Examens régional du baccalauréat epreuve de français : un jeu de hasard

 Par BADIY SidiElmokhtar  (?)  [msg envoyés : 20le 21-09-10 à 21:06  Lu :7341 fois
     
  
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Au risque d’être simpliste, je présenterai brièvement certaines réalités avec simplicité sans approfondissement concernant l’évaluation et ses enjeux au niveau de l’apprentissage, de la certification, des compétences visées, pour quels buts et pour quelles finalités.
Soyons pragmatiques et faisons une analyse superficielle de l’épreuve en question.
Selon le canevas du Ministère, elle comporte deux domaines, en occurrence la compréhension et la production de l’écrit.
Sans entrer dans le détail, il s’agit d’un texte (ou des textes) tirés d’une (ou des œuvres) inscrite(s) au programme :
1er jeu de hasard (loterie) : rien ne prouve que tous les professeurs aient analysé ce (ou ces extraits), chaque enseignant opte pour un choix de textes en corrélation avec son projet pédagogique (l’objectif de l’œuvre intégrale est d’amener les élèves à construire une signification et non à la découverte du sens inhérent au texte). Un texte « travaillé » en classe avec le professeur est en principe plus « facile » à aborder que celui que l’on est amené à analyser pour la première fois, surtout en situation d’examen. C’est dire que l’équité dont parle la nouvelle réforme et les nouvelles orientations demeure un vœu pieu.
2e jeu de hasard (cette fois ce sera le loto) concerne l’écrit.
Le canevas précise que :
« Cette composante cible la production d’un texte argumentatif à partir d’un sujet donné. Celui-ci doit être en rapport avec l’un des thèmes traités dans une ou plusieurs œuvres au programme, sans être une dissertation littéraire.
Le candidat doit démontrer sa capacité à exprimer son point de vue et/ou à justifier ou soutenir une idée à l’aide d’arguments variés et pertinents ». 
Soit, un sujet en rapport avec une œuvre au programme : encore une fois, rien n’oblige l’enseignant à déterminer d’une manière irrévocable les sujets à aborder dans ce sens, bien qu’il y ait des thèmes incontournables pour chacune des œuvres, mais dont les axes sont à définir en fonction des besoins et des motivations des élèves.
A titre indicatif, le thème de l’analphabétisme proposé dans l’une des épreuves, peut ne pas intéresser tel ou tel enseignant dans La Boîte à Merveille ; ce qui ne diminuerait en rien l’efficace de ce professeur, tant qu’il aurait abordé le thème des souvenirs d’enfance. D’ailleurs que vient faire le thème de la drogue ou de la mode préposés par les commissions de certaines AREF dans les trois œuvres au programme, comme dans les sujets suivants :
La mode conduit parfois les jeunes à s’habiller ou à se coiffer de manière bizarre : piercing, tatouage, cheveux hérissés, pantalons rapiécés.
Vous sentez-vous concerné(s) par cette tendance ?
Dans un texte d’une vingtaine de lignes, vous préciserez votre point de vue en l’appuyant à l’aide d’argument pertinents et d’exemples tirés de votre expérience personnelle
Sans évoquer d(‘autres sujets qui se passent de tout commentaire :
Un (une) élève qui prépare son bac serait-il motivé à donner son point de vue sur un tel sujet. Et pire encore, un enseignant qui orienterait l’axe du mariage dans La Boîte à Merveille dans cette direction aurait fait un contresens concernat La Boîte à Merveille.
II- PRODUCTION ECRITE
Sujet :
« se marier ne consiste pas à passer de charmantes soirées avec une jeune et jolie femme...se marier veut dire créer de nouveaux liens de parenté avec une nouvelle famille, avoir de beaux enfants capables de vous venir en aide dans votre vieillesse... »
Avez — vous la même conception du mariage décrite dans ce passage de la Boîte à merveilles de A.Sefrioui ? Exprimez votre point de vue en vous appuyant sur des exemples précis tirés de votre entourage.
Proposer ce genre d’exercice c’est demander aux candidats de remplir une drille de loto. Ceux qui auront rapidement des idées seront ceux qui auront la chance d’avoir écouté une discussion familiale à ceux sujet. Avouons que nous sommes loin de l’évaluation et de la certification, telles qu’elles sont définies par les spécialistes en matière de docimologie.

