Existe-t-il encore un élève littéraire au maroc ?

 Par mohamed bouimi  (?)  [msg envoyés : 4le 13-05-09 à 19:54  Lu :4248 fois
     
  
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Aujourd'hui, personne ne peut contester que les élèves orientés comme scientifiques maîtrisent beaucoup mieux, à part quelques rares exceptions, les langues que les élèves soi-disant littéraires. Mais, en fait, les branches littéraires dans les lycées marocains, et même dans les universités (à l'université on y ajoutera aussi la branche juridique) sont devenues de simples fourre-tout où l'on dirige les élèves et les étudiants de très moyen ou de faible niveau.Ainsi, et ce n'est pas les professeurs de français ou d'arabe qui vont me contester, il est beaucoup plus aisé pour un professeur de langue de travailler avec des classes scientifiques qu'avec des classes dites littéraires, car ces classes n'ont de littéraire que le nom, la plupart des élèves de ces classes ayant un niveau assez faible dans la plupart des matières (je ne parle pas des exceptions qui existent).
Dans les quelques décennies précédentes (surtout avant les années 90), la formation littéraire était plutôt une vocation; l'élève avait une sensibilité littéraire qui détermine son choix, aujourd'hui je ne crois pas qu'on puisse encore parler de vocation littéraire, car la classe littéraire s'est transformée en un réceptacle de la médiocrité.

  



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 Réponse N°1 2443

Vrai de vrai
  Par    Bilil Fatima zohra  (CSle 19-01-10 à 20:51

Je vous donne entièrement raison. Un élèves, même moyen , n'ose pas s'orienter vers la branche littéraire de crainte de se voir taxé de "faible".Le résultat est que nous avons des classes bourrées d'illettrés.c'est une réalité. Au tronc commun lettre , ceux qui arrivent à lire sont rares, ceux qui ne comprennent pas un mot de ce qu'on dit font légion , et ils continuent à faire semblant d'étudier et nous jouons notre rôle de professeur , pardon, de "prêcheur dans le desert".

A qui la faute?

C'est" une grande question" dirait Candide.




 Réponse N°2 2599

Vrai, mais faut aussi dire que...
  Par   zrwali Karim  (CSle 06-02-10 à 22:38

il n'y a pas que "la crainte de se voir taxé de "faible"", mais aussi le faite que si un bon élève choisit de s'orienter littérature, il aura du mal à trouver une aide de la part de son professeur, car un professeur ne peut pas travailler avec un seul élève sur 40 illettrés.




 Réponse N°3 2604

Pourquoi?
  Par   Samira Yassine  (CSle 07-02-10 à 10:51

Je partage l'avis de mes collègues. Mais on en a tellement parlé que j'aimerais que l'on se demande Pourquoi? Nous aussi, nous avons été littéraires, mais jamais des" illetrés" bien au contraire, des poètes... Mais de notre temps, le littéraire est comme M Zrwali l'a bien dit est un "illetréé" oui; nul dans presque toutes les matières, il ne maitrise ni le français ni l'anglais ni même l'arbe. Il faut lire leur copies, ils écrivent en arabe et utilisent de temps à autre un mot de l'arabe parlé. Le problème est sérieux. Ces malheureux élèves n'ont pas choisi d'être si "illetrés" on doit faire quelque chose pour les sauver. La méthode du travail en groupe est très efficace mais à condition d'avoir un élève avec quatre "illétrés"et croyez moi vous serez étonné du résultat. Ils poseront des questions à leur camarades mais jamais au professeur. Une séance par semaine de travail de groupe donne de très bons résultats même ce n'est pas très facile avec nos classe qui dépassent les quarante élèves.




 Réponse N°4 2606

Un contrat faussé d'avance...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 07-02-10 à 13:31



Réflexion en dix points...

La Charte nationale de l’éducation et de l’enseignement stipule…

1- Les orientations aux branches scientifiques :

Les orientations préconisées dans la Charte sont claires : les 2/3 des élèves seront orientés vers les branches scientifiques, et seulement le 1/ 3 vers les branches littéraires.

L’objectif est noble en lui-même…Il vise à donner à la société un citoyen qui raisonne scientifiquement, un citoyen entrepreneur, un citoyen logique…

2- Un profil mal en point :

Maintenant, le profil de l’élève qui parachute dans le lycée qualifiant, surtout dans les branches littéraires, laisse à désirer. Les résultats dans l’ensemble varient de 6 à 10 de moyenne dans l’examen final, au niveau des délégations !

