Gaëtan brulotte (ce qui nous tient) : étude

 Par hasnawi Meriem  (?)  [msg envoyés : 3le 17-06-12 à 20:45  Lu :1139 fois
     
  
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Université Hassan II Mohammedia

Faculté des Lettres et des Sciences Humaines

Département de Langue et Littérature Françaises

Option : littérature

Projet de fin d'étude S6

Encadré par : Mme. Fouzia MONTASSERE

Préparé par : Meriem HASSOUN

Année Universitaire : 2011/2012

SOMMAIRE

Introduction …………………………………………………………………………

PREMIERE PARTIE

  1. Présentation de Ce qui nous tient……………………………

    1. Biographie et bibliographie de Gaëtan Brulotte………………………

    1. La vision de l'écrivain……………………………………

a) vision philosophique……………………..

b) vision sur la religion…………………………..

c) vision sur la littérature……………………………………..

2) Comment Brulotte a –t-il rédigé son recueil ?.............................

DEUXIEME PARTIE

II) Comment se manifeste la perte d'identité à travers les trois mouvements ?.....................................................

  1. Le Résistance d'Arriva………………………

  2. L'Insistance de Manda……………………..

  3. La persistance de Philibert……………………..

Conclusion……………………………………………….

Bibliographie………………………………..

J'exprime ma profonde gratitude et mes sincères remerciements à Mme. Fouzia MONTASSER pour avoir l'amabilité d'accepter de diriger et d'encadrer mon travail. Je tiens à la remercier également pour l'effort fourni, les conseils prodigués, sa patience et sa persévérance dans le suivi et qui ont permis l'élaboration de ce modeste projet.

Mme Fouzia MONTASSERE, je tiens à vous remercier très sincèrement pour votre compréhension et pour tous les efforts que vous avez consentis pour nous ce qui nous étaient d'un soutien inestimable.

Je porte toute ma reconnaissance et mon dévouement au corps professoral de la filière Etudes Françaises de la Faculté Hassan II des Lettres et des Sciences Humaines de Mohammedia à leur tête M. ElOUAZANI pour les efforts employés afin de nous assurer une formation pertinente.

Par la même occasion, je tiens à remercier toute ma famille pour sa patience et sa compréhension, à leur tête mes chers parents qui sont toujours là à m'encourager.

Je remercie également ma chère camarade Fatima-ezzahra HATIMI pour ses soutiens inestimables.

Grand merci à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce modeste travail.

A mes parents Fatma et Hassan

A mes frères et soeurs Mohammed, Abdelatif, Hicham, Souad, Amina et Aïcha

Vous vous êtes dépensés pour moi sans compter.

En reconnaissance de tous les sacrifices consentis par tous et chacun pour me permettre d'atteindre cette étape de ma vie.

Avec toute ma tendresse.

A mon neveu Ahmed et ma nièce Hajar.

Meilleurs voeux de succès dans vos études.

Vous avez de près ou de loin contribué à ma formation.

Affectueuse reconnaissance

A ma cousine Fatima

A mes beaux-frères : Ali et Omar

A mes fidèles amis : Jamila, Kamal, Hajar Fatima-ezzahra et à leurs familles.

A mes camarades d'auditoires et tous ceux de la faculté de Lettres et des Sciences humaines de Mohammedia et à leurs familles.

Je dédie ce travail.

Introduction

C'est à partir des aspects ethnologiques que nous brosserons un bref aperçu sur la quête d'identité québécoise. Tout d'abord, il faut marquer que la présence de deux cultures dans Canada a produit un conflit sur tous les niveaux. Du fait, que les francophones sont une minorité par rapport aux anglophones qui dominent Canada. Cette minorité, forge énormément d'efforts afin d'exister son identité face à l'autre culture.

Plusieurs manifestations sont établies pour défendre cette minorité. En effet, elle s'est appelée le Québec pour se distinguer de l'autre culture. C'est ainsi qu'elle essaie à chaque fois de trouver les équivalents des mots anglophones pour sauvegarder la langue française de toute forme extérieure.

Dans ce monde québécois, la quête d'identité devient le souci principal qui trace la pensée de chaque intellectuel. C'est la raison pour laquelle nous allons voir comment Gaëtan Brulotte présente la quête de l'identité québécoise à travers sa stratégie fondée en mouvements dans son recueil Ce qui Nous tient .

Nous allons étudier dans un premier lieu, des connaissances sur l'écrivain et sur son recueil afin d'avoir une impression sur la pensée de Gaëtan Brulotte. Dans un deuxième lieu, nous allons faire une analyse profonde sur chaque mouvement à travers l'étude d'une nouvelle choisie. Enfin nous allons dégager les résultats de notre mémoire en s'ouvrant vers une autre problématique.

I) Présentation de Ce qui Nous tient

1) Biographie et bibliographie de Gaétan Brulotte

Gaétan Brulotte, né en 1945 à Lauzon au Québec. Cet écrivain québécois n'a commencé à écrire qu'après avoir eu son doctorat en littérature française à l'université Laval de Paris. Il a enseigné la littérature française au Cégep de Trois-Rivières et dans des universités américaines.

