Florilège de citations sur le mal


mehdi fouad  (?) [1 msg envoyés ]
Publié le :2011-04-24 12:37:10   Lu :2579 fois
Rubrique :CPGE  
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Florilège de citations sur le mal
(classées par thèmes)
Le mal entre transcendance et immanence
Shakespeare :
« Qu’est-ce que c’est /Que ça, fripé et fou dans son accoutrement, /Tant qu’il ne paraît pas habitant de la terre/Et pourtant se trouve dessus ? » Banquo
« Les puissances obscures nous disent le vrai, / Nous gagnent par futilités honnêtes pour nous trahir. » Banquo
« Et qu’on n’écoute plus ces ennemis jongleurs/ Qui nous ont enroulés dedans le double sens, /Qui ont mis le mot de promesse à notre oreille, / Et le brise à notre espoir. » Macbeth
« Les Folles sœurs, main dans la main, / Voyageuses par mer et terre, / Vont alentour à tout chemin […] Paix ! car le charme va se faire. » Les Sorcières
« La sollicitation surnaturelle/ Ne peut être le mal ni le bien. » Macbeth
Rousseau
« Homme, ne cherche plus l’auteur du mal ; cet auteur, c’est toi-même. Il n’existe point d’autre mal que celui que tu fais ou que tu souffres, et l’un et l’autre te vient de toi. »
« Si tous nos vices nous viennent de nous, pourquoi nous plaignons-nous d’être subjugués par eux ? Pourquoi reprochons-nous à l’auteur des choses les maux que nous nous faisons et les ennemis que nous armons contre nous-mêmes ? »
« Sans doute il ne dépendit pas d’eux d’être méchants, mais il dépendit d’eux de ne le pas devenir.»
Giono
« Mets des sous à couver, ça ne rapporte guère. Il te faut cent ans. Défonce le poulailler du voisin : ça, c’est de la volaille ! » Thérèse
« Thérèse était une âme forte. Elle ne tirait pas sa force de sa vertu : la raison ne lui servait de rien ; […] Rien ne comptait que d’être la plus forte et de jouir de la libre pratique de la souveraineté. »
« Cervelle, c’était moi »
« Il me reste moi »
Le méchant et le remords
Shakespeare
« mais pourquoi n’ai-je pu dire/ « Amen » ? / J’avais grand besoin de bénédiction. « Amen »/ Resta dans mon gosier » Macbeth
« Tout l’océan du grand Neptune arrivera-t-il à laver/ Ce sang de ma main ? »
Rousseau
« On parle du cri des remords, qui punit en secret les crimes cachés et les met si souvent en évidence. Hélas ! qui de nous n’entendit jamais cette importune voix ? On parle par expérience ; et l’on voudrait étouffer ce sentiment tyrannique qui nous donne tant de tourment. »
Giono
« Ils disent : remords. D’accord. C’est de la monnaie. Payez et emportez. Si c’était gratuit, ce serait trop beau. Moi j’estime : du moment qu’on est chrétien, on a le droit de tout faire. Tu seras jugée. Alors ne te prive pas. C’est de la banque. Il y en a qui sont pour le paradis. Très bien. Des goûts et des couleurs… » Thérèse
La conscience
Shakespeare
« Que la clarté ne puisse voir mes désirs profonds et noirs » Macbeth
« Nous n’irons pas plus loin dans cette affaire/ J’ose tout ce qui peut convenir à un homme ; / Qui ose plus n’en est pas un. » Macbeth
« S’il n’avait ressemblé/ A mon père quand il dormait, je l’aurais fait. » Lady Macbeth
Rousseau
« Il est donc au fond des âmes un principe inné de justice et de vertu, sur lequel, malgré nos propres maximes, nous jugeons nos actions et celles d’autrui, et c’est à ce principe que je donne le nom de conscience. »
«  Mais, quel que soit le nombre des méchants sur la terre, il est peu de ces âmes cadavéreuses devenues insensibles, hors leur intérêt, à tout ce qui est juste et bon »
« Nous ne haïssons pas seulement les méchants parce qu’ils nous nuisent, mais parce qu’ils sont méchants.»
« Conscience ! Conscience ! instinct divin, immortelle et céleste voix ; guide assuré d’un être ignorant et borné, mais intelligent et libre ; juge infaillible du bien et du mal, qui rends l’homme semblable à Dieu »
La lucidité du méchant
Shakespeare
« Si c’était fait, lorsque c’est fait, alors ce serait bien/ Si c’était vite fait ; et si l’assassinat/ Pouvait saisir dans son filet les conséquences, capturer/ Le succès par son tranchement » Macbeth
«  Et ce Duncan/ A montré un pouvoir si doux, il a été/ Si équitable en sa haute fonction, que ses vertus/ Telles des anges, trompettes parlantes, / Plaideront contre/ Le crime abominable de sa suppression » Macbeth
« La vie n’est qu’une ombre qui marche, un pauvre acteur/ Qui s’agite pendant une heure sur le scène/ Et alors on ne l’entend plus ; c’est un récit/ Conté par un idiot, plein de son et de furie, / Ne signifiant rien. » Macbeth
Giono
« Commençons par le commencement. Qu’est-ce qui te tient ? Firmin ? […] Non […] Je comprenais maintenant que l’argent soit zéro. » Thérèse
« Je me réjouissais beaucoup de les voir ainsi jouer avec le feu, alors qu’ils avaient tous des familles si inflammables » Thérèse
Le méchant se prenant pour le centre de tout
Shakespeare
« Répondez-moi:/ Dussiez-vous délier les vents, qu’ils frappent les églises, / Dussent les vagues écumant dévorer les navigateurs, / […] Dût le trésor des germes de Nature/ S’écraser dans un vomissement de destruction, / Répondez/ A ce que je demande. » Macbeth
Rousseau
« La différence est que le bon s’ordonne par rapport au tout, et que le méchant ordonne le tout par rapport à lui. Celui-ci se fait le centre de toutes choses ; l’autre mesure son rayon et se tient à la circonférence.»