3- Un examen pour mieux comprendre :

Examinons la chose de plus près : un élève obtient 12/20 au niveau des contrôles continus (négociation exige avec l’enseignant), puis il échoue avec 06/20 dans l’examen, au niveau de la délégation. On fait l’addition (A qui sait compter) et on obtient 08/20 de moyen général. L’élève refait l’année scolaire ? Non, car cela s’appelle de la « déperdition scolaire.. »

4- Solution envisagée par le ministère, via les délégations :

Que faut-il donc faire ? L’élève doit réussir ! Et nous nous trouvons devant une armée d’élèves : une quarantaine (La moyenne nationale) qu’on qualifie, je cite « d’illettrés ». Moi, personnellement, je préfère l’expression : « élèves dont les pré-acquis et les pré-requis font défauts. »

5- Un contrat faussé d’avance...

Comme tout engagement qui se fonde sur la clarté et la transparence, le contrat qui lie l’enseignant à son ministère de tutelle doit être limpide, non faussée d’avance...Chose bien sûr qui n’est pas le cas dans notre rapport avec ce même ministère...

6- Voilà pourquoi :

En lisant les RP (Orientations pédagogiques), voilà ce qui y est écrit texto : « L’élève qui accède au cycle secondaire qualifiant est déjà capable de « s’exprimer de manière correcte et efficace, dans des situations de communication complexes ». Il est appelé, durant ce cycle, à consolider ses acquis, à se perfectionner en vue d’une appropriation élargie et progressive des dimensions culturelles, discursives et linguistiques de la langue française. »

7- Une réalité cuisante et un défit lourd à soulever :

Dans la réalité de la pratique au sein des classes, quel est le vrai profile de l’élève ?

A- Un élève qui ne sait pas joindre deux mots ≠ « s’exprimer de manière correcte et efficace » ;

B- Un élève qui ne sait pas lire phonétiquement et ne comprend pas le sens littéral d’un paragraphe est amené à lire des centaines de paragraphes, et les comprendre, et les interpréter...≠ « L’œuvre intégrale apparaît donc à la fois comme l’une des finalités de l’enseignement du français dans le Secondaire Qualifiant (donner le goût, les outils et développer les compétences d’une pratique autonome de la lecture des œuvres littéraires) et comme le support principal des diverses activités qui caractérisent cet enseignement. »

Question : comment concilier l’inconciliable ?

8- Un même programme pour les deux branches : scientifiques et littéraires,

Que ce soit pour les scientifiques ou les littéraires, le même contenu est offert à nos élèves. Aucune différentiation n’est prise en compte…Cela est une spécificité marocaine…avec une seule différence : la masse horaire consacrée à la langue française diffère d’une heure hebdomadaire entre les deux branches (Cinq heures pour les littéraires et Quatre heures pour les scientifiques : 1ier année du Bac)

9- Un même examen...

Le même examen pour les deux branches : même si la masse horaire diffère, le même contenu se maintient et le même examen aussi. Ce qui fausse aussi le contrat avec les élèves…En effet, une quarantaine d’heures de plus ou de moins fait la différence entre les élèves des deux branches…

BN- Des anomalies inexplicables !

10- Synthèse :

A- L’enseignement qui vise seulement à satisfaire les chiffres, sans voir la réalité effective de ses clients (les élèves) est voué à l’échec.

B- L’enseignement qui prétend chercher la qualité en répondant aux vrais besoins de l’élève, mais qui finit par fausser les contrats d’avance entre : enseignant et institution, entre élève et contenu d’apprentissage, entre enseignant, contenu, élève, masse horaire et évaluation ne peut qu’essuyer de lourds échecs…Surtout que les RP prétend répondre aux vrais besoins de l’élève, de chaque élève : « …la réforme de l’éducation et de la formation met l’apprenant au centre de l’action pédagogique... »

J'ajoute une citation que je viens à l'instant de lire...

« l’évaluation est une interaction, un échange, une négociation entre un évaluateur et un évalué, sur un objet particulier et dans un environnement social donné. » (J. Weiss, 1991, cité par C. Hadji, 1997, page 31)

Cordialement.




