Focalisation

 Par atika barnakchi  (Prof)  [msg envoyés : 50le 31-03-10 à 16:09  Lu :7212 fois
     
  
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salam alikom
s'il vs plaît, quelle est la focalisation utilisée dans cet extrait du chevalier double de Théophile Gautier?et pourquoi?
"Le jeune Oluf est un enfant bien étrange:on dirait qu'il y a dans sa petite peau blanche et vermeille deux enfants d'un caractère différent; un jour il est bon comme un ange, un autre jour il est méchant comme un diable, il mord le sein de sa mère, et déchire à coup d'ongles le visage de sa gouvernante.
Le vieux comte Lodbrog, souriant dans sa moustache grise, dit qu'Oluf fera un bon soldat et qu'il a l'humeur belliqueuse. Le fait est qu'Oluf est un petit drôle insupportable: tantôt il pleure, tantôt il rit; il est capricieux comme la lune, fantasque comme une femme ; il va, vient, s'arrête tout à coup sans motif apparent, abandonne ce qu'il avait entrepris et fait succéder à la turbulence la plus inquiète l'immobilité la plus absolue; quoi qu'il soit seul, il paraît converser avec un interlocuteur invisible!
Quand on lui demande la cause de toutes ces agitations, il dit que l'étoile rouge le tourmente".

  




 Réponse N°1 3295

externe
  Par   brahim el harfi  (Profle 31-03-10 à 20:08

Ce sont des faits observables, identifiables de l’extérieur ; le narrateur se limite donc à ce qu’il voit (méchant mordre déchirer il parait…) et à ce qu’il entend (turbulence immobilité)

C’est un portrait dont ne peut prévoir le comportement : fantasque, capricieux, tantôt il pleure tantôt il rit ……pour expliquer cette dualité le narrateur recourt au discours indirecte : dit qu'Oluf fera…..) il dit que l'étoile rouge le tourmente".

C’est la focalisation externe qui domine dans ce passage





 Réponse N°2 3445

hi
  Par   azdin elasfouri  (CSle 10-04-10 à 20:18

avant de commenter ,je passe un salut à Barnakchi.c'est une focalisation externe .




 Réponse N°3 3449

La focalisation.:!:;,?
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 11-04-10 à 16:01



Il ne s'agit pas de la focalisation externe!




 Réponse N°4 3452

focalsiation externe
  Par   Bouimi Mohamed  (CSle 11-04-10 à 19:27

je partage le point de vue de M. elasfouri. A mon avis, c'est bien une focalisation externe. Il ne s'agit pas d'une focalisation zero parce que le narrateur ne se présente pas comme un démiurge omniscient qui sait tout mais comme un observateur qui, à partir des faits et de ses observations du comportement d'Oluf (approche béhavioriste) décrit ce personnage.

la focalisation externe (le narrateur décrit ce qu'il voit, le comportement, l'apparence et ne connaît pas ce qui se passe à l'intérieur du personnage) est marquée dans ce passage par plusieurs indices textuels :

* - l'emploi de l'indéfini et des modalisateurs qui montrent que le narrateur n'a pas de certitude : "on dirait que ...

"quand on lui demande ....

* - l'introduction de points de vue différents (d'autres personnages) : "Le vieux comte Lodbrog...dit que....

*- l'introduction des faits " le fait est que ....





 Réponse N°5 3454

Point de vue omniscient!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 11-04-10 à 20:50

"Le jeune Oluf est un enfant bien étrange:on dirait qu'il y a dans sa petite peau blanche et vermeille deux enfants d'un caractère différent; un jour il est bon comme un ange, un autre jour il est méchant comme un diable, il mord le sein de sa mère, et déchire à coup d'ongles le visage de sa gouvernante.

Le vieux comte Lodbrog, souriant dans sa moustache grise, dit qu'Oluf fera un bon soldat et qu'il a l'humeur belliqueuse. Le fait est qu'Oluf est un petit drôle insupportable: tantôt il pleure, tantôt il rit; il est capricieux comme la lune, fantasque comme une femme ; il va, vient, s'arrête tout à coup sans motif apparent, abandonne ce qu'il avait entrepris et fait succéder à la turbulence la plus inquiète l'immobilité la plus absolue; quoi qu'il soit seul, il paraît converser avec un interlocuteur invisible!

Quand on lui demande la cause de toutes ces agitations, il dit que l'étoile rouge le tourmente".

1- Prélude:

La question de la focalisation/point de vue est une question qui demande plusieurs paramètres afin de la traiter de façon rigoureuse...

Dans l'extrait ci-dessus, le récit est focalisé à partir d'une perception particulière, celle d'un narrateur qui sait tout de ces personnages... La position du narrateur par rapport à ce qu'il raconte est précisée par plusieurs indices textuels/ procédés et moyens, qui visent à livrer son point de vue sur le comportement double d'"Oluf"...

2- Démonstration:

Quelles sont les clefs pour repérer les indices du point de vue omniscient du narrateur dans cette séquence?