Gaëtan Brulotte appartient à cette génération d'écrivains québécois qui sont d'abord passés par l'université avant de se mettre à l'écriture. Cela n'est pas sans accroître leur conscience des subtilités de la langue et des formes littéraires. Les auteurs de cette génération auront, sans doute, comme nous allons le constater un jour, une nouvelle conception du texte littéraire, parce qu'ils connaissent mieux leur matériau et qu'ils jouent avec plus de finesse et de dextérité de leur talent, alors qu'auparavant on s'acharnait à ne reconnaître dans l'écrivain que ses dons naturels ‘'.

Gaëtan Brulotte aura donc été, pour sa part, essayiste et professeur, ce qu'il est toujours, avant de se mesurer à l'écriture de fiction. Il a une production littéraire assez importante :

L'Emprise , Editions de l'Homme, 1979, 208p (Roman)

Le Surveillant , Les Quinze, éditeur, 1982. 128p (Recueil de nouvelle

Ce qui nous tient , Leméac, 1988, 148p. (Recueil de nouvelles)

L'Univers de Jean Paul Lemieux , Fidès, 1996, 282p (essai)

oeuvres de chair Figures du discours érotique , Paris, L'Harmattan, 1998. (Essai)

Les Cahiers de Limentinus. Lectures fin de siècle , XYZ Editeur, 1998, 351p. (Essais)

Epreuves , Leméac Editeur, 1999. (Nouvelles)

Le Client , Editions Lansman, 2001 . (Pièce de théâtre)

La Vie de biais , Script, 2002, 177p. (Nouvelles)

The Encyclopedia of Erotic Literature , New York, Rout ledge, 2006.

La Nouvelle québécoise , HMH, Les Cahiers du Québec, 2010.

Après cette présentation bibliographique, nous allons aborder la vision de l'écrivain qui nous oriente vers le sens voulu, puisque cette vision rassemble la pensée de Brulotte de manière brève et objective. C'est pourquoi nous proposons présenter la vision sur trois plans :

  1. La vision de l'écrivain

a) Vision philosophique

Brulotte, écrivain du 21 e siècle, se montre philosophe. Il cite :


« Au fond, (lui) dit l'auteur, l'écrivain ne cesse de poser les questions qui se retrouvent dans la peinture de Gauguin : « Que sommes-nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous » Il se les pose encore plus vivement depuis que Dieu est mort. » 1

Alors, Brulotte nous révèle, une multitude de questions sur l'existence de l'être humain. Ces questions nous fait penser à la philosophie de l'existentialisme dont Jean Paul Sartre a tissé l'itinéraire en s'interrogeant pour localiser son existence, afin de trouver sa fonction dans la vie. En plus, ces interrogations éclaircissent le chemin de l'écrivain qui se sent perdu dans ce monde. Même que la religion peut répondre à ces questions, l'écrivain la néglige. C'est une autre vision de l'écrivain qui se manifeste dans sa pensée.

  1. La Vision sur la religion

Brulotte dit :

« Je suis d'origine catholique. J'ai perdu la foi il y a de nombreuses années au moment où j'ai commencé à écrire. Mais malgré cet athéisme foncier, il reste que la culpabilité catholique imprègne encore ma sensibilité. On ne peut pas se défaire facilement d'une éducation » 2

A ce niveau nous constatons que Brulotte était catholique, mais dès qu'il a pris la plume pour écrire ses pensées, il sent que le catholicisme ne ressemble pas à ses idées car il n'a pas trouvé les réponses sur ses questions d'athéisme dans la religion chrétienne. Effectivement c'est en athéisme qu'il va avoir la liberté de s'interroger comme il veut et d'être guidé par ses pensées et par son raisonnement. Ses pensées seront représentées sous forme d'une production littéraire, c'est la raison pour laquelle nous allons identifier sa vision sur la littérature.

  1. Vision sur la littérature

Gaëtan Brulotte, trouve que la littérature dévoile ce que nous ne voyons pas lors de nos jours. Il dit :


« La littérature, (lui) dit Gaétan Brulotte, nous fait voir ce qu'on ne voit plus dans l'usure du quotidien. L'écrivain a le devoir d'être attentif, d'être toujours en alerte, d'être constamment en état de lucidité. » 3

En guise de cette citation, Brulotte nous renseigne sur l'utilité de la littérature en tant que moyen qui nous dévoile des futilités que nous pouvons négliger ou parfois écraser dans la vie quotidienne. C'est la raison pour laquelle que l'écrivain doit être minutieux et délicat dans ses actes, il doit savoir le moment du silence et le moment de réaction afin de garder la cohérence des événements et la beauté de l'enchainement de ses idées.

Gaëtan Brulotte assure encore :


« Je pense qu'on a besoin de la littérature pour nous servir de phare, pour nous secouer, pour pointer certains aspects du réel qu'on n'a pas le temps de voir, ou qu'on n'a pas envie de voir.» 4

Donc, Brulotte utilise la littérature comme un moyen pour traiter des sujets négligés et pour incliner la lumière sur des thèmes que nous trouvons futiles mais qu'ils ont certainement un impact sur notre vie.