 Réponse N°5 2617

l'approche littéraire n'est- elle pas un mythe?
  Par   oumaki abdelouahed  (CSle 09-02-10 à 17:41

je partage les interventions des camarades; toutefois,un point n'est pas encore abordé:l'inéfficacité des oeuvres littéraires dans l'apprentissage de la langue. personnellement l'échec de l'approche littéraire révèle le peu d'intéret que revet la littérature chez les adolescents. un texte d'actualité ne peut- il pas motiver les jeunes? que cherche- t-on au juste? des littérateurs en herbe ou des citoyens qui peuvent profiter des potentialités des langues étrangères? apprend-on la langue ou fait- on des études littéraires qui n'intéressent personne, exepté l'enseignant? diverses questions niées souvent mais qui traduisent le malaise de l'enseignement par une approche de mirage, coupéé de tout contexte,le seul facteur qui puisse lui assigner une lueur de crédibilité.




 Réponse N°6 2623

Tout à fait cher collègue!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 09-02-10 à 23:19



Salut, M.oumaki abdelouahed

En effet, je suis tout à fait d'accord avec vous, l'enseignement de la littérature est loin d'être la seule approche pour améliorer la langue chez nos chers élèves. D'ailleurs, on a déjà discuté de ce sujet avec les collègues et j'ai proposé plusieurs solutions...En voici deux, parmi d'autres, que j'ai proposé dans le site (voir forum)

Proposition 1

Des textes en rapport avec les sujets d'actualité...

Envoyé par Idoubiya Rachid le 03-10-09 à 00:22

Pourquoi ne pas centrée l'apprentissage du français langue étrangère sur les fêtes nationales, internationales et mondiale (voir le site)

Les élèves seront en contact avec l'actualité et se trouveront en confrontation avec les questions importantes soulevées par l'humanité: 01 Janvier journée mondiale de la Paix

18 janvier : Journée Internationale des migrants, 6 février : Journée Mondiale sans téléphone mobile,11 février : Journée mondiale des malades,12 février : Journée Internationale des enfants soldats, 15 mars : Journée Internationale des droits des consommateurs, 18 mars : Journée nationale du sommeil... Au lieu de se fondre sur l'enseignement d'un français dé-contextualisé, qui n'a rien à avoir avec la vie réelle des élèves, ne vaudrait-il pas mieux suivre l'actualité à l'instar des journalistes afin de les sensibiliser à la situation du monde et les motiver à en être conscient... L'essentiel, ce n'est pas de faire lire des œuvres à l'élève( pour passer un examen) mais de lui faire aimer la lecture, ce vise inpuni qui ouvre les esprits et développe la culture de chacun...

J'ai déjà tenté l'expérience avec mes élèves des dernières années (voir progressions annuelles dans le site Marocagreg): des élèves qui ne portent pas vraiment d'intérêt pour les oeuvres au programme participent avec beaucoup de sérieux, sont très motivés et se portent volontaire pour participer à la présentation d'exposés sur l'actualité: 22 avril : Journée Mondiale de la Terre, 1er mai : Journée mondiale du travail, 3 mai : Journée Mondiale de la liberté de la presse, 15 mai : Journée Internationale des familles, 19 mai : Journée Mondiale de la santé bucco-dentaire, 31 mai : Journée Mondiale sans tabac, 5 juin : Journée Mondiale de l'environnement, 12 juin : Journée Mondiale contre le travail des enfants.

NB- La langue française est une langue étrangère qui n'est ni nationale, ni même seconde...

On doit prendre cela en considération: seul le texte narratif/descriptif prend plus de quatre vingt pour cent d'attention et de travail, alors que les textes de type informatif et argumentatif n'occupent pratiquement qu'une place insignifiante...

NB- Pour chaque niveau un ensembles de dates mondiales, internationales et mondiales, qui seront stimulants pour amener les élèves à lire, discuter, réfléchir, discuter, écrire, discuter et vivre...

NB- Si les marocains ne lisent pas ou pas assez, c'est parce qu'ils n'ont pas appris dès l'école à mesurer la valeur de la lecture et en apprécier l'importance: que nos responsables sondent le pourcentage des marocains lisant. S'ils arrivent à augmenter le taux des lecteurs en une périodes de dix de vingt points ce sera un exploit inouï... Mais je pense que je prêche dans le désert...

Proposition 2

Quand on aime, on ne compte pas!

Envoyé par Idoubiya Rachid le 14-01-10 à 18:42 Lu :272 fois

Quand on aime, on ne compte pas ou le mariage entre le fait-divers et le projet pédagogique!...