* "on dirait qu'il y a dans sa petite peau blanche et vermeille deux enfants d'un caractère différent..."

Le pronom indéfini: "on" est utilisé par le narrateur pour marquer la réaction des personnages qui côtoient "Oluf": ils le trouvent inexplicable...

* Le narrateur rapporte leurs (les personnages) observations face à un comportement bizarre et inattendu: " un jour il est bon comme un ange, un autre jour il est méchant comme un diable, il mord le sein de sa mère, et déchire à coup d'ongles le visage de sa gouvernante."

* Même le père d'"Oluf" est incapable de jugement juste face au comportement de son fils: " Le vieux comte Lodbrog, souriant dans sa moustache grise, dit qu'Oluf fera un bon soldat et qu'il a l'humeur belliqueuse.". L'utilisation du discours indirect marque la distance du narrateur vis-à-vis du point de vue du personnage-père...

* Le narrateur omniscient finit par donner la raison qu'il connaît et qu'il veut partager avec son lecteur: "Le fait est qu'Oluf est un petit drôle insupportable:..." L'utilisation de l'indice: "le fait" et de verbe: "est", qui ici au présent de vérité générale corrobore la thèse de la large/grande connaissance du narrateur: il commence par donner le point de vue limité des personnages, comme quelqu'un qui les voit de derrière, comme un espion, et finit par partager les vraies raisons avec son lecteur...

* "...il paraît converser avec un interlocuteur invisible!" / "Quand on lui demande la cause de toutes ces agitations, il dit que l'étoile rouge le tourmente". Les deux indices: "...il parait" et "on lui demande" peuvent leurrer l'analyse! En faite, l'ordre de l'apparence apparaît à ceux qui côtoient "Oluf" et qui n'arrivent pas à le comprendre: les personnages...

Pour le narrateur, il essaie avec beaucoup d'astuces et de nuances, de focaliser l'attention du lecteur sur l'embarras que déclenche le comportement fantastique d"Oluf" sur les personnages...

3- Épilogue:

Au niveau de la focalisation, il est toujours nécessaire de la faire relier au contexte! Étudier un extrait en dehors de ce qui précède induit dans une large mesure à une fausse interprétation!

Dès le départ de la nouvelle, le narrateur ouvre son récit sur des questions oratoires/ rhétoriques qui font comme si le narrateur est incapable de donner une vérité quelle qu'elle soit! Or, après coup, il utilise le procédé cinématographique connu sous le nom de flash-back (rétrospection) afin de donner des explications au lecteur: l'arrivée du maître chanteur de Bohème et l'enchantement de madame "Edwige"...

Cordialement!




 Réponse N°6 3465

un narrateur caché et astucieux
  Par   brahim el harfi  (Profle 12-04-10 à 21:15

Gabrielle gaurdeau dit dans Annalyse du discours narratif "la focalisation externe est la tricherie par excellence:c'est la que l'auteur réel qui sait tout, s'adonne avec le plus de coquinerie au jeu de la vision limitée. Ce type de focalisation s'associe le plus souvent à un narrateur caché"

Et c'est le cas dans ce texte. le narrateur dieu présent partout et qui connaît tout et des personnages et de ce qui va arriver est absent de ce texte.

"Le fait est qu'Oluf…". Est un constat de ce qui précède et il est expliqué par les deux points":" rit" pleure va vient immobilité…. ces faits focalisés sont rapportés par le foyer de perception de l'extérieur. Gabrielle gaurdeau conclut"il n'est pas dit, cependant, que l'instance narratrice en focalisation externe ne puisse pas interpréter ce qu'elle raconte ou soupçonner les pensées des protagonistes"





 Réponse N°7 3469

Exemples de focalisation externe classique...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 12-04-10 à 22:01



La focalisation externe

- C'est lorsque le narrateur ne rapporte que les apparences extérieures de l'histoire. Le narrateur tient ainsi le lecteur en attente.

* Exemple 1

« Comme il faisait une chaleur de tente-trois degrés, le boulevard Bourdon se trouvait absolument désert.

Plus bas le canal Saint-Martin, fermé par les deux écluses étalait en ligne droite son eau couleur d'encre. Il y avait au milieu, un bateau plein de bois, et sur la berge deux rangs de barriques.

Au delà du canal, entre les maisons que séparent des chantiers le grand ciel pur se découpait en plaques d'outremer, et sous la réverbération du soleil, les façades blanches, les toits d'ardoises, les quais de granit éblouissaient. Une rumeur confuse montait du loin dans l'atmosphère tiède ; et tout semblait engourdi par le désœuvrement du dimanche et la tristesse des jours d'été.

Deux hommes parurent.

L'un venait de la Bastille, l'autre du Jardin des Plantes. Le plus grand, vêtu de toile, marchait le chapeau en arrière, le gilet déboutonné et sa cravate à la main. Le plus petit, dont le corps disparaissait dans une redingote marron, baissait la tête sous une casquette à visière pointue.

Quand ils furent arrivés au milieu du boulevard, ils s'assirent à la même minute, sur le même banc.

