Examen "le dernier jour d'un condamné"

 Par Nouhaila Etsouli  (?)  [msg envoyés : 10le 04-05-13 à 23:30  Lu :7762 fois
     
  
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Texte: 
Alors, je l’ai replacée sur mes genoux, en la couvant des yeux,
et puis je l’ai questionnée.
— Marie, sais-tu lire?
— Oui, a-t-elle répondu. Je sais bien lire. Maman me fait lire
mes lettres.
— Voyons, lis un peu, lui ai-je dit en lui montrant un papier
qu’elle tenait chiffonné dans une de ses petites mains.
Elle a hoché sa jolie tête.
— Ah bien! je ne sais lire que des fables.
— Essaie toujours. Voyons, lis.
Elle a déployé le papier, et s’est mise à épeler avec son doigt :
— A, R, ar, R, Ê, T, rêt, ARRÊT…
Je lui ai arraché cela des mains. C’est ma sentence de mort
qu’elle me lisait. Sa bonne avait eu le papier pour un sou. Il me
coûtait plus cher, à moi.
Il n’y a pas de paroles pour ce que j’éprouvais. Ma violence
l’avait effrayée; elle pleurait presque. Tout à coup elle m’a dit :
— Rendez-moi donc mon papier; tiens! c’est pour jouer.
Je l’ai remise à sa bonne.
— Emportez-la.
Et je suis retombé sur ma chaise, sombre, désert, désespéré. À
présent, ils devraient venir; je ne tiens plus à rien; la dernière
fibre de mon cœur est brisée. Je suis bon pour ce qu’ils vont faire.

I-Compréhension : (10 pts)

1-Décrivez brièvement l'auteur et son roman. (1 pt)
2-Situez le passage par rapport à l'oeuvre. (1 pt)
3-Qui est Marie? Et Qu'as t-elle lu? (1 pt)
4-Quel était la réaction du condamné à mort? (0.5 pt)
5-"Maman me fait lire mes lettres" (1 pt)
a-La mère est-elle présente dans ce passage?
b-Pourquoi?
6-Relevez la figure de style dans cet énoncée: (1 pt)
"Je suis retombé sur ma chaise, sombre, désert, désespéré"
7-Quel est le registre qui domine dans ce texte ? (1 pt)
8-Relevez dans le texte deux termes du champ lexical de la tristesse. (0.5 pt)
9-"Je suis bon pour ce qu’ils vont faire" (1 pt)
a-De quoi parle le condamné à mort?
b-Que représente pour lui Marie?
10-Peut-on considérer ce passage comme un réquisitoire contre la peine de mort ? Justifiez votre réponse. (2 pts)

II-Production écrite : (10 points)

Sujet :

En condamnant une personne à mort, la société condamne toute une famille au désespoir. Cela rend injuste la peine capitale, selon Victor Hugo.
Dans un texte d’une vingtaine de lignes, vous exposerez votre point de vue en l’appuyant au moyen d’arguments pertinents et d’exemples précis.

  



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 Réponse N°1 31342

Aide
  Par   Lamiae ElKhaoulani  (CSle 12-05-13 à 14:53



Bonsoir, merci pour l'évaluation posé car vraiment elle m'a aidé beaucoup lors de ma révision du roman.

J'ai un petit problème concernant le sujet de la production écrite.

Selon vous, vous proposez quoi comme arguments, si vous aimeriez bien donner nous des idées pour argumenter notre texte.

Je serai bien reconnue pour vous.

J'attends avec impatience votre réponse merci gravement.

Amicalement.





 Réponse N°2 31362

Production écrite
  Par   Lamiae ElKhaoulani  (CSle 13-05-13 à 14:33



Essayez de corriger ma rédaction s'il vous plait.

Merci d'avance.

Bonne lecture.

Plus de 20 000 personnes sont actuellement enfermées à travers le monde dans les couloirs de la mort, parfois depuis des décennies. Chacun des détenus sera exécuté par l’une des plus sévères méthodes : pendaison ou fusillade, lapidation ou injection ou bien ils seront condamnés à la peine capitale. Pour autant, la peine de mort constitue-t-elle une torture ou un traitement cruel, inhumain ou dégradant ? Est ce qu’en condamnant une personne à mort, la société condamne toute une famille au désespoir ?

