Figure de style

 Par omar samae  (?)  [msg envoyés : 13le 24-05-12 à 17:42  Lu :2749 fois
     
  
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"...leur bordure rouge semblait pleurer du sang."
Peut-on parler ici de la métaphore ou de l'hyperbole (pleurer du sang)?

  



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 Réponse N°1 21851

Et comparaison.
  Par   ELMALEK HOUDA  (CSle 24-05-12 à 19:42



Métaphore, hyperbole et comparaison ( le verbe "sembler": moyen lexical )





 Réponse N°2 21865

Pourquoi pas?
  Par   omar samae  (CSle 24-05-12 à 21:50



Pourquoi pas, les trois à la fois? Comparaison métaphore hyperbole!!!

Comparaison: exprimée par l'outil de comparaison "sembler", métaphore: "pleurer du sang" qui passe pour un cliché annonçant le chagrin et le regret puis le tout (la tournure) trahit l'hyperbole, qui sert à persuader ou traduire une émotion intense, tout en utilisant de nombreux procédés tels que la comparaison et le lexique fort.





 Réponse N°3 21878

Le contexte d'abord
  Par   OMARI Abdellatif  (Profle 24-05-12 à 23:33



« Le père Goriot, vieillard de soixante-neuf ans environ, s’était retiré chez madame Vauquer, en 1813, après avoir quitté les affaires(…) D’ailleurs son mollet charnu, saillant, pronostiquait, autant que son long nez carré, des qualités morales auxquelles paraissait tenir la veuve, et que confirmait la face lunaire et naïvement niaise du bonhomme. Ce devait être une bête solidement bâtie, capable de dépenser tout son esprit en sentiment. Ses cheveux en ailes de pigeon dessinaient cinq pointes sur le front bas, et décorait bien sa figure (…) Ses yeux bleus si vivaces prirent des teintes ternes et gris-de-fer, ils avaient pâli, ne larmoyaient plus, et leur bordure rouge semblait pleurer du sang ».

L'une des caractéristiques du réalisme de Balzac est l'exploitation de certaines théories scientifiques dans sa description du portrait et de l'espace telle la " physiognomonie" de Lavater, et selon laquelle le portrait physique (les parties du corps) est le reflet du portrait moral (ou de l'intérieur). Ainsi, à partir de son mollet charnu et saillant, de son nez carré et de sa face lunaire et naïvement niaise, on peut lire (pronostiquait) chez Goriot des qualités morales. De même, à partir de l'allure de sa taille , on peut lire la passion de Goriot qui est un excès de sentiment (capable de dépenser tout son esprit en sentiment ), et à partir de la couleur terne et pâle de ses yeux, et de leur bordure rouge, on doit lire que Goriot ne verse plus de larmes extérieurement mais intérieurement il pleure du sang. La figure de l'antithèse « Ses yeux (… ) ne larmoyaient plus, et leur bordure rouge semblait pleurer du sang » est très significative. Sachant que la force puissante chez Goriot est une sensibilité excessive et que les apparences ne le montrent guère, excepté pour le physiognomoniste, le pauvre père, intérieurement, a le cœur percé des sept glaives de la douleur. Et c’est là l’effet de sens que produit la métaphore « pleurer du sang » : le père Goriot souffre le calvaire. Quant au verbe « sembler » dans la phrase, il a plutôt une valeur de modalisation, ce qui exclue la présence de la comparaison.





 Réponse N°4 21880

Alors!!
  Par   omar samae  (CSle 24-05-12 à 23:46



La valeur antithétique des deux phrases voisines a chassé la présence de l'hyperbole, au demeurant.

Merci M.Omari du partage, c'est bien convaincant.





 Réponse N°5 27488

les trois!!
  Par   abdellatif fyisane  (CSle 25-09-12 à 11:15



comparaison,metaphore et hyperbole





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