Pour s'essuyer le front, ils retirèrent leurs coiffures, que chacun posa près de soi ; et le petit homme aperçut écrit dans le chapeau de son voisin : Bouvard ; pendant que celui-ci distinguait aisément dans la casquette du particulier en redingote le mot : Pécuchet. » [...]

(Flaubert, Bouvard et Pécuchet, 1881)

* Exemple 2

Avant midi, un cabriolet à pompe attelé de deux chevaux fringants déboucha dans la rue de Rivoli par la rue Castiglione, et s'arrêta derrière plusieurs équipages stationnés à la grille nouvellement ouverte au milieu de la terrasse des Feuillants. Cette leste voiture était conduite par un homme en apparence soucieux et maladif ; des cheveux grisonnants couvraient à peine son crâne jaune et le faisaient vieux avant le temps; il jeta les rênes au laquais à cheval qui suivait sa voiture, et descendit pour prendre dans ses bras une jeune fille dont la beauté mignonne attira l'attention des oisifs en promenade sur la terrasse. La petite personne se laissa complaisamment saisir par la taille quand elle fut debout sur le bord de la voiture, et passa ses bras autour du cou de son guide, qui la posa sur le trottoir, sans avoir chiffonné la garniture de sa robe en reps vert. [ ...] L'inconnu devait être le père de cette enfant qui, sans le remercier, lui prit familièrement le bras et l'entraîna brusquement dans le jardin. Le vieux père remarqua les regards émerveillés de quelques jeunes gens, et la tristesse empreinte sur son visage s'effaça pour un moment.

H. de Balzac, La Femme de trente ans

Cordialement.





 Réponse N°8 3470

re
  Par   Bouimi Mohamed  (CSle 12-04-10 à 22:15

salut m. Idoubiya, merci pour les exemples, mais je suis toujours convaincu que la focalisation dans le texte en question est une focalisation externe. L'intervention de M. Brahim el Harfi va dans le même sens :

une focalisation externe ne signifie pas que le narrateur n'a pas le droit de tirer des conclusions à partir de ses observations. tout le texte s'organise comme une description :

dans ces phrases :

Oluf est un enfant bien étrange

on dirait qu'il y a dans sa petite peau blanche et vermeille deux enfants d'un caractère différent

un jour il est bon comme un ange,

un autre jour il est méchant comme un diable,

il mord le sein de sa mère, et déchire à coup d'ongles le visage de sa gouvernante.

-> le narrateur ne fait que souligner, comme le ferait un observateur neutre le comportement d'Oluf.

Le vieux comte Lodbrog, souriant dans sa moustache grise, dit qu'Oluf fera un bon soldat et qu'il a l'humeur belliqueuse.

-> dans cette phrase, le narrateur rapporte un point de vue externe (souci d'objectivité ?)

Le fait est qu'Oluf est un petit drôle insupportable:

tantôt il pleure, tantôt il rit;

il est capricieux comme la lune, fantasque comme une femme ;

il va, vient, s'arrête tout à coup sans motif apparent, abandonne ce qu'il avait entrepris et fait succéder à la turbulence la plus inquiète l'immobilité la plus absolue;

-> le narrateur interprète le comportement mais ne juge pas comme un narrateur omniscient.

quoi qu'il soit seul, il paraît converser avec un interlocuteur invisible! (c'est le paraître qui permet au narrateur de juger et non son savoir)

Quand on lui demande la cause de toutes ces agitations,

il dit que l'étoile rouge le tourmente

-> Ici le narrateur encore par souci de neutralité introduit le point de vue du personnage lui-même.

On est bien devant une fiction : l'auteur sait bien l'effet qu'il veut produire, mais le narrateur dans ce passage reste à l'extérieur et c'est e cette perspective externe qu'il présente le personnage.




 Réponse N°9 3481

Autre manière de prouver l'omniprésence du narrateur!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 13-04-10 à 11:29



Salut, chers (ères) collègues,

Puisque la question de la focalisation n’est pas encore réglée, je vais essayer d’aborder la chose autrement :

Mais avant et pour unifier nos points de vue sur la notion de focalisation/point de vue, voici des définitions simples :

Le narrateur présente les événements de trois types de point de vue :

1° Narrateur > Personnage (Le narrateur sait plus que le ou les personnages). C’est le point de vue zéro/omniscient.

2° Narrateur = Personnage (Le narrateur ne présente que ce que voit et sait le personnage). C’est le point de vue interne.

3° Narrateur < Personnage (Le narrateur sait moins que le ou les personnages). C’est le point de vue externe

Considérons le point de vue qui nous intéresse dans cette discussion :

3° Le point de vue externe

Les personnages agissent sans que nous puissions connaitre jamais leurs pensées ou leurs sentiments. Le narrateur dit ce qu’il voit et en sait moins que le personnage.

Premier exemple d’illustration :

« L’homme eut un sourire cauteleux qui découvrit ses longues dents jaunes, fouilla dans sa musette et, prenant une grande boîte en fer blanc, la rapprocha de sa figure.

