ELMANAOUI LAHCEN
Indiquez le registre employé tout en justifiant votre réponse :
1. « Depuis que je suis sorti de l'infirmerie, il m'est venu une idée poignante, une idée à me rendre fou, c'est que j'aurais peut-être pu m'évader si l'on m'y avait laissé. Ces médecins, ces sœurs de charité, semblaient prendre intérêt à moi. Mourir si jeune et d'une telle mort ! » Chapitre XV, Le dernier jour d’un condamné
2. « C'étaient des jeunes filles, de splendides chapes d'évêque, des batailles gagnées, des théâtres pleins de bruit et de lumière, et puis encore des jeunes filles et de sombres promenades la nuit sous les larges bras des marronniers. C'était toujours fête dans mon imagination. Je pouvais penser à ce que je voulais, j'étais libre. » Chapitre I, Le dernier jour d’un condamné
3. « …seul à seul avec une idée, une idée de crime et de châtiment, de meurtre et de mort ! Est-ce que je puis avoir quelque chose à dire, moi qui n'ai plus rien à faire dans ce monde ? » chapitre VI
4. « Encore deux heures et quarante-cinq minutes, et je serai guéri. » Chapitre XXXVIII, Le dernier jour d’un condamné
5. « Ah ! Qu’une prison est quelque chose d'infâme ! Il y a un venin qui y salit tout. Tout s'y flétrit, même la chanson d'une fille de quinze ans ! Vous y trouvez un oiseau, il a de la boue sur son aile ; vous y cueillez une jolie fleur, vous la respirez : elle pue. » Chapitre XVI
« Le matin du quatrième jour le substitut du procureur général se dit, en mettant sa cravate : – Il faut pourtant que cette affaire finisse. » chapitre VIII, Le dernier jour d’un condamné
6. « Je viens de faire mon testament.
À quoi bon ? Je suis condamné aux frais, et tout ce que j'ai y suffira à peine. La guillotine, c'est fort cher. » Chapitre IX, Le dernier jour d’un condamné
7. « En ce moment sa tabatière, qu'il me tendait, a rencontré le grillage qui nous séparait. Un cahot a fait qu'elle l'a heurté assez violemment et est tombée tout ouverte sous les pieds du gendarme.
– Maudit grillage ! s'est écrié l'huissier.
Il s'est tourné vers moi.
– Eh bien ! ne suis-je pas malheureux ? tout mon tabac est perdu !
– Je perds plus que vous, ai-je répondu en souriant.
Il a essayé de ramasser son tabac, en grommelant entre ses dents :
– Plus que moi ! cela est facile à dire. Pas de tabac jusqu'à Paris ! c'est terrible !
L'aumônier alors lui a adressé quelques paroles de consolation, » ,Le dernier jour d’un condamné
8. Une allée du Luxembourg
Elle a passé, la jeune fille
Vive et preste comme un oiseau :
A la main une fleur qui brille,
A la bouche un refrain nouveau.
C'est peut-être la seule au monde
Dont le coeur au mien répondrait,
Qui venant dans ma nuit profonde
D'un seul regard l'éclaircirait !
Mais non, ma jeunesse est finie...
Adieu, doux rayon qui m'as lui,
Parfum, jeune fille, harmonie...
Le bonheur passait, il a fui !
Gérard de Nerval, Odelettes
9. « La bande descendait avec un élan superbe, irrésistible. Rien de plus terriblement grandiose que l'irruption de ces quelques milliers d'hommes dans la paix morte et glacée de l'horizon. La route, devenue torrent, roulait des flots vivants qui semblaient ne pas devoir s'épuiser ; toujours, au coude du chemin, se montraient de nouvelles masses noires, dont les chants enflaient de plus en plus la grande voix de cette tempête humaine. Quand les derniers bataillons apparurent, il y eut un éclat assourdissant » Emile Zola, La fortune des Rougon
10. « Le soir, quand tous dorment, les riches dans leurs chaudes couvertures, les pauvres sur les marches des boutiques ou sous les porches des palais, moi, je ne dors pas. Je songe à ma solitude et j’en sens tout le poids. Ma solitude ne date pas d’hier. » La boite à merveilles, Ahmed Sefrioui
11. « Il me sembla que je voyais la main, l'horrible main, courir comme un scorpion ou comme une araignée le long de mes rideaux et de mes murs » Maupassant.