Il considère la littérature comme le guide qui ébranle la pensée humaine et qui appuie sur une réalité basée sur les choses que nous trouvons naïves et futiles.

Cette littérature permet de véhiculer toutes les pensées de l'écrivain, ainsi que ses questions philosophiques dans n'importe quel domaine de la vie quotidienne. La littérature est une force créatrice qui peut bâtir ou effondrer la pensée humaine.

Parmi ses oeuvres le recueil de nouvelles Ce Qui Nous Tient 5 qui a reçu le Prix Goncourt de la Nouvelle, que nous allons consacrer pour notre mémoire.

  1. Comment Gaëtan a-t-il rédigé son recueil ?

Dans son recueil de nouvelles qu'il a intitulé Ce qui nous tient, Gaëtan Brulotte dessine un portrait de la déshumanisation de la société contemporaine contre laquelle se débat l'être.

Brulotte explique :


« Ce qui nous tient a connu une gestation lente: j'ai consacré six ou sept ans à sa réalisation, remettant cent fois sur le métier mon ouvrage, rédigeant jusqu'à vingt versions, et, plus que n'importe quel autre de mes livres » 6


L'écrivain a forgé un dur travail pour produire ce recueil. Il a enrichi sa production de critiques et de commentaires de quelques intellectuels afin de présenter un travail cohérent, solide, honnête et accomplie.

Gaëtan Brulotte a subdivisé son recueil en trois mouvements obstinés, avec une ouverture, une clôture et quatre interludes, où il questionne de près la condition humaine en abordant des sujets relatifs à la vie quotidienne de l'Homme.

Gaëtan Brulotte mêle l'absurde, la perte de l'identité, la folie, le drôle, le dangereux et l'amour dans toutes ses nouvelles. Ce mélange de thèmes confère aux textes de Brulotte une force philosophique indubitable.

II) Comment se manifeste la perte d'identité à travers les trois mouvements ?

Cette problématique que nous allons analyser suivant ce plan de travail en choisissant pour chaque mouvement une nouvelle :

D'après des lectures profondes, nous avons constaté que les nouvelles Arriva, Le Bail et le Rêve des Tomates versent, absolument, dans le thème de la quête de l'identité québécoise.

L'écrivain a prouvé son attachement pour la nouvelle plus que pour le roman. Il a évoqué l'efficacité de la nouvelle pour véhiculer ses idées et ses pensées en affirmant :

« Maintenir l'expérimentation pendant tout un roman est très difficile. Or la nouvelle, de par la concision et la brièveté qu'elle suppose, a un format qui se prête idéalement à l'expérimentation, à la pratique de l'écriture en toute liberté. » 7


Gaëtan Brulotte considère le roman comme un genre difficile à tisser. Par contre, la nouvelle reste le champ libre pour la pratique de l'écriture car elle se base sur la brièveté de tous ses composants. Donc, la nouvelle pour Brulotte est le genre le plus accessible pour la création d'une production littéraire assez brillante.

L'écrivain traite plusieurs thèmes qui gravitent autour de la vie humaine, il affirme :


« Les thèmes abordés dans mes textes sont aussi ceux qu'aborde l'écriture dite féminine : l'absurde surtout, la folie, l'aliénation, l'oppression, le désordre de l'émotion » 8


En effet, le thème qui nous intéresse reste restreint à l'identité québécoise. C'est la raison pour laquelle nous n'allons extraire que les passages relatifs à ce thème, dans le but de suivre sa progression au long des trois mouvements obstinés et pour savoir la manière par laquelle l'écrivain conçoit ce sujet.

1) La résistance d'Arriva

Dans Ventriloquerie, en tant que présentation de Ce qui nous tient , Gaëtan Brulotte signale la quête des personnages de leur identité, en illustrant l'exemple du personnage Ploc qui « n'habite jamais au même endroit longtemps et son identité bouge avec lui » 9 (p.6).

Dès le début, Brulotte souligne le thème le plus dominant de son oeuvre : la quête de l'identité québécoise. Cette citation nous incite à appréhender la problématique selon les trois mouvements indiqués dans le recueil.

Lorsque Gaétan Brulotte opte pour la nouvelle, c'est parce que, dit-il :

« La nouvelle, je la pratique comme un genre de résistance » 10


Ce nouvelliste entame son recueil littéraire par le premier mouvement obstiné Résistance. La première nouvelle Prélude d'Archibald, résume toutes les nouvelles de ce mouvement. En effet la Résistance selon le Dictionnaire encyclopédique Hachette comme suit « force qui s'oppose à un mouvement ». Cette définition va nous aider à comprendre initialement ce premier mouvement. Mais, pour approfondir nos connaissances et pour préciser la conception de la Résistance chez Brulotte, reportons-nous à qui propose la définition suivante :


« La résistance suppose une réaction défensive opiniâtre, un refus de céder ou d'obéir, une opposition ouverte ou une force d'inertie qui consiste, sans en avoir l'air, à ne pas se résigner. »(p13 )


Alors, la résistance est une action qui refuse la soumission en s'attachant à une force opposante rejetant toute sorte d'obéissance.