« Poison », chuchota-t-il, guignant par-dessus la boîte. Il prononçait « Pouézon » au lieu de poison, et chargeait le mot de douceur et de mystère.

« Pouézon mortel, voilà c’que c’est. »

Tout en parlant, il soupesait la boîte.

« Y a de quoi tuer un million de gens là-dedans ». »

ROALD DAHL, Le chien de Claude.

De plus, le narrateur présente/raconte l’histoire en restant un simple observateur. Il ne nous apporte que des informations sur le comportement extérieur des personnages donc ne nous transmet pas leurs pensées. Dire la pansée des personnages, c’est connaitre plus qu’eux !

Deuxième exemple d’illustration :

« Dans les premiers jours du mois d’octobre 1815, une heure environ avant le coucher du soleil, un homme qui voyageait à pied entra dans la petite ville de Digne. Les rares habitants qui se trouvaient en ce moment à leurs fenêtres ou sur le seuil de leurs maisons regardaient ce voyageur avec une sorte d’inquiétude. Il était difficile de rencontrer un passant d’un aspect plus misérable. »

Victor Hugo, Les Misérables.

NB- Dans ces deux scènes d’illustration, le narrateur ainsi que le lecteur ne connaissent ni les pensées ni les sentiments des personnages présentés. Le narrateur ne nous décrit que leur aspect et comportement extérieurs : apparence physique et gestes faits. Personne ne sait plus sur les deux personnages, même le narrateur ! C’est un simple observateur étranger à l'action, en sait moins que les personnages eux-mêmes et se fonde uniquement sur leur comportement !

Considérons maintenant le point de vue omniscient/Zéro.

Le point de vue omniscient/ focalisation zéro : étymologiquement parlons, omniscient veut dire « qui sait tout ») : le narrateur omniscient voit tout, sait tout de l’action et de la pensée des personnages. Le narrateur a une connaissance parfaite des personnages, en sait plus qu’eux. Il connaît le passé, le présent et l'avenir… Il connaît les pensées, les faits et les gestes de tous les protagonistes. Le narrateur est « omniprésent » dans le court des événements.

Troisième exemple d’illustration :

"Le jeune Oluf est un enfant bien étrange: on dirait qu'il y a dans sa petite peau blanche et vermeille deux enfants d'un caractère différent; un jour il est bon comme un ange, un autre jour il est méchant comme un diable, il mord le sein de sa mère, et déchire à coup d'ongles le visage de sa gouvernante.

Le vieux comte Lodbrog, souriant dans sa moustache grise, dit qu'Oluf fera un bon soldat et qu'il a l'humeur belliqueuse. Le fait est qu'Oluf est un petit drôle insupportable: tantôt il pleure, tantôt il rit; il est capricieux comme la lune, fantasque comme une femme ; il va, vient, s'arrête tout à coup sans motif apparent, abandonne ce qu'il avait entrepris et fait succéder à la turbulence la plus inquiète l'immobilité la plus absolue; quoi qu'il soit seul, il paraît converser avec un interlocuteur invisible!

Quand on lui demande la cause de toutes ces agitations, il dit que l'étoile rouge le tourmente".

Voilà ce que sait le narrateur dans cet extrait :

Il sait que :

1- Oluf est « un enfant bien étrange » : il présente son caractère ;

2- « dans sa petite peau blanche et vermeille deux enfants d'un caractère différent; »: il présente son caractère ;

3- « un jour il est bon comme un ange, un autre jour il est méchant » : il donne des informations sur son passé et son présent ;

4- « il mord le sein de sa mère, et déchire à coup d'ongles le visage de sa gouvernante. » : il est toujours présent pour témoigner de sa méchanceté ;

5- « Le vieux comte Lodbrog, souriant dans sa moustache grise, dit qu'Oluf fera un bon soldat et qu'il a l'humeur belliqueuse. » : il est toujours présent, comme témoin, pour rapporter le point de vue du comte Lodbrog ;

6- « Le fait est qu'Oluf est un petit drôle insupportable: tantôt il pleure, tantôt il rit; il est capricieux comme la lune, fantasque comme une femme ; » Et puisqu’il sait plus que les autres personnages, plus que « Le vieux comte Lodbrog », il affirme qu’il s’agit d’: «un petit drôle insupportable » et donne même des explications : « tantôt il pleure, tantôt il rit; » et des jugements : « il est capricieux comme la lune, fantasque comme une femme… » ;

7- « quoi qu'il soit seul, il paraît converser avec un interlocuteur invisible! » : il est toujours présent, omniprésent pour voir qu’il converse avec : «un interlocuteur invisible! »

8- « Quand on lui demande la cause de toutes ces agitations, il dit que l'étoile rouge le tourmente". Il sait que lorsque les autres personnages l’interrogent sur ces tourments, il leur répond que « l'étoile rouge le tourmente"

Voilà donc le point de vue omniscient, tel que je le vois dans ce passage ! Nous sommes très très loin d’un narrateur neutre, qui sait moins que ces personnages, qui cherche à tout prix la neutralité, qui ne connait ni leurs pensées ni leurs sentiments, qui ne décrit que leur aspect et leur comportement extérieur...

