Examen blanc - académie oriental -oujda -jrada 2010


Mohamed ES SBAI  (?) [58 msg envoyés ]
Publié le :2010-05-10 10:53:03   Lu :7897 fois
Rubrique :Examens - bac  
  • stars
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5


المملكةالمغربية

وزارة التربية الوطنية والتعليم العالي الشعبة: جميع الشعب ما عدا الأصيل

وتكوين الأطر والبحث العلمي المستوى: الأولى باك

كتابة الدولة المكلفة بالتعليم المدرسي مدة الإنجاز: ساعتان

الأكاديمية الجهوية للتربية والتكوين

الجهة الشرقية-وجدة-

نيابة جرادة الامتحان التجريبي

ثانوية جابر بن حيان التأهيلية مادة : الفرنسية

دورة: مايو 2010


……………………………………………………………………………………


Texte:



- Tu ne vas pas citer toutes les rues de Fès, dit simplement mon père.

Je pouffai de rire. Des yeux sévères se fixèrent un moment sur moi et ma mère reprit :

- Elles arrivèrent à Rsif. La foule barrait le chemin. Un marchand vendait des poissons frais, un franc soixante-quinze le Rtal, (à Joutyia, les poissons se vendent deux francs vingt-cinq). Les gens se battaient pour se faire servir. Rahma et sa fille furent prises dans les remous de cette cohue. Une fois à l’air libre, Rahma rajusta son haïk et constata la disparition de Zineb ! Elle appela, cria, ameuta la foule. Le marchand cessa son trafic, les gens vinrent au secours de la mère affligée, niais la fille restait introuvable.

Rahma revint tout en larmes, nous la consolâmes de notre mieux. Allal le jardinier se dépêcha de prévenir le mari de Rahma. Deux crieurs publics parcoururent la ville en tous sens, donnèrent le signalement de la fille, promettant une récompense à celui qui la ramènerait à ses parents.

Pendant ce temps, nous, faibles femmes, nous ne pouvions que pleurer, offrir notre compassion à la malheureuse mère.

J’avais le cœur gros. Fatma Bziouya et moi nous partîmes à Moulay Idriss. Dans de pareilles circonstances, il faut frapper à la porte de Dieu et de ses Saints. Cette porte cède toujours devant les affligés. Une vieille femme surprit notre douleur, elle nous en demanda le motif. Nous la mîmes au courant du triste événement. Elle nous prit par la main et nous emmena à Dar Kitoun, la maison des Idrissides, lieu d’asile de toutes les abandonnées. Là, nous trouvâmes Zineb.



I-Compréhension:

1-Situez le texte dans l'œuvre dont il est extrait.(1pt)

2-Complétez le tableau suivant.(2pt)


Date de parution

Auteur

Genre

Titre de l'œuvre







3-Pour quelle raison l'enfant pouffa-t-il de rire? .(0.5pt)


4-Dans quelles circonstances Rahma a-t-elle perdu sa fille? .(1pt)


5-"J'avais le cœur gros".(1.5pt)

a-Qui a dit cette phrase?

b-Expliquez cette expression.

c-Quelle figure de style est employée dans cet énoncé?


6-Relevez du texte deux métaphores et expliquez-les. .(1pt)


7-La mère insiste trop sur les détails dans son récit. Quel défaut le narrateur veut-il mettre en relief chez ce personnage? Qu'est-ce qui le montre dans le roman? .(1 pt)


8-Relevez 4 mots ou expressions appartenant au cham lexical de la douleur. .(1pt)


9-Devant le problème de la disparition de Zineb, les hommes et les femmes ont réagi différemment. .(1pt)

a-Quelle fut la réaction de chaque partie?

b-Pourquoi d'après vous?



II-Production écrite: .(10 pt)


Sujet:


"La Boite à merveilles" représente l'image de la femme marocaine de façon négative. Développez cette réflexion en vous appuyant sur des arguments pertinents.





 Réponse N°1 3999

Corrigé officieux
  Par   jamal adib  (CSle 2010-05-10 15:15:41

Salut équipe Marocagreg. Un grand chapeau à Idoubia, Fatiha, Brahim et marocagreg. Je propose ces éléments de réponse en attendant que notre cher collègue Mohamed ES SBAI dépose le corrigé officiel. J'attends vos critiques.

Eléments de réponse:

1)-

Ce passage est extrait du roman autobiographique intitulé La Boîte à Merveilles de l'écrivain marocain d'expression française Ahmed Sefrioui (1915-2004). Le narrateur-adulte y raconte quelques événements qui ont marqué son enfance dans la médina de Fès, parmi lesquels figure l'escapade de Zineb qui accompagnait sa mère Rahma au baptême et à la cérémonie du nom du bébé qui venait égayer le foyer de Khadija. Zineb s'est égarée dans la cohue. Le soir, de retour à la maison, le père du narrateur suivait indifféremment le récit de l'escapade de Zineb raconté par sa femme.

2)-

Date de parution :1954

Auteur : Ahmed Sefrioui

Genre:Roman autobiographique

Titre de l'œuvre: La Boîte à Merveilles

3)- Le narrateur pouffa de rire à la vue de son père interrompant le récit de sa femme en lui insinuant d'entrer dans le vif du sujet. Le père du narrateur est connu par sa sobriété en matière de communication avec les autres.

4)-Rahma était invitée chez sa sœur Khadija qui venait d'accoucher d'un bébé. Elle emmena avec elle sa fille Zineb pour assister à la cérémonie du baptême. Arrivée dans un quartier de l'ancienne médina où il y avait une grande cohue, Rahma s'avisa que sa fille Zineb s'est égarée quelque part dans la cohue.

