Identifier le registre d'un fragment (exercice)

 Par ABIDI MUSTAPHA  (?)  [msg envoyés : 1le 28-08-14 à 21:23  Lu :345 fois
     
  
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Cours de M. MUSTAPHA ABIDI

 Entraînement à l’examen

Consigne : 

Identifiez le registre (la tonalité) dont relèvent les passages suivants tirés des œuvres au programme.

1- Antigone. – De me promener, nourrice. C’était beau .Tout était gris .Maintenant, tu ne peux  pas savoir, tout est déjà rose, jaune vert. C’est devenu une carte postale. Il faut te lever plus tôt, nourrice, si tu veux voir un monde sans couleur.

2- « ….Ce matin, je me sentais capable de bonté, d’indulgence, j’étais d’une générosité sans bornes ; je pardonnais à Zineb, dans mon for intérieur, toutes les misères qu’elle m’avait fait subir ; je pardonnais à son chat qui était revenu après s’être débarrassé de son collier , ma chaîne d’or, je pardonnais aux mardis d’être des jours trop longs, à la baguette de cognassier de mordre si souvent la chair fragile de mes oreilles, je  pardonnais aux jours de lessive d’être particulièrement froids et tristes, je pardonnais tout au monde ou du moins à ce que je connaissais du monde….. »

3- « Ils disent que ce n’est rien, qu’on ne souffre pas que la mort de cette façon est bien simplifiée. Eh ! Qu’est- ce donc cette agonie de six semaines et ce râle de tout un jour ? Qu’est –ce que les angoisses de cette journée irréparable, qui s’écoule si lentement et si vite ? qu’est- ce que cette échelle de tortures qui aboutit à l’échafaud ? Apparemment ce n’est pas là souffrir….. »

4- Antigone.- O tombeau ! O lit nuptial ! O ma demeure souterraine !... (elle est toute petite au milieu de la grande pièce nue. On dirait qu’elle a un peu froid .Elle s’entoure de ses bras .Elle murmure.) Toute petite.

5- « Pauvre petite ! ton père qui t’aimait tant, ton père qui baisait ton petit cou blanc et parfumé, qui passait la main sans cesse dans les boucles de tes cheveux comme de la soie, qui prenait ton joli visage rond dans sa main qui te  faisait sauter sur ses genoux, et le soir joignait tes deux petites mains pour prier Dieu ! Qui est –ce qui te fera tout  cela maintenant ? Qui est ce qui t’aimera ? Tous les enfants de ton âge auront des pères excepté toi …………Oh ! si ces jurés l’avaient vue, au moins ma jolie petite Marie ! Ils  auraient compris qu’il ne faut pas tuer le père d’un enfant de trois ans… »

6- « les yeux me cuisent comme si j’étais dans la fumée. J’ai mal dans les coudes. Encore deux heures et quarante- cinq minutes et je serai guéri. »

7- « Chaque fois qu’un cortège funèbre traversait le souk, ce saint personnage prenait ses babouches, les enfilait en hâte, et accompagnait le mort jusqu’au cimetière. Un jour, vinrent à passer deux croquemorts transportant la civière où gisait le cadavre d’un mendiant que personne n’accompagnait. L’homme se leva, prit ses babouches de dessus l’étagère où il les rangeait chaque jour, mais resta debout sans les enfiler. Il finit par les remettre à leur place »



  



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