Voilà, j’espère que la chose devienne claire maintenant...Sinon, il y’aurait encore d’autres interventions dans ce sens§/. ?£¨°0

Cordialement.

NB- Que pensez-vous de tout cela madame Kerzazi Fatima ?

NB- Et pour le père Goriot, roman romantique ?





 Réponse N°10 3482

Point de vue omniscient!
  Par   Samira Yassine  (CSle 13-04-10 à 12:15

Tout d'abord je tiens à remercier Mme Barnakchi, l'auteur de cet article d'avoir eu la modestie de poser la question. En fait des fois, on a des problèmes pareils mais on n'ose pas l’avouer devant des milliers de collègues. Chapeau à ce jeune professeur co-auteur du mémoire sur l’exploitation pédagogique du Barbier de Séville de Beaumarchais.(voir études littéraires)

Je remercie vivement M Idoubiya qui ne m’oublie pas et me fait partager ses différents travaux. C’est vraiment très gentil cher collègue.

Je tiens à remercier également Messieurs Bouimi et El harfi qui, étant convaincus de leurs points de vue n’hésitent pas à le défendre arguments à l’appui.

Alors M idoubiya, vous m’invitez à dire mon point de vue. Vous savez, je correspondais hier avec notre amie Nadia et je lui ai donné une idée sur le sujet ; elle m’a répondu sans la moindre hésitation « C’est tout simplement la focalisation zéro mais avec moins de détails trop d'ellipses et sans précision car justement c'est une nouvelle et on ne peut en faire un roman. »

Alors, j’ai relu le passage, parce que je n’ai pas ce programme et pas conséquent, je n’ai jamais lu cette nouvelle bien qu’elle soit très courte.

Je découvre que le narrateur ne parle nullement d’une façon neutre puisque on a l’impression qu’il le connait bien. Il s’agit du caractère du personnage et non d’un comportement d’un jour même s’il compte sur un autre personnage pour donner plus d’informations. Mais pour ma part j’ai eu, au début, des problèmes à identifier la focalisation dans ce texte, je ne sais pas si cela revient au fait que je n’ai pas encore lu la nouvelle ou est ce parce que c’est un passage dont la définition du rôle du narrateur est vraiment difficile.

Merci M Idoubiya.





 Réponse N°11 3483

mon point de vue
  Par   marocagreg  (Adminle 13-04-10 à 13:59

Bonjour j'aimerai participer à votre discussion narratologique :

Avant tout, il faut distinguer le récit proprement dit et l'interprétation du narrateur : dans une focalisation externe, le récit est objectif, mais cela ne veut pas dire que ces interprétations doivent l'être aussi.

Petit rappel :

Genette distingue dans Figures III trois types de focalisations (voir pp.206-223 de ce livre)

1-La situation de l'auteur omniscient, c.à.d où le narrateur sait et dit plus que n'en sait aucun des personnages . ce type de narration est caractérisé par une focalisation zéro.

2- la situation où le narrateur est un des personnages, et/ou le narrateur ne dit que ce que sait tel personnage, c'est le récit à "champ restreint. Cette deuxième situation est le récit à focalisation interne. Qu'elle soit fixe ou variable, elle est subjective.

3- La situation où le récit mené "à la troisième personne" selon le point de vue d'un personnage (ex. un témoin qui raconte l'histoire du héros). c'est le récit objectif ou le récit à focalisation externe.

revenons maintenant à notre texte :

"Le jeune Oluf est un enfant bien étrange: on dirait qu'il y a dans sa petite peau blanche et vermeille deux enfants d'un caractère différent; un jour il est bon comme un ange, un autre jour il est méchant comme un diable, il mord le sein de sa mère, et déchire à coup d'ongles le visage de sa gouvernante.

Le vieux comte Lodbrog, souriant dans sa moustache grise, dit qu'Oluf fera un bon soldat et qu'il a l'humeur belliqueuse. Le fait est qu'Oluf est un petit drôle insupportable: tantôt il pleure, tantôt il rit; il est capricieux comme la lune, fantasque comme une femme ; il va, vient, s'arrête tout à coup sans motif apparent, abandonne ce qu'il avait entrepris et fait succéder à la turbulence la plus inquiète l'immobilité la plus absolue; quoi qu'il soit seul, il paraît converser avec un interlocuteur invisible!

Quand on lui demande la cause de toutes ces agitations, il dit que l'étoile rouge le tourmente".

le narrateur commence par une conclusion (interprétation) = l'étrangeté d'Oluf. quand on dit que quelqu'un est étrange, cela veut dire que nous trouvons son comportement anormal, on le juge d'un point de vue externe : on le trouve étrange parce qu'on ne sait pas définir ce qu'il est au juste, ce que ne ferait pas un narrateur omniscient.