  



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 Réponse N°1 6385

Les mêmes préoccupations...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 21-09-10 à 22:12

Salut M. BADIY SidiElmokhtar,

En effet, je partage avec vous le même point de vue concernant les lacunes au niveau docimologique dans les épreuves: formatives/sommatives.

J'irai plus loin en considérant que le texte littéraire est loin de répondre aux besoins et motivations de nos élèves dans leur apprentissage du FLE.

Nos élèves trouvent des difficulté sérieuses à comprendre un style littéraire dont les tournures et le degré de littérarité dépassent de loin leur capacité de compréhension/construction de la signification...

Maintenant, on ne peut rien cacher: cette dernière réforme a fait ses preuves et nous connaissons tous ses réussites et ses lacunes.

Ce qui reste à faire, c'est réfléchir aux alternatives pour rehausser le niveau de nos élèves qui baisse année après année.

Que pensez-vous madame Kerzazi Fatiha de tout cela? Est-ce que le niveau pourrait s'améliorer si l'on ( le ministère) change de programme?

NB- A M. BADIY SidiElmokhtar, vous trouvez dans le forum une banque de données autour des examens et des productions d'élèves allant dans le sens de votre réflexion...





 Réponse N°2 6387

Les mêmes préoccupations...
  Par   Samira Yassine  (CSle 21-09-10 à 22:33

Salut M.BADIY SidiElmokhtar , tout d'abord bien venu dans le site, vos préoccupations sont les nôtres.

M Idoubiya, avant même de lire le sujet de l'article de M Badiy, je tiens à vous dire que le problème est bien plus grave que je ne croyais. Oui j'ai eu pour la première fois une1ère année littéraire, je suis très pessimiste quant au programme et son exécution avec de tels élèves. je ne leur en veux pas. Ils ont le résultat d'un nombre considérables de facteurs, ils sont victimes de ces réformes qui au lieu d'informer ou de former ne font que tout déformer. Ainsi, on n'a pas de français du tout; Toute à l’heure, lors de mon premier contact avec une classe littéraire (14élèves), j'ai été choquée, démoralisée, perdue. Travailler les œuvres avec de tels élèves serait se moquer d’eux, participer à cette mascarade. Je leur ai demandé de se présenter oralement après leur avoir donné 10 mn de préparation. la catastrophe, le pire c'est quand je leur ai demandé de rédiger cette présentation commençant par je m'appelle....Chaque phrase contenait au moins 2erreurs. je suis perplexe devant une situation pareille que je n'ai pas l'habitude de vivre avec mes élèves des branches scientifiques. je ne sais plus quoi. Ou plutôt, j'ai décidé de ne pas aborder les œuvres avant d'essayer de remédier à certaines fautes flagrantes. Vous me direz, vous perdrez du temps, il faut enseigner le programme mais c'est de la folie, ce serait prêcher dans un désert; ce serait leur demander de comprendre l'incompréhensible, ce serait faire preuve de mauvaise foi.

C'est une mascarade!

NB: j'ai une élève en 2année science physique, je lui demandé pourquoi elle n'a rien écrit pourtant le sujet était ouvert il pouvait rédiger n'importe quoi mais écrire. Alors que certains ont parlé des résultats catastrophiques de l'examen régional, d'autre de leur enthousiasme à réaliser de bons résultats cette année, cette jeune fille n'a rien écrit. Sa justification" je ne comprends rien de ce que vous dites" elle s'est exprimée bien sûr en arabe.

Vraiment mascarade!

