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L'agrégation entre le marteau des rémunérations et le marteau des affectations
Par   Gharib Houssein ()  [msg envoyés : 6le 30-03-09 à 22:56   Lu :1628 fois
Bonjour tout le monde ! C'est ma première intervention dans ce site et dans ce forum (si j'ose appeler cela intervention), et si je la fais, c'est pour vous faire part de mes sentiments qui sont au comble de la confusion, de l'appréhension et de l'indécision. Je suis prof de français exerçant au lycée depuis bientôt quinze ans. Je me suis déjà "essayé" à l'agrégation (concours d'accès...) vers les années 96,97, quand l'accès était sanctionné à l'écrit par l'épreuve tant ardue de la synthèse de textes (du témoignage de beaucoup de candidats et du mien propre), à un moment où légion étaient les profs du lycée qui tentaient leur chance et où très peu d'entre eux étaient retenus. Donc, par un coup de chance (ou de compétence ! Qui sait ?) , je me suis trouvé sur la liste des candidats admis à l'écrit, mais ni cette chance, ni les muses n'ont été au rendez-vous, ni ne m'ont été d'un quelconque secours à l'oral et je me suis vu couler comme ne l'a pas fait le Titanic. Je me suis alors taxé de nullard (et je le suis peut-être à plus d'un titre à en croire les rapports et les remontrances de mon inspecteur pour qui j'ai beaucoup d'estime), et j'ai maudit la commission de l'oral, l'agrégation, le métier d'enseignant, et la langue de Molière. Car, si j'avais été admis, j'aurais au moins pu améliorer mon affectation, même si je n'avais pas la chance de réussir le concours final (ce qui a été le cas de collègues venus après moi et qui sont aux centres de leurs villes maintenant même sans le titre d'agrégé, mais dont je reconnais indubitablement la compétence et à la cheville desquels j'avoue ne pas arriver). Ceci étant, on ne serait, donc, pas tenté de nier qu'il y avait toujours des choses à gagner pour l'agrégatif qui croyait tout perdre en ne réussissant pas le concours final, à savoir une bonne affectation, et une bonne formation ; mais ,hélas, ce n'est plus le cas maintenant et le jeu ne vaut plus la chandelle comme l'on dit, car les enseignants assez ambitieux, assez bien intentionnés qui commettraient la folie (je dirais) de se présenter au concours auront du même coup tout à perdre lorsqu'ils n'auront que peu ou rien à gagner ; tout à perdre malheureusement même lorsque la chance leur sourira et qu'ils se verront attribuer le titre d'agrégés car, à coup sûr, ils seront « largués » ou loin de leur délégation d'origine, ou dans des « patelins» de la banlieue de leur délégation. Car dans notre cher Maroc bien aimé, les autorités sont « compétences » d'office et d'emblée ! Si au niveau du CPA on sue eau et sang en s'évertuant à dispenser un savoir sine qua non et de qualité et à former des enseignants les plus compétents qui soient, il n'en est pas de même au niveau du ministère, des académies, et des délégations pour qui les critères, les soucis (si soucis et critères il ya), tout comme les priorités sont tout autres. « Toutes les nouvelles recrues se valent » rétorqueraient lesdites autorités « compétentes » de l'éducation à qui oserait gloser sur elles. N'auraient-elles pas raison ? Car après tout, nous ne sommes que des chiffres pour eux ! (comme des prisonniers diraient d'aucuns qui ne sauraient ménager nos supérieurs). N'est-ce pas là le comble de l'aberration que de déployer temps, effort, et argent pour, à la fin, ne pas investir le fruit de deux ou de trois ans de calvaire tant pour les formés que pour les « formants » ? N'est-ce pas là même l'une des causes majeures- je dirais- de notre retard dans la course du développement, surtout que ce qui est vrai, et du coup décevant et désolant, pour la langue française, l'est à coup sûr davantage pour les autres disciplines (scientifiques surtout) et pour les autres domaines. Un simple prof «ferait l'affaire » dans un « patelin » comme celui où je travaille (avec tout le respect que je dois aux bonnes gentilles gens de ce « bled » que j'aime et estime tant), car les besoins et les attentes des élèves sont modestes tout comme l'est mon niveau ; et de ce fait, cela aurait été effort superflu et ascension inutile si on venait à me réaffecter là où je suis déjà en tant qu'agrégé après deux ans de persévérance et de nuits blanches ! En toute sincérité, cela me pousse à douter de la bonne foi des responsables qui se plaignent de la baisse du niveau de nos élèves et qui prétendent faire de leur mieux pour remédier à ce statu quo, et qui plus est est que quand un poste vous revient de droit, on « fait les mains et les pieds » ( je trouve que parfois une expression familière , de par sa fréquence et sa popularité, rend l'idée idée mieux que ne le ferait une autre courante ou recherchée qu'on mettrait beaucoup plus de temps à trouver) au niveau de la délégation, de l'académie, ou même du ministère moyennant parenté, amitié, coups de piston et pots-de-vin pour vous arracher à votre poste et y mettre un autre sans compétence 'au temps des compétences- et, à fortiori, sans scrupules ; ainsi se trouve largué aux fins fonds du pays, de l'académie, ou de la délégation celui qui comptait s'améliorer pour améliorer, et fut châtié celui qui espérait la récompense.