Gaëtan Brulotte identifie ce mouvement :

« Le premier, Résistance, explore tout ce qui nous tient à coeur ou aux tripes et qui s'associe, par exemple, à la révolte intérieure, laquelle peut aboutir à des conclusions positives ou négatives. De diverses façons, l'individu résiste aux formes d'avalement de son milieu. C'est un entêtement nécessaire.» 11


Donc, la résistance est la représentation d'une révolte intérieure des personnages, qui peut se rattacher à des situations bénéfiques ou maléfiques.

Après avoir défini le mouvement, nous allons procéder à une analyse de la nouvelle Arriva afin d'illustrer l'identification de la résistance et sa liaison à la quête de l'identité québécoise.

Dans le même article Brulotte sent le besoin de justifier même les titres de nouvelles, il dit :

« Je cherche à donner un titre qui rassemble le maximum de données du texte. Souvent, c'est un titre nominal : soit un nom de personnage, comme «Arriva», ce qui signale l'importance du personnage dont on raconte le cas » 12

Arriva est la dernière nouvelle du premier mouvement obstiné, elle incarne l'image de la quête d'identité. Tout d'abord, le nom « Arriva » provient du verbe ‘arriver' « parvenir en un lieu » conjugué au passé simple. Le choix de ce temps n'est pas dû au hasard, mais il indiquera par la suite l'arrivée surprenante des différentes cultures d'un côté, et leurs influences sur cette femme, d'un autre côté.

Ce personnage, nommé Arriva, se trouve influencé par les différentes formes de culture du fait qu'elle s'identifie aux personnages du film « Arriva et le septième art, tout un chapitre d'existence » (p.46), en s'attachant réellement au drame cinématographique ; elle « pleurait au fil du drame, sursautant violement » (p.46) . Elle est captivée par les scènes qui suscitent sa passion, sa haine, sa violence et généralement ses réactions sentimentales. Même les affirmations de son mari « c'est juste de la fiction » (p.46) malgré cela, Arriva résiste, dominée par l'image.


Ensuite, Arriva est ravagée par la lecture : « quand elle commençait un roman, elle devait le finir peu en importe la longueur » (p.46), elle perd toute sa conscience et son rapport au monde réel en fusionnant sa personnalité au sein de l'histoire du roman « coupée du monde, la réalité s'absentant, les autres n'existant plus, même son propre corps nié » (p.46) . Son nouvel univers devient celui du livre comme l'affirme Brulotte : « présente, trop présente, à l'univers du livre » (p.46). Elle reste sourde aux conseils de son mari « Arriva arrête-toi, tu te fais du mal » (p.47).

Puis au tour de la musique de déposséder Arriva de son identité : « sans plus pouvoir se contrôler dépossédée d'elle-même » et lui faire perdre son équilibre mental uniquement préoccupée de « sortir (son) émotivité» p47.

Influencée par le groupe des musiciens, elle devient plus gaie en invitant ce monde à sa maison au grand étonnement de son mari.

« Ce jour-là après le spectacle, plongée hors d'elle-même dans l'euphorie » (p.47)

Ce fait exprime son déchirement culturel et sa perte d'identité. Mais ce qui est surprenant c'est son espoir de trouver sa propre identité dans une autre expérience culturelle ; cette fois, c'est l'influence humaine qui perturbera Arriva.

Elle vit comme son amie Pia, « adopte son discours, ses manières , ses tics, son habillement, son mode de vie… » (p.47). Arriva est dans une situation inexplicable de perte de soi, elle « imita Pia dans ses moindres goûts » (p.47) . Le problème crucial c'est qu'elle ne cherche pas son identité à l'intérieur d'elle-même mais seulement à l'extérieur de son monde. Arriva est « au sommet de la perte de soi, avec la rencontre de Yola » (p.48), elle est parfaitement métamorphosée puisqu'elle s'est muée d'une Pia à une Yola.

Toutefois, ce qui est nouveau dans ce changement inconscient et radical c'est de vouloir imiter son modèle, même dans ses relations extraconjugales « Yola trompe son mari avec des hommes beaucoup plus âgés qu'elle […] laids et ouvriers » (p.48) . A l'instar de Yola, Arriva oblige son mari à accepter son infidélité « je dois vivre cette trahison, tu comprends » (p.48 ). Ce drame nous prouve que la faute semble être également un motif important dans l'oeuvre de Gaétan

Brulotte qui affirme que :


«La faute est souvent le point de départ des grands récits du monde: on la commet, on l'expie, on la fait expier, on la commente ou, au contraire, on l'évite. Bref, il y a souvent une faute à partir de laquelle le sort des personnages se dégrade ou s'améliore » 13


A cet instant, le mari ne supportant pas cette situation, opte pour le suicide en buvant du poison. Cette faute à influencer de manière négative sur l'existence de l'époux d'Arriva. Donc, Nous pouvons interpréter les événements de l'histoire d'Arriva en la comparant à la situation de l'identité au Québec.