5)- "J'avais le cœur gros"

a)- Cette phrase était prononcée par Lalla Zoubida, la mère du narrateur.

b)- Avoir le cœur gros veut dire: avoir du chagrin

c)- Il s'agit d'une métaphore

6)- Les deux métaphores contenues dans le passage:

" il faut frapper à la porte de Dieu et de ses Saints. Cette porte cède toujours devant les affligés"

Explication: La miséricorde de Dieu est comparée à une porte. Il suffit de frapper sur cette porte que le malheur disparaît. Autrement dit, il suffit d'implorer Dieu que l'appel sera aussitôt exaucé.

7)- Le narrateur voulait mettre l'accent sur le défaut du bavardage et de la médisance qui marquait les femmes de cette époque. Dans le roman, le père du narrateur qui représente l'exemple aux yeux de Sidi Mohammed, était un homme sobre de parole alors que la mère du narrateur, lalla Aîcha, et les voisines étaient bel et bien critiquées par le narrateur à cause de leur bavardage. Les scènes de médisance foisonnent tout le long du roman.

8)- Quatre mots appartenant au champ lexical de la douleur:

affligée - larmes – consolâmes – pleurer

9)- La réaction des hommes face à la disparition de Zineb:

Le jardinier avertit le père de Zineb qui chargea deux crieurs publics d'ébruiter la nouvelle de la disparition.

- La réaction des femmes face à la disparition de Zineb:

Pleurer dans un coin et attendre.

Explication:

La phrase "nous, faibles femmes" nous renseigne davantage sur le statut de la femme marocaine à l'époque d'Ahmed Sefrioui. Ce sont les hommes qui avaient affaire avec l'administration (ici, le crieur public). Les femmes devaient rejoindre leurs maisons et pleurer. Même si Lalla Zoubida et Lalla Aîcha réussissent à trouver Zineb, pourtant, leur tentative n'avait eu aucun effet n'était-ce l'intervention d'une femme chevronnée qui lueur indiquait le chemin pour trouver Zineb (asile Dar Kitoun). Ainsi, c'est la réduction de la femme aux tâches ménagères et à l'éducation des enfants lui a fait retardé son intégration dans son entourage et par la suite se montrer impuissante de gérer les problèmes qui lui feraient face.

Prof Jamal





 Réponse N°2 4000

Vraie fourmilière!
  Par   Samira Yassine  (CSle 2010-05-10 15:46:35



Salut M Adib, je tiens à vous remercier au nom de toute l'équipe d'avoir préparé ce corrigé. Grand merci à toute l'équipe marocagreg pour ce dévouement pour l'enseignement et ce grand amour pour l’élève, premier bénéficiant de tout ce travail.

NB: Je vais maintenant lire le corrigé.

Cordialement.





 Réponse N°3 4009

Bon corrigé
  Par   Mohamed ES SBAI  (CSle 2010-05-10 23:57:35

Je n'ai rien à ajouter à propos du corrigé de Mr Adib. C'est exactement le corrigé que j'avais proposé. Seulement pour la PE, on pourrait s'attendre à un texte de ce genre:

On dit souvent que la femme est la moitié de la société. Elle joue un rôle primordial dans la préparation des générations à venir. Actuellement, elle jouit des mêmes droits que l'homme. Or, dans la Boîte à merveilles de Ahmed Sefrioui, le lecteur est confronté à une figuration souvent négative de la femme marocaine.

D'abord, la femme est superstitieuse. La Chouafa(tante Kanza) est visitée surtout par des femmes. Lala Aicha propose à Lalla Zoubida d'emmener l'enfant Sidi Mohamed à Sidi Boughaleb pour le soigner de sa maladie. La mère fait le tour des principaux marabouts et voyants de Fès pour guérir son enfant pendant l'absence du père. Elle ne pense pas à lui donner des médicaments. Ensuite, la femme dans ce roman est bavarde. Ainsi, Lalla Zoubida tient chaque soir à faire le bilan des événements de toute la journée au père. Le narrateur affirme que son père prie beaucoup et parle peu, alors que sa mère prie peu et parle beaucoup. Elle est une bonne comédienne qui joue des scènes devant ses voisines pour se moquer des maris de certaines femmes. Elle ne garde pas le secret des malheurs de Lalla Aicha et de son mari avec son associé Abdelkader. Enfin, la femme agit selon ses sentiments. Elle suit la voix de son cœur plutôt que celle de sa raison. A ce propos, on peut évoquer sa réaction devant le problème de la disparition de Zineb. Toutes les femmes se mettent à pleurer avec Rahma au lieu de faire quelque chose d'utile comme les hommes.

Personnellement, je suis d'accord avec Ahmed Sefrioui, mais il ne faut pas oublier que la femme marocaine n'a pas toujours été négative. Elle a participé à la résistance contre le colonialisme au même titre que' les hommes. La femme de Fès est connue aussi par sa piété et sa participation dans la vie sociale. L'exemple de Fatima El Fihria qui a bâti la mosquée Alqaraouine en est un exemple éloquent.





 Réponse N°4 4015

La femme marocaine de façon positive
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 2010-05-11 17:39:39

Sujet:

"La Boite à merveilles" représente l'image de la femme marocaine de façon positive. Développez cette réflexion en vous appuyant sur des arguments pertinents.

Autre façon de voir " La boite à merveilles" d"Ahmed Sefrioui.

Cher Adib, pouvez-vous nous écrire une production écrite allant dans ce sens, en vous appuyant sur des éléments puisés du roman...?

Cordialement.




InfoIdentification nécessaire
   Identifiant :
   Passe :
   Inscription
Connexion avec Facebook
                   Mot de passe oublié


confidentialite Google +