Je vous ai dit que j'avais réussi, peut-être par mérite, à l'écrit du concours d'accès de mil neuf cent-quatre-vingt-seize ou dix-sept, mais que la chance n'était pas au rendez-vous venu le jour de l'oral, mais, quelques années plus tard (vers l'année deux mille cinq), la chance ' plus que les muses- était de mon côté et je me suis vu réussir tant l'épreuve écrite (commentaire composé), que l'épreuve écrite (explication littéraire), je dis bien la chance car on était très peu à nous être présentés au concours et les examinateurs n'avaient vraiment pas l'embarras du choix. Mais je ne me suis pas rendu au CPA car-pour reprendre l'expression employée plus haut- j'avais peur de tout perdre en ne voulant pas tout gagner-Alors j'ai laissé passer cette chance mais, jusqu'à présent, je ne sais pas si j'ai bien fait ou non de ne pas m'être rendu à Toulal. Ceci dit, j'invite agrégés, agrégatifs et enseignants, de façon générale, à me dire si j'avais raison de proposer une telle réflexion et si mes appréhensions étaient légitimes, et de me prodiguer leurs conseils car je suis toujours tenté de repasser le concours plus pour me former que pour accéder à l'échelle onze 'au fait, je suis à l'échelle dix(10) depuis quinze longues années-. Par la même occasion, j'exprime ma solidarité avec le corps agrégé qui réclame un statut particulier qui lui aille, et pourquoi pas des indemnités pécuniaires particulières car, comme dit l'adage « toute peine mérite salaire », et combien n'a pas été supportable la peine des agrégés dont j'ai idée !

Ma deuxième requête, je la formule à l'attention des responsables, au niveau du ministère, pour que soient repensé, d'un côté, le statut des agrégés, et de l'autre, améliorées leurs affectations ; et je pense que ce serait tout à fait légitime en partant du même principe que « Toute peine mérite salaire »,ainsi, comme on passe des concours pour être promu , l'agrégation serait un concours qu'on passerait pour être « bien affecté », encore faut-il rappeler que la peine du concours de promotion interne n'est rien comparée à la peine des concours (d'accès et de sortie) et à la préparation (de deux ou trois ans) à l'agrégation.Je profite de l'occasion pour demander aux agrégés et aux agrégatifs de me dire si le concours d'accès à la deuxième année a lieu cette année, et si c'est le cas de m'en communiquer la date (approximativement).Merci d'avance.

ERRATA ou LAPSUS: Désolé pour la redondance d'inattention commise au niveau du titre de ma modeste intervention (deux occurrences de "marteau" au lieu d' "enclume" une fois et de "marteau" une fois), à mon sens, on n'a pas besoin d'être psychologue pour y voir un lapsus étant donné la douleur telle que causent ces deux mots ,ah ! pardon ! ces deux maux (je parle de la rémunération et de l'affectation)







Réponse N°1 1122

Vouloir c'est pouvoir
Par   fariss ahmad  (le 31-03-09 à 16:23

à ma connaissance si une personne trace un objectif, il peut l'atteindre, il suffit de faire des efforts.

Car personne n'est né agrégé, ils étaient tous; soit des étudiants soit des professeurs, se sont des gens qu'ont travaillé durement pour arriver à décrocher le diplôme.

Je pense que vous aussi vous pourrez arriver a votre fin ; sachant que vous avez déjà réalisé la formation et passer le concours de sorite, donc vous aviez acquit une certaine expérience qui peut vous aider par la suite, sachant que vous aviez 3 chances de plus:3 balles a tirer donc il faut bein viser.

Je suis sûr que voulez aller avoir ce diplôme et par conséquence vous aller vous épanouir car vous le mérité pour plusieurs raisons, dont le nombre d'année passer à servir vos élèves, et ça se vois que vous êtes un véritable bucheur.