-> on dirait qu'il y a dans sa petite peau blanche et vermeille deux enfants d'un caractère différent = cette phrase ne montre pas que le narrateur sait plus que le personnage = l'utilisation du conditionnel place montre qu'il s'agit d'une supposition, d'une hypothèse : c'est l'attitude type de l'observateur externe et non d'un narrateur omniscient.

en plus cette supposition découle naturellement de l'observation du comportement externe d'Oluf, comportement étrange rapporté dans la suite "un jour il est bon comme un ange, un autre jour il est méchant comme un diable, il mord le sein de sa mère, et déchire à coup d'ongles le visage de sa gouvernante." le narrateur ici ne fait que rapporter fidèlement ce que fait Oluf.

"Le vieux comte Lodbrog, souriant dans sa moustache grise, dit qu'Oluf fera un bon soldat et qu'il a l'humeur belliqueuse." Un vrai narrateur omniscient n'aurait pas besoin de l'avis de personnages tiers pour essayer de comprendre le caractère d'un autre personnage. En plus de la polyphonie introduite par ce passage, l'introduction d'une perspective (point de vue) autre que celle du narrateur lui-même, montre encore une fois que le narrateur veut conforter son (opinion) et non son (jugement) avec celle d'autres observateurs. deux points de vue externes valent mieux qu'un .

"Le fait est qu'Oluf est un petit drôle insupportable" là encore c'est une conclusion objective qui découle naturellement des observations qui viennent après : "tantôt il pleure, tantôt il rit; il est capricieux comme la lune, fantasque comme une femme ; il va, vient, s'arrête tout à coup sans motif apparent, abandonne ce qu'il avait entrepris et fait succéder à la turbulence la plus inquiète l'immobilité la plus absolue; quoi qu'il soit seul, il paraît converser avec un interlocuteur invisible!" Même si le narrateur se permet de formuler des jugements à travers les comparaisons, ces jugements découlent d'une observation objectif et non d'un savoir préalable, d'où l'utilisation des modalisateurs qui permettent au narrateur d'atténuer ces jugements et surtout de les différencier d'un savoir absolu qui ne tolère pas de mise en doute : exemple -> il paraît...

enfin, le fait même de chercher à comprendre le comportement d'Oluf en demandant à celui-ci de s'expliquer montre que le narrateur ne s'accorde pas dans ce passage le pouvoir de l'omniscience : "Quand on lui demande la cause de toutes ces agitations, il dit que l'étoile rouge le tourmente", mais il reste objectif autant qu'on puisse l'être.

ma conclusion personnelle : focalisation externe




 Réponse N°12 3487

Double focalisation entremêlée!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 13-04-10 à 14:48



Il s'agit en fait d'une double focalisation entremêlée!

A réfléchir dans ce sens!




 Réponse N°13 3492

IL N YA PAS DE TEXTE PUR
  Par   ABOUHAJAR RACHID  (Profle 13-04-10 à 16:29

CHAQUE FOIS QUE JE POSE UNE QUESTION CONCERNANT UN ASPECT DU TEXTE ON ESSAYE DE NOUS CONCENTRER SUR LA DOMINANCE .POUR LA FOCALISATION DANS LE RÉALISME IL EST PRESQUE TOUJOURS ZÉRO ET PRÉCISÉMENT DANS CE TEXTE LE NARRATEUR EST OMNISCIENT PARCE QUE SON TEXTE EST TRUFFE DE DÉTAILS DANS LA MESURE OU SA DESCRIPTION EST TRÈS PRÉCISE IL DONNE MÊME SON AVIS QUAND IL PARLE DE L ENFANT ÉTRANGE IL PARLE DES GESTES DE TOUS LES JOURS IL N EST PAS SIMPLE OBSERVATEUR IL EST MÊME DANS LA CHAMBRE A COUCHER DE LA COMTESSE POUR SAVOIR QUE LE BÉBÉ LUI A MORDU LE SEIN .




 Réponse N°14 3493

re
  Par   marocagreg  (Adminle 13-04-10 à 17:20

salut, mais qui a dit que la comtesse ne lui donne pas le sein ailleurs dans le jardin. encore une fois je crois que vous confondez l'avis du narrateur et sa manière de rapporter les faits. mais, en fin de compte, ce serait trop réduire le texte littéraire et le maltraiter que de vouloir prononcer un jugement définitif en le pliant et en l'introduisant dans une case, en le classant . c'était la prétention de la narratologie de Genette et des structuralistes en général. Ils voulaient réduire la littérature à des formes, à des catégories de classement, mais le texte littéraire est, comme un être vivant, difficilement classable.

et puis je me demande, en quoi ça nous avancera de dire que la focalisation dans ce texte est externe ou zero. De cette façon, la chose est stérile et n'ajoute pas grand chose à notre compréhension du texte.

Notre divergence à propos de ce texte montre une seule chose à mon avis : que contrairement à ce croient les structuralistes et les formalistes, on ne peut vraiment traiter le texte littéraire comme une entité mathématique parce que l'interprétation de ce texte dépend autant de sa structure que la divergence des lecteurs, des interprétations. ce qui me paraît externe peut paraître à un autre lecteur d'une façon et personne n'a vraiment tort : nous sommes dans le domaine des possibles (relativité des opinions) et non dans le domaine des vérités absolues.

