henry becque « en vieillissant, on s’aperçoit que la vengeance est encore la forme la plus sûre de la justice »

 Par ZINEDDINE Mohamed  (Prof)  [msg envoyés : 34le 29-01-12 à 13:41  Lu :2244 fois
     
  
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Sujet n°1:
Henry Becque « En vieillissant, on s’aperçoit que la vengeance est encore la forme la plus sûre de la justice »
Discutez cette opinion en vous appuyant sur votre lecture des Choéphores et des Euménides d’Eschyle et sur vos connaissances relatives au thème de l’année.
Plan détaillé :
I- La vengeance est une forme de justice.
1-Elle permet de sanctionner le coupable.
2-Elle rétablit l’ordre.
3-Elle a une fonction dissuasive.
II- La vengeance peut même être plus efficace que la justice.
1-Elle procure tranquillité et satisfaction à la victime.
2-Elle garantit que le coupable a effectivement subi le châtiment qu’il mérite parce que la victime est à la fois juge et bourreau.
3-C’est une procédure rapide et peu coûteuse économisant le temps et les frais d’un procès.
II- La vengeance est une anti-justice.
1-C’est un acte dicté par la passion surtout la colère.
2- C’est un procédé qui prive le coupable du droit à la défense à travers lequel il pourrait justifier son acte et peut-être convaincre, sinon de son innocence, du moins du droit à des circonstances atténuantes.
3-C’est un retour à la loi individuelle, ce qui risque de détruire la société qui sombrerait alors dans un cercle infernal de vengeance.
Introduction :
Les sociétés modernes ont vu le jour quand les individus ont délégué leur droit à l’autodéfense à l’État. Mais les institutions étatiques peuvent parfois faillir et ne point satisfaire la victime qui fait valoir alors son droit à une justice individuelle. C’est ce que semble corroborer H. Becque lorsqu’il affirme : « en vieillissant, on s’aperçoit que la vengeance est la forme la plus sûre de la justice ». Pour Becque, la vengeance est une super-justice, la meilleure réalisation de la justice. Mais comme acte individuel dicté par la rancune, la vengeance pourrait être assimilée à un crime.
On est alors en droit de s’interroger jusqu’à quel point la vengeance peut assurer la réalisation de la justice. On se référant aux Choéphores et Euménides d’Eschyle et à nos connaissances relatives au thème, on verra alors que, si la vengeance est une forme de justice, qui peut paraître efficace, elle n’en demeure pas moins un acte préjudiciable à la justice, une anti-justice.
Conclusion :
La vengeance est un moyen - peut-être le meilleur – d’appliquer la justice. Mais cet acte individuel est plus le fruit des émotions que d’un intérêt pour la justice, il peut ainsi être assimilé à un acte orgueilleux, l’hybris. Cependant, respecter la justice et ne pas venger une victime ne risquerait-il pas d’encourager les criminels et du même coup affaiblir la justice ?

  



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