Permettez moi de vous donner un petit conseil d'ami ; essayer de consulter les agrégés de votre matière à savoir le français, et à travaillé en groupe.

bonne chance collégue.




Réponse N°2 1123

Merci
Par   Mohamed ES SBAI  (Profle 31-03-09 à 16:30

Merci, ça fait chaud au cÅ?ur de lire de tels témoignages de la part des gens qui ont vécu l'"épreuve" ou le calvaire de l'agrégation. J'espère que ceux qui parlent de "la chance" ou qui nous accusent d'orgueil liront cela. Nous agrégés exerçant au lycée , nous ne demandons du ministère que d'être affectés dans nos villes. Pour moi la question de l'argent vient au second lieu. Nous voulons servir notre pays. On perd un temps fou dans la navette. On arrive épuisé dans nos classes. Nous pouvons améliorer la qualité de l'enseignement si le ministère nous met là où on peut vraiment être utile. Reposés, nous pourrons faire des recherches et produire des documents utiles pour nos collègues.Nous sommes prêts à contribuer dans les journées de formation.


Réponse N°3 1124

c'est notre Maroc
Par   fariss ahmad  (Profle 31-03-09 à 18:44

Personnellement je n'ai pas de souci si, pour ma première affectation, j'aurai une autre ville, mais ce qui n'est pas compréhensible voir même inadmissible c'est une affectation hors son délégation d'origine lorsqu'il s'agit d'un ressortissant de l'agrégation qu'a dans ses mains plusieurs années de métier.

Dans ses débuts un enseignât doit accepter son affectation quelque soit son statut les autres villes c'est notre Maroc, et leurs enfants c'est nos élèves, eux aussi ont le droit d'avoir des enseignants qualifiés comme vous cher Mohamed.

Le malheurs c'est d'être affecter à 400 km de chez toi après 15 ans de métier, le cas d'un agrégé de casa affecter à ain dourij , à 43 ans avec des enseignants de 22 ans fraichement formés.




Réponse N°4 1127

A monsieur ES SBAI
Par   Gharib Houssein  (Profle 31-03-09 à 23:47

Merci d'avoir daigné me répondre cher collègue, je tenais à vous faire savoir que ,tout comme vous, moi aussi je fais la navette, entre Oujda et Berkane , et ce, depuis quinze longues années. Je suis censé remplir l'imprimé du mouvement des profs et le remettre tout comme vous, je suppose, après ces vacances, mais je sais que la compétition est perdue d'avance, car je n'ai aucune chance avec des collègues hommes qui en sont à leur vingtième année de navette, et encore moins avec des collègues femmes qui , en plus de leur ancienneté qui parfois dépasse la mienne, ont la carte imbattable (et combien injuste je dirais et qu'elles ne m'en tiennent pas rancune) du droit de rejoindre leurs heureux maris. C'est pour cela que j'ai posé mon sujet où il était question de mes indécision et appréhension par rapport au concours d'accès à la préparation d'agrégation, car si jamais j'y vais (si je suis admis bien sûr),je risquerais de payer gros par rapport au risque d'échec, et par rapport à ma nouvelle affectation. Que me conseillez-vous donc cher Mohamed?



Réponse N°5 1128

A Monsieur Fariss !
Par   Gharib Houssein  (Profle 01-04-09 à 00:33

Je vous sais grand gré Monsieur Fariss pour votre sympathique mot qui tenait à la fois du compliment et de l'exhortation, mais, pour ne rien vous cacher, je suis toujours indécis car ce pas que que vous m'encouragez à faire est décisif pour moi, voire même fatal vu ma situation que je connais mieux que quiconque; ceci d'une part, d'autre part, j'avoue que j'ai franchement et simplement peur de ne pas être à la hauteur pendant la formation, et encore moins le jour de la grande EPREUVE. Et je tiens là à préciser (pour ne pas dire rectifier) un petit détail Monsieur Fariss, c'est que je n'ai pas encore eu l'honneur de bénéficier de la formation au CPA, certes j'ai réussi le concours d'entrée en 2005, mais je ne me suis pas rendu à Toulal (Meknès) pour la formation. Ceci étant , je vous serais reconnaissant de me prodiguer vos conseils d'agrégé ou d'agrégatif que vous êtes, de me dire si le concours d'entrée en 2e année aura lieu cette année, et de rester en contact avec moi si vous êtes intéressé. Merci d'avance cher collègue.