A mon avis, le plus important dans ce texte c'est l'idée même que le narrateur veut nous transmettre de ce personnage : oluf est instable, capricieux comme une chèvre, avec des symptômes de folie, à la fois ange et démon, mais la dimension démoniaque est plus importante dans le texte puisque le personnage mord la source qui le nourrit, griffe le visage qui le surveille, soumis à l'influence des astres et à la superstition (la lune, l'étoile rouge : sirius ?)





 Réponse N°15 3494

Petit jeu!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 13-04-10 à 17:50



Salut, chers(ères) collègues!

Plus les analyses théoriques avancent, plus il y 'a de l'intérêt pour tout le monde! C'est ce genre de discussions qui favorisent la formation continue!

A pars la théorisation structuraliste, pourquoi ne pas devenir co-auteur? Comment?

Ceux qui affirment, avec certitude, que le texte est vu de l'extérieur, pourquoi ne risque-t-ils pas de le voir de l'intérieur?!

Transformation (réécriture) du texte en adoptant le point de vue omniscient!

Ceux qui jugent, avec conviction, que le texte est vu de l'intérieur, pourquoi ne font-ils pas de sorte qu'il soit vu de l'extérieur!?

Cela deviendra une sorte de jeu constructif pour tout le monde?

Que pensez-vous madame Kerzazi Fatiha?

Et pour le père Goriot, n'est-il pas un roman romantique? Je signe de mon nom qu'il l'est! (voir l'extrait clé que je vous ai indiqué...)





 Réponse N°16 3496

roman romantique ?
  Par   marocagreg  (Adminle 13-04-10 à 18:35

Salut Rachid, j'ai l'impression que tu cherches à provoquer des réactions en nageant à contre courant, en choquant les bonnes vieilles croyances. Comme pour la focalisation, les courants littéraires sont aussi des catégories de classement , taxinomiques, qui veulent faciliter l'appréhension des textes, mais par la généralisation même tendent à estomper les nuances des textes littéraires. Balzac, comme Flaubert et Proust sont des auteurs qui dépassent par leur génie et l'étendue monumentale de leurs oeuvres ces cadres étriqués des courants crées par les historiens de la littérature. Il y a un Balzac réaliste comme il y a un Balzac romantique, et même un balzac fantastique. le réalisme étant lui-même une tentative de dépassement du sentimentalisme et de l'imagination exaltée du romantisme, ce qui ne veut pas dire que dans les romans de Balzac il n'existe pas de passages dignes des plus grands romantiques. Dans la condition humaine, affiche l'ambition de concurrencer le bureau d'état civil, de peindre une fresque historique, une fiction ancrée dans le réel, mais les héros balzaciens, surtout les jeunes, ne sont pas sans rappeler les héros romantiques, avec leur enthousiasme voué à la désillusion et au désenchantement au contact d'un réel décevant. Cela dit, le fait qu'il y ait des traits romantiques dans ces romans ne nous autorise pas pour autant de les taxer de romantique, le romantisme étant un mouvement datée et qui n'a pas fait long feu à cause des changements historiques qui ont caractérisé le XIXè siècle.




 Réponse N°17 3497

Anticipation!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 13-04-10 à 19:31



Salut, M. marocagreg,

Vous ne faites qu'anticiper la chose! Mais avant d'avancer, je peux vous dire que tout est dans votre message!

Ce que vous dites est juste! Il ne faut pas taxer le texte littéraire d'étiquettes! C'est pourquoi, je lance ce débat!

Considérer tout texte du père Goriot comme l'expression du courant réaliste est une aberration littéraire et méthodologique! C'est ce genre de cliché et de réaction passe-partout que je veux combattre avec nos chers(ères) collègues!

Ouvrir un extrait du Père Goriot et dire par avance: " Voilà un texte réaliste.", sans juger par indices, par signes signifiants, est chose fantastique, qu'il faudrait en déclarer le divorce!

Donc, M.marocagreg, nous sommes d'accord! je ne veux rien changer des traditions littéraires, mais je veux cesser avec les préjugés sur les œuvres dignes d'intérêt, et les lire autrement!

Ce sera toujours des sujets dignes d'intérêt, et chaque collègue y trouvera son profit en terme de formation: cela stimulera les recherches et la réflexion!

D'ailleurs, vous avez dit une remarque intéressante: " Balzac, comme Flaubert et Proust sont des auteurs qui dépassent par leur génie et l'étendue monumentale de leurs œuvres ces cadres étriqués des courants crées par les historiens de la littérature. Il y a un Balzac réaliste comme il y a un Balzac romantique, et même un Balzac fantastique."

Alors, faisaons hommage à cette pléiade de la littérature, en étudiant autrement leurs œuvres: ça sera toujours une manière de leur nettoyer l'existence avec un peu de réflexions originales!