Ce qui nous facilite l'interprétation c'est que Brulotte est pour la polysémie et la diversité des interprétations des lecteurs, il dit dans le même article de la même revue :


« Multiple est également le sens. Souvent, dans l'écrit postmoderne, il ne cherche plus à être un, mais pluriel ». 14

Alors, Brulotte nous confère la possibilité d'évoquer nos interprétations. Mais, cette dernière sera, évidemment, appuyée par des arguments. En effet, beaucoup de questions se posent pour déchiffrer ce qui est derrière les lignes :

Pourquoi cette femme est-elle influençable? Pouvons-nous assimiler Arriva à la quête d'identité du Québec ? Et pourquoi Brulotte a-t-il choisi le suicide comme fin tragique? Et comment se manifeste la Résistance dans cette nouvelle ?

Brulotte dit :

« Le personnage devient ainsi le représentant idéal, exemplaire, de son espèce. Autrement dit, il est un type »

C'est ainsi que la critique littéraire Noël Audet, affirme que

« Le cas le plus extrême de l'inconsistance du sujet est celui d'Arriva dans le récit du même nom. Volatile, fugace, insaisissable, et par là envoûtante pour qui voudrait la posséder, elle passe de personnalité en personnalité »

Arriva est très influençable à cause de sa perpétuelle recherche de soi, son mari avoue :

« J'aimais une femme influençable, fluctuante, jamais arrêtée en elle-même, toujours extérieure à elle, femme pétrie d'échos, composée d'autres personnes » (p.47)

Elle est en quête d'une identité jamais stabilisée dans des contextes qui lui sont extérieurs. Son dynamisme au cours de cette quête de soi, prouve sa volonté imperturbable à se trouver. Mais, elle nie sa propre personnalité et subit successivement l'influence d'art et de toute forme avant de succomber celle de son amie.

De même Brulotte à travers le résumé énoncé dans l'Interlude d'Archibald montre que :

« Arriva, dangereusement attachée à sa liberté résiste avec acharnement au zèle amoureux de son compagnon » (p.15.)


Ainsi se manifeste la résistance d'Arriva à son mari. Ce qui justifie l'appellation : Premier Mouvement Obstiné : Résistance .

Selon Brulotte, le mouvement dit-il : « explore tout ce qui nous tient à coeur ou aux tripes et qui s'associe, par exemple, à la révolte Intérieure, laquelle peut aboutir à des conclusions positives ou négatives » 15

De diverses façons, l'individu résiste aux formes d'avalement de son milieu , puisqu'il « explore tout ce qui nous tient à coeur et qui s'associe à la révolte intérieure ». Le mari gêne son épouse et bride sa liberté de son épouse. Il cherche toujours à lui montrer la fausseté de ses décisions et en multipliant les conseils et en utilisant l'impératif : « repose toi, couche-toi, mange un peu» , « Arriva arrête-toi, tu te fais du mal ». Mais, Arriva reste obstinée, résistante et acharnée. Elle place sa liberté, balancée, entre l'amour, d'un côté et la quête de soi, de l'autre.

Plus généralement, Brulotte, en tant qu'homme d'origine québécoise, défend sa nation en voulant résoudre les problèmes qui empêchent l'exhibition de l'identité de son pays puisque le Québec est tiraillé entre une double influence, celle des anglais et celle de la tradition française d'autre part. Le Québec est en quête de son identité. Brulotte ne raconte pas pour plaire, mais pour véhiculer un message culturel et politique. A travers le mari qui semble être un obstacle à la liberté.

Gaëtan Brulotte, se montre humaniste, il défend sa nation en consacrant sa plume à en améliorer la situation et à résoudre la crise de l'identité Québécoise. Il affirme, en effet, qu' « elle devrait toucher enfin à la peau de son identité et gagner sa paix finale » (p.48) B rulotte à travers cette citation assimile cette quête de l'identité à une guerre menée pour trouver la paix, autrement dit, une quête de soi pour l'affirmation d'une identité indépendante.

Le suicide de son mari va permettre à Arriva de chercher librement son identité. Ce suicide va déclencher ainsi une recherche, à l'intérieur de soi et de sa personnalité, sans aucune influence du monde extérieur. Arriva est « j amais arrêtée en elle-même, toujours extérieure à elle » (p47) .

On peut conclure que la mort de l'époux va augmenter la volonté de la quête chez Arriva, autrement dit, le suicide va renforcer la résistance d'Arriva en lui conférant une nouvelle liberté sans limites. Par conséquent, la question que nous pouvons nous poser est la suivante: Est-ce que Arriva va arriver vraiment à s'incliner vers l'intérieur de son soi ? C'est une question aux multiples réponses, selon l'interprétation de chaque lecteur. Cette fin tragique prouve ce que dit Brulotte : « La littérature, nous fait voir ce qu'on ne voit plus dans l'usure du quotidien. » 16

On peut constater que Brulotte, le Québécois, fait appel à sa nation pour valoriser les talents et les dons des générations québécoises afin de résister contre les Anglais ou toute forme de culture étrangère. Il assure que l'identité est à l'intérieur de chaque Québécois ; autrement dit, il faut que chaque citoyen Québécois croie à ses capacités et ses compétences personnelles au lieu de rester attaché aux étranges cultures.