Voilà des œuvres intégrales aussi efficaces qu’accessibles au niveau réel de l’élève moyen !

« Un fan achète les 4000 billets du concert d’une chanteuse serbe.

Une chanteuse de variété serbe, Goca Trzan, a chanté devant un seul spectateur dans une salle de concert de Belgrade : un fan avait acheté les 4000 billets pour lui tout seul dans le but de lui demander de l’épouser.

Goca Trzan a été stupéfaite de ne voir personne dans la salle, sauf un seul homme, assis au vingtième rang. L’homme avait déboursé 32 000 francs suisses pour acheter tous les billets. Dans un premier temps, la chanteuse a refusé de chanter devant une audience aussi réduite, puis convaincue par son agent, elle a chanté durant deux heures. Au milieu du spectacle, elle est allée voir son unique spectateur.

Celui-ci, un riche homme d’affaire serbe travaillant à l’étranger, lui a baisé la main, lui a proposé de l’épouser et lui a offert 101 roses, une alliance et un aller simple pour Genève.

On ne sait pas si la chanteuse a dit oui. »

AFP – 24 Heures – 10 novembre 2001

NB- Après avoir lu ce fait-divers, je me demande s'il ne s'agit pas d'une histoire compète, c'est-à-dire d’une œuvre intégrale!

Maintenant, que pourrions-nous travailler avec nos chers élèves avec cette histoire réelle? Tout un projet pédagogique!

1- Une séance de lecture-diction: la plupart des élèves ne savent pas articuler!...

2- Une séance de compréhension de texte: le statut des personnages, leurs rapports, le ou les thèmes traités!...

3- Une séance de grammaire/ conjugaison : Les temps verbaux car nos élèves ont des difficultés avec le passé, le présent et le futur!

4- Une séance d’activités orales : Les relations humaines sont très importantes: une histoire d'amour pour nos élèves!

Le sujet serait proposé comme suit: pensez-vous qu'on peut tout donner à la personne qu'on aime?

5- Une séance de production écrite : On pourrait développer le thème de « la passion amoureuse » sous forme de production écrite. Cela permet à l'élève d'exprimer ce qu'il pense par écrit en regroupant les idées traitées en classe ou dire ce qu'il pense s'il est timide devant ses camarades...

Donc, la notion de projet pédagogique, qui répond effectivement aux besoins, à l'intérêt et aux préoccupations de l'élève peut prendre comme support des textes, des œuvres intégrales, pas cher en terme financier: des centaines de millions se trouvent dans le net, gratuitement…

Comme le font les Japonais, dans leur poésie dont j'oublie le nom pour l'instant: ils disent l'essentiel en peu de mots ou de phrases...

C'est ça ce que demande notre élève: des choses simples, mais pertinentes...

Voilà une deuxième œuvre intégrale...

« Etats-Unis : trop prolifique : la cour lui interdit de procréer

La Cour suprême du Wisconsin a décidé de maintenir l’interdiction d’engendrer à laquelle a été condamné un homme, déjà père de neuf enfants, pour ne pas avoir payé ses pensions alimentaires.

David Oakley a cinq filles et quatre fils, âgés de 3 à 16 ans, nés de quatre mères différentes. En juillet, la Cour lui avait interdit de procréer davantage à moins d’apporter la preuve qu’il pouvait subvenir aux besoins de toute sa descendance. Après appel, la Cour a confirmé sa décision. Pour n’avoir pas payé la totalité des pensions alimentaires (environ 42'000 francs suisses), David Oakley a aussi été condamné à huit ans de prison avec sursis, avec cinq ans de mise à l’épreuve. Cinq ans durant lesquels il risque la prison s’il devient de nouveau papa et qu’il refuse de payer les pensions dues.

M Oakley affirme que les versements qu’il a effectués avant sa période de probation correspondaient à 70% de ce qu’il possédait. Dans sa décision, la Cour suprême du Wisconsin a stigmatisé la « mauvaise volonté intentionnelle » du père récidiviste à payer ses pensions alimentaires. »

Séquence pour une histoire réelle et réellement complète!

1- Une séance d’étude de texte : Lire une histoire vraie pour en dégager les thèmes essentiels: la procréation ou la responsabilité paternelle/ la polygamie/etc.: les élèves trouveront d'autres à discuter!...

2- Une séance de langue : L'élève travaillera sur des notions comme la complétive par que, ou l'expression de l'antériorité ou d'autres questions relatives à la langue, découvertes pendant la séance d'étude de texte: répondre aux fameux besoins de l'élève...

