Fiche langue : les figures d'insistance - candide

 Par elhadiwi naoual  (?)  [msg envoyés : 6le 22-10-13 à 09:48  Lu :3098 fois
     
  
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Envoyé par: Elhadiwi Naoual

Niveau: 2ème année du baccalauréat

Durée: 2h

Activité de langue: Les figures d'insistance

Support: Candide ou l'optimisme.

Objectifs: Identifier et employer les figures d'insistance.

Observation:

  1. «Ô, mon cher Pangloss, le plus grand des philosophes, faut-il vous avoir vu pendre sans que je sache pourquoi!Ô mon cher anabaptiste, le meilleur des hommes, faut-il que vous ayez été noyé dans le port!Ô Mlle Cunégonde! La perle des filles, faut-il qu'on vous ait fendu le ventre!»

  2. «L'un pour avoir parlé, l'autre pour avoir écouté avec un air d'approbation»

  3. Il y avait des dizaines de centaines des milliers de cadavres qui gisaient par terre.

  4. «Pangloss set le plus grand des philosophes»

  5. J'ai faim, faim, faim.

  6. «épouvanté, interdit, éperdu, tout sanglant, tout palpitant»

Conceptualisation:

Les figures d'insistance: Elles servent à souligner l'idée portée par un mot ou un groupe de mots en la mettant en valeur par apport au reste de l'énoncé.

Phrases

Figure

de style

Procédé

Effets

Exemple

1

L'anaphore

On répète un mot au début de plusieurs phrases, propositions ou vers.

L'anaphore rythme la phrase, insiste sur un mot, une idée ou un thème.

- Trouver des mots comme la folie.

- Trouver des mots couleur de tous les jours.

- Trouver des mots que personne n'oublie.

2

Le parallélisme

On utilise une syntaxe semblable pour deux énoncés.

Le parallélisme rythme la phrase, met en valeur une antithèse.

- Que la vie est belle! Que la nature est tendre!

- Partir pour tout laisser, quitter pour tout abandonner

3

La gradation

On succède des termes d'intensité croissante ou décroissante: (des mots sont assemblés successivement de manière croissante ou décroissante)

La gradation produit un effet de «zoom», elle peut tendre à l'hyperbole.

- J'étais demeuré à la fenêtre, immobile, perclus, paralysé.

- Va, cours, vole et nous venge.

4

L'hyperbole

On emploie des termes trop froids, exagérés.

L'hyperbole crée une emphase. Elle est courante dans la langue familière.

- Je meurs de faim.

5

La répétition

Elle consiste à utiliser le même mot plus d'une fois dans la même phrase.

Ce procédé acquiert une grande force expressive.

- Elle avait un gros nez, un gros front, de gros yeux.

6

L'accumulation

multiplication de mots voisins

L'accumulation traduit une impression de désordre et de foisonnement (abondance).

l'os est brisé, fracturé, disloqué.

Appropriation:

Identifiez la figure de style dans les phrases suivantes:

  1. Ce bruit aurait réveillé un mort !

  2. Ma mère et ma source de vie, je l'aime beaucoup ma mère, je l'adore, ma mère.

  3. «Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur
    Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri
    Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri.» (Louis Aragon)

  4. Je t'ai dit mille fois de ne pas toucher à mes affaires

  5. Elle est glacée de peur

  6. Elle étouffa un cri, trembla et perdit conscience.

  7. Je marchais, je courais, je volais.

  8. Au ciel, au vent, au roc, à la nuit, à la brume(brouillard),

Le sinistre(menaçant) océan jette son noir sanglot (pleur/souffrance) (Hugo) (Des termes de même nature grammaticale sont juxtaposés, sans aucun autre lien. Il n'y a pas de progression par le sens.)

  1. Ah ! Oh ! Je suis blessé, je suis troué, je suis perforé, je suis administré, je suis enterré ! (Jarry) (gradation: Des termes d'intensité croissante se succèdent.)

  2. Il n'avait pas de fange dans l'eau de son moulin.
    Il n'avait pas d'enfer dans le feu de sa forge. (Hugo)(parallélisme: Une construction syntaxique identique est employée dans deux propositions, deux phrases, deux vers.)

  3. La terre était grise, le blé était gris, le ciel était gris (Giono) (répétition)

  4. Je suis mort de fatigue.

  5. Il s'en va, s'éloigne, disparaît.

  6. Jamais, je ne céderai. Jamais, je ne plierai.

  7. Elle a versé des torrents de larmes.

  8. Je connais tout!

  9. Il avait une telle soif qu'il aurait bu toute l'eau du lac.

  10. Ce colis pèse une tonne!

  11. Je te l'ai déjà dit mille fois.



  



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 Réponse N°1 32611

re
  Par   Dounia Azouz  (Autrele 22-10-13 à 21:36



Merci pour le partage.

Si vous le permettez, j'ai quelques questions:

- doit-on traiter les figures de style comme un cours de langue?

- ne faut-il pas inscrire les figures dans un ensemble qui s'appelle texte pour deviner l'effet recherché?

- ne doit-on pas étudier les figures en parallèle avec le(s) registre(s), le lexique, le type de phrase...?

Dans le premier exemple, je vois plus une apostrophe détournée pour se moquer du personnage. Malgré tous les malheurs qui lui arrivent, il continue à avoir une vision idéaliste.

Cordialement.





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