3) L'insistance de Manda

Alors, nous sommes face à une résistance triomphante. Cette situation nous mène à penser que le mouvement prochain va permettre à la quête de l'identité de prendre une autre forme et un autre chemin pour se développer. C'est l'insistance qui fera l'objet de l'analyse de la deuxième nouvelle Le Bail.

Brulotte, nous invite à suivre son deuxième mouvement obstiné : Insistance, à travers un deuxième Prélude d'Archibald où Polc en s'adressant à Tippett, pour répondre à cette problématique, dit :

«Si vous avez le courage de venir à bout des précédentes histoires, vous serez sans doute d'accord avec moi pour penser que la révolte, ou ce que j'appelle plutôt la résistance – ce n'est pas pareil- s'y associait à la noblesse ou à la légitimité d'une cause »(p.50) .

Il affirme par là le prochain mouvement qui « offre un autre cycle d'entêtement où prédomine encore l'inflexibilité de l'être, mais liée cette fois à l'étroitesse d'esprit » 17. La nouvelle choisie pour illustrer ce mouvement est intitulée Le Bail. Quelle définition nous donne le Dictionnaire encyclopédique Hachette de ce terme ? : « Convention de location pour une durée déterminée ». Il s'agit selon Le deuxième Interlude d'Archibald « d'un étrange mélange d'amour et de haine (qui) s'est développé avec les années entre deux voisins de palier. Manda est plus que jamais disposée à son appartement en y joignant celui de son voisin pour l'annexer à ses deux pièces.

Ce rêve d'agrandissement, obsède la pensée de Manda mais Rip, obstiné, résiste chaque année à la demande de sa voisine d'où la rage de la jeune femme qui rencontre une forte opposition à son insistance. Pour arriver à son but, Manda use de tous les moyens de la négociation jusqu'à la séduction.

Malheureusement « l'herméneute résista ». Ainsi, Manda recourt à sa malice pour arriver à son but, elle accuse Rip de l'avoir violé dans l'ascenseur. Impuissant à se disculper, Rip est arrêté par la police et Manda peut enfin réaliser son rêve

Ce que nous pouvons constater, c'est que sans l'insistance de Manda, elle n'aurait jamais pu atteindre son objectif. C'est le propre du second mouvement que Brulotte commente en ces permes :

« Le deuxième mouvement, Insistance, scrute, quant à lui, tout ce qui nous tient l'esprit, tout ce qui nous occupe jusqu'à l'obsession et nous dépossède de la conscience » 18

Comme nous l'avons évoqué auparavant parmi les thèmes traités parmi figure celui de la quête de l'identité québécoise. Ainsi, Le Bail met en lumière le rôle de l'Insistance pour atteindre tout ce qui nous tient à coeur et spécialement la résolution de la question identitaire.

Déjà abordée dans le premier mouvement obstiné de résistance, cette question est à nouveau soulevée pour démontrer que rien n'est impossible. Comme Manda a réussi, par n'importe quel moyen, à réaliser son rêve le Québec peut aussi réaliser le sien qui consiste à trouver son identité.

Brulotte ajoute qu' « un peu de raison (lui) paraît essentiel à tout texte, ne fût-ce que pour le rendre communicable à autrui » 19 .Nous pouvons constater, d'après cette citation, que la raison dans cette nouvelle se manifeste à travers les actions ironiques que présente l'écrivain afin de toucher le lecteur de manière plus profonde.

Par cette histoire, Brulotte prouve sa perte de confiance dans le voisinage comme l'atteste la phrase suivante :

« Cette histoire vécue remonte au temps où j'avais encore confiance dans les rapports de voisinage » (p.52)

Une telle déclaration nous laisse déchiffrer le message inscrit entre les lignes pour l'associer à la problématique de la quête de l'identité québécoise. Brulotte insiste sur le caractère polysémique des oeuvres littéraires, il dit dans l'article précédemment cité :

« Dans ce genre comme dans d'autres, on ne vise pas un sens univoque. D'ailleurs, est-ce qu'il existe un texte littéraire qui posséderait un seul sens ? » 20.

Partant de cette polysémie textuelle, nous pouvons nous poser plusieurs interprétations aux rapports de voisinage dans un contexte culturel. En comparant ce qui est théorique à ce qu'évoque Brulotte, nous constatons que ce voisinage peut s'appliquer aux Anglophones qui menacent la culture québécoise en altérant sa civilisation. A ce niveau, nous pouvons associer l'obsession irraisonnable de Manda à l'obsession de la partie anglophone à s'imposer au Québec.

Par la même occasion, Gaëtan Brulotte joue le rôle d'éveilleur de conscience en montrant la menace représentée par les forces étrangères sur la province francophone.

Il exprime son indignation touchante ; « La bêtise et la malhonnêteté arrivent à triompher des droits les plus élémentaires d'un être humain » 21. Comment accepter que « l'insistance, dans sa violence, (vainque) la douce résistance », autrement dit, que l'insistance soit plus fort que la résistance.

De manière plus claire, l'insistance de Manda parvient à triompher la résistance de Rip. En fait, la résistance perd son efficacité devant l'insistance. Brulotte veut combattre les cultures extérieures par leur propre arme : l'Insistance.