Le droit international définit la torture comme un acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne agissant à titre officiel, afin notamment d’obtenir des renseignements ou des aveux, de punir, d’intimider ou de faire pression. Au vu de ce qui précède, la peine de mort appliqué par les pays doit être qualifiée de torture. Le fameux médecin Joseph-Ignace Guillotin qui, horrifié par la vision de la pendaison, il inventa la guillotine, pendant la Révolution française, cette machine unique et simple en promettant une mort immédiate et sans douleur.

Il est admis chez le commun des mortels qu'aucun individu ne peut priver l'autre de sa vie, et ceux qui commettent des crimes particulièrement graves ne méritent pas de vivre, en effet , la peine capital prévient le retour des dangereux criminels dans la société, donc , c'est le moyen le plus efficace pour appliquer la justice et dissuader d'autres personnes de commettre des crimes graves , et on ne peux pas nier que quand la famille de la victime voit le coupable payer pour son crime , elle est soulagée et cela apaise son martyre. Et la famille de l'exécuté ? Qui apaisera sa douleur? Et ses enfants ? Qu’est ce qu'ils vont sentir lorsqu’ils voient leur cher père exécuté ? C’est la question la plus importante.

Du point de vue des condamnés à mort et de leur famille pourtant, il ne fait aucun doute que la peine capitale est une torture. Une torture brutale, toujours, au moment de l’exécution. Une torture insidieuse et lente, parfois qu’ils ressentent dans leur cœur et leur chair, pendant des longues années où se mêlent angoisse, espoirs et malheurs, dans l’attente de la mort annoncée.

De plus, pour la famille de l’exécuté(e) regarder son frère, sa mère, son mari … sur une chaise électrique ou allongé sur un matelas pour subir une injection létale, s'avère une terrible épreuve, très traumatisante, dont certaines personnes ne se remettent jamais. Ce qui peut les pousser à vouloir se venger ou même se suicider. Pour preuve, il y a trois ans, aux Etats-Unis, une femme s'immole avec ses trois enfants après l'exécution de son mari.

Pourtant, existe-t-il une manière humaine de tuer ? Certes, il n’y a pas de méthodes moins douloureuses pour exécuter mais nous pouvons très bien remplacer la peine de mort par d’autres condamnations moins radicales mais tout aussi dures, comme la prison à perpétuité, l’exil ou l’asile psychiatre pour les schizophrènes. Pour Victor Hugo, la peine capitale est comme un meurtre judiciaire puisque le tribunal qui juge l'exécuté, la personne qui tire sur un levier enclenchant le mécanisme d'une chaise électrique, et les bourreaux sont exactement comme l'exécuté : des tueurs, des criminels. Pour lui, le choix de laisser la vie ou de la reprendre n'appartient à personne ni à un tribunal, ni à un homme parmi tant d'autres.

Sans oublier que la justice est faillible et il arrive régulièrement qu'elle se trompe. Et une fois que quelqu'un est condamné, il est trop tard pour revenir en arrière. D’ailleurs beaucoup de gens sont condamnés à mort impitoyablement par erreur. Malheureusement tant que la peine de mort existera, des innocents mourront à la place des vrais tueurs.

En guise de conclusion, beaucoup de personnes considèrent la peine de mort comme un instrument de répression des opposants, d’autres affirment qu'il est injuste de laisser vivre un être humain qui a enlevé la vie d'un autre. «Œil pour œil, dent pour dent», entend-on. Mais fait-on vraiment justice à une victime en exécutant son assassin ? Non, la seule justice concevable serait de lui redonner la vie, ce qui n'est pas possible. Cette conception relève beaucoup plus d’un esprit de vengeance que d’un souci de justice. De plus, une société éprise de justice ne devrait-elle pas donner l'exemple en respectant elle-même ce qu'elle veut que tous ses membres considèrent comme sacré, la vie ?





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