laid).

B. Le moment et le lieu de l'énonciation

L'acte d'énonciation se situe à un moment et dans un lieu repérables dans le text_1 grâce à deux séries d'indices qui sont également des marques d'énonciation.

1-Des indices de lieu et de temps:

Repères spatiaux, qui situent un lieu par rapport à la position du locuteur dans l'espace: ici, à ma droite...

Repères temporels, qui définissent un moment par référence à celui où l'_ parle: maintenant, hier, dans un an...

D'autres repérages de lieu et de temps sont indépendants de la situation d'énonciation: à Paris, en 1789 (repérage géographique, historique, c'est à dire objectif) ; non loin de là, le lendemain (repérage relatif par rapport à un lieu ou une date figurant dans l'énoncé).

2-Certains temps des verbes:

Le présent proprement dit (je lis) : événement coïncidant avec l'énonciation; à distinguer du présent d'habitude ou du présent intemporel de la dictons, des textes scientifiques;

Le passé composé, l'imparfait (j'ai lu, je lisais) : événement antérieur au moment de l'énonciation;

Le futur (Je lirai) : événement postérieur au moment de l'énonciation. Les autres temps situent les événements les uns par rapport aux autres et non par rapport au moment de l'énonciation.

Dans la communication orale, on est directement plongé dans la situation d'énonciation: on trouve de nombreux indices Je, Tu, ici, maintenant) et on comprend facilement ce qu'ils désignent.

Dans la communication écrite, on trouve également des textes comportant des indices d'énonciation, mais d'autres se caractérisent par la rareté ou l'absence volontaire de tels indices.

Les marques de l'énonciation

La situation d'énonciation

-Tout énoncé prend son sens dans une situation de communication précise: la situation d'énonciation, dans laquelle un locuteur (ou émetteur du message) s'adresse à un destinataire (ou récepteur).

- Parfois l'énoncé garde les marques de cette situation. C'est le cas dans une lettre .C'est le cas, plus généralement, des discours.

- Parfois, les marques de l'énonciation sont au contraire effacées (dans les récits à la 3e personne par exemple); le locuteur veut alors adopter une position de neutralité par rapport à l'énoncé.

-La référence à la situation d'énonciation se marque dans un énoncé par:

- les indices de la personne (du locuteur ou émetteur du message et du destinataire ou récepteur);

- les indices de l'espace et du temps (spatio-temporels) qui renvoient au moment et au lieu où se place la situation d'énonciation;

- les indices des sentiments et du jugement de celui ou celle qui s'exprime.

A-Les indices personnels

→ Les pronoms personnels je (me, moi) et tu (te, toi) de la 1re et de la 2e personne du singulier, ainsi que nous et vous (1re et 2e personne du pluriel) sont les pronoms de la présence.

→ Les pronoms il, elle (le, la, lui, ils, elles, ils, eux, leur) de la troisième personne (du singulier et du pluriel) sont parfois appelés pronoms de l'absence (puisqu'ils désignent des personnes absentes de la situation d'énonciation), Ils sont une marque des récits à la troisième personne. Ils ne font pas référence à la situation d'énonciation.

→ Le pronom on peut avoir:

- une valeur d'indéfini;

On frappa à la porte (= quelqu'un).

- une valeur élargie (= tout le monde, par exemple dans les maximes, sentences et proverbes),

On a toujours besoin d'un plus petit que soi (= tout le monde).

-une valeur de substitut (de je, vous, nous ou ils). On arrive tout de suite (= nous arrivons).

On se tait (= taisez-vous).

-D'autres marques de la personne, comme les adjectifs et pronoms possessifs (mon, le mien, etc.) contribuent à définir la situation d'énonciation.

B-Les indices spatio-temporels

_ Les indices spatio-temporels de l'énonciation ne prennent sens que par rapport à cette situation.

_ Ce sont les temps des verbes, qui s'organisent dans le discours autour du présent de l'énonciation

_ Ce sont également les adverbes et autres compléments de lieu et de temps (ici, maintenant...), certains adjectifs (actuel, ancien, prochain...), les démonstratifs (ce matin, à cet endroit, celui-ci...).

Ici et maintenant ne peuvent se comprendre que par rapport à l'endroit et au moment où l'on parle

C-Les marques des sentiments et du jugement du locuteur

_ Le locuteur peut exprimer par des {( modalisateurs» le degré de certitude ou d'incertitude, de vérité ou de fausseté qu'il accorde à l'énoncé. On étudiera:

- les adverbes modalisateurs (certainement, absolument, vraisemblablement, peut-être, sans doute...); - les verbes modalisateurs (être sûr, croire, s'imaginer, douter, ignorer...).

_ Le locuteur peut suggérer par des termes affectifs ou évaluatifs son impression' ou son jugement. On recherchera les adjectifs affectifs (son pauvre petit corps) ou évaluatifs (bon/mauvais, beau/laid ...), les noms ou les verbes présentant une nuance péjorative ou méliorative



  



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