Merci à vous chers collègues de m'avoir donné cette occasion de m'exprimer là dessus.





 Réponse N°3 6389

Des solutions en attendant...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 21-09-10 à 22:58



En ce qui me concerne, je suis entrain de faire des tests pronostiques/diagnostiques afin de déterminer les différentes lacunes de mes élèves. Connaître ces lacunes revient à mettre un programme réel répondant aux besoins de mes élèves: les séquences didactiques que je leur propose seront donc modulées en fonction du niveau réel de chaque classe.

Pour une classe faible par exemple, je travaillerai des textes très courts: allant de 15 jusqu'à 20 lignes maximum...Pour les productions écrites, je vais commencer par les exercices de réécriture...Un travail de reconstitution de texte et de remplissage de texte à trous afin de redonner à l'exercice de l'écriture une certaine assurance pour ces élèves...

Quant aux questions de langue, je viserai les règles de base du français: la classe grammaticale et les fonction; Les types de phrases; les constructions verbales, la conjugaison des verbes et les valeurs modales...Sans faire fi d'un travail quotidien du vocabulaire afin de donner aux élèves le désir d'enrichir leur banque de nouveaux mots...Pour ce qui est des activités orales, je vais les centrer sur des savoirs-faire: La lecture des consignes, l'utilisation du dictionnaire, jeu de mots, jeu de phrases, etc.

Voilà, je suis fermement convaincu que les élèves n'auront aucune possibilité d'évoluer s'ils suivent un enseignement basé sur un support difficiles ( les œuvres au programme) à pénétrer car il n'est pas accessible pour eux...





 Réponse N°4 6390

Re:
  Par   Samira Yassine  (CSle 22-09-10 à 00:52

Je vous réponds maintenant M Idoubiya,

De quel changement s'agit-il? Si cela va ressembler aux autres réformes précédentes, alors cela n'en vaut pas la peine. Ce n'est pas un programme qu'il faut changer mais beaucoup de programmes et de stratégies. Pour qu'un élève passe en classe supérieure, il faut qu'il le mérite sinon, le problème ne sera jamais résolu. Les décideurs de ces programmes doivent mettre les pieds sur terre et voir de près le niveau de nos élèves. Avant de programmer une réforme, il faut en étudier l'efficacité à partir des lacunes existantes. Mais ignorer toutes ces réclamations des premiers concernés et imposer des programmes, tout le monde peut le faire mais qui va être obligé de travailler ce "maudit programme" c'est l’enseignant. Alors qu'on l'écoute un peu ce forçat, cet exécutant des ordres qui est le dernier à exprimer son avis là dessus. En fait il peut s’exprimer, mais on l'entend pas , je ne dis pas on l'écoute pas , on est trop occupé pour l'entendre, on prépare des réformes alors que ce sont ces galériens de professeurs qui doivent être invités à préparer ces programmes, ce sont ces pauvres enseignants qui connaissent mieux le terrain. Le jour où on tiendra compte des réclamations des professeurs dans ce sens, on pourra être optimiste quant à l’arrivée d’une nouvelle réforme.





 Réponse N°5 6392

le grand mensonge
  Par   marocagreg  (Adminle 22-09-10 à 11:24

En effet, c'est loin d'être uniquement un problème de programme ou d'oeuvres littéraires, car quand bien même on mettrait "Mina Jolie Mina" et "tik tika tiwliwla" au programme du Bac, on aura toujours les mêmes difficultés avec des élèves qui passent d'un niveau à l'autre à la pelle sans qu'ils aient réellement le niveau requis. Tant que cette politique désastreuse du volume (au dépens de la qualité) sera de mise, tans qu'on fera passer des élèves d'un niveau à l'autre avec un 4 ou 5 de moyenne /20; tant que l'administration demande aux professeurs de gonfler les notes pour se féliciter hypocritement à la fin de l'année des bons résultats des chers protégés, tant qu'elle leur demande de faire "3in mika", ni vu ni connu, et de laisser les élèves tricher pour passer, tant que tout cela reste comme ça, nous continuerons à foncer droit dans l'abime.