Giono
« Il me reste moi » Thérèse
« N’aide pas : ça ruine. N’aime pas. Malheureusement c’est difficile. Alors, aime-toi. C’est toujours ça de gagné » Thérèse
Le méchant se nourrissant d’ironie
Shakespeare
« Va donc griffer ta face et fais rougir ta peur / Marmot au foi blanc ! Quels soldats, crétin ? Mort à ton âme ! Tes joues de linge mou / Sont conseillères de peur. Quels soldats, face en lait ? » Macbeth s’adressant à l’un de ses serviteurs.
Rousseau
« Le méchant se craint et se fuit ; il s’égaye en se jetant hors de lui-même ; il tourne autour de lui des yeux inquiets, et cherche un objet qui l’amuse ; sans la satire amère, sans la raillerie insultante, il serait toujours triste ; le ris moqueur est son seul plaisir. »
Giono
« C’étaient tous des cochons, bien entendu » Thérèse à propos de la clientèle de l’auberge 
« Une dame était là à faire de la dentelle ; un monsieur était là dans ses pantoufles, à lire le journal, ou à avoir cette gueule de brochet cuit qu’ils ont tous ici quand leurs dents pourrissent. Je me disais : « Comme ce serait facile de leur foutre le feu au cul. » » Thérèse
Le méchant, est-il malheureux ou heureux ?
Shakespeare
« J’ai vécu assez longtemps : et le chemin de ma vie / Est tombé dans les feuilles jaunies et séchées ; / Et tout ce qui devait escorter le vieil âge, / Honneur, amour, hommage, et cohorte d’amis, / Je ne dois pas espérer les avoir »
Rousseau
« Longtemps le dégoût lui tint lieu de vertu » A propos du jeune homme.
Giono
« J’étais heureuse d’être un piège, d’avoir des dents capables de saigner ; et d’entendre couiner les lapins sans méfiance autour de moi. » Thérèse
« Ma vie était pleine de charmes. Je m’étonnais quand je voyais qu’on s’ennuyait.» Thérèse
Le mal comme engrenage
Shakespeare
« Choses commencées dans le mal / Prennent force en soi par le mal. » Macbeth
« sang veut du sang. » Macbeth
Rousseau
« Sans doute il ne dépend plus d’eux de n’être pas méchants, mais il dépendit d’eux de ne le pas devenir. »
Giono
« Je les examinais tous, me demandant si chez l’un ou chez l’autre je ne trouverais pas l’occasion d’un coup à faire. Mais je voulais un grand coup. » Thérèse
Le mal générant le désordre
Shakespeare
« La destruction a produit son chef-d’œuvre, / Le plus sacrilège meurtre a ouvert / Le temple sacré du Seigneur, et ravi / La vie du sanctuaire. » Macduff
« A présent des révoltes incessantes lui reprochent sa félonie ; / Ceux qu’il commande agissent seulement sur commande, / Rien par amour » Angus
Rousseau
« Le tableau de la nature ne m’offrait qu’harmonie et proportions, celui du genre humain ne m’offre que confusion, désordre ! Le concert règne entre les éléments, et les hommes sont dans le chaos ! »
Giono
« Pour m’éprouver, je me dis même : est-ce que tu serais capable de tuer dans ce cas-là ? Je n’eus pas besoin de réfléchir longtemps : j’en étais capable. » Thérèse
Le mal et la dénaturation des valeurs
Shakespeare
« Le clair est noir le noir clair » Les trois Sorcières
« Ah venez, vous esprits / Qui veillez aux pensées mortelles, faites-moi / Sans mon sexe, et du front à l’orteil comblez-moi / De la pire cruauté ! » Lady Macbeth
« Ceux qu’il commande agissent seulement sur commande, / Rien par amour » Angus
« La reine, monseigneur, est morte. / Elle aurait dû mourir plus tard » Seton et Macbeth
Rousseau
« Il [le jeune homme] avait vu que la religion ne sert que de masque à l’intérêt, et le culte sacré de sauvegarde à l’hypocrisie ; il avait vu, dans la subtilité des vaines disputes, le paradis et l’enfer mis pour prix à des jeux de mots ; il avait vu la sublime et primitive idée de la Divinité défigurée par les fantasques imaginations des hommes. »
«  Il y a plaisir à réfuter des gens qui n’osent parler »
Giono
« La justice il faut se la faire soi-même »
« Elle [Mme Numance] voyait clairement la bonté de Dieu. Elle eut le courage de voler trois secondes à son bonheur pour remercier le ciel. »
« Mme Numance, je vous l’ai dit, avait toujours aimé donner […] Cette passion, pour n’être jamais satisfaite, pousse ceux qui l’ont à donner sans mesure. Ils finissent par tellement donner qu’on croit que ce sont eux qui reçoivent »
« Quelle arme terrible, dit madame Numance ! J’ai presque honte de m’en servir.- De quoi veut-tu parler ? Du plaisir de donner […] Ce que je peux avoir l’âme basse quand il s’agit de donner. »




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