Examen normalisé régional blanc mai 2010 ksar el kebir

 Par ziani mohammed  (Prof)  [msg envoyés : 73le 15-05-10 à 06:56  Lu :3612 fois
     
  
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Académie de Tanger/Tétouan délégation de larache Examen Normalisé Régional Blanc Mai 2010 KSAR EL KEBIR TEXTE : Le matin, je me préparai pour partir à l'école, ma mère m'en empêcha. Elle m'expliqua qu'elle avait besoin de moi pour l'accompagner à la Kissaria, le marché des tissus. Il était temps de songer à mes habits de fête. J'applaudis avec enthousiasme. - Est-ce que j'aurai une chemise neuve ? - Tu auras une chemise neuve ? - Est-ce que je porterai un gilet avec des soutaches ? - Est-ce que je mettrai ma djellaba blanche que tu as rangée dans le coffre ? - Tu porteras ta djellaba blanche, des babouches neuves que te fabrique Moulay Larbi, le mari de Lalla Aicha et une belle sacoche bordée.
Je me dressai de toute ma taille, je bombai le torse ; j'esquissai même quelques pas d'une danse barbare. Je ne me livrais à de telles excentricités que dans, des circonstances exceptionnelles. J'allais même pousser un ou deux hululements quand ma mère me rappela à plus de dignité.
Fatma Bziouya riait à gorge déployée. Son rire ne me choquait pas. Ce matin, je me sentais capable de bonté. D'indulgence, j'étais d'une générosité sans bornes. Je pardonnais à Zineb, dans mon for intérieur, toutes les misères qu'elle m'avait fait subir ; je pardonnais à son chat qui était revenu après s'être débarrasse de son collier, ma belle chaîne d'or , je pardonnais aux mardis d'être des jours trop longs, à la baguette de cognassier de mordre si souvent la chair fragile de mes oreilles, je pardonnais aux jours de lessive d'être particulièrement froids et tristes, je pardonnais tout au monde ou du moins à ce que je connaissais du monde.
Je laissais ma mère vaquer à ses multiples besognes avant de se préparer pour sortir et je montai sur la terrasse où personne, ne pouvait me voir éparpiller aux quatre vents l'excès de joie dont je me sentais déborder Je courais, je chantais, je battais violemment les murs avec une baguette trouvée là par le plus heureux des hasards. La baguette devenait un sabre. Je la maniais avec adresse. Je pourfendais des ennemis invisibles, je coupais la tête aux pachas, aux prévôts des marchands et à leurs sbires. La baguette devenait cheval et je paradais, tortillant du derrière, lançant des ruades. J'étais le cavalier courageux, vêtu d'une djellaba immaculée et d'un gilet à soutaches. Ma sacoche brodée me tirait l'épaule tant ma provision de cartouches pesait lourd. Je lâchai ma baguette, je dégringolai l'escalier pour répondre à l'appel de ma mère.
I. Compréhension de l'écrit :
1) Complétez le tableau suivant : (2 pts)
Auteur Titre de l'œuvre Date de parution Autres œuvres
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2) Pourquoi la mère a-t-elle empêché son fils d'aller à l'école ?
3) Relevez dans le texte une phrase qui montre que l'enfant est satisfait de la proposition de sa mère. (1 pt)
4) Dans ces jeux imaginaires, à qui l'enfant se compare-t-il ? (1 pt) J'étais le cavalier courageux
5) Dégagez du texte deux mots qui renvoient au contexte marocain. (1 pt)
6) Relevez dans le texte trois termes relatifs au champ lexical de la joie (1 pt)
7) Transposez cette phrase au discours indirect en respectant les transformations nécessaires. (2 pts)
« Est-ce que je mettrai ma djellaba blanche que tu as rangée dans le coffre ? », demanda l'enfant.
8) Identifiez la figure de style contenue dans l'énoncé souligné. (1 pt)
Production de l'écrit : (10 pts) Sujet :
L'auteur manifeste une immense joie car il ne va pas à l'école (au Msid). Que proposes-tu pour que l'école soit plus attirante ? Justifie tes propositions par des arguments pertinents.
N.B : Lors de la correction, il sera tenu compte
→ Du respect de la consigne.
→De la cohérence.
→ De l'organisation du texte.
→De l'emploi correct de la langue.

  



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