Je crois donc que le problème essentiel de notre enseignement, ce n'est guère les programmes ou les méthodes ou les pédagogies, c'est essentiellement un problème de moralité, un problème d'honneur. On continue à jouer la mauvaise farce, à mettre du mascara sur la morve, du rouge à la guenon, pour dire au monde entier : regardez l'enseignement au Maroc progresse, notre taux de réussite crève le plafond alors qu'en réalité on est en train de construire un grand mensonge et on se réfugie dedans.




 Réponse N°6 6395

Faisons confiance à nos potentialités
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 22-09-10 à 15:48



Le Maroc, malgré ses difficultés et ses moyens relativement inférieurs par rapport aux pays développés, possède des potentialités humaines très importantes. Le vrai problème à mon sens réside dans ce point important: on ne travaille pas pour soi mais pour les autres! On veut toujours parler le langage des chiffres et on oublie l'essentiel! Ainsi, au lieu d'engager un débat national autour de la question de l'éducation et de faire d'elle la vraie préoccupation, on fait sortir des titres pompeux comme "le plan d'urgence" ou " la chartes de l'éducation et de la formation"...

Avant de mette en avant n'importe qu'elle réforme, celle-ci doit faire l'objet d'un consensus fait par les personnes concernées: les enseignants!

Toute réforme doit venir non d'en haut, mais d'en bas: les enseignants sont capables de Nous donner des solutions vraies à des vrais problèmes!

Ce qui n'est pas le cas au Maroc! Le dernier exemple est le projet de la généralisation de la pédagogie de l'intégration!

Pour arriver à cette généralisation: 240 groupes d'enseignants ont bénéficié de cette " formation" qui coûte aux contribuable: 2900000 DHS! par groupe! - beaucoup d'argent pour une formation qui n'est pas une...-

A faire un travail d'investigation - et c'est ma conviction profonde et j'assume ma responsabilité dans ce que j'avance- cette pédagogie va empirer les problèmes dont souffre notre système car elle est fondée sur l'arnaque!

Mais qui va m'écouter? Qui va écouter les potentialités marocaines qui veulent donner à nôtre pays et sans compter: gratuitement! Nôtre problème au Maroc est celui du dialogue: On fait des dialogues de sourds et ceux qui décident préfèrent emprunter les services des étrangers et leurs font confiances et attendent sans esprit critique, sans méfiance ou contrôle!

Personnellement, lors d'une réunion dans une rencontre pédagogique, en discutant les modalités de l'application des œuvres au programmes: séquences, projet pédagogique, etc, j'ai fais cette remarque: "toute cette réforme est le fruit d'un hasard!" Cette phrase me valait ( en 2002) une très mauvaise note lors d'une fausse inspection! Pourquoi? Parce que j'ai osé donner mon point de vue sur une question qui concerne toute une nation: celle de l'éducation! Ce qu'il fallait faire à cet époque, c'est discuter pour anticiper les différents problèmes futurs...Mais rien de cela n'est arrivé: malheureusement!




 Réponse N°7 6401

Explication...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 22-09-10 à 17:10

Salut M.elomari mustapha,

Votre article: "Être à la mode!", je l'ai lu comme je lis l'ensemble des publications sur marocagreg! Ce que vous y avez écrit entre dans le vif de mes préoccupations personnelles, ainsi que celles de beaucoup de collègues dans le site. D'ailleurs, je me suis contenté de la réponse de madame kerzazi Fatiha,