3- Une séance d’activités orales: devrions-nous avoir beaucoup d'enfants dans la société d'aujourd'hui? Pourquoi? Que pensez-vous de la polygamie?...

4- Une séance de TE. Rechercher d'autres faits-divers dans le net (pour amener l'élèves à développer en lui le désir d'approfondir une idée ou une notion vues en classe!...

5- Une séance de production écrite : Le tribunal a-t-il raison de punir David Oakley ?

- Répondez à cette question sous forme d'un paragraphe de huit lignes, en utilisant, trois arguments, deux exemples et deux explications;

- Utilisez: d'abord, ensuite, enfin, et une cause, une opposition et conséquence...

NB- Une autre œuvre intégrale...

France : FACTEUR FARCEUR

Surchargé et débordé, il n'apportait plus le courrier !

«Débordé» de travail, un facteur de 39 ans entassait depuis plusieurs mois dans sa voiture personnelle et dans son appartement lettres et colis qu'il «n'avait pas eu le temps» de distribuer dans la région de Charleville-Mézières (est de la France).

Lors d'un contrôle routier de routine, les policiers ont eu la surprise de découvrir 150 kg de courrier «en souffrance» dans la voiture.

«Il y en avait partout, sur les sièges, dans le coffre. Il n'y avait de place plus que pour le conducteur», a expliqué un policier suffoqué par ce qu'il avait découvert.

Interrogé au commissariat de police, le facteur a justifié son attitude en racontant qu'il était «débordé par son travail». Une perquisition à son domicile de Reims a permis de retrouver du

courrier qui n'était pas acheminé depuis plusieurs mois !

(afp - 6 février 1990)

Séquence didactique autour de la notion du travail et les responsabilités qui en découlent...

1- Une séance de Lecture du texte pour en dégager le thème principal. Relever des arguments et des

explications...

2- Une séance de langue : Étudier les liens logiques et leur place dans la cohérence du texte...

3- Une séance d’activités orales : Que pensez-vous de la réaction du facteur: a-t-il bien agit? Donnez votre point de vue en le justifiant.

4- Une séance de production écrite 1: Le travail est-il une nécessité ou une obligation? Répondez à cette question à la lumière du texte étudié dans la séance de lecture...

5- Une séance de production écrite 2 Un autre sujet: envoyez une lettre au « facteur » : soit pour le féliciter, soit pour lui donner des conseils?

Utilisez des arguments, des liens logiques et des connecteurs d'organisation pour les organiser...

Une autre œuvre intégrale

CHINE

HOMME ÉLECTRIQUE

Xue Dibo, un ouvrier chinois de la région de Xinjiang, est tout triste. Plus aucun de ses amis ne veut lui serrer la main. Il émet en effet des décharges électriques si puissantes qu'elles les jetaient par terre.

Il avoue lui même avoir ressenti d'étranges sensations au début de l'année. Heureusement qu'il est au courant !

(2 mars 1988)

Une autre œuvre intégrale...

LES MALHEURS D'UN AUTEUR SUÉDOIS

SON LIVRE-PUZZLE

Le manuscrit est littéralement laminé.

Un consultant en affaires suédois a décidé de reconstituer le livre de 250 pages qu'il avait écrit et qui a été malencontreusement découpé en 50'000 petites bandes de papier, a rapporté un journal suédois.

Ulf af Trolle avait travaillé treize ans sur ce livre consacré aux moyens de résoudre les problèmes écono-miques dans les sociétés suédoises, a encore indiqué le quotidien Alfonblat et il venait d'achever son livre en avril. Ayant confié l'unique exemplaire de son livre à une maison d'édition, Ulf af Trolle a, peu de jours après, reçu une mauvaise nouvelle: un employé avait confondu la machine à photocopier avec la machine à détruire les documents. Cette dernière découpe tous les documents en petites bandes de papier.

Malgré ce coup dur, Ulf af Trolle n'a pas perdu son courage et il a embauché plusieurs jeunes gens pour qu'ils l'aident à reconstituer le puzzle de 50'000 pièces. Des mathématiciens, pessimistes, ont estimé que ce travail pourrait prendre des années...

(ap - 2 juin 1987)

NB- Nous faudrait-il nous aussi des années pour reconstruire notre puzzle pédagogique de 50'000 pièces?

Question à méditer!

Cordialement!...





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