L'insistance n'est que le deuxième mouvement de ce recueil, il nous reste le troisième et dernier mouvement : la Persistance.

2) La Persistance de Philibert

La Persistance, selon le Dictionnaire Hachette « action de s'obstiner dans un comportement », mais pour expliquer cette définition selon Brulotte, nous nous trouvons au début du troisième Interlude d'Archibald l'exhibition du mouvement par l'expression « je persiste ».

Selon Gaëtan Brulotte, la Persistance est « le dernier mouvement, où tout est soi-disant très clair, plus clair qu'ailleurs ». Donc, ce mouvement est à prendre « au sens de poursuivre avec l'idée de mener à terme, persévérer avec opiniâtreté, tenir ferme pour avancer. »². Il dit aussi :

« Persister, c'est aussi survivre à l'étouffement de la matière, réagir contre sa ténacité négative en la transformant si possible » 22.

Ces définitions vont nous servir à comprendre l'utilité de cette persistance dans le thème traité, la quête de l'identité québécoise.

Dès le troisième Interlude d'Archibald , le thème de l'identité ressort dans le discours du narrateur qui soutient « je persiste » (p.81) et « j'insiste pour être là » (p.81) puis « Persister, c'est le volet le plus important de l'art d'être soi » (p.81). Alors, la multiplicité de ces expressions nous laisse apportera de nouveaux éléments à la thématique traitée.

Avant de les passer en revue, donnons le résumé de la nouvelle le Rêve de Tomates tel qu'il est présenté dans l'interlude d'Archibald :

« Philibert rompt avec une existence morne, s'oppose à la mort vivante et s'ouvre brusquement à des métamorphoses intérieures qui le marqueront pour le restant de ses jours. Le titre est bizarre, vous trouvez ? J'en conviens. Mais l'essentiel se passe au milieu des tomates. Eh oui ! Mis par une rencontre magique sur la voie de nouvelles explorations du sentir, Philibert bousculera les conventions et ira jusqu'au bout de lui-même. » (p.82)

Le narrateur évoque la vie, transformée, de Philibert, d'une vie monotone et morte à une vie d'aventure et de recherche de soi. Il s'agit, en effet, d'une recherche d'identité perdue dans l'ennui et la monotonie. Et l'auteur de dire :

« Il se sentait devenir désespérément normal : boulot, salaire, sécurité, avec tous les horizons fermés et une vie ordonnée, prévisible, à plafonnement garanti » (p97).

En fait, la vraie cause derrière l'aventure qu'il vit c'est de « chercher une solution à son existence et à lui-même » (p97). On constate, donc, que le personnage souffrait d'une crise d'identité comme dans le cas d'Arriva, mais Philibert est pleinement conscient.

Pour y remédier « voulait évoluer d'avantage, sortir des cadres établis, s'éloigner des sentiers battus, des senteurs têtues, des censeurs velus, des lenteurs pattues. »(p97). D'après dans cette citation, Philibert semble rejeter la Résistance : « il avait dû rompre sa routine. S'en aller sans but défini. Poser une bombe dans sa vie » (p.98).

Ce personnage veut également « balancer son passé et son présent pour devenir tout ce qu'il pouvait être ». Donc c'est une énorme volonté d'améliorer son état psychologique en cherchant son identité dans « l'aventure » (p.97).

Philibert n'est pas prêt pour résister encore, il dit :

« J'étais soudain persuadé que tout grand événement intérieur ou biographique devait se produire sur une route celle-là où tout signifiait l'accès » (p.98).

Ce personnage trouve que le meilleur moyen pour arriver d'arriver à soi-même c'est d'aller à « l'aventure », sans savoir ce qui l'attend.

Quant à Philibert, « l'existence ne (lui) paraissait plus que comme un vaste champ de misère et de pesanteur, un triste tropisme de gonflement, de fermentation, de blettissure et de pourrissement » (p.99).

Cette citation exprime l'ennui et la perte de soi du personnage au point que Brulotte verse la pensée de Philibert dans le rejet de la résistance, décrite par le personnage comme un « état de faiblisse interne où le corps semble ne plus offrir assez de résistance aux forces de son milieux »(P.99).

Cet état, nous devons la dépasser « En cassant les surfaces, on peut pénétrer en certaines zones de l'être, on peut s'ouvrir à d'autres possibles et parvenir peut être à se trouver soi-même » (p99). Effectivement, le personnage souffre d'une grave crise qui est la perte de soi.

Il veut se libérer de toute forme de résistance pour insister sur l'« aventure » afin d'ébranler intérieurement car « de toute manière, on est toujours assuré de soi-même. Sortie de soi, réintégration du moi » (p.99).

Le passage du « je » vers le « on » indique une volonté de généraliser cette histoire aux autres, visant à toucher le cette histoire visant à toucher le lecteur, surtout québécois, afin de lui montrer le chemin le plus court pour arriver à trouver son identité.

D'un autre côté, le personnage montre l'utilité du retour à l'intérieur en s'échappant de toute force extérieure (comme le cas d'Arriva).