la voici: "J'ai oublié de mettre cette expression entre guillemets, surtout que je suis pas du genre à être à la mode. Mais je voulais provoquer ce débat et je croi avoir atteint mon objectif. Vous avez tout à fait raison, M Elomari, dans tout ce que vous avez dit. Mais que faire lorsuqu'on vous imposera l'année prochaine cette nouvelle pédagogie lui inculquant tous les avantages du monde; d'ailleurs M Idoubiya n'a cessé, à maintes reprises, de nous mettre "la puce à l'oreille"; mais on est indifférent, on s'intéresse pas à la question. Et si jamais au début de l'année on reçoit des visites nous demandant de suivre cette nouvelle méthode, tout le monde va commencer à s'y intéresser de force. C'est pourquoi, je voulais qu'il y ait un débat sur la question. On doit savoir de quoi s'agit-il , avant de l'ajouter à l'enseignement par objectif et par projet pédagogique. Que ce soit Bloom ou Xavier Roegiers, nous avons nos didacticiens pourquoi ne pas les suivre. Chacun son enseignement chacun sa méthode de travail. Le professeur doit être maître chez lui, assez de recevoir des directives qui n'ont rien à avoir avec le niveau des élèves.

NB:Je profite de cette occasion pour vous féliciter pour vos beaux poèmes, M Elomari.

Cordialement/

Dans cette réponse, madame Kerzazi Fatiha, nôtre collègue active dans le site que nous respectons tous, rappelle les différentes interventions que j'ai faites dans le sens de l'entraide - sans aucune réserve - mais toutes mes tentatives n'ont pas abouti...

Alors quand vous avez écrit vôtre article et j'ai vu la réponse de madame kerzazi Fatiha, qui était clair dans ce sens, que fallait-il que j'ajoute de plus! tout a été dit!

Il suffit de vous donner un exemple: juste un mois avant l'édition de votre article, j'ai lancé le projet suivant:

Qu'est-ce que...enseigner/apprendre...en 40 questions...( le 16-06-10 à 14:00 ) . Mais a-t-il eu porteur? - D'après le nombre de lectures: maintenant Lu :447 fois je suis plus au moins optimiste- mais le travail, je le continue tout seul en le mettant à terme...( Où sont les collègues pour travailler un sujet qui - je crois - nous concerne tous?

Un autre exemple: Les notions de séquences et de projets pédagogiques, ceux des tests diagnostiques/pronostiques et beaucoup d'autres projets ne trouvent pas d'échos, alors qu'ils répondent à des besoins urgents pour nous autres: les enseignants!...

Cela ne veut pas dire que les adhérents n'ont pas aimé les sujets! Sinon ils ne seront pas consultés!

Mais ce qui manque dans marocagreg, c'est ce travail par projet! ce qui sera dans un futur - lorsque la nécessité s'y sent réellement dans le site- possible...

Donc, M.elomari mustapha, sachez que je lis avec un grand intérêt tous vos articles et si je ne réponds pas à certains d'entre eux, au moins je dis merci pour vous témoigner de la reconnaissance...

Ce qui est attristant, c'est de sentir qu'il se constitue des ghettos même dans des sites très respectés comme marocagreg! Chose qui n'existe pas heureusement dans le site! Chose que je n'ai jamais fais et je ne ferai plus! Et le jour où je sens qu'il y'a ce genre de manigance dans le site, je partirai pour voir d'autres cieux!

Maintenant, M.elomari mustapha, je suis heureux que vous ayez fait la remarque. Je suis aussi heureux que je vous ai donné ma réponse...Nous sommes tous à marocagreg des collègues motivés par l'entraide et le respect que j'espère mutuel...

Cordialement et à nous de travailler par projet -si le besoin s'en fait sentir!




 Réponse N°8 6419

Une réaction digne d'un frère...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 23-09-10 à 00:33



Salut frère mustapha,

Je partage avec vous votre façon de voir les choses. Un travail qui nous prend du temps et de l'effort, avec du plaisir et de la satisfaction personnels mérite au moins une ou plusieurs réactions. C'est une façon de dire merci. C'est une manière de rendre hommage au travail bénévole qui devient de plus en plus rare de nos jours...