Nb- Que pensez-vous de tout cela madame Kerzazi Fatiha? Ne vaudrait-il pas commencer par donner d'autres idées à la littérature, avant que ne la donnent d'autres que nous?

- Pour faciliter la discussion, je poserai la question autrement: quels sont les indices du romantisme qui font du Père Goriot un roman romantique!





 Réponse N°18 3498

pour creuser la question
  Par   marocagreg  (Adminle 13-04-10 à 20:57

Pour ceux qui veulent creuser la question, je suggère ce livre sur Google books: (l'intelligence de l'art chez Balzac)

l'intelligence de l'art chez Balzac

voici une partie de la table de matières qui donne déjà quelques réponses:









 Réponse N°19 3537

de la discussion
  Par   brahim el harfi  (Profle 14-04-10 à 18:47

de la discussion, encore de la discussion ......

la focalisation externe a été mise en épreuve par sa sœur zéro et nous également, les remarques de M Rachide ,constructives et fructueuses comme d'habitude, ont poussé les enseignants à remettre en question un certain nombre de préjugés et à faire plus de recherche

merci à tout les collègues et à M marocagreg




 Réponse N°20 3563

pour toute fin utile.
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 17-04-10 à 03:37

salam tout le monde

j'ai suivi avec beaucoup de plaisir ce débat sur la focalisation. j'en ai conclu qu'il s'agissait d'un aspect narratologique délicat qu'il est très difficile de classifier. théoriquement parlant, bien sûr!

Qu'en est -il alors de l'exploitation pédagogique en classe de français? je me permets uniquement de poser quelques questions qui pourront peut-être déclencher le débat praxéologique nécessaire. faut -il donc en faire des "contenus" d'enseignement? quelle valeur ajoutée constituent-ils pour nos élèves qui doivent d'abord, avant de dire COMMENT un texte dit ce qu'il dit, comprendre CE QUE dit le texte? est-il indispensable de communiquer aux élèves ces nuances subtiles? ...merci




 Réponse N°21 3566

Un échange fructueux ...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 17-04-10 à 10:51



Salut, M. kasbaoui abdelaziz ,

Les discussions dans le forum ont le bénéfice de nous aider tous(es) à continuer d'apprendre! Il y 'a des échanges qui ne touchent pas directement l'élève. Mais cette confrontation d'expériences ne pourra qu'être bénéfique pour nos chers(ères) élèves. Pour être plus claire, imaginez combien d'enseignants ont effectué de recherches concernant la notion de focalisation/ point de vue, combien d'enseignants ont appris de cette petite discussion ( dont moi, personnellement)...

Les discussions théoriques sont très importantes car elles donnent des atouts pour les méthodologiques pratiques!

Cordialement!

NB- En faite, moi, j'ai effectué les deux transformations en question ( passage de la focalisation zéro vers la focalisation externe et vice versa...), et j'attends toujours à voir les propositions des collègues pour DISCUSSIONS!

Mais, je garderai mon travail pour moi-même si personne ne se manifeste!?./§¨°+





 Réponse N°22 3587

comparaison
  Par   brahim el harfi  (Profle 17-04-10 à 20:20

l'exploitation pédagogique de ce texte peut se faire par rapport à l'incipit:une étude comparative des deux textes où l'on demande aux élèves d'identifier le narrateur qui connait:

1les sentiments des personnages( qui rend donc la blonde Edwige si triste?

"helas elle a le coeur percé de sept glaives"

2 qui connait le passé des personnages "il y a quelques mois, un étranger...""Vous allez être mère ; c’était votre plus cher vœu ".

3 le narrateur qui rapporte fidèlement et avec certaine objectivité les événements

M.Rachid la plupart des prof a entamé Le bourgeois Gentilhomme, revenir à la nouvelle risque de perturber la progression de la comédie, mais je vous garantis que l'intérêt des élèves sera assuré vu que ce type d'activité correspond à une situation problème





 Réponse N°23 3591

focalisation
  Par   azizben aziz  (CSle 17-04-10 à 23:22

je suppose que c est une focalisation externe (a priori)




 Réponse N°24 3596

ça va de soi!
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 18-04-10 à 16:16

salut M. idoubiya

les connaissances théoriques sont importantes, voire nécessaires pour notre formation qui ne se parachève que pour devenir incomplète.. c'est même un aspect incontournable pour la pratique du métier d'enseignant Mais , ma question portait justement sur la transposition didactique et pédagogique; i.e. comment transformer ces savoirs savants en savoirs enseignables, et partant enseignés et appris qui prennent en compte, cette fois-ci, les besoins formationnels des élèves du secondaire qualifiant qui ne seraient pas UNIQUEMENT destinés à des études littéraires très poussées. merci




 Réponse N°25 35214

remarque
  Par   Mssoubri aziz  (Profle 03-03-15 à 23:29



j ai pas voulu lire la majorité des interventions au sujet de la focalistaion mais j ai remarqué des points de vue differents sur la question posée par l'etudiant ::::::ce qui montre bien que les profs ne métrisent pas bien le concet de la focalisation et que dire d'un éléve .....





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