Fiction : la brigade spéciale pour le rétablissement du prestige de l’école

 Par abdeslam slimani  (Prof)  [msg envoyés : 365le 06-03-12 à 14:12  Lu :931 fois
     
  
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Le ministère de l’Enseignement, de l’Agriculture, du Tourisme et de l’Artisanat de la Maghrébie Occidentale vient de lancer une initiative originale : une brigade spéciale pour « le rétablissement du prestige de l’école publique ». Et pour cela, des moyens considérables aussi bien humains que logistiques ont été mobilisés.
Ladite brigade opère à deux niveaux :
Le respect du temps scolaire :
Les membres de la brigade sillonnent les rues, les marchés, les espaces de jeux, les terrains vagues et à chaque fois qu’ils rencontrent un enfant en âge d’être scolarisé, ils lui demandent son emploi du temps : les enfants, à défaut de carte d’identité, devant obligatoirement être munis de leur emploi du temps.
Après vérification, s’il s’avère que l’enfant s’est absenté de l’école, il est directement dirigé vers un « centre de récupération du prestige de l’école», les fameux CRPE , implantés dans les anciennes téléboutiques . L’enfant y est mis dans des situations de « récupération » sur la base d’activités de calcul, de lecture et d’écriture. L’enveloppe horaire de ses activités doit comme le stipule la loi doit être équivalente à celle du cours séché (en prenant en compte bien évidemment le temps perdu en route).
On assiste alors à des scènes ubuesques : un enfant « surpris » avec ses parents dans un restaurant un mardi à quatorze heures alors qu’il devait être dans sa classe est embarqué sans autre forme de procès !
Deux équipes entières de football formées de collégiens qui ont fait l’école buissonnière acheminées en deux par deux à la première téléboutique.
Un apprenti coiffeur obligé d’interrompre le rasage d’un client pour « se rendre » aux membres de la brigade .
Le deuxième champ d’action de la brigade est la lutte contre « les heures supplémentaires excessives et abusives du corps enseignant ». C’est ainsi que de véritables filatures sont organisées par les membres de la brigade à l’encontre des enseignants qui présentent quelques « critères » : ceux qui arrivent fatigués à leurs cours, ceux qui changent souvent de voiture, ceux qui se payent des vacances en Andalouchie…
Les membres de la brigade n’hésitent alors pas à investir les hangars ou les garages mal éclairés aménagés pour servir d’école improvisée et où s’entassent les élèves par centaines. Des procès verbaux sont dressés et les enseignants contrevenants doivent à leur tour assurer l’encadrement d’activités dans les CRPE.
En cas de récidive, ils sont affectés définitivement dans ces anciennes téléboutiques.

  




 Réponse N°1 18267

Re
  Par   fatih brahim  (Profle 06-03-12 à 18:50



Avec de telles initiatives coercitives, l’État que vous avez imaginé et ses ministères régleront pas mal de problèmes de l’école publique .

Voilà des idées fictives qui sauveront le réel. Bravo





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