Ce que je remarque encore plus, c'est l'énergie qui pourrait être gagné ainsi que le bénéfice pour tout un chacun si l'on travaille par projets dans le site...

D'ailleurs, j'ai déjà travaillé dans ce sens l'été 2009 avec marocagreg, afin d'installer une section projets dans ce sens: voir le labo pédagogique 1, ainsi qu'un autre projet autour des exercices interactifs...

Mais, en attendant l'écho de ces deux projets, les réactions ont tardé à venir...D'autant plus qu'un site ne pourra pas se distinguer des autres que par la qualité des recherches et des investissements des adhérents: discussions constructives, collaboration en commun comme celui que Nous avons réalisé ensemble: un travail relatif à la constitution d'une banque d'examens et nous avons commenté presque l'ensemble des examens régionaux proposés par les différentes académies du pays. En plus d'un travail fructueux autour des productions d'élèves...

Ce travail nous a domandé un énorme travail de collaboration et d'entraide... Des enseignants des différentes académies ont pris l'initiative de nous envoyer leurs travaux et commentaires autour des examens en questions. Des discussions parfois passionnées autour de questions dont la réponse n'est détenue par personne!

Durant ce travail, au vrai sens du terme, il y' avait une fête pédagogique et didactique...

Personnellement, j'ai voulu que cela aboutit à une harmonisation des collaborations entre les adhérents actifs dans le site. Peut-être que cela va se réaliser dans un futur proche, mais pour l'instant, beaucoup de patience doit avoir lieu pour atteindre les objectifs escomptés...

Viendra le temps où le train trouvera son élan. Mais pour l'instant, marocagreg doit trouver ses militants: une dizaine! C'est suffisant car ils pourront faire de lui un site référent au Maroc...

Cela ne veut surtout pas dire que marocagreg est à ses débuts, mais ce site je lui prévoit encore de la réussite à certaines conditions: qu'il y' ait une vraie préparation pour cueillir la nouvelle réforme avec une vision d'anticipation. Cela je suis certain se fera grâce au militantisme des adhérents...

Cordialement M. mustapha.





 Réponse N°9 6443

Les soi-disant formations.....
  Par   Aallam Lahoucine  (CSle 24-09-10 à 02:36

salut à tous,

je suis très touché par tout ce que les collègues disent à propos de la qualité de notre enseignement, lequel s'enfonce petit à petit dans les abîmes. je suis convaincu que l'une des causes de cette situation ce sont ces hypocrites qu'on appelle les inspecteurs: messieurs, ces gens ne font pas correctement leur travail surtout quand ils se voient attribués une formation visant un quelconque sujet.




 Réponse N°10 6445

les inspecteurs...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 24-09-10 à 09:41

Salut Aallam Lahoucine,

Je suis à un certain point d'accord avec vous concernant certains inspecteurs. Leur travail consiste à sanctionner les enseignants alors qu'il faudrait les assister en terme de formation...

MAIS, cela ne veut surtout pas mettre tous les inspecteurs dans la même place!

Témoignage: personnellement, j'ai eu dans ma carrière 5 inspecteurs! Deux d'entre eux m'ont vraiment déçu: ils souffrent de carence chronique de compétence! Pour trouver un échappatoire à leur défaut de communication et de formation, ils jouent le rôle de l'inspecteur: venir à l'improviste pour vous arrêter en plein délit! Oui ils préféraient ne pas trouver l'enseignant dans son assiette!

MAIS ces deux mauvais inspecteurs n'ont jamais terni en moi le respect de cette profession, ainsi qu'au rôle noble de sa mission! D'ailleurs, les trois autres inspecteurs, dont le dernier, m'ont tellement appris de choses que je rêve maintenant de faire de l'inspection mon futur métier!

Serais-je taxé d'hypocrite? Peut-être oui! Si on généralise!

MAIS je suis sûr qu'un grand nombre du corps enseignant travaille avec M.les inspecteurs et tirent profit des avantages en formation que confèrent ces messieurs que je respecte...




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