Réponse N°6 1130

lapsus: l'agrégation entre l'enclume des rémunérations et le marteau des affectations
Par   Gharib Houssein  (Profle 01-04-09 à 01:15

Désolé pour la redondance d'inattention commise au niveau du titre de ma modeste intervention (deux occurrences de "marteau" au lieu d' "enclume" une fois et de "marteau" une fois), à mon sens, on n'a pas besoin d'être psychologue pour y voir un lapsus étant donné la douleur telle que causent ces deux mots ,ah ! pardon ! ces deux maux (je parle de la rémunération et de l'affectation)


Réponse N°7 1132

c'est pareil
Par   fariss ahmad  (Profle 01-04-09 à 15:42

A vrais dire on est sous le marteau dâ??une formation très dure et pénible et sous le marteau dâ??une affectation cruelle.

Mais ceci ne doit pas influencer le principede lâ??évolution que doit viser tout enseignant désirant évoluer que se soit sur le plan intellectuel ou bien sur le plan financier. Faite votre formation ensuite laisser le reste sur le dieu.

le cheval de 3



Réponse N°8 1133

REMERCI...
Par   Gharib Houssein  (Profle 02-04-09 à 01:17

Merci encore une fois pour le conseil Monsieur Fariss, je tâcherai de le suivre en espérant que le concours aura lieu cette année...Mais vous ne m'avez toujours pas dit votre statut!!! (A voir vos fraîches doléances, je parierais que vous êtes agrégatif...pas vrai ?)


Réponse N°9 1134

Une mauvaise gestion des ressources humaines.
Par   Mohamed ES SBAI  (Profle 02-04-09 à 13:01

Il y a qques années, l'agrégé ou l'agrégatif étaient automatiquement affectés à Oujda-centre. Avec le nouveau directeur de l'académie qui est inspecteur de français et ex-président de l'AMEF, et qui est censé être "professionnel" en matière de didactique de français, les choses marchent à l'envers. Actuellement, il y a à Oujda un manque de 9 professeurs de français au secondaire. Pour combler ce vide, on a fait appel aux instituteurs qui ont un DESA. Certains de ces enseignants ont refusé au début et ils nous ont exprimé avec honnêteté qu'ils n'ont pas une formation pour enseigner les Å?uvres intégrales et les figures de style au lycée. C'est parce que nous aimons bien notre Maroc que nous disons aux responsables à l'académie ou à Rabat: Faites comme la France ou la Tunisie, mettez les agrégés dans les CPR et les CFI, ou au moins dans des lycées proches de leur logement. Laissez de côté toute considération idéologique ou partisane, le Maroc appartient à nous tous. L'intérêt général doit être au-dessus de toute considération. Je ne dirais pas plus J'espère que le message est passé.


Réponse N°10 1137

Erratum
Par   fariss ahmad  (Profle 02-04-09 à 16:04

Voila pour ce qui concerne les classes préparatoires ou les BTS ou autre lycée techniques, se sont des classes que ni les professeurs universitaires ni les enseignants du secondaires ne peuvent prendre en charge, les premiers évoluent dans l'université et les seconds dans les lycées normaux, donc on a crée l'agrégation pour former des enseignants qualifiés pour s'en occuper.

Donc les classes préparatoires et les BTS nécessitent une formation particulière à l'image de l'agrégation. Et par ce que le système d'éducation et de formation au Maroc souffre entre autre d'une mauvaise gestion on aura l'homme qu'il ne faut pas dans le poste qui ne lui correspond pas.

Donc je ne vois pas de message à faire passer!

N'attendez pas à ce que quelqu'un, vous rend ce qui vous appartient de droit, surtout pour le cas que vous avez citez, ici je vous confirme qu'on vend les postes, clientélisme et le magouille sont les maîtres mots, créer votre syndicat des agrégés , un bureau locale des agrégés on coordonnant avec la secrétariat des agrégés du Maroc, et faites un recensements des postes occupés par les non agrégés et faite pression sur le directeur de l'Académie. Avec de temps en temps des sit-in locaux,

Cette méthode à donnée ses fruits à Casablanca et 9 agrégés ont pris des postes dans des lycées techniques.

Bon à vous de voir;

Le cheval de 3.




Réponse N°11 1139

D'abord le dialogue
Par   Mohamed ES SBAI  (Profle 02-04-09 à 23:56

Je suis d'accord Mr Fariss. Je pense sérieusement à emprunter le chemin du syndicat et des sit-in. Mais entre-temps j'essaie d'épuiser la voie du dialogue. Peut-être à Casa les agrégés sont une masse, mais je suis le seul dans la délégation de Jerada! D'autre part, la solution radicale reste le statut de l'agrégé que nous attendons tous avec impatience.

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