Philibert assure l'idée de l'intériorité en disant : « j'avais dû choisir entre l'intériorité et ce qui la menaçait de l'extérieur » (p.101). Puis, il revient au pronom impersonnel « on ne sait pas vivre si l'on ne connait pas l'art de céder à l'émotion ». Derrière le personnage, c'est Brulotte qui s'exprime implicitement en voulant toucher les mentalités québécoises, en affirmant que « s'aventurer voulait dire travailler sur soi-même et aussi vivre ». En effet, Brulotte pousse le Québécois à s'attacher à sa révolte intérieure en optant pour l'insistance sur l'aventure afin de se trouver.

Philibert va au bout de l'aventure où l'amour va le transformer en une autre personne, même si cet amour est dangereux car il aimait Palma, femme mariée.

Philibert hésite au début, mais sous l'insistance de Palma, il cède à l'appel des sens, surtout que Philibert n'a jamais eu de relation d'amour avec des femmes.

Ce personnage laisse exploser ses sentiments, refoulés pendant de longues années, en une période limitée et déterminée. Même les « coups de poing » de Fred et ses accompagnants, Philibert résiste et insiste d'« aller plus loin, au bout de (lui)-même et des possibles »(p108).

A la manière de Philibert, Brulotte lance un appel à ses compatriotes afin qu'ils recourent à l'aventure pour se découvrir eux-mêmes ; Au commencement était la route. Allez donc me dire le contraire » (p.109). Autrement dit, c'est un appel à chaque citoyen québécois pour qu'il double d'effort personnel afin de parvenir au fond de soi.

Le mouvement Persistance accumule tous les mouvements précédents en rejetant la Résistance et en s'attachant à l'insistance mais avec persistance.

Gaëtan Brulotte montre le contenu de ce mouvement en citant :

« C'est un mouvement de synthèse qui met en scène le dur désir de durer .Certains résistent et insistent tout à la fois en cherchant des issues à travers la création, le savoir, l'imagination, l'aventure sensuelle, la réflexion, l'intensité amoureuse » 23

Comme nous avons constaté chez Philibert, « la sensualité » est le moyen par lequel à trouver son identité. Mais à chacun, sa propre manière, l'essentiel est que chaque québécois doit commence son aventure pour aboutir à son but.


Conclusion


En somme, Gaëtan Brulotte nous confère une stratégie cohérente pour trouver l'identité québécoise. Il a subdivisé cette stratégie en trois mouvements obstinés, par lesquels le Québécois peut arriver à se trouver.

La première étape passe par le premier mouvement obstiné, la Résistance. Cette Résistance est basée, fondamentalement, dans toutes les analyses que nous avons faites, sur la révolte intérieure que possède chaque citoyen. Cette révolte doit passer par le deuxième mouvement obstiné, L'Insistance pour se transformer à une force opposante à toute forme de résistance. Grâce à cette insistance, le citoyen va atteindre son objectif. Cependant, ce but sera menacé par d'autres forces. C'est pourquoi, Gaëtan Brulotte suggère un troisième mouvement obstiné, La Persistance. A travers cette dernière étape, le québécois qui a eu son identité aura la possibilité de la garder de manière persistante et durable.


Après avoir forgé ces analyses afin de montrer la conception par laquelle Gaëtan Brulotte guide sa nation pour trouver l'identité québécoise. Nous pouvons conclure notre travail par les interrogations suivantes.

Est-ce que Brulotte a vraiment trouvé la résolution de cette problématique ? Autrement dit, Est-elle applicable pour chaque québécois ?

Ces deux questions pourront faire l'objet d'un autre mémoire à condition qu'il ait une investigation, accompagnée d'un questionnaire, programmée dans le travail.


Webographie

  • Gaëtan Brulotte, Ce qui nous tient , Leméac, 1988.

  • Gérald Gaudet, ‘'Lettres québécoises'', « La revue de l'actualité littéraire », n°116, 2004 .

  • Gérald Gaudet, ‘'J'oeuvre à décalquer les impressions pour te les diffracter en passion, « La revue de la nouvelle », n° 24, 1990.

*

1* Gérald Gaudet, La revue de la nouvelle , n° 24, 1990, pp. 74-83.


*

2* Ibid.

*

3* Ibid.

*

4* Ibid.

*

5* Gaëtan Brulotte, Ce qui Nous tient, 1988, 148p. (Recueil de nouvelles)

*

6 * Ibid.

*

7* « Lettres québécoises », La revue de l'actualité littéraire, n°116, 2004, pp. 9-11.

*

8* Ibid.

*

9* Toutes les citations renvoient à la même référence. Le numéro de page sera indiqué entre parenthèses.

*

10* Ibid.

*

11* ‘'J'oeuvre à décalquer les impressions pour te les diffracter en passion, « La revue de la nouvelle », n° 24, 1990, pp. 74-83. ».

*

12* Ibid.

*

13* Ibid.

*

14* Ibid.

*

15* Ibid.

*

16* Ibid.

*

17* Ibid.

*

18* Ibid.

*

19* Ibid.

*

20* Ibid.

*

21* Ibid

*

22* Ibid

*